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Purpose :

Having visualized the zones where the individual and autonomous treks are impossible according to the Nepalese regulations (hatched zones on the map), we have now to determine the zones of access to the Himalayan chain and establish a list. This work will allow to build projects in autonomy: targets, access, timetables, ascents, material to take, etc.

Provided that it can be used by the lovers of the Mountain, they can, in return, complete it or indicate my mistakes.

Map :

ght-nepal-restricted-areas-comp5

Click the photo twice, once from the article, once the photo itself, to have a satisfactory enlargement.

West to East Analysis :

The far  west is forbidden:

  • Muchu (5)
  • Darchula (12)
  • Bajhang (11)
  • Limi (5)

Zone A: a first theoretical possibility is to join Gorakh Himal from the Great Himalaya Trail ( GHT) from Rodikot for example.

gorak-himal-1

The ascent towards Kang and Namja is also forbidden (5) as well as the zone of Mugu ( 10 ). 

Zone B:  The lake Rara is a topic of discussions. Numerous testimonies contribute to assert that this zone is authorized.

lac-rara

Zone C: in the South of the region of Dolpa ( 1 ), we find the Chain of the Dhaulagiri. Accesses are maybe possible in the Dhorpatan National Park. Some villages are indicated Arjewa, Durja Khani. To explore this region, we can find side tracks, from East to West on the path leading to the Dhaulagiri base camp  (Beni, Dharapani, etc.).

churen-himal

Zone D : In the South of Upper Mustang ( 2 ) and Manang (9) zones, two interesting zones are opened; that of the Dhaulagiri by itself and of the massif of Annapurna. We’ll not analyse these zones the accesses of which are known – (Annapurna = the 2nd busiest trek). Nevertheless many original explorations are possible as, for example, the Annapurna North base camp.

Jusqu'au Camp de Base des AnnapurnaDSCF0811

Zone E : Between the park of Manaslu ( 3 ) and Rasuwa ( 6 ), a small zone could be opened giving onto Ganesh 3 and Paldor from the GHT, linked with Trisuli.

paldor

Zone F : Langtang, associated with Helambu. The trek to Kianjin gompa is  the 3rd busiest of Nepal. On the other hand, all the isolated region extending in the East and in the South of Kianjin, from which the high mountain begins, can be explored, by Tilman pass for example, etc.

 tilmanspass

By continuing eastward, the zone of Rolwaling, Dolakla ( 4 ), is also forbidden according to my interpretation of the regulations.

Zone G: Solukhumbu is globally accessible. The ascent towards Tibet from Thame seems nevertheless forbidden (Solukhumbu (8)) while all the trekkeurs without guide, making the Three High Passes of Khumbu trek, go without ever being stopped (as it is said and it is also our experience). It indicates all the gap existing between the regulations and their application by the local authorities 😉

Solukhumbu is the siege of the busiest trek of Nepal, up to the base camp of the Everest and Gokyo. It is necessary to note, nevertheless, many zones to be explored: regions of Khunde, Dudh Kund, the road leading to Amphu lapsta and towards Makalu. All these zones and probably many others are authorized, little frequented and easily accessible.

amphu-laptsa

Zone H : Makalu is also free and connected with Khumbu by West and Sherpani passes by difficult but authorized roads. The region on the West and in the South of the path leading to the base camp can be also explored freely: Isuwa valley, above Shersong, Barun glacier. These zones are little frequented. All other zones are forbidden (in the North and east of the main path): Sankhuwasaba ( 7 )

Sherpani pass

In the continuation and at Far East of Nepal, all the zone of high mountains ( Kanchenjunga) is unfortunately forbidden: Taplejung ( 1 )

In conclusion: 

The most frequented three treks, in the order: Khumbu towards EBC, Annapurna, and Langtang are situated in the rare accessible zones for autonomous trekkers. They are the widest authorized zones. Except for Annapurna, these zones are nevertheless in border with Tibet. We can thus be surprised by (and be delighted because most of the highest mountains are normally situated on the border) opportunities left by the regulations while all other border zones are forbidden…

These four zones (D, F, G) with H, being very wide, allow to get off the beaten track easily and to reach the high mountain if a meticulous preparation is made.

Finally, the other zones (A, B, C, E), maybe forgotten by the legislation, unknown and for the greater part difficult to access, can become the siege of ambitious projects.

It belongs to us to make our dream a reality!

Summary table of the authorized autonomous treks

nepal-authorized-autonomous-treks-table

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Objectif:

Après avoir visualisé les zones où le trek individuel et autonome est impossible selon la réglementation népalaise (zones hachurées sur la carte), il faut maintenant déterminer les zones d’accès aux hautes montagnes de la chaîne himalayenne et en établir une liste. Ce travail permettra de construire des projets en autonomie: cibles, accès, agenda, dénivelés, matériels à emporter, etc.

Pourvu qu’il puisse aussi servir aux amoureux de la Montagne, ils peuvent, en retour, le compléter ou m’indiquer mes erreurs.

Carte:

 

ght-nepal-restricted-areas-comp5

Cliquer deux fois sur la carte pour obtenir un agrandissement suffisant

Analyse d’Ouest en Est

l’extrême ouest est interdit:

  • Muchu (5)
  • Darchula (12)
  • Bajhang (11)
  • Limi (5)

Zone A : Une première possibilité théorique est de rejoindre Gorakh Himal à partir du Great Himalaya Trail (GHT) à partir de Rodikot par exemple.

gorak-himal-1

La remontée vers Kang la et Namja la est également interdite (5) ainsi que la zone de Mugu (10).

Zone B:  Le lac Rara porte à discussions. De nombreux témoignages concourent pour affirmer que cette zone est autorisée.

lac-rara

 

Zone C: Au sud de la région de Dolpa (1), nous retrouvons la chaîne du Dhaulagiri. Des accès sont peut-être possible dans le Dhorpatan National Park. Quelques villages sont indiqués Arjewa, Durja Khani. On pourra trouver des traverses d’Est en Ouest sur le chemin menant au camp de base du Dhaulagiri pour explorer cette région (Beni, Dharapani, etc).

churen-himal

Zone D : Au Sud des zones Upper Mustang (2) et  Manang (9), deux zones intéressantes sont ouvertes; celle du Dhaulagiri lui-même et du massif des Annapurna. Nous ne reviendrons pas sur ces zones dont les accès sont connus – (Annapurna 2ème trek le plus fréquenté). Il n’empêche que beaucoup d’explorations originales sont possibles comme, par exemple, le camp de base Nord de l’Annapurna.

Jusqu'au Camp de Base des AnnapurnaDSCF0811

Zone E : Entre le parc du Manaslu (3) et Rasuwa (6), une petite zone pourrait être ouverte donnant sur Ganesh 3  et Paldor à partir du GHT, rejoint par Trisuli.

paldor

Zone F : Le Langtang, associé à l’Helambu etc. dont le trek jusque Kianjin gompa est le 3ème plus fréquenté du Népal. Par contre, toute la région isolée s’étendant à l’Est et au Sud de Kianjin, à partir de laquelle commence la haute montagne, peut être explorée, Tilman’s pass etc.

 tilmanspass

En continant vers l’Est, la zone du Rolwaling, Dolakla (4), est également interdite selon mon interprétation de la réglementation.

Zone G : Le Solukhumbu est globalement accessible. La remontée vers le Tibet à partir de Thame semble pourtant interdite (Solukhumbu (8)) alors que tous les trekkeurs sans guide, effectuant le trek des trois Hauts Cols du Khumbu, passent sans jamais se faire arrêter (dit-on et c’est aussi notre expérience). Cela indique tout l’écart qui existe entre la réglementation et son application par les autorités locales… 😉

Le Solukhumbu est le siège du trek le plus fréquenté du Népal jusqu’au camp de base de l’Everest et Gokyo. Il faut noter, néanmoins, beaucoup de zones à explorer: régions du Khunde, de Dudh Kund, la route conduisant à Amphu lapsta la et vers le Makalu. Toutes ces zones et probablement beaucoup d’autres sont autorisées, peu fréquentées et faciles d’accès.

amphu-laptsa

Zone H : Le Makalu est également libre et relié au Khumbu par West pass et Sherpani la par des routes difficiles mais autorisées. La région à l’Ouest et au Sud du chemin menant au camp de base peut aussi être explorée librement : vallée d’Isuwa, hauts de Shersong, glacier du Barun. Ces zones sont très peu fréquentées. Toutes les autres zones sont interdites (au Nord et à l’Est du chemin principal) : Sankhuwasaba (7)

Sherpani pass

A la suite et à l’extrême Est du Népal, toute la zone de haute montagne (Kanchenjunga) est malheureusement interdite: Taplejung (1)

En conclusion: 

Les trois treks les plus fréquentés, dans l’ordre : Khumbu vers EBC, Annapurna, et Langtang se situent dans les rares zones accessibles aux trekkeurs autonomes. Ce sont les zones autorisées les plus larges. Sauf pour les Annapurna, ces zones sont pourtant en frontière avec le Tibet. On peut donc s’étonner (et se réjouir car la plupart des montagnes les plus hautes se situent normalement à la frontière) des opportunités laissées par la réglementation alors que toutes les autres zones frontalières sont interdites…

Ces quatre zones autorisées (D,F,G) avec H étant très larges, permettent de sortir facilement des sentiers battus et d’accéder à la haute montagne pour peu qu’une préparation minutieuse soit effectuée.

Enfin, les autres zones (A,B,C,E),  peut-être oubliées par la législation, inconnues et pour la plupart difficiles d’accès, peuvent devenir le siège de projets ambitieux.

A nous de passer du rêve à la réalité!

Tableau récapitulatif des treks autonomes autorisés

 

tableau-recap-treks-autonomes

 

 

 

 

 

 

 


 

Où peut-on se promener dans les Himalaya népalaises en toute autonomie?

ght-nepal-restricted-areas-comp5

 

Cliquez sur la photo à deux reprises, une fois à partir de l’article, une fois sur la photo elle-même, pour avoir un agrandissement satisfaisant. Les chiffres, portés à la suite des noms de zones, renvoient aux lignes du tableau de l’annexe 12 de la réglementation. 

Pour cette première partie, seules les zones exclues sont étudiées. Les zones de A à G sont analysées dans l’article suivant « Népal Autonome : zones autorisées »

Marcher dans la montagne comporte en soi pas mal de risques: des erreurs d’appréciation des difficultés à surmonter, une météo défavorable ou brutalement agressive, des éboulements détruisant le chemin sur plusieurs kilomètres, une dégradation de la santé (Mal Aigu des Montagnes, intoxication alimentaire, refroidissement,…), une chute, le matériel qui tombe en panne, l’attaque d’un ours 😉 etc.

Doit-on ajouter à cette liste noire, le risque d’un contrôle inopiné, au détour d’un village, pour être refoulé faute du permis et de l’accompagnement obligatoires?  L’Aventure pourrait subitement se transformer en débâcle…

Si la question est simple et souvent posée dans les forums, les réponses sont imprécises.

L’expérience peut certes parler: certains ont franchi des barrières de contrôle sans permis. D’autres ont obtenu un permis grâce à une agence complaisante et sont partis, seuls, sans guide. Les points de contrôle ne se ressemblent pas, l’humeur des hommes change comme la météo. Passer à un endroit à un certain moment ne veut pas dire pouvoir passer toujours et partout. Bakchich et Chance peuvent entrer dans la danse. Chacun pourra apprécier le niveau de risque qu’il accepte pour son projet.

Nous n’avons pas trouvé de carte pour éliminer le risque de circuler dans une zone interdite aux trekkeurs autonomes.

L’objectif de ce travail est donc de positionner le plus précisément possible toutes les zones aujourd’hui interdites sur une carte des Himalaya népalaises.

Mais que nous dit la loi?

restricted-areas

Les « restricted areas » sont définies par la réglementation népalaise : Immigration regulation clause 39, 1994 Appendix -12. Ce sont des zones où seuls les groupes (au minimum deux trekkeurs) peuvent légalement se promener, accompagnés d’un guide et parfois d’un officier de liaison.  Un permis, obtenu au Département de l’Immigration par l’intermédiaire d’une agence agréée, est nécessaire avant d’entreprendre le voyage.

J’espère que ce travail pourra être corrigé avec les remarques et les précisions que vous apporterez et dont je vous remercie à l’avance.

 

 


Dudh Kund Pokhari

Click on photos to enlarge them

From 13  to 27 May 2016

General feelings

This adventure in the mountains had some ambitions:

  • To leave Khanbari, the big city of the Sankuwasabha district in the northeast of Nepal, joining the Solu to return to Kathmandu by Salleri in jeep.
  • To go, according to our physical fitness, towards Kongde and Dudh Kund and try the ascent of a small 6000.

But it is necessary for it to accumulate the numerous ascents: 13 877 meters, more than 44 Eiffel Towers and descents, sometimes vertiginous. We had neglected the necessary efforts to enter into the Solukhumbu, at the heart of the Sherpa Country .

The good weather will not be there everytime and the rain will prevent us from benefiting, sometimes, from the beautiful panoramas.

Carrying the tent, the burner, petrol and the food all the route for three small days of autonomy is to pay an heavy tribe. The freedom has its price and we will be rewarded by the magnificent landscapes of Dudh Kund. The low cloud ceiling will unfortunately condemn any attempt of ascent. That will happen another time!

The numerous rhododendrons forests let expect multicolored sights at spring. This period is to be favored without hesitation!

However, these 15 days will have allowed us to discover magnificent villages, outside main roads, in basic conditions sometimes, but always welcomed with broad smiles and this sense of hospitality from people who do not know the superfluous.

Preparation:

On Google Earth, with Lonely Planet and Voyage Forum. A question did not receive any answer: how to go towards the Kongde base camp is a mystery for us to be clarified. If you know, we would be pleased to learn!

Bags are less loaded that usually because we take a minimum of food (2.25Kg). We plan to get supplies at the closest places from the segments where we will be in complete autonomy. We will not find cheese in the various shops. We will content ourselves with Chinese noodle soups and with biscuits.

15.6 Kg for me and 9.5 kg for Sylvie, including the Easton 1Kg tent which will hang on during the snowstorm on Camp 1: it held correctly but ties on the double roof unstucked with the humidity, the next day in Dudh Kund! evident manufacturing defect! We will see how  the retailer reacts… Because of this defect, we would have to give up going farther!

Stove MSR XGK EX: the pump was replaced after the breakdown of October, 2015 at 5473 m. With 500ml of gasoline given in Khandbari (take care, gasoline is sold only in Tumlingtar).

Shall we eventually find reliable equipments? High prices and marks do not seem to be the panacea.

Mattress: Thermarest Néoair XLIT – Very useful

Sleeping bags: Valandré Bloody mary

Access and Budget

Oman Air is the best  and  lowest offer this year with a round trip for 475€  with a good service and short stopovers.

Internal flight to Tumlingtar with Yeti Airlines at 123 USD the one-way trip. With no problem at all. Return to Kathmandu from Phaplu in jeep. 11 hours, 1500Rs / person. Departure at 5:30am. Purchase of places in the lodges close to the Phaplu airport. The road is very beautiful on a long part of the route. We arrive (we have to leave also the same place) to the point 27.718078 85.347132, close to the Tribhuvan airport and to the Buddhanath. Advise: buy 1 additional place to avoid being 4 on a seat for 3.

Less than 900€ spent on 30 days, included souvenirs. Between 1500 and 4000Rs a day for two. The prices indicated in the logbook will be generally given for two people.

Situation

Situation trek Khandbari Phaplu

Timetable

agenda trek Khandbari Phaplu

Altitude depending on distance

altitude distance trek Khandbari Phaplu

Altitude at Night

altitude soir trek Khandbari Phaplu

Daily Height Difference 
dénivelés jour trek Khandbari Phaplu

This year, the daily cumulated altitude differences are calculated from the GPS traces. The main difficulty of this trek consists in the ascents and descents for crossing the valleys.

GPS Traces et waypoints:

Traces are defined with a point for 30m to avoid the saturation of the GPS memory. They are in free access on Wikiloc, with some significant waypoints, indicated in this logbook. All Waypoints are given in an Excel sheet  in GPS/tableur Spreadsheets

Our new GPS GARMIN ETREX 10 is great. It uses fewer batteries than the precedent: 2 AA approximately every 5-6 days. It can be linked with the computer to copy the traces and waypoints.

The waypoints on the excel sheet were corrected after the trek, where it was necessary. The distances between waypoints are on the other hand approximate. The daily distances are exact. Finally, and as usual, our paths are not necessarily the best. They can change in time, the collapses and the construction of new roads. All trekkers remain responsible for their own routes.

To be noted:

The new road after Kattike Ghat go by an unnecessary pass. It must be possible to by-pass it by going along the Irkhuwa valley,  as it is indicated on the map (Jiri Pikey Peak 1:125 000).
We voluntarily avoided the center of Bung, by-passing it by the right.
We followed the indications on the map by going from Panggom to Taksindu via Bupsa. It’s a big mistake because this route requires half an additional day of walking in inconfortable ascent. Unless going to Lukla, the best is to come down directly towards Karikhola from Panggom. The track is physically visible, but absent on the map!

Logbook:

Friday 13th May, From Khandbari to Chalise (970m) wp K14

Awake 5h15, t=21°c, departure 7h15, Arrived 17h, 22km in 9h45, cumul ascent 1160 m, cumul descent 1398 m

This is not so simple to go out of a city by foot from a small track, even with the GPS. Our friends in Khandbari suggested  to putting us on the good path. But it is a question of pride… We also want to escape in the early hours to walk as much as possible without rain. After some hesitations, we begin the big descent towards the Arun river. We join a track which has to connect Tumlingtar to the upstream of Arun (probably on the bank, opposite to Kattike, just before the monkey bridge which drives to this village).
Solu 2016 joli maison vers Kattike

We cross very beautiful villages and find sometimes small restaurants. A drizzle begins to fall by 9:30 am which stops also quickly. The way is pleasant and we lunch in Kattike, on the other bank of the Arun. We understand there would be 3 jeeps a day until Ghote bazar (one-way trip at 500 Rs ?). The only jeeps we see have their hoods wide open and they seem to have given up their ghost. We don’t moreover know from where they can come. We continue by foot and, as usual when a new road has been opened, the track is difficult to find. To follow the road would mean making considerable detours. Solu 2016 descente vers l'Arun
Solu 2016 rizière vers Chalise

We cross an unforeseen pass at 928m. We did not find any alternative, that one, in particular, which was to follow the left bank of the Arun then of the Irkuwa khola. We stop at Chalise. The first house, in the entrance of the small village, offers the hospitality. There is no guesthouse here. We take a basic shower with the small water pipe, in the garden. And this evening, it will be dalbath, of course. (800Rs with the overnight stay and Tibetan tea)

Solu 2016 incontournable dalbath à Chalise       Solu 2016 proprio de Chalise

Saturday 14th May, from Chalise to Tendo (1372 m)

Awake 5h30, t=20°c, depart 6h30, Arrived 17h, 16.5km in 10h30, cumul ascent 1194 m, cumul descent 617 m

Solu 2016 vers Tendo

It rained a large part of the night and it is only at dawn that the drumming of drops on the roof sheet steel stopped. The weather is clear at the sunrise. We have a Tibetan tea for the breakfast and we finish the rests of the day before: bananas and rootis. The way rises at first regularly. It is necessary to be careful to cut the new road at the good moment to avoid endless detours. We quickly arrive to the village preceding Gothe bazar, Tabutar. This is, in fact, the terminus of the 4-wheeled vehicles. We are happy to leave this kind of civilization. There is a nice guesthouse in Gothe bazar, the first one since Kattike. After Gothe bazar, the way becomes a narrow track. We stop several times to take a tea or a mango juice in small taverns.

Solu 2016 vers Tendo 3Solu 2016 vers Tendo 2Solu 2016 vers Tendo 4

We arrive to Tendo under a flood of rain. Fortunately, we find a kind soul to welcome us: there is not of guesthouse in this village and before Phedi.

Sunday 15th May, from Tendo to Djobari (2215 m) wp62

Awake 5:50, t=18°c, departure 7:10, Arrival 12h, 4.2km in 4:50, cumul ascent 931 m, cumul descent 75 m

It rained all night long and it’s always raining upon awakening. We do not hurry. Furthermore, we are tired by the previous two days of walking. The rain stops during the breakfast (tea and biscuits). It takes less than one hour and a half to join Phedi where there is two lodges in the entrance of the village. We do not take the precaution to fill our bottles of water before the big ascent and we will have to beg water on the way. We arrive at Djobari early but we decide to take some rest in a small lodge the owner of which it is necessary to find before being able to settle down. We are rewarded for the efforts of the morning with a beer and biscuits for the lunch.

The school is in reconstruction close to the lodge. The damages are probably a consequence of the April, 2015 earthquake. Many houses are damaged, padlocked or in reconstruction on the road. The villagers assemble its frame while the children attend their class in a temporary building. The class is disrupted by our arrival and we are transformed into local and improvised entertainment.

 

Solu 2016 vers Djobari 1

Solu 2016 vers Djobari 2Solu 2016 vers Djobari 3

Monday 16 May, from Djobari to Salpa (3357m) wp67

Awake 5:40, t=15°c, departure 7:20, Arrival 3:45, 8.4 km en 8h30, cumul ascent 1394 m, cumul descent 247 m

Solu 2016 vers Salpa 1

First change of batteries for the GPS. The weather is correct this morning and we take our time for the breakfast with tea and biscuits bought to the store of the lodge. I pay 1800Rs for all: night, beer, dalbath, apple spirit, biscuits, mango juice and tea.

The village extends in height and we discover another lodge, more centered, with a real restaurant. We’ll not find more water before Salpa as we pass by long crests and the soil becomes sandy.

Solu 2016 vers Salpa 3

At middle way (place called Kharka on the map), we go on by the right, according to the advice of several locals and against the indication of the GPS. This detour makes us pass by the lake while the map indicates a main way directly to Salpa. It has maybe disappeared in a collapse? A thunderstorm surprises us at the beginning of the detour and we just have time to protect ourselves in a hut-cowshed. We hesitate to return towards the abandoned village (Kharka) or to try our luck towards the lake to camp, less than a kilometer from there in theory. We cross an impressive rhododendrons forest. Some are still in bloom. The view must be magic in spring.

We have no more than one liter of water when we discover, instead of a lake, a totally dry basin on a sandy bed with some huts (WP65). It is almost 3 am. Impossible to stay. A local indicates that Salpa is just on the other side of an almost vertical pass. We decide to go. The sacred lake is on the other side of the pass, reached in half an hour. It is incised and offers no panorama. Some workers work on the arrangement of its sacred banks. The lack is invaded by mists and does not tempt us to establish a camp there.

Solu 2016 vers Salpa 4 Solu 2016 vers Salpa 5

We discover Salpa, based on a crest. The village seems abandoned and there is no tap water. Salpa seems to have for only vocation to welcome the pilgrims. There is fortunately an open building. The owner offers us the shelter in a very basic shed where will pile up porters and her family during the night.

Tuesday 17th May, from Salpa to Gudel (1975 m) wp70

Awake 5:45, t=6°c, departture 7:15, Arrival 3:45pm, 14.7 km in 8h30, cumul ascent 337 m, cumul descent 1691 mSolu 2016 vers Gudel

The night was interrupted by noisy arrivals of porters. We gave up blanquets, openly sticky. The owner, remaining a businesswoman, asks us 1800Rs of which 1200Rs for the dalbath!

Alerted in the early hours by more or less harmonious sounds, we attend a procession leaving from the big gompa in front of our shelter, led by a young man who wears a feathers headdress . I am surprised, seeing the pilgrims taking him in video and in photos (I make nothing else).

Long life to all religiosities when they do not incite either to the hatred or to the violence!

It was not question of the slightest toiletry in Salpa and we stop near a torrent to wash ourselves and for a small laundry. Wp68. The sun is with us for our happiness. This hillside is also very bucolic, papered with rhododendrons.

Solu 2016 vers Gudel 2

Solu 2016 vers Gudel 1

A rusty panel indicates Sanam and an inhabitant recommends us to continue in this direction. We prefer to go on by the valley to avoid a new useless pass. The way in the valley is less taken and sometime more difficult to find. The weather remains clear until 2:30 pm, as a Chilean doubles us as a racing car. It is our first trekker in 4 days and even the first one since we are in Solu and Makalu.

A thunderstorm arrives while we discuss. Panchos, frequently used up to there, areuseless because of the violent wind. It is time to arrive to Gudel before being dipped. The lodge which opens to us, Kopila Guesthouse, is perfectly clean. Never seen at this point before!

Wednesday 18th May from Gudel to Khiraule (2539 m) wp72

Awake 5:30, t=14°c, departure 6:40, Arrival 5:30pm, 9.4 km in 10h50, cumul ascent 1264 m, cumul descent 712 m

Solu 2016 vers Kiraule 5

Everything began correctly with a breakfast as worthy as in Khumbu. Sylvie is brutally struck by a tourista while we begin the descent. We stop in emergency for half an hour. The rhythm of the walking will feel the effects of it during the day. We abandon the main path to avoid the center of Gudel by going on the left (would be better to try by the right). The crossing of the small hamlets is very nice but the path often gets lost in the terraces of the fields. We ask several times for our direction to the inhabitants, a little bit surprised seeing us walking there…

Solu 2016 vers Kiraule 1Solu 2016 vers Kiraule 4

We stop for the lunch in a magnificent lodge: Panch Pokhari Lodge wp71. We take our time (1:30) to appreciate this luxurious place. We are far from the Makalu basic stopping places. We complete our endless rise towards Khiraule, slowly and by enjoying the tranquillity and the bucolic charm of the region. A small paradise opens to us and we stop more often than to get back our breath, to take advantage of what the way offers.

We arrive late at the lodge. it is adjacent to a temple in the circular temenos, composed of manis and lined with old pines. Magnificent!

Solu 2016 vers Kiraule 6

The night has felt when we go out of the dining room, fed of dalbath and raksi. The panorama, as far as go our looks, is papered with small lights, so many houses, as stars, uncountable. The place is silent and inhale the serenity. We didn’t rose for nothing.

The night is a bit expensive, 500Rs, but as we are near the Paradise, it doesn’t matter.

thursday 19th May, from Khiraule to Inkhu khola (1982 m) wp74

Awake 6am, t=8°c, departure 8am, Arrival 3:15pm, 8.3 km en 7h15, cumul ascent 615 m, cumul descent 1136 m

Solu 2016 vers Inkhu khola 1

It rained a large part of the night after the sunny day of yesterday. This morning is cloudy and we have to join two impressive stupas which guard the pass. We cross fog patches. The descent towards Inkhu khola is difficult. We cross Nadjingsur, in a plateau, which possesses three correct lodges. We arrive to the bridge at about 3 pm and we have no courage to raise the 700m reaching Sibuje. We find a rustic lodge just after the bridge possessing a shower! (1800Rs for dinner, bed and breakfast)

Solu 2016 vers Inkhu khola 2Solu 2016 vers Inkhu khola 3

The Inkhu khola gorges are spectacular. The weather is unfortunately very cloudy and showers begin to fall at 4pm.

Solu 2016 vers Inkhu khola 4

Friday 20th May, from Inkhu khola to Panggom (2900m) wp78

Awake 6am, t=15°c, departure 7:30, Arrival 5:20pm, 7.1 km in 7h50, cumul ascent 1234 m, cumul descent 365 m

It rained all night long and it go on in the morning. Ponchos have never served so much! We stop to Sibuje in the fog ( wp75 ) for the lunch at 10:50 am. The ascent exhausted us while we are only at the middle of the way to the top. We refuel with a soup in noodles, an omelet and a tea (800Rs. These stops are so many opportunities to share the everyday life of the Nepalese families. A shower sticks us more than one hour. We leave in the fog. There are good lodges there ( wp76 ).

A shower surprises us again and we continue under the ponchos…

Solu 2016 vers Panggom 1

A panel indicates « Pangome Gompa » and we try to go there, against the indications of the GPS. We turn back because we have no idea where it can lead us. We will discover this Gompa on a height by arriving at Panggom. As the deviation leads to it, it was possible to go on the fork to pass by the gompa on the way to join Panggom.

Solu 2016 vers Panggom 2

The lodge (Himalaya Trekkers) which welcomes us is new and well maintained. It possesses even a hot shower! We are served with a correct dalbath and an excellent raksi with millet,  » barli  » and quince? Diuretic in any case! 2000Rs for the dinner the overnight stay and the breakfast.

A dance gets ready with brash young girls. We are informed but not invited 😉 In a so small village, a such concentration seems surprising. These girls are probably living in a hostel adjacent to the lodge. It would mean that they go to an Hillary school?  His foundation created a lot of these schools in the region. In this case, we could assert that it is a big success.

 Saturday 21th May, from Panggom to Jubhing (1656 m) wp 79

Awake 6:30, departure 7:30, Arrival 5pm, 13.1 km in 9h30, cumul ascent 1115 m, cumul descent 2416 m

Solu 2016 vers Jubhing 1

We pick in our reserves for the breakfast because the manager has messages to send and does not have too much time for taking care of us … While we are already on the way towards Bupsa, she shows from a window, that another way go towards Taksindu. We do not take this advice into account because the map indicates only one way, passing through Bupsa. The descent is soon transformed into rather stiff, illogical ascent as we have to join the valley. Sylvie takes one foot in a root while she is sliding. All her leg holds her weight and that of her bag in twisting. The first pain blurred, all the leg remains painful. She decides to leave slowly and by limping. I take her bag. We are fortunately close to Bupsa.

Solu 2016 vers Jubhing 2Solu 2016 vers Jubhing 3

The road towards Bupsa leads to Lukla and Namche. It is a big bend to go towards Taksindu because it is pointedly necessary to dive into the valley of Kharikhola. We stop in the first lodge, very clean. The owner gives us an anti inflammatory cream and recommends not to make anymore effort today. Meal 850Rs. Sylvie getting better, we leave towards Taksindu on the important track linking Jiri and Phaplu to Namche. The convoys of mules pass almost continously. The way is papered with stinking and slippery dung. It is sometimes necessary to push away animals with the stick not to be pushed aside. To complete the pleasure, it’s a Buddhist national holiday today. Repetitive speeches, spread by loudspeakers, accompany us a big part of the afternoon. We stop to Jubhing. Lodges, here, has no more the quality of those met since a few days.

Solu 2016 vers Jubhing 4

Sunday 22 May, from Jubhing to Nunthala (2198 m) wp80

Awake 5:45, t= 17°c, departure 7:20, Arrivl noon, 5.7 km in 5h40, cumul ascent 741 m, cumul descente 192 m

Solu 2016 vers Nunthala 2

The previous day cost us  1250 Rs for lunch and  1650 Rs for bed and dinner. The average of the spending is in average 25 – 26€/day

The sky is clear this morning and we can perceive some high summits of Khumbu. The walking begins with a little convenient descent in the dung of mules towards the Dudh khola. Then begin the ascent, under the sun, sawing our legs. But Sylvie’s knees gets better.

The batteries of the GPS are changed for the second time at 11:10 am.

Solu 2016 vers Nunthala 3

Solu 2016 vers Nunthala 5

We arrive to Nunthala for the lunch (magnificent Himalayan Trekker Lodge). The village is particularly beautiful and clean. We would almost imagine we are in Switzerland. People are smiling and it tempts us to stay. The decision is taken during the lunch: after noon will be a resting time before the next 4 days of ascent. We are go about in the main street and take back our strengths.

Solu 2016 vers Nunthala 6

Monday 23th May, from Nunthala to Taksindu la (3053 m) wp DK01

Awake 5:30, t= 16°c, departure 6:50, Arrival 11:15, 5.7 km in 4h35, cumul ascent 926 m, cumul descent 70 m

Solu 2016 vers Taksindu la 3

Is Nunthala endowed of an Hillary School? Big buildings overhang the village, as we had seen in Panggom. We go up without any trouble by comparison with yesterday. The sun is softened by a light mist. The panorama is unfortunately partially filled by clouds. The view remains magnificent. After investigation in Taksindu, we decide to continue until Taksindu la where is a recent lodge and the starting point for Dudh Kund, the Milky Lake.

Solu 2016 vers Taksindu la 1

We are now in the mist and Sylvie would eat a chicken with her feathers (she says). A new free afternoon for rest  in a very comfortable lodge.

Solu 2016 vers Taksindu la 4        Solu 2016 vers Taksindu la 2

Tuesday 24th May, from Taksindu la to Camp 1 (3884 m) wp 81

Awake 5:30, t= 9°c, departure 7:30, Arrival 15h15, 8.3 km en 7h45, cumul ascension 1037 m, cumul descent 210 m

Solu 2016 vers camp 1 1JPG

The departure is in the fog. Sylvie grumbles because she don’t want to leave in this bad weather. I hope that it will get up with the ascent. The way is very bucolic and well marked . It crosses a beautiful rhododendrons forest in the first part which becomes mixed after. We have a lunch when two young Nepalese double us: they join a camp of high pastures. They are the only human beings that we’ll meet during these three days. Rain begins by 2 pm.

Solu 2016 vers camp 1 2

We see beautiful massifs of yellow rhododendrons, still with beautiful flowers at these altitudes.

We made more or less half of the path to Dudh Kund when we find a correct place for a camp. It is always raining and we settle the tent in these difficult conditions. It will be necessary to content ourselves with the remaining water from Taksindu la because we haven’t found any source on the path.

Solu 2016 vers camp 1 3

Wednesday 25th May, from Camp 1 to Dudh Kund pokhari (4626 m) wp 83

Awake 6am, t= 0°c, departure 7:30, Arrival 3:20pm, 9.7 km in 8h15, cumul ascent 954 m, cumul descent 237 m

Solu 2016 vers Dudh Kund 1

The rain had stopped at night to start up again with renewed vigor. It is accompanied with gusts of wind then snow. This is the big storm. The temperature falls brutally. We are afraid that the tent flies away and that bags, protected by ponchos, fall in the ravine. I get up before the day rise to verify the installation. The spectacle is Dantesque with a moon quarter and some visible stars in patches of clear sky, and, far off, with the cleared big massifs, overhung by a strange black coat. I remove the snow accumulating on the double roof, making both walls contact themself. I go back to bed hoping that the storm will quickly stop.

When the weather calms down, the sky is totally cleaned. A carpet of snow recovers the surroundings. After the breakfast, Sylvie is not convinced to continue. I decide anyways to go on at all costs, now so close to the goal. She should come down easily to Taksindu. The perspective of the forest crossing makes her have a change of mind.

Solu 2016 vers Dudh Kund 3

First water source at wp 82. Sylvie is particularly slow and I begin to doubt our capacities to reach to the lake today. I decide to carry her bag. I ascent on approximately 500m  with 28 kg and some cramps will make me suffer at the stage!

Solu 2016 vers Dudh Kund 4

The weather quickly gets blocked with the rise of mists caused by the heat of the first sunrays. Snowing begins but there is no thunderstorm. The mist withdraws from time to time to make us perceive majestic summits and so close, a gigantic cliffs. We arrive, exhausted, to Dudh Kund. Surprised! There is no lake but an alignment of low walls. I forgot that the lake is further north. It is necessary to continue…

The lake is smaller than I thought. Its level lowered a lot as the various strata left on its banks show. The massifs appear by intermittence. We settle the tent on an small protected area of fine sand. 

Solu 2016 vers Dudh Kund 5

Thursady 26th May, from Dudh Kund to Taksindu la

Awake 6:00, t= 7°c, departure 9:00, Arrival 5:35pm, 17.6 km en 8h35, cumul ascent 554 m, cumul descent 2136 m

Dudh Kund Pokhari

The mountains did not appear in the evening and it snowed this night. The temperature remains however too high to have a clear and dry time. We dry the bags and affairs in the shy sun rays morning. I walk to get the rare moments when the landscapes appears from the mist. The place is magnificent. I collect some old coins on the banks of the lake.

Solu 2016 Dudh Kund 1Solu 2016 Dudh Kund 2 Solu 2016 Dudh Kund 3 Solu 2016 Dudh Kund 4 Solu 2016 Dudh Kund 5

I take advantage of our stay to locate the possible passages to rise on a crest or on a summit. It will be a waste of time for this time: the weather is far too unstable to be able to continue. The weather quickly goes bad. We decide to come down, again in the fog, and occasionally in the rain. We are happy to seek refuge in our lodge of Taksindu la.

Friday 27th May, from Taksindu la to Phaplu (2490 m) wp 84

Awake 6:30, t= 14°c, departture 8:30, Arrival 1:30pm, 14.7 km in 5h, cumul ascent 421 m, cumul descente 997 m

Solu 2016 vers Phaplu 1

We take our time this morning. The weather is sunny,  even if the massifs are already in the clouds. We have no regret to have shortened our stay in altitude. The road from Taksindu, is carriageable, at least by tractors and motorcycles. It is necessary to pay attention not to leave the old track which is frequently cut,  to avoid monstrous bends. The way crosses very attractive forests of hundred-year-old pines.

Solu 2016 vers Phaplu 2

Solu 2016 vers Phaplu 3Solu 2016 vers Phaplu 4

Solu 2016 vers Phaplu 5

The trek ends to Phaplu, a little bit glaucous city, as all the border cities .

Solu 2016 vers Phaplu 6

We book the return jeep in the lodge. Meeting at 5 am for a precise departure at 5:30 am.


DSCF3358

Pic 7 et Isuwa la partiellement cachée sur la droite. Photo prise en Octobre 2015 au niveau de shersong

Nous pourrons échanger avec ceux qui sont intéressés par ce projet et, notamment sur les éléments objectifs pour construire et affiner le trajet. 

Objectif:

Joindre la vallée d’Isuwa à partir de Tashigaon et trouver un passage sur sa rive gauche vers le col d’Isuwa. Franchir ce col pour rejoindre le camp de base du Makalu dans  la vallée du Barun.

Mode Opératoire :

Plus de 33 kilomètres à partir de Tashigaon jusqu’au col d’Isuwa et cela sans aucun chemin apparent sur 28 km. Possible, impossible? Je n’en ai aucune idée avant de partir. J’ai vu qu’un trekkeur a laissé des photos géolocalisées sur une petite partie du chemin. En admettant qu’elles soient correctement positionnées, un segment de plus de 10 kilomètres doit être défriché avant de le rejoindre.

situation-tashigaon-isuwa

situation Tashigaon Isuwa MBC

De Tashigaon (2200m) , il faudra remonter avec un sac à dos de 18 à 20kg jusqu’à la crête qui mène à Kongma.

J’avais repéré un embranchement de chemin peu fréquenté en 2013 et 2014 pour s’enfoncer dans la forêt en descente au point bas de la crête (M35 = N 27.6456, E 87.2117, Altitude 3204m). Je ne sais pas si cet embranchement se poursuit vers Isuwa la. C’est mon espoir. Comme c’est mon espoir de rencontrer un terrain à peu près continu, sans trop de failles ou de blocs de roches infranchissables. Les difficultés seront au mieux nombreuses. La pente a été calculée et reste acceptable, en apparence, jusqu’au camp de base.

Je prévois 3 jours pour rejoindre un camp de base que j’établis à N 27.758543, E 87.04710, 4410m. De là et si tout va bien, il me sera possible d’accéder au col d’Isuwa à 5419m soit un dénivelé de 1000m qu’il faudrait monter en deux jours.

Un total de 5 jours est donc nécessaire a minima. Prévoir une semaine.

Un repérage sur Google Earth me fait penser que la rive droite est plus praticable mais nécessite de pouvoir traverser l’Isuwa khola. Des témoignages confirment ce sentiment à Tashigaon. Personne n’est capable de confirmer cependant s’il est possible de rejoindre Isuwa la par Tashigaon. Quel sera le débit d’Isuwa khola? Y-a-t-il des troncs d’arbres couchés en travers du torrent pour le traverser, comme j’ai pu voir sur une photo, mais beaucoup plus en amont? Je touche ici à la vraie aventure: ouvrir un chemin sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle peut conduire à un échec rapide et sans appel car l’entrée classique dans la vallée se fait par l’autre rive beaucoup plus en aval et plus en altitude.

D’après GE, la vue à partir du col d’Isuwa est vraiment extraordinaire et si la tentative réussit, ce serait une grande victoire par le gain d’une expertise importante pour de futurs treks de bons niveaux et originaux dans la région. En effet, de la passe d’Isuwa, tout est permis, en particulier rejoindre le Camp de base du Makalu, l’extraordinaire virée vers le Kamape ri, le Sherpani, West pass et le Khumbu, effectuer une boucle Tashigaon Isuwa la, MBC, Kangle, Tashigaon plutôt que l’antenne traditionnelle par la seule et superbe vallée du Barun.

Bibliographie:

Très pauvre pour l’instant.

Aucune trace n’est enregistrée sur Wikiloc actuellement.

Un forum russe donne beaucoup d’informations précieuses pour le passage du col, dans les 2 sens avec photos à l’appui. Voir Isuwa la.doc. A partir de ces données, les WP pourraient être assez précisément positionnés.

 

 

 

 

 


Dudh Kund Pokhari

Les photos peuvent être élargies en cliquant dessus

Du 13  au 27 Mai 2016

Impressions Générales

Cette aventure dans les montagnes avait quelques ambitions:

  • partir de Khanbari, la grande ville du district du Sankuwasabha au Nord Est du Népal, pour joindre le Solu afin de revenir à Kathmandu par Salleri en jeep.
  • Faire une ou deux escapades, selon nos formes physiques, vers le Kongde et vers Dudh Kund pour tenter l’ascension d’un petit 6000.

Mais il faut pour cela accumuler les nombreuses montées : 13 877 mètres cumulés, plus de 44 tours Eiffel  et descentes, parfois vertigineuses, que compte ce trek. Nous avions négligé les efforts qu’il faudrait déployer pour entrer dans le Solukhumbu, au coeur du Pays Sherpa.

Le beau temps ne sera pas toujours au rendez-vous et la pluie nous empêchera de bénéficier, parfois, des beaux panoramas.

Porter la tente, le brûleur, l’essence et la nourriture sur tous le trajet est payer un lourd tribu pour trois petit jours d’autonomie. La liberté n’a pas de prix et nous serons récompensés par les paysages grandioses de Dudh Kund. Les nuages de basse altitude condamneront malheureusement toute tentative d’ascension. Partie remise!

Les nombreuses forêts de rhododendrons traversées laissent augurer un spectacle multicolore au printemps. Cette période est à privilégier sans hésitation!

Pour autant, ces 15 jours nous auront permis de découvrir de magnifiques villages, hors des grandes routes, dans des conditions sommaires parfois, mais toujours accueillis avec de larges sourires et ce sens de l’hospitalité des gens qui ne connaissent pas le superflu.

Préparation:

Sur Google Earth, avec Lonely Planet et Voyage Forum. Une question n’a pas reçu de réponse: comment aller vers le camp de base du Kongde reste un mystère à élucider. Avis aux amateurs!

Les sacs sont moins chargés que d’habitude car nous prenons un minimum de nourriture (2.25Kg). Nous comptons nous ravitailler au plus proche des segments où nous serons en autonomie complète. Nous ne trouverons pas de fromage dans les différentes boutiques. Il faudra se contenter des soupes chinoises aux nouilles et de biscuits.

15.6 Kg pour moi et 9.5 Kg pour Sylvie, incluant la tente Easton 1Kg qui fera des siennes après la tempête de neige sur Camp 1: elle a bien tenu mais les attaches sur le double toit se sont toutes décollées avec l’humidité le lendemain à Dudh Kund! Vice de fabrication! On verra comment réagit le revendeur… (08/2016 : retournée réparée avec les pièces décollées cousues). Nous aurions du renoncer à aller plus loin avec un temps plus clément!

Réchaud MSR XGK EX: La pompe a été remplacée suite à la panne d’octobre 2015 à 5473 m d’altitude.  avec 500ml d’essence donnés à Khandbari (attention, il faut descendre à Tumlingtar pour acheter de l’essence).

Finira-t-on par trouver du matériel fiable? Les prix élevés et les marques ne semblent pas être la panacée.

Matelas: Thermarest Néoair XLIT – très utiles

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

Accès et Budget

Oman Air est le mieux-disant et le moins-disant cette année avec un aller retour pour 475€ (jusqu’où ira-t-on!) avec un bon service et des escales courtes.

Vol intérieur pour Tumlingtar avec Yeti Airlines à 123 USD l’aller simple. Sans problème. Retour sur Kathmandu de Phaplu en jeep. 11 heures de route, 1500Rs/personne. Départ à 5h30. Achat des places la veille dans le lodge proche de l’aéroport. La route est fort belle sur une bonne part du trajet. On arrive (on doit partir aussi du même endroit) au point 27.718078 85.347132 , proche de l’aéroport et du Buddhanath. Conseil: acheter 1 place supplémentaire pour éviter d’être à 4 sur une banquette de 3.

Moins de 900€ dépensés sur 30 jours, souvenirs compris. Compter entre 1500 et 4000Rs par jour à deux. Les prix indiqués dans le journal de bord seront généralement donnés pour deux personnes.

Situation

Situation trek Khandbari Phaplu

Agenda

agenda trek Khandbari Phaplu

Evolution de l’Altitude

altitude distance trek Khandbari Phaplu

Altitude à l’Etape

altitude soir trek Khandbari Phaplu

Dénivelés par jour
dénivelés jour trek Khandbari Phaplu

Cette année, les dénivelés cumulés quotidiens sont calculés à partir de la trace du GPS.  En effet, la difficulté principale de ce trek réside dans les montées et descentes importantes nécessaires au franchissement des vallées pour se rendre dans le Solu.

Tracés et points GPS:

Les tracés, réglés à un point tous les 30m pour éviter la saturation de la mémoire, sont en libre accès sur Wikiloc, avec quelques points significatifs, indiqués dans le livre de bord . L’ensemble des points GPS est donné sur une feuille Excel dans la rubrique Tableurs / Spreadsheets Excel

Le nouveau GPS Garmin Etrex 10 est formidable. Il consomme moins de piles que le précédent: un jeu tous les 5-6 jours environ. Il se raccorde à l’ordi pour copier les tracés et les waypoints. Finies les fastidieuses copies manuelles, chiffre par chiffre, avec le petit joystick exaspérant.

Les points de la feuille excel ont été corrigés après le trek, lorsque cela était nécessaire. Les distances entre points sont par contre approximatives. Les distances quotidiennes sont, elles, exactes. Enfin, et comme d’habitude, les chemins empruntés ne sont pas obligatoirement les meilleurs. Ils peuvent changer avec le temps, les éboulements et la construction de nouvelles routes. Chacun reste responsable de son itinéraire.

A signaler:

  • La nouvelle route nous a fait passer par un col imprévu après Kattike Ghat. Il doit être possible de le contourner en prenant la vallée d’Irkhuwa comme l’indique la carte.
  • Nous avons volontairement évité le centre de Bung en le contournant par la droite.
  • Nous avons suivi la carte en allant de Panggom à Taksindu par Bupsa. C’est une grosse erreur car cet itinéraire nécessite une demi journée supplémentaire de marche en montée. Sauf d’aller à Lukla, il faut descendre directement vers Karikhola à partir de Panggom. Le chemin est physiquement bien visible de loin, mais pas sur la carte (Jiri Pikey Peak 1:125 000).

Journal de Bord:

Vendredi 13 Mai, de Khandbari à Chalise (970m) wp K14

Levé 5h15, t=21°c, départ 7h15, Arrivée 17h, 22km en 9h45, cumul ascension 1160 m, cumul descente 1398 m

Solu 2016 descente vers l'Arun

Ce n’est pas si simple de sortir d’une ville à pied, même avec le GPS. Nos amis de Khandbari nous ont bien proposé de nous mettre sur le bon chemin. Mais c’est une question de fierté… Nous voulons surtout nous évader au petit matin pour marcher le plus possible sans pluie. Après quelques hésitations, nous entamons la grande descente vers l’Arun. Nous rejoignons une piste qui doit lier Tumlingtar à l’amont de l’Arun, sur la berge opposée à Kattike, juste avant le pont de singe qui relie à ce village. Solu 2016 joli maison vers Kattike

Nous traversons de très beaux villages et il n’est pas rare de trouver de petits restaurants. Il commence à tomber une pluie fine vers 9h30 qui s’arrête assez rapidement. Le chemin est agréable et nous déjeunons à Kattike, de l’autre côté de l’Arun. Nous y apprenons qu’il y aurait 3 jeeps par jour jusqu’à Ghote bazar (aller simple à 500 Rs?). Les seules jeeps que nous voyons ont le capot grand ouvert et semblent avoir rendu l’âme. On ne sait d’ailleurs pas d’où elles viennent. Nous continuons à pied et, comme toujours lorsqu’une route vient d’être ouverte, la piste est difficile à trouver. Suivre la route reviendrait à faire des détours considérables.Solu 2016 rizière vers Chalise

Nous franchissons un col imprévu à 928m. Nous n’avons pas trouvé d’alternative, celle notamment qui était réputée suivre les cours de l’Arun puis de l’Irkuwa khola. Nous nous arrêtons à Chalise. La première maison, à l’entrée du petit village, nous offre l’hospitalité. Il n’y a pas de guesthouse par ici. Nous faisons une toilette sommaire avec le petit tuyau d’eau souffreteux, dans le jardin, au diable notre stupide pudeur! Et ce soir, ce sera bien sûr dalbath. (800Rs avec la nuitée et thé tibétain)

Solu 2016 incontournable dalbath à Chalise       Solu 2016 proprio de Chalise

Samedi 14 Mai, de Chalise à Tendo (1372 m)

Levé 5h30, t=20°c, départ 6h30, Arrivée 17h, 16.5km en 10h30, cumul ascension 1194 m, cumul descente 617 m

Solu 2016 vers Tendo

Il a plu une bonne partie de la nuit et ce n’est qu’au lever du jour que le tambourinement des gouttes sur les tôles du toit s’est tu. Il fait beau au lever. Nous avons droit au thé tibétain pour le petit déjeuner et nous finissons les restes de la veille: bananes et rootis. Le chemin monte d’abord régulièrement. Il faut prendre garde à couper la nouvelle route aux bons moments pour éviter les rallonges interminables.Nous arrivons assez vite au village qui précède Gothe bazar, Tabutar. C’est en fait le terminus actuel des véhicules à 4 roues. Nous sommes heureux de quitter cette sorte de civilisation. Il y a une guesthouse sympathique à Gothe bazar, c’est la première depuis Kattike. Après Gothe bazar, la voie se rétrécie pour devenir un étroit chemin. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour prendre un thé ou un jus de mangue dans des petits estaminets.Solu 2016 vers Tendo 3Solu 2016 vers Tendo 2Solu 2016 vers Tendo 4

Nous arrivons à Tendo sous un déluge de pluie. Heureusement, nous trouvons une bonne âme pour nous accueillir car il n’y a pas de guesthouse dans ce village.

Dimanche 15 Mai, de Tendo à Djobari (2215 m) wp62

Levé 5h50, t=18°c, départ 7h10, Arrivée 12h, 4.2km en 4h50, cumul ascension 931 m, cumul descente 75 m

Solu 2016 vers Djobari 1

Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Nous ne nous hâtons pas. De plus, nous sommes lessivés par les deux jours de marche précédents. La pluie s’arrête pendant le petit déjeuner (thé et biscuits). Nous mettons moins d’une heure et demi pour rejoindre Phedi où il y a deux lodges à l’entrée du village. Nous ne prenons pas la précaution de remplir nos gourdes d’eau avant la grande montée et nous devrons quémander un litre d’eau dans une maison isolée. Nous arrivons à Djobari fort tôt mais nous décidons de prendre du repos dans un petit lodge dont il faut retrouver le propriétaire avant de pouvoir s’installer. Nous nous récompensons des efforts de la matinée avec une bière et des biscuits en guise de déjeuner.

L’école est en reconstruction juste à côté du lodge. Les dégâts sont probablement une conséquence du tremblement de terre d’Avril 2015. Beaucoup de maisons sont endommagées, cadenassées ou en reconstruction sur la route. Les villageois remontent la charpente pendant que les enfants suivent leurs cours dans un bâtiment provisoire. La classe est perturbée par notre arrivée et nous nous transformons en distraction locale et improvisée.Solu 2016 vers Djobari 2Solu 2016 vers Djobari 3

Lundi 16 Mai, de Djobari à Salpa (3357m) wp67

Levé 5h40, t=15°c, départ 7h20, Arrivée 15h45, 8.4 km en 8h30, cumul ascension 1394 m, cumul descente 247 m

Solu 2016 vers Salpa 1

Premier changement de pile pour le GPS. Il fait plutôt beau ce matin et nous prenons notre temps pour le petit déjeuner de thé et biscuits achetés au magasin du lodge. Je paie 1800Rs pour l’ensemble nuit, bière, dalbath avec esprit de pomme, biscuits, jus de mangue et thés.

Le village s’étend en hauteur et nous découvrons un autre lodge, plus centré, avec un vrai restaurant. Nous ne trouverons plus de point d’eau courante jusque Salpa. En effet, nous passons par des crêtes et la terre devient sablonneuse.

Solu 2016 vers Salpa 3

A mi chemin (lieu dit Kharka sur la carte), nous dévions sur la droite, selon les conseils de plusieurs passants et contre l’indication du GPS. Cette déviation nous fait passer par le lac alors que la carte prévoit qu’il est en retrait de la voie principale. Celle-ci a peut-être disparue dans un éboulement? Un orage nous surprend au début de la déviation et nous avons juste le temps de nous protéger dans une cabane-étable. Nous hésitons entre revenir vers le village abandonné qui précède ou tenter notre chance vers le lac pour camper, à moins d’un kilomètre théoriquement. Nous traversons une impressionnante forêt de rhododendrons. Certains sont encore en fleurs. Le spectacle doit être magique au printemps.

Nous n’avons plus qu’un litre d’eau et nous découvrons, à la place du lac, une cuvette totalement sèche sur un lit sablonneux avec quelques cabanes WP65. Il est presque 15h. Impossible de rester. Un passant nous indique que Salpa est juste de l’autre côté d’un col presque vertical. Nous voilà repartis. Contre les indications du GPS, le lac se trouve de l’autre côté du col, atteint en une demi heure. Il est encaissé et n’offre aucun panorama. Des ouvriers travaillent à l’aménagement de ses berges sacrées. Il est envahi par les brumes et ne donne pas envie d’y établir un campement.

Solu 2016 vers Salpa 4 Solu 2016 vers Salpa 5

Nous découvrons Salpa, assis sur une crête. Le village semble abandonné et il n’y a pas davantage d’eau courante. Salpa semble avoir pour vocation unique d’accueillir les pèlerins. Il y a heureusement une bâtisse ouverte. La propriétaire nous offre le gite dans une remise très sommaire où s’entasseront des porteurs et sa famille au cours de la nuit.

Mardi 17 Mai, de Salpa à Gudel (1975 m) wp70

Levé 5h45, t=6°c, départ 7h15, Arrivée 15h45, 14.7 km en 8h30, cumul ascension 337 m, cumul descente 1691 mSolu 2016 vers Gudel

 

La nuit a été entrecoupée d’arrivées bruyantes de porteurs. Nous avons renoncé aux blanquettes, franchement poisseuses. La propriétaire qui reste une femme d’affaire malgré la crasse ambiante nous réclame 1800Rs dont 1200Rs pour le dalbath!

Alertés par des sons plus ou moins concordants, nous assistons au petit matin à une procession partant du grand gompa face au lodge, conduite par un jeune homme coiffé de plumes et soi-disant en transe. Peu importe! Je suis surpris de voir les pèlerins le prendre en vidéo et en photos. Je ne fais rien d’autre. Vive la religiosité lorsqu’elle n’incite ni à la haine ni à la violence!

Il n’a pas été question de la moindre toilette à Salpa et nous nous arrêtons près d’un torrent pour nous laver et faire une petite lessive. wp68. Le soleil est de la partie pour notre bonheur. Ce versant est aussi très bucolique, tapissé de rhododendrons.

Solu 2016 vers Gudel 2

Solu 2016 vers Gudel 1

Un panneau rouillé indique Sanam et une habitante nous recommande de poursuivre la route dans cette direction. Nous préférons continuer par la vallée pour éviter un nouveau col, inutile. Le chemin de la vallée est moins emprunté et plus difficile à suivre. Le temps reste beau jusque 14h30, au moment où un chilien nous double comme un bolide. C’est notre premier trekkeur en 4 jours et même le premier depuis que nous sommes dans le Makalu.

L’orage arrive pendant que nous devisons. Les panchos, fréquemment utilisés jusque là, sont inutiles du fait des bourrasques de vent. Il est bien temps d’arriver à Gudel avant d’être trempés. Le lodge qui s’offre à nous, Kopila Guesthouse, est d’une propreté remarquable. Du jamais vu!

 

Mercredi 18 Mai de Gudel à Khiraule (2539 m) wp72

Levé 5h30, t=14°c, départ 6h40, Arrivée 17h30, 9.4 km en 10h50, cumul ascension 1264 m, cumul descente 712 m

Solu 2016 vers Kiraule 5

Tout a bien commencé avec un petit déjeuner digne du Khumbu. Sylvie est frappée brutalement par une tourista alors que nous avons à peine entamé la descente. Nous nous arrêtons en urgence. Le rythme de la marche s’en ressentira dans la journée. Nous attaquons le versant opposé en abandonnant le chemin principal pour éviter le centre de Gudel en déviant franchement sur la gauche. La traversée des petits hameaux est fort sympathique mais le chemin se perd souvent dans les terrasses des champs. Nous demandons plusieurs fois notre direction aux habitants, un peu surpris de nous voir passer là…

Solu 2016 vers Kiraule 1Solu 2016 vers Kiraule 4

Nous nous arrêtons dans un lodge superbe, aux bois cirés pour le déjeuner Panch Pokhari Lodge wp71 . Nous prenons notre temps (1h30) pour bien apprécier ces lieux luxueux. Nous sommes loin des haltes sommaires du Makalu. Nous reprenons notre interminable montée vers Khiraule. lentement et en goûtant la tranquillité et le charme bucolique de la région. Un petit paradis s’ouvre à nous et nous nous arrêtons plus souvent que pour récupérer notre souffle, pour profiter de ce que nous offre le chemin.

C’est fort tard que nous arrivons au lodge indiqué à plusieurs reprises par les habitants. Il jouxte un temple au temenos circulaire, composé de manis et bordé de grands pins. Magnifique!

Solu 2016 vers Kiraule 6

La nuit est tombée lorsque nous sortons de la salle à manger, repu de dalbath et de raksi. Le panorama, aussi loin que se portent nos regards, est tapissé de petites lumières, autant de maisons, comme les étoiles, innombrables. Les lieux sont silencieux et respirent la sérénité. Nous ne sommes pas montés pour rien.

La nuit est un peu chère, 500Rs, mais quand on est aux portes du Paradis, on ne compte pas.

Jeudi 19 Mai, de Khiraule à Inkhu khola (1982 m) wp74

Levé 6h, t=8°c, départ 8h, Arrivée 15h15, 8.3 km en 7h15, cumul ascension 615 m, cumul descente 1136 m

Solu 2016 vers Inkhu khola 1

Il a plu une bonne partie de la nuit après la journée ensoleillée d’hier. Il fait gris ce matin et il nous faut rejoindre les deux stupas impressionnants qui gardent le col. Nous traversons des nappes de brouillard. La descente vers Inkhu khola est difficile. Nous traversons Nadjingsur un plateau qui possède trois lodges corrects. Nous arrivons au pont vers 15 heures et nous n’avons pas le courage de remonter 700m pour atteindre Sibuje. Nous touvons un lodge rustique juste après le pont mais qui possède une douche! (1800Rs diner, nuité, petit déjeuner)

Solu 2016 vers Inkhu khola 2Solu 2016 vers Inkhu khola 3

Les gorges de l’Inkhu khola sont spectaculaires. Le temps est malheureusement fort nuageux et les averses commencent à tomber à partir de 16 heures.

Solu 2016 vers Inkhu khola 4

Vendredi 20 Mai, de l’Inkhu khola à Panggom (2900m) wp78

Levé 6h, t=15°c, départ 7h30, Arrivée 15h20, 7.1 km en 7h50, cumul ascension 1234 m, cumul descente 365 m

Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Les ponchos n’ont jamais autant servi! Nous nous arrêtons à Sibuje dans le brouillard (wp75) pour le déjeuner à 10h50. La montée nous a épuisés alors que nous ne sommes qu’à mi hauteur. Nous nous restaurons d’une soupe au nouilles, d’une omelette et de thé (800Rs). Ces arrêts sont autant d’occasions de partager la vie quotidienne des familles népalaises.  Une averse nous coince une bonne heure. Nous repartons dans le brouillard. Il y a des lodges de bon standing (wp76).

Une averse nous surprend de nouveau et c’est sous les ponchos que nous continuons…

Solu 2016 vers Panggom 1

Un chemin indique « Pangome Gompa » et nous tentons d’y aller, contre les indications du GPS. Nous rebroussons chemin car nous n’avons pas idée où il peut nous mener. On découvrira ce Gompa sur une hauteur en arrivant à Panggom. Un chemin y conduit. Il était donc possible d’emprunter la bifurcation pour passer par le gompa tout en rejoignant Panggom.

Solu 2016 vers Panggom 2

Le lodge (Himalaya Trekkers) qui nous accueille est neuf et bien entretenu. Il possède même une douche chaude! Bon dalbath et excellent raksi à base de millet, « barli » et coing? diurétique en tous cas! 2000Rs pour le dîner la nuitée et le petit déjeuner.

Une soirée dansante se prépare avec des filles assez délurées. Nous sommes prévenus mais nous ne sommes pas invités! Dans un si petit village, cela paraît étonnant. Ces filles sont probablement accueillies dans un hostel attenant au lodge. Il est aussi probable qu’elles aillent dans une école Hillary. Sa fondation en a créées beaucoup dans la région. Dans ce cas, on peut affirmer que c’est une grande réussite.

 Samedi 21 Mai, De Panggom à Jubhing (1656 m) wp 79

Levé 6h30, départ 7h30, Arrivée 17h, 13.1 km en 9h30, cumul ascension 1115 m, cumul descente 2416 m

Solu 2016 vers Jubhing 1

Nous puisons dans nos réserves pour le petit déjeuner car la gérante a des messages à envoyer et n’a pas trop le temps de s’occuper de nous…  Alors que nous étions déjà parti vers Bupsa, elle nous indique, d’une fenêtre de son lodge, un autre chemin pour aller vers Taksindu. Nous n’en tenons pas compte. La descente se transforme bientôt en montée assez raide, illogique puisque nous devons rejoindre la vallée. Sylvie se prend un pied dans une racine alors qu’elle glisse. Toute sa jambe retient son poids et celui de son sac en torsion. La première douleur passée, toute la jambe reste endolorie. Elle décide de repartir lentement et en boitant. Je prends son sac. Nous sommes heureusement proches de Bupsa.Solu 2016 vers Jubhing 2Solu 2016 vers Jubhing 3

La route vers Bupsa conduit à Lukla et Namche. C’est un grand détour pour aller vers Taksindu car il faut inutilement plonger dans la vallée de Kharikhola. Nous nous arrêtons dans le premier lodge, très propre. Le propriétaire nous donne une pommade anti inflammatoire et nous recommande de ne plus faire d’effort aujourd’hui. Repas 850Rs. Le genoux allant mieux, nous repartons vers Taksindu sur la piste importante qui conduit de Jiri et Phaplu à Namche. Les convois de mulets sont presque discontinus. Le chemin est tapissé de crottin pestilentiel et glissant. Il faut parfois repousser les bêtes avec le bâton  pour ne pas se faire bousculer. Pour ne rien gâcher, c’est une fête nationale bouddhiste aujourd’hui. Des discours répétitifs, diffusés par haut-parleurs, nous accompagnent une grande partie de l’après-midi. Nous nous arrêtons à Jubhing. Les lodges, ici, n’ont plus la qualité de ceux rencontrés depuis quelques jours.

Solu 2016 vers Jubhing 4

Dimanche 22 Mai, de Jubhing à Nunthala (2198 m) wp80

Levé 5h45, t= 17°c, départ 7h20, Arrivée 12h, 5.7 km en 5h40, cumul ascension 741 m, cumul descente 192 m

Solu 2016 vers Nunthala 2

La journée précédente nous a coûté 1250 Rs déjeuner et 1650 Rs nuit et dîner. la moyenne des dépenses s’établit 25-26€/jour

Le ciel est bien dégagé ce matin et nous pouvons apercevoir quelques hauts sommets du Khumbu. La marche commence pour une descente peu commode dans le crottin de mulets vers la Dudh khola. Puis commence la montée sous le soleil qui nous scie les jambes. Le genoux de Sylvie va mieux.

Les piles du GPS sont changées pour la seconde fois à 11h10.

Solu 2016 vers Nunthala 3

Nous arrivons à Nunthala pour déjeuner (superbe Himalayan Trekker Lodge). Le village est particulièrement beau et propre. Pour un peu, on se croirait en Suisse. Les gens sont souriants et cela nous donne envie de rester. La décision est prise après le déjeuner: après midi de repos avant les 4 prochains jours de montée. Nous vaquons dans la rue principale et reprenons nos forces.Solu 2016 vers Nunthala 5Solu 2016 vers Nunthala 6

Lundi 23 Mai, de Nunthala à Taksindu la (3053 m) wp DK01

Levé 5h30, t= 16°c, départ 6h50, Arrivée 11h15, 5.7 km en 4h35, cumul ascension 926 m, cumul descente 70 m

Solu 2016 vers Taksindu la 3

Est-ce que Nunthala est dotée d’une Hillary School? De grands bâtiments surplombent le village, comme nous en avions vus à Panggom. Nous montons sans difficulté en comparaison d’hier. Le soleil est tamisé d’une légère brume. Le panorama est malheureusement bouché partiellement par les nuages. La vue reste magnifique. Après enquête à Taksindu, nous décidons de poursuivre jusqu’à Taksindu la où se trouve un lodge récent et point de départ pour Dudh Kund, le lac de lait.

Solu 2016 vers Taksindu la 1

Nous sommes dans la brume maintenant et Sylvie mangerait un poulet même avec ses plumes (dit-elle). Nouvelle après midi de repos dans un lodge bien confortable.

Solu 2016 vers Taksindu la 4        Solu 2016 vers Taksindu la 2

 

Mardi 24 Mai, de Taksindu la à Camp 1 (3884 m) wp 81

Levé 5h30, t= 9°c, départ 7h30, Arrivée 15h15, 8.3 km en 7h45, cumul ascension 1037 m, cumul descente 210 m

Solu 2016 vers camp 1 1JPG

Le départ se fait dans le brouillard. Sylvie bougonne car elle ne voulait pas partir par ce mauvais temps. J’espère qu’il se lève avec l’ascension. Le chemin est très bucolique et bien marqué. Il traverse une belle forêt de rhododendrons dans la première partie qui devient mixte ensuite. Nous déjeunons lorsque deux népalais nous doublent: ils rejoignent un campement de hauts pâturages. Ce sont les seuls humains que nous croiserons au cours de ces trois jours. Il se met à pleuvoir par intermittence vers 14 heures.

Solu 2016 vers camp 1 2

Nous découvrons de beaux massifs de rhododendrons jaunes, encore bien fleuris à ces altitudes.

Nous avons fait à peu près la moitié du chemin jusque Dudh Kund quand nous trouvons un lieu correct pour un campement. Il pleut toujours et nous montons la tente dans des conditions difficiles.  Il nous faudra nous contenter de l’eau qu’il nous reste car nous n’avons pas encore trouvé de source sur le chemin.

Solu 2016 vers camp 1 3

Mercredi 25 Mai, de Camp 1 à Dudh Kund pokhari (4626 m) wp 83

Levé 6h00, t= 0°c, départ 7h30, Arrivée 15h20, 9.7 km en 8h15, cumul ascension 954 m, cumul descente 237 m

Solu 2016 vers Dudh Kund 1

La pluie s’était arrêtée dans la nuit pour reprendre de plus belle. Elle est accompagnée de rafales de vent puis de neige. C’est une vraie tempête. La température chute brutalement. Nous craignons que la tente ne s’envole et que les sacs, protégés par les ponchos, ne tombent dans le ravin. Je me lève avant le lever du jour pour vérifier l’installation. Le spectacle est dantesque avec un quartier de lune et quelques étoiles apparentes dans des pans de ciel dégagé, et, au loin, les grands massifs maintenant découverts, surplombés d’une couche noire, inquiétante. J’enlève la neige qui s’accumule sur le double toit, faisant se toucher les deux parois. Je me recouche en espérant que la tempête cesse rapidement.

Lorsque le temps se calme, le ciel est totalement nettoyé. Un tapis de neige recouvre les alentours. Après le petit déjeuner, Sylvie n’est pas convaincue de continuer. J’ai décidé de continuer coûte que coûte, maintenant si près du but. Elle devrait alors descendre seule jusqu’à Taksindu la. La perspective de la traversée de la forêt lui fait changer d’avis.

Solu 2016 vers Dudh Kund 2Solu 2016 vers Dudh Kund 3

Premier point d’eau courante à wp 82. Sylvie est particulièrement lente et je commence à douter de nos capacités à parvenir au lac aujourd’hui. Je décide de porter son sac. Je monte sur un dénivelé de 500m environ avec 28 kg et quelques crampes me feront souffrir à l’étape!Solu 2016 vers Dudh Kund 4

Le temps se bouche rapidement avec la montée des brumes provoquées par la chaleur des premiers rayons du soleil. Il se met à neiger mais il n’y a pas d’orage. La brume se retire de temps en temps pour nous faire apercevoir des sommets majestueux et des falaises gigantesques, si proches maintenant. Nous arrivons à Dudh Kund exténués. Surprise! il n’y a pas de lac mais un alignement de murs bas. J’ai oublié que le lac est plus au Nord. Il faut continuer…

Le lac lui-même est plus petit que je ne pensais. Son niveau a beaucoup baissé à voir les différentes strates laissées sur ses berges. Les massifs se découvrent par intermittence. Nous installons la tente sur une étendue de sable fin.

Solu 2016 vers Dudh Kund 5

Jeudi 26 Mai, de Dudh Kund à Taksindu la

Levé 6h00, t= 7°c, départ 9h00, Arrivée 17h35, 17.6 km en 8h35, cumul ascension 554 m, cumul descente 2136 m

Dudh Kund Pokhari

Les montagnes ne sont pas apparues le soir et il a neigé cette nuit. La température reste cependant trop élevée pour avoir un temps clair et sec. Nous faisons sécher les sacs et les affaires aux timides rayons du soleil matinal. Je me promène pour capter les rares moments où les paysages se découvrent. L’endroit est splendide. Je ramasse quelques vieilles pièces de monaie

Solu 2016 Dudh Kund 1 Solu 2016 Dudh Kund 2 Solu 2016 Dudh Kund 3 Solu 2016 Dudh Kund 4 Solu 2016 Dudh Kund 5

J’en profite pour repérer les passages possibles pour monter sur une crête ou sur un sommet. Ce sera peine perdue pour cette fois-ci: le temps est beaucoup trop instable pour pouvoir continuer. Le temps se gâte rapidement. Nous nous décidons à redescendre dans le brouillard et sous la pluie intermittente. Nous sommes heureux de retrouver le lodge de Taksindu la.

Vendredi 27 Mai, de Taksindu la à Phaplu (2490 m) wp 84

Levé 6h30, t= 14°c, départ 8h30, Arrivée 13h30, 14.7 km en 5h, cumul ascension 421 m, cumul descente 997 m

Solu 2016 vers Phaplu 1

Nous prenons notre temps ce matin. Il y a du soleil même si les massifs sont déjà dans les nuages. Nous n’avons pas de regret d’avoir abrégé notre séjour là haut. La route est carrossable à partir de Taksindu la, au moins par les tracteurs et les motos. Il faut faire attention de ne pas quitter la piste qu’elle coupe fréquemment pour éviter de monstrueux détours. Le chemin traverse de très jolies forêts de pins centenaires.

Solu 2016 vers Phaplu 2

Solu 2016 vers Phaplu 3Solu 2016 vers Phaplu 4

Solu 2016 vers Phaplu 5

Le trek s’achève à Phaplu, ville un peu glauque, comme toutes les villes frontière.

Solu 2016 vers Phaplu 6

Nous réservons la jeep du retour dans le lodge. Rendez-vous à 5h pour un départ ponctuel à 5h30.

 

 

 


Kongde ri

Dhud Kund 2

Context:

We should be in Makalu in May, 2016. Rather than to return directly from Tumlingtar to Kathmandu, we plan a trek from Khandbari, East to North West to Salleri (return by jeep) or Phaplu (return by aircraft) by Phedi, Bung, Panggom, Taksindu.

Two segments are planned to be close to the high mountain: one leading to the base camp of Kongde (6093m) and one leading to Dudh Kund (Milky Lake) close to another small 6000.

The major part is situated at low altitudes under 3000m, in the Hills. We should have a beautiful view of the high massifs in the North from Kongde as well as from Dudh Kund ri if the ascents are feasible.

The distance to be traveled is important: 236 km on 19 days with an acclimatization day towards 4000m and the 2 explorations. It will be possible to eliminate a segment according to the difficulties  found on the ground. The track towards Kongde is totally invisible on Google Earth. It will be necessary to follow the torrent leading to the base camp. On the other hand, the track to Dudh Kund is perfectly visible and recorded. The explorations to lead to points of view on the massifs to the North remain to be explored, in both cases.

Situation:

Trajet Solukhumbu Kongde Dudh Kund1

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Timetable:

Kongde Dudh Kund Agenda

Altitude=f( Distance)

Kongde Dudh Kund Altitude Distance

Altitude at Night:

Kongde Dudh Kund altitude nuit

Daily Difference of Altitude:

Kongde Dudh Kund denivele jour

 

 


Kongde ri

Dhud Kund 2

 

Contexte:

Nous devrions nous retrouver dans le Makalu en Mai 2016. Plutôt que de rentrer directement de Tumlingtar à Kathmandu, nous prévoyons une ballade en partant de Khandbari, d’Est en Ouest jusqu’à Salleri (retour jeep) ou Phaplu (retour avion) par Phedi, Bung, Panggom, Taksindu.

Deux antennes sont prévues pour cotoyer la haute montagne: celle menant au camp de base du Kongde (6093m) et celle menant à Dudh Kund (lac de Lait) proche d’un autre petit 6000.

La majeure partie se situe à basse altitude jusqu’à 3000m dans les collines. Nous devrions avoir une belle vue des hauts massifs au Nord à partir du Kongde ou d’une crête approchant ainsi que du Dudh Kund ri si ces ascensions s’avèrent faisables.

La distance à parcourir est importante: 236 km sur 19 jours avec un jour d’acclimatation vers 4000m et 2 explorations. Il sera possible d’éliminer une antenne en fonction de la réalité du terrain. La route vers le Kongde est totalement invisible sur Google Earth. Il faudra emprunter le cours du torrent menant au camp de base. Par contre, la route jusqu’à Dudh Kund est parfaitement visible et enregistrée. Les explorations pour mener à des points de vue sur les massifs au Nord restent à faire dans les deux cas.

Trajet:

Trajet Solukhumbu Kongde Dudh Kund1

Cliquer pour agrandir

Agenda:

Kongde Dudh Kund Agenda

 

Altitude= f(Distance)

Kongde Dudh Kund Altitude Distance

Altitude à l’étape:

Kongde Dudh Kund altitude nuit

 

Dénivelé Jour:

Kongde Dudh Kund denivele jour

 

 

 

 


From 8 to 27 October 2015

Sherpani pass vue de Kamepe ri

Foreword:

For this third exploration of the valleys of Makalu, we had seen large: overhang Shersong to discover simultaneously Everest and Kanchenjunga, go up to the foot of Cho Polu, finally overcome a 6000 m summit for, very close, admiring the Baruntse!

I had recruited a partner on trekkingpartners.com to secure the progress, always risked, in the high mountains. It was a wrong choice because this bad guy abandoned in Kongma, pleading a too heavy bag, painful feet and the bad weather! It will be necessary, in the future, to pay more attention on the selection of the candidates for Adventure!

It was thus necessary to pull down a little my ambitions but the most mattering had been made (my first one 6000 solo!). Furthermore, the extraordinary valley of Barun, for the first time, revealed under a magnificent autumn sun.

Luckily, I will manage to move in spite of the oil crisis which shakes Nepal. Few days after my return, the internal flights will be cancelled because of shortage… After the earthquake of last April 25th, the Nepalese have to be particularly serene to support with so much peace all these misfortunes and all these hardships without flinching!

001Kathmandu

Trekkers will be more numerous than in May, 2014 on the paths to the base camp. Higher, it will be the total solitude, broken by some ravens trying to steal my small pittance. I’ll tend to sympathize more with guides and the Sherpas than with certain very demanding and sometimes quick-tempered tourists. I am increasingly against the package tours sending people effortlessly at high altitudes and leaving in the mountain, the heaps of their garbages as eternal memories of their passages (see in appendix: The trekker and her porters).

Preparation:

The same equipment is used than in May, 2014. I embark this time 4.5 kg of food for 6 days planned in autonomy on the Barun glacier. I am loaded with 20 kg, water and petrol included (it is too much, my back will not forget quickly).

Roads are registered from Google Earth on the GPS as usual. The Barun glacier was turned upside down, probably by the April 25th earthquake, and, in this hell of mass of fallen rocks and gaping cracks, my forecasts will not serve much…

Situation:

situationSituation parcours Glacier Barun effectué

Access et Budget:

I travel again with Air India (620€, good service). It is easy to find cheaper but the stopovers are often very long… On the way back, we’ll arrive with a delay of more than one hour to Delhi but the flight for Paris will wait for us wisely. Yeti Airlines, as the other companies, increased its price rates in 2015 (247€ AR). I used private jeeps for the route Khandbari-Num (600Rs on the way out, but 3000Rs on the way back) by fear of petrol shortage but also for comfort!

On site, in Nepal, the spending, all inclusive and without counting too much, was 500€ (with 4 « free » days of autonomy). With the domestic and international flights, the total spending is 1370€, including visa and access to the park. For such an adventure and when we look at catalogs, it remains really very cheap!

It is necessary to count on average of 15 to 20€ / day during the trek itself, when we do not drink beers (350 in 500Rs the bottle, prefer it the local raksi 😉

Time Table:

Agenda

Stages:

Altitude à l'étape

Altitude = f(Distance):

Altitude f distance

Daily Height Difference:

Dénivelé Jour

The Trek, Day by Day:

Thursday 8th October: From Num to Seduwa –

departure 11:35am – arrival  5:55pm – altitude 1564m

The journey in jeep was very comfortable. On the road, the so desired mountains already appear. It is a call for Adventure!
002 seduwa

I’m not in top shape for this first day that isn’t the easiest. From Num, Seduwa always seems very close, at the same altitude and just separated by the Arun’s valley. Just to remind: you should not forget the 720m descent followed by a 820 m ascent. We don’t hurry up and will arrive at nightfall in Seduwa.

003 seduwa

From 9 to 11th October: Interruption in the region from Seduwa, Robesha to Tashigaon

Here is a three days interruption to bring to a successful conclusion, the necessary audits for the progress of our projects in common with  Friends of Nature. I discover a very pleasant waterfall to have a bath at less than half an hour of the village.

005 seduwa cascade

Monday 12th October: From Seduwa to Tashigaon

Wake up 6:45am, departure 8:40am, arrival 1:15pm, altitude 2200m

The walking is easy today. It’s necessary to be careful to avoid the leeches by walking as much as it is possible on stones of the path. The second rice harvest of the year began and the activity is going full swing in fields.

On the way, I visit the Tashigaon’s school, recently equipped. The welcome is warm. The weather covers in the morning but we avoid the rain. I settle down in the only one lodge open.

006 Tashigaon

Tuesday 13th October: From Tashigaon to Kongma

Wake up 6am, T inside 14°C, departure 8am, arrival 3:30pm,  altitude 3614m

The weather is beautiful at the beginning of the morning and will cover strongly in the ascent to finish with a very violent thunderstorm in the evening with hailstones and snow. The tropical climate brutally gave way to winter.

This day is probably the most difficult of all the trek with an imposed 1450m ascent. The « partner » shows abnormal and alarming signs of fatigue and bad-humored. The only advantage of the situation is that it is reversible. This argument appaises me when I wonder how I’ll manage to drag him up to the Barun glacier…

We lunch at the middle route in a small restaurant (N 27.642, E 87.2152, 2939m) belonging to the elder son of the Kongma lodge’s owner, opened for the occasion. It is a family business on all the road up to the base camp…

I locate the  crossing of the path for the Isuwa (Ishuwa) valley on the crest (N 27.647117 ° E 87.209821 °). It can be a future trek. It is not said that the path continues very far. The descent then the progress in full jungle, if the path disappears, would compromise the project.

It rains a little (I have no translation for « pleuvioter ») when we arrive in Kongma where two new lodges have been built since 2014. I remain faithful by installing in the oldest.

In the evening, while the snow begins to whiten the surroundings, a guide asserts that the bad weather will still last one week because the rain has to clean the earth from the blood of animals sacrificed during the Hindhouist festival of Dashain. Very useful! And as a happiness never arrives alone, the « partner » learns me that he abandons me to my sad fate… (phew!)

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Wednesday 14th October Acclimatization in Kongma

The rain replaced the snow in the morning. I had intended to cross the four passes to arrive to Dobato today, by neglecting the acclimatization, a precaution nevertheless necessary. The bad weather persuades me that it is better to stay in Kongma. I pass a large part of the day in the bed, under 3 layers of blankets.

I meet two young German trekkers who recognize me. They organized their trek with the information of my logbook of May, 2014 and they come back from the base camp. Here is a pleasant surprise proving the rising celebrity and usefulness of my site 🙂 They hoped to go to Sherpani but they abandoned, without any accompaniment… It is a pity we do not met earlier.

Thursday 15th October: Kongma to Dobato

Wake up 6:15am – T inside 7°C – departure 7:20am – arrival 1:30am – altitude 3900m

As I am used to Kongma and above, it is an aldready lost race against the clock with clouds. The sun just rises for extracting the mist from hillsides filled with humidity. As usual, the mist rises to accumulate towards 4000m. I leave with the sun and arrive at the Kongma pass at 8 am. I still perceive the mountain range in the East, dominated by a high altitude layer of clouds. Among them has to hide the Kanchenjunga (8586m and the World’s third summit). It seems that we see it from here by clear weather. Summits combing the Isuwa valley are totally hidden.

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The valley, from Tashigaon to Num, is always under the clear morning sun. It seems to me already very far.

A drizzle joins me towards the 3rd pass (Shipton la, 4230m) which is soon transformed into snow until my arrival to Dobato. The walking is one thousand times easier than last year because the path is free of any snow or freezes. I pay however attention at every step not to slide on wet stones. I catch a light but persisting headache, in spite of the acclimatization of yesterday. A tablet of ibuprofen doesn’t delete it completely. I force to eat on the road by sheltering me under the roof of a recently constructed building.

 

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The snow doubles near Dobato and I am happy to find Pemba Sherpa welcoming me with his good mood. We lunch together on a delicious dalbath with undefined offals, washed down with tea.
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Friday 16th October – Forced Acclimatization in Dobato

At about 5:30 am, the icy snow crackling on the steel sheets roof, wakes me. It is more than a bad omen. I don’t rush for a departure at dawns… It will snow all day long and I begin to despair about the bad weather. Apparently, the blood of the Dashain sacrifices isn’t washed easily. I try to manage my day so that the time doesn’t pass by too slowly. The arrival of trekkeurs, in the afternoon, gives me the opportunity for lively discussions. Six French arrive from Yangle with a porters regiment. One of them shouts out to me brutally because he finds shameful to use the services of 12-year-old children, carrying an heavy backpack (30 kg). I may try to argue that he should pressure his travel agency, that it is none of my doing, whom I am myself simultaneously guide, porter, and trekker, nothing can be done but time passes and it is what matters! See Appendix  » the trekker and her porters « .

Saturday 17th October – from Dobato to Yangle kharka

wake 6am – T inside -1°C – departure 7am – arrival 1:40am – Altitude 3620m

For reassuring me from my doubts of yesterday and/or surprise me, it’s full sun this morning! Enough to punish those who gave up quickly because of the bad weather and to reward my tenacity! I left a few foods to Pemba because I cannot now stay 6 days on the Barun glacier. It is useless to overload.


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The mist rises from East, pushed by an icy wind. Masses of fallen rocks lining Barun were a little strengthened since May, 2014 and the progress is made a little more easily. To Yangle whom I find under the mist, the young owner re-knows me and I find a couple of Spanish met to Seduwa. They come back from the base camp where they found clear weather. It restores my confidence and courage. Another good evening at the corner of the fire.
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Sunday 18th Octobre – From Yangle to Shersong

wake up 5:45am – T inside +1°C – departure 7am – arrival 3:06pm – Altitude 4698m

This is the third difficult day of the trek with a more than 1000m ascent. I consider that the acclimatization in Kongma and Dobato has to be enough. This year, the Langmale lodge is opened and allows a safety stop for trekkers without tent.

I have the surprise to discover the magnificent valley of Barun under the sun. The landscapes are great, still very green and bordured with ochre, dark and gigantic cliffs. Farther are outlined the snowy high mountains which I have to join in two small days from now.

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A light headache accompanies me on all the ascent. The wind remains icy and the sun has difficulty in warming me when I stop to have a break.

I only meet a young mom and her baby in all day. She asks me where are my guide and my porters. When I reply that I am alone, she remains very sceptical. This situation seems for her totally improbable. She leaves me with her doubts.

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I find my camp in Shersong and I put my tent in the same enclosure. The ibuprofen eliminates the headache. A chicken soup mixed with semolina is a delight.

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Camp de Shersong, bordé par les Pics 6 et 7

There is already nobody anymore here. It is the edge of the mineral world.

Monday 19th October – From Shersong to Barun’s Camp

wake up 6:07am – T inside -4°C – departure 8:25am – arrivée 3:24pm – altitude 5122m

The fine weather persists! I can take advantage of the sight on peaks 6 and 7 (6758m) on one side and Makalu (8485m, the World’s fifth summit) of the other one.

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Le Makalu, 5ème sommet du monde – 8485m

Everything is covered with hoarfrost. I need a lot of time to unsettle the camp, dry the sleeping bag and the tent. The sleeping bag dries on a stony low wall. The tent will remain wet at folding.

I thus leave late but I quickly arrive at the base camp, at 10:40 am. The Pasang’s lodge is padlocked. I learn that she got married this year and left living on the Tibet’s border. I take advantage to have lunch with a slosh of rice and potatoes with tea in the last lodge open (700Rs!)

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I go then on Sandy Camp’s path. Everything goes correctly until 5000m. I follow a series of cairns I had not seen last year. As they take me towards a kind of plateau, I don’t worry, thinking that I maybe found a solution to climb the hundred meters separating the glacier from the moraine where is situated Sandy Camp. Unfortunately,the path ends suddenly in a slide of dangerous masses of fallen rocks, totally unstable. It is impossible to progress there, even slowly. A breaking granite block hurts me the shin. The GPS indicates that I am still 1.4 km from Sandy Camp. I don’t recognize anything of the configuration of the last year. The more I move forward, the less I manage to guess where is Sandy Camp

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emplacement du Sandy Camp, avalé par le glacier

At 2:30 pm, I have to face the facts: Sandy Camp disappeared. The moraine, with all the hillside of the mountain slid in the glacier. Itself is unrecognizable. It consists of immense craters, mounts of stone and of gaping cracks.
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I continue to progress in sloping masses of fallen rocks and finally perceive on the glacier a small more or less horizontal headland. I move towards there slowly. This flat plateau of fine sand is crossed by small cracks. The ground is unstable everywhere but it’s there indeed I have to settle down for the night. I have no option.

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Camp sur le Barun

I have to go back to look for the water for dinner and breakfast in a crack. When I go back up, I hunt a crow which began to tear my bag of reserves. It’s about time! It didn’t have time to begin them. My new camp is 80m lower than the missing Sandy Camp. At nightfall, I can perceive the summit of the Everest behind Lhotse.

Tuesday 20 October – From Barun’s Camp to Kamepe Ri Base Camp

Wake up 5:49am T inside -6°C – departure 7:45am – Arrival 12:40am – Altitude 5472m

The progress seems at first sight less difficult than yesterday. That’s not the case. heap of mass of fallen rocks remain little convenient to the walking. I fall by twisting me the right ankle. A small pain will appear then from the slightest twisting. I am reassured to have taken anckle brace and compression wraps.
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Vers le glacier latéral de Sherpani

I had planned to approach the side glacier of Sherpani through the bottom, meaning from the Barun glacier rather than by the headland formed by the moraine. The destruction of Sandy Camp’s moraine doesn’t leave me the choice: it became the only possible way. I go on in a narrow neck by which flows the water coming from the glacier. Here, nothing holds, whether the stones on the ground or the mud and stones walls dug by the torrent.

I also have difficulties to find the camp of the last year. Everything seems to have been upset, here also. With less violence. I find footprints which confirm that trekkers passed here recently. We had informed me repeatedly that two groups had tried to join Sherpani pass.

I take advantage of the sun to do a small laundry and toileting a little. The water of the small torrent tends to go astray during after noon with its flowrate growing because of the increase of temperature. It comes to invade my camp! I build a small dike with stones and mud so that it stays in its bed. My ankle does not hurt me any more.

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Coucher de soleil sur le Makalu, vu du Camp de Base du Kamepe Ri

The closure of the double roof, which worked already badly, dysfonctions totally. It is maybe because of the fine sand? I curse because it is the worst place where it could occur! I repair by drilling the fabric and by sewing all the opening with my rope which has a too important diameter. The repair will allow me to preserve a little of my heat.

Wednesday 21th October – Kamepe Ri’s Ascent – 6132m

Wake up 5:40am – T inside -9°C – departure 7am – arrival at summit 12am (N 27.864611°, E  87.017533°) back to CB 3:24pm

Ascension Kamepe ri

It is the D-day. All efforts which precede were made to overcome this summit. If the monsters which surround us, Baruntse and Makalu are inaccessible, the ascent, begun last year up to 5850m, seems feasible without particular equipments. The base camp is perfectly placed and the weather, as since several days now, is totally cleared.


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The progress begins with the ascent of a slope composed with more or less coherent granite blocks. This is easier than the way to reach the base camp. The absence of backpack also facilitates the task. The sight gets larger gradually towards Makalu and the Barun glacier, towards the passes of Sherpani, the spotless glaciers and the summits behind, towards Khumbu. The relatively soft slope leads me until 6050m approximately. I believed that it was practically about the highest point, according to the indications of my GPS. However, I am still far from the summit, made up of a double peak forgotten by Google Earth. I begin to perceive the first peak which I by-pass. It hides a second one that I have to join by a delicate crest because it is necessary to by-pass obstacles which give into a void 
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Le Baruntse et ses glaciers

At the summit, I can discover the Baruntse as well as its glaciers and the massifs further to North West: Cho Polu and Lhotse mainly. Everest guesses, hidden for its biggest part by Lhotse.


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I lunch at the summit and decide to descend by a channel composed of dust and gravels in the South side, which seems to me safer than the path for ascent. This descent goes on with bigger and bigger blocks to give onto the Sherpani glacier.

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I install my microspikes for the pleasure to walk on the ice. By progressing, I find footprints in the single file. These tracks go to Sherpani Pass and confirm that a group at least went recently to this pass.

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Glacier de Sherpani

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By coming down, I discover, at the foot of the glacier, the camp called « Swiss Camp ». The place would be magnificent if there were not the heaps of filth left by the organized groups, which respect nothing. Old metallic tables, numerous pairs of disemboweled shoes are friends with stoves, bags and bottles of plastics. Autonomous trekkers, even without consciousness, could not leave such memories because they would not be simply capable of carrying them to there! See Appendix « the trekker and her carriers »

I return bad-tempered to the camp.

Kamepe Ri, in Scherpa means the mountain without snow. Snow is ka in Sherpa by growing longer the A, as in Turk kar (R not pronouncing, cause a natural extension of A). The etymology is probably common. These small details of the History of the Humanity fascinate me.

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It’s now my stove which abandons me during the preparation of the dinner. I may clean the jet and the oil pipe, I do not manage to relight it. It is maybe the pump. The breakdown is rough in any case and I have the dirty hands of soot. This last event incites me to give up staying one day furthermore to try to join Sherpani Pass. I shall content myself with the beautiful victory of today. It is what we have to call the Wisdom!

Thirsday 22th October : From Kamepe Ri Base Camp to Makalu Base Camp

Wake up 6:06am – T inside 0°C outside -7°C – departure 9:05am arrival 6:15pm – Altitude 4844m

More than the material troubles, the return towards MBC annoys me. I know that, what about is the path chosen, it will be dangerous and exhausting. As I went with difficulty by the border of the glacier, I choose to return by a more central route. I begin the return by following a series of cairns on the Sherpani glacier. These disappear in the neck joining the Barun glacier.

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In this battlefield for giants, it is sometimes necessary to lose more than half an hour to avoid a crack appearing at the last moment: there is no global visibility. I slip down on an ice banister of ice to win some time. I also try to avoid the biggest hillocks and the funnels of mass of fallen rocks. Time goes by and I move forward very slowly, approximately 300 m/h reported to a straight line. When I reach finally the limit of the glacier, I continue by following the bank of the rising torrent, hoping to join the base camp without bother. I notice that it is not the good solution because it would be necessary to follow the long bends formed by its meanders. On the other hand, the tempestuous water often prevents the progress on the bank. I thus decide to join the beginning of the path, in overhang, with the GPS.

I have not joined the path yet when the night begins to fall. Fortunately, a half-moon, already raised, is enough to light meagerly the obstacles in my acrobatic progress. I have to walk even more than one hour before finding the base camp.

It is a particular feeling that that to hear voices again far off and to smell the smoke of the wood fire. I rush into the only one lodge open, exhausted by 9 hours of unpredictable walking, strewed with falls. My back will keep a painful memory during several weeks (month?).

I spend the rest of the evening with a couple of French, tenants of a house to Patan. They want to join Khumbu via Sherpani with their guide. Good luck!

Friday 23th October – from MBC to Yangle kharka

Wake up 7am – T inside -5°C – departure 7:45am – arrival 3pm

The weather is wonderful in the base camp. Makalu, majestic, always thrones so near.
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Pic 7. On distingue probablement Isuwa la sur sa droite.

The path doesn’t present no more difficulty, especially with the bag relieved by 4 kg of food. The weather covers itself gradually in the morning and the snow begins to fall well before the lunchtime. I cannot put any more my gloves because my fingers are hurt and painful by the numerous catching up on the granite blocks of yesterday.

I cross a procession of numerous Japaneses rising towards the base camp. Some are equipped with umbrellas. In the fog and the snow, this show is phantasmagorical.

I force to stop and lunch in an abandonned shelter. There is not a soul around here. The nature covered itself with a white coat. By leaving, I have difficulty in finding the way from time to time. I arrive finally to Yangle kharka which looks like a Christmas card. The lodge is padlocked and I am afraid of having to spend new night under the tent. The owner waves me from the other side of Barun: he gathers his 13 yaks with his companions then he will join me. I can settle down on the first floor, remained open.

Finally, it is me who join him because he waves me again. In a small wooden shed, an improvised party has begun: eleven of the yaks are parked. Two ran away in the jungle but they will be found. Each day has enough trouble of its own…nobody is worry. The herd is now ready to join Tashigaon for winter.

My glass of tchang doesn’t dry up because my host fills it before the level lowers little. I also resume strengths with a delicious mixture of meats and rice. Then the time for dances comes to accompany the traditional Nepalese music. I’ll fall several times when it will be necessary to return in the lodge and I do not remember any more how I crossed the small bridge of wood covered with frozen snow stepping over Barun…

Saturday 24th October – from Yangle to Dobato

wake up 6:15am – T inside -4°C – departure 8:10am – arrival 4:45pm

It’s again under the beautiful sun that I continue the descent on the valley of Barun. The small icy East wind begins again to blow. My back hurts me quickly and I am obliged to stop more often to ease the pain. I don’t meet anybody on the road except two trekkers going up towards the base camp.

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In the big and endless ascent to reach Dobato, the weather quickly covers and, finally, the lodge appears in an icy fog. A lively hubbub escapes from it. It is filled with and overflows carriers, guides and some rare trekkeurs. Some aldready settled tents. A couple of German settled down in the dormitory. I try to invest a bed which seems free. The man goes out of his sleeping bag as a compressed spring which relaxes brutally. He has serial killer eyes. I ask him if it is some problem. He doesn’t even deign to address me! His guide, very embrassed, arrives at his rescue.  » You cannot stay in this place, it is necessary to install somewhere else  »  » are all the beds occupied?  » No answer.  » Please, settle down with the carriers « . It is not because it doesn’t please me but I refuse as a matter of principle. I empty my bag on the bed to show that I’ll not capitulate at such an arrogance on behalf of these tourists and such a submission on behalf of the Nepalese. Finally, the Nepaleses are not dissatisfied with my decision and we’ll spend a very good evening together. I’ll learn the next day that this harmful persons will not even pay their beds and will let their guide paying their bill from his own salary…

Sunday 25th October – From Dobato to Kongma

Wake up 6h30 – T inside -1°C – departure 8am – arrival 2:25pm

The weather is mixed this morning, with some bits of blue sky which will quickly disappear. When I arrive at the first of the four passes, the fog wrap me. The local gods protect me from the rain and from the snow. I have never gone through these passes under a clement weather! A nice team of Italian settled down in Kongma with their own cooking. It will limit our exchanges.

The owner of the lodge phones to Num (Japanese Sherpa Lodge) to book for me a place in a private jeep for return to Khandbari. Indeed, the shortage of gas would make the return impredictable in public jeeps (?).

Monday 26th October – from Kongma to Seduwa

Wake up 6:06am – Departure 7:25am – Arrival in Tashigaon 11:15 – Arrival in Seduwa 4:45am

It is a long day of descent with a climate becoming again soft. My place in jeep is confirmed in the evening for the next day at about 1 pm.

Tuesday 27th Octobre  – from Seduwa to Num

Wake up 5:40 – departure 6:45 – arrival 11:45

End of the trek.

Appendix : The Trekker and his Porters

It belonged in Dobato and it had rained all day long. This kind of days, time goes by very slowly and it’s necessary to learn patience. There is nothing to make that to read, as slowly as possible, the only embarked book or to empty the spirit by trying to warm ourselves closely to the woodfire.

What will the weather be tomorrow?  » More the rain falls, less there remains in the sky  » said the optimist.  » A big depression invaded the country. It is hung on the Himalaya chain » said the pessimist. If it continues, passes will soon be closed!…

A femal trekker arriving of Yangle Kharka extracts me from my torpor . The afternoon is half moved forward, as stuck between a gloomy morning and one evening which doesn’t arrive. I examine her in detail: she is dipped, drawn features and seems angry. The ascent towards Dobato is a torture under normal circumstances and the rain had to transform every stone into formidable trap for ankles. I show that I feel sorry by a smile. My mimic is an invitation to the conversation.

Having drained more or less, she gets closer to me of a warior step.

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Du 8 au 27 octobre 2015

Sherpani pass vue de Kamepe ri

Avant-Propos:

Pour cette troisième exploration des vallées du Makalu, nous avions vu gros: Surplomber Shersong pour découvrir simultanément l’Everest et le Kanchenjunga, aller jusqu’au pied du Cho Polu, enfin vaincre un sommet de plus de 6000m pour admirer (de très près) le Barun Tse!

J’avais recruté un partenaire sur trekkingpartners.com  pour sécuriser la progression, toujours risquée en haute montagne. Mal m’en a pris puisque l’individu m’abandonna à Kongma, prétextant un sac trop lourd, des pieds endoloris et le mauvais temps! Il me faudra, à l’avenir, prêter plus d’attention à la sélection des candidats à l’aventure!

Il a donc fallu rabattre un peu mes ambitions mais le plus important a été effectué (mon premier 6000 en solitaire!). De  plus, l’extraordinaire vallée du Barun, pour la première fois, s’est découverte sous un superbe soleil d’automne.

Par chance, j’arriverai à me déplacer malgré la crise du pétrole qui secoue le Népal. Peu de jours après mon retour, les vols intérieurs seront annulés pour cause de pénurie… Après le tremblement de terre du 25 avril dernier, il faut que les népalais soient particulièrement sereins pour supporter avec autant de calme tous ces malheurs et toutes ces privations sans broncher!

001Kathmandu

Les trekkeurs seront plus nombreux qu’en Mai 2014 sur les chemins du camp de base.  Après, ce sera la grande solitude, rompue par quelques corbeaux tentant de me voler ma maigre pitance. J’aurai tendance à sympathiser davantage avec les guides et les Sherpas qu’avec certains touristes fort exigeants et parfois même irascibles. Je suis de plus en plus opposé aux voyages organisés expédiant des gens sans effort en altitude et laissant dans la montagne des tas d’ordures comme souvenirs éternels de leurs passages (voir en annexe : La trekkeuse et ses porteurs).

Préparation:

Le même matériel est utilisé qu’en mai 2014. J’embarque cette fois-ci 4.5 kg de nourriture pour 6 jours prévus d’autonomie sur le glacier du Barun. Je suis chargé de 20 kg avec l’eau et l’essence (c’est trop, mon dos s’en ressentira).

Les routes sont inscrites à partir de Google Earth sur le GPS comme d’habitude. Le glacier du Barun a été mis sens dessus dessous, probablement par le tremblement de terre du 25 Avril, et, dans cet enfer d’éboulis et de crevasses béantes, mes prévisions de routes ne serviront pas à grand chose…

Situation:

situationSituation parcours Glacier Barun effectué

Accès et Budget:

Je voyage de nouveau avec Air India (620€, bon service). Il est facile de trouver moins cher mais les escales sont souvent fort longues… Au retour, nous arriverons avec plus d’une heure de retard à Delhi mais l’avion pour Paris nous attendra sagement. Yeti Airlines, comme les autres compagnies, a augmenté ses tarifs en 2015 (247€ AR). J’ai utilisé des jeeps privées pour le trajet Khandbari – Num (600Rs à l’aller, mais 3000Rs au retour) par crainte de pénurie de pétrole mais aussi pour le confort!

Sur place, au Népal, la dépense, tout compris et sans trop compter, a été de 500€ (avec 4 jours d’autonomie « gratuits »). Avec les vols domestiques et internationaux, la dépense totale s’élève à 1370€, incluant visa et accès au parc. Pour une telle aventure et lorsque l’on regarde les catalogues, cela reste vraiment très bon marché!

Il faut compter en moyenne 15 à 20€/jour pendant le trek lui-même, quand on ne consomme pas de bière (350 à 500Rs la bouteille, lui préférer le raksi local 😉

Agenda:

Agenda

Altitude à l’étape:

Altitude à l'étape

 

Altitude = f(Distance):

Altitude f distance

Dénivelé Total Quotidien:

Dénivelé Jour

Le Trek au Jour le Jour:

Jeudi 8 Octobre: de Num à Seduwa –

départ 11h35 – arrivée à 17h55 – altitude 1564m

Le voyage en jeep a été très confortable. Sur la route, les montagnes convoitées se découvrent déjà au loin. C’est un appel à l’aventure!002 seduwa

Ce n’est pas vraiment la grande forme pour ce premier jour qui n’est pas le plus facile. De Num, Seduwa paraît toujours fort proche, à la même altitude et juste séparée par la vallée de l’Arun. Juste: il ne faut pas oublier la descente de 750 m puis la montée de 820 m. Nous ne nous pressons pas et nous arriverons à la tombée de la nuit à Seduwa.

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Du 9 au 11 Octobre: Interruption dans la région de Seduwa, Robesha, Tashigaon

Voilà trois jours d’interruption pour mener à bien les audits nécessaires à l’avancement des projets en commun avec Friends of Nature. Grâce à Dawa, je découvre une cascade bien agréable pour prendre un bain à une petite demi-heure du village.

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Lundi 12 Octobre: de Seduwa à Tashigaon

Lever 6h45, départ 8h40, arrivée 13h15, altitude 2200m

La marche est facile aujourd’hui. Il faut prendre garde de ne pas accrocher de sangsues, en marchant autant qu’il est possible sur les pierres du chemin. La seconde moisson de riz de l’année a commencé et l’activité bat son plein dans les champs.

J’en profite pour visiter l’école de Tashigaon, récemment équipée. L’accueil est chaleureux. Le temps s’est couvert dans la matinée mais nous évitons la pluie. Je m’installe dans le seul lodge ouvert.

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Mardi 13 Octobre: de Tashigaon à Kongma

Lever 6h, T intérieure 14°C, départ vers 8h, arrivée 15h30,  altitude 3614m

Le temps est beau en début de matinée et se couvrira fortement dans la montée pour terminer par un orage très violent en soirée avec grêlons et neige. Le climat tropical a brutalement laissé place à l’hiver.

Ce jour est probablement le plus difficile de tout le parcours avec l’ascension de 1450m qu’il impose. Le « partenaire » montre des signes de fatigue et de mauvaise humeur anormaux et alarmants. Le seul avantage de la situation est qu’elle est réversible. C’est comme cela que je me réconforte en me demandant comment j’arriverai à le traîner jusqu’au glacier du Barun…

Nous déjeunons à mi parcours dans un petit restaurant (N 27.642,  E 87.2152, 2939m) appartenant au fils aîné de la propriétaire du lodge de Kongma et ouvert pour la circonstance. C’est une affaire de famille sur toute la route jusqu’au camp de base…

Je repère l’embranchement probable du chemin pour la vallée d’Isuwa (Ishuwa)  sur la crête (N 27.647117° E  87.209821°). Ce peut être un futur trek. Il n’est pas dit que le chemin se poursuive très loin. La descente puis la progression en pleine jungle, si le chemin disparaît, me paraît compromettante.

Il pleuviote quand nous arrivons à Kongma où deux nouveaux lodges se sont construits depuis 2014. Je reste fidèle en m’installant dans le plus ancien.

Dans la soirée, alors que la neige commence à blanchir les alentours, un guide m’affirme que le mauvais temps durera une semaine encore car la pluie doit nettoyer la terre du sang des animaux sacrifiés pendant la fête hindoue du Dashain. C’est pratique. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le « partenaire » m’apprend qu’il m’abandonne à mon triste sort…

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Mercredi 14 Octobre Acclimatation à Kongma

La pluie a remplacé la neige dés le matin. J’avais envisagé de franchir les quatre cols pour arriver à Dobato dés aujourd’hui, en négligeant l’acclimatation, précaution pourtant nécessaire. Le mauvais temps me persuade qu’il vaut mieux rester à Kongma. Je passe une bonne partie de la journée au lit, sous 3 couches de blanquettes pour ne pas me refroidir.

Je rencontre deux jeunes trekkeurs allemands qui me reconnaissent. Ils ont organisé leur trek avec les renseignements de mon livre de bord de mai 2014 et reviennent du camp de base. Voilà une agréable surprise liée à la célébrité naissante de mon site! Ils espéraient aller jusqu’à Sherpani mais ils ont abandonné, sans accompagnement… Dommage que nous ne nous soyons pas croisés plus tôt.

Jeudi 15 Octobre: les quatre cols jusque Dobato

levé 6h15 – T intérieure 7°C – départ 7h20 – arrivée 13h30 – altitude 3900m

Comme j’ai l’habitude à Kongma et au-dessus, c’est une course perdue à l’avance avec les nuages. Le soleil commence à peine à donner que des brumes s’arrachent déjà des coteaux gorgés d’humidité. Celles-ci montent pour s’accumuler vers 4000m. Je pars avec le soleil et arrive à Kongma la à 8h. J’aperçois encore la chaîne de montagnes à l’Est, dominée par une couche de nuages de haute altitude. Parmi elles doit se cacher le Kanchenjunga (8586m et troisième sommet du monde). Il paraît qu’on le voit d’ici par temps dégagé. Les sommets coiffant la vallée d’Isuwa, sont quant à eux, totalement cachés.

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La vallée de Tashigaon à Num est toujours sous le clair soleil du matin. Elle me semble déjà bien loin.

Une pluie fine me rejoint vers le 3ème col (Shipton la, 4230m) qui se transforme bientôt en neige jusqu’à mon arrivée à Dobato. La marche est mille fois plus facile que l’année dernière car le chemin est libre de toute neige ou glace. Je fais cependant attention à chaque pas de ne pas glisser sur les pierres humides. J’attrape un léger mais persistant mal de tête, malgré l’acclimatation d’hier. Un cachet d’ibuprofène ne le supprime pas complètement. Je me force à manger sur la route en m’abritant sous le toit d’un bâtiment nouvellement construit.DSCF3163

La neige redouble à proximité de Dobato et je suis heureux de retrouver Pemba Sherpa qui m’accueille avec sa bonne humeur habituelle. Nous déjeunons ensemble d’un délicieux dalbath aux abats, arrosé de thé.DSCF3166DSCF3169

Vendredi 16 Octobre – Acclimatation forcée à Dobato

Vers 5h30 du matin, le crépitement sur le toit de tôles de la neige glacée me réveille. C’est plus qu’un mauvais présage. Je ne me précipite pas pour un départ aux aurores… Il neigera toute la journée et je commence à désespérer de la météo. Apparemment, le sang des sacrifices de Dashain ne se lave pas facilement. J’essaie de gérer ma journée pour que le temps ne s’écoule pas trop lentement. L’arrivée de trekkeurs, dans l’après-midi, me donne l’occasion de discussions animées. Six français arrivent de Yangle avec une armée de porteurs. Une trekkeuse m’apostrophe brutalement car elle trouve honteux d’utiliser les services d’enfants de 12 ans et portant des charges élevées (30 kg). J’ai beau essayer d’argumenter en lui disant qu’elle devrait faire pression sur son agence de voyage, que je n’y suis pour rien, que je suis moi-même simultanément guide, porteur, et trekkeur, rien n’y fait mais le temps passe et c’est le principal. Voir annexe « la Trekkeuse et ses Porteurs ».

Samedi 17 Octobre – de Dobato à Yangle kharka

levé 6h – T intérieure -1°C – départ 7h – arrivée 13h40 – Altitude 3620m

Comme pour me rassurer des doutes d’hier et me surprendre, il fait plein soleil ce matin! De quoi punir ceux qui ont renoncé trop rapidement à cause du mauvais temps et récompenser ma ténacité! J’ai laissé un peu de vivres à Pemba car je ne pourrai d’ores et déjà pas rester 6 jours sur le glacier du Barun. Il est inutile de me surcharger inutilement.


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La brume monte de l’Est, poussée par un vent glacial. Les éboulis bordant le Barun ont été un peu consolidés depuis mai 2014 et la progression se fait un peu plus aisément. A Yangle que je retrouve sous la brume, le jeune propriétaire me reconnait et je retrouve un couple d’espagnol rencontré à Seduwa. Ils reviennent du camp de base où ils ont eu beau temps. Cela me redonne confiance et courage. Encore une bonne soirée au coin du feu.DSCF3196

Dimanche 18 Octobre – de Yangle à Shersong

levé 5h45 – T intérieure +1°C – départ 7h – arrivée 15h06 – Altitude 4698m

C’est la troisième journée difficile du trek avec un dénivelé de plus de 1000m. J’estime que l’acclimatation double à Kongma et Dobato doit suffire.  Cette année, le lodge de Langmale est ouvert et permet un arrêt de sécurité pour les trekkeurs sans tente.

J’ai la surprise de découvrir la magnifique vallée du Barun sous le soleil. Les paysages sont grandioses, en même temps encore très verts mais bordés de falaises ocres et sombres, gigantesques. Plus loin se profilent les hautes montagnes enneigées que je dois rejoindre en deux petits jours maintenant.

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Un léger mal de tête m’accompagne sur toute la montée. Le vent d’Est reste glacial et le soleil peine à me réchauffer dés que je m’arrête pour souffler un peu.

Je n’ai croisé qu’une jeune maman et son bébé de toute la journée. Elle me demande où se trouve mon guide et mes porteurs. Quand je lui réponds que je suis seul, elle reste très dubitative. Cette situation lui semble totalement improbable. Elle me quitte avec ses doutes.DSCF3233

Je retrouve mon camp à Shersong et je plante ma tente dans le même enclos. L’ibuprofène supprime la migraine. La soupe au poulet mélangée aux grains de semoule est un régal.

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Camp de Shersong, bordé par les Pics 6 et 7

Il n’y a déjà plus personne ici. C’est l’orée du monde minéral.

Lundi 19 Octobre – de Shersong au Camp du Barun

levé 6h07 – T intérieure -4°C – départ 8h25 – arrivée 15h24 – altitude 5122m

Le grand beau temps persiste! Je peux profiter de la vue sur les pics 6 et 7  (6758m) d’un côté et le Makalu (8485m, cinquième sommet du monde) de l’autre.

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Le Makalu, 5ème sommet du monde – 8485m

Tout est couvert de givre. Il me faut beaucoup de temps pour démonter le campement, sécher le duvet et la tente. Le duvet sèche sur un muret de pierre. La tente restera mouillée au pliage.

Je pars donc fort tard mais j’arrive rapidement au camp de base, à 10h40. Le lodge de Pasang est cadenassé. J’apprends qu’elle s’est mariée cette année et est partie vivre à la frontière du Tibet. Je profite de la halte pour déjeuner d’une plâtrée de riz et de patates arrosée de thé dans le dernier lodge ouvert (700Rs!)DSCF3248

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emplacement du Sandy Camp, avalé par le glacier

Je m’engage ensuite sur le chemin de Sandy Camp. Tout va bien jusque 5000m. Je suis ensuite des cairns que je n’avais pas vus l’année dernière. Comme ils m’emmènent vers une sorte de plateau, je ne m’inquiète pas en pensant que j’ai peut-être trouvé une solution pour gravir la centaine de mètres séparant le glacier de la moraine où se situe Sandy Camp. Malheureusement, je dois constater que le chemin se termine sur des éboulis dangereux car totalement instables. Il est impossible d’y progresser, même lentement. Un bloc de granit qui lâche me blesse le tibia. Le GPS m’indique que je suis encore à 1.4 km de Sandy Camp. Je ne reconnais rien de la configuration de l’année dernière. Plus j’avance, moins j’arrive à deviner où se trouve Sandy Camp. A 14h30, il faut que j’accepte l’évidence: Sandy Camp a disparu. La moraine, avec tout le versant de la montagne a glissé dans le glacier. Lui même est méconnaissable. Il se compose d’immenses cratères, de monts de caillasses et de crevasses béantes.DSCF3263

Je continue de progresser dans les éboulis en pente et finis par apercevoir sur le glacier un petit promontoire à peu près horizontal. Je m’y achemine lentement. Cette plate forme de sable fin est craquelée de petites crevasses. Le sol est instable partout mais c’est bien là qu’il faut que je m’installe pour la nuit. Je n’ai pas d’autre option.

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Camp sur le Barun

 

 

Je dois retourner sur mes pas pour chercher  l’eau du dîner et du petit-déjeuner dans une crevasse. Quand je remonte, je chasse un corbeau qui a commencé à déchirer mon sac de provisions. Il était temps!  Il n’a pas eu le temps de les entamer. Mon nouveau campement est plus bas de 80m par rapport à Sandy Camp disparu. A la nuit tombante, je peux quand même apercevoir le sommet de l’Everest derrière le Lhotse.

Mardi 20 Octobre – Du camp du Barun au Camp de Base du Kamepe Ri

Levé 5h49 * T intérieure -6°C – départ 7h45 – Arrivée 12h40 – Altitude 5472m

La progression semble à première vue moins difficile que la veille. Il n’en est rien. Les amas d’éboulis restent très peu propices à la marche. Je tombe en me tordant la cheville droite. Une petite douleur apparaîtra ensuite dès la moindre torsion. Je suis rassuré d’avoir emporté une chevillère et des bandes de compression.DSCF3259

 

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Vers le glacier latéral de Sherpani

J’avais prévu d’aborder le glacier latéral de Sherpani par le bas, c’est à dire par le glacier du Barun plutôt que par le promontoire formé par la moraine. La destruction de la moraine de Sandy Camp  ne me laisse pas le choix: c’est devenu la seule voie possible. Je m’engage dans un goulot assez étroit par lequel s’écoule l’eau de fonte du glacier. Ici, rien ne tient, que ce soit les pierres au sol ou les parois de terre et de pierres creusées par le torrent.

J’ai aussi des difficultés pour reconnaître le camp de l’année dernière. Tout semble avoir été chamboulé, ici aussi. Avec moins de violence. Je trouve des empruntes de pas qui me confirment que des trekkeurs sont passés par ici récemment. On m’avait averti à plusieurs reprises que deux groupes avaient tenté de rejoindre Sherpani pass.

Je profite du soleil pour faire une petite lessive et me laver un peu. L’eau du petit torrent a tendance à dévier pendant l’après midi avec son débit croissant du fait de la hausse de température. Il vient envahir mon campement! Je construis une petite digue avec des pierres et de la terre pour qu’il reste dans son lit d’origine.  Ma cheville ne me fait plus mal.

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Coucher de soleil sur le Makalu, vu du Camp de Base du Kamepe Ri

La fermeture du double toit, qui fonctionnait déjà mal, dysfonctionne totalement. C’est peut-être du au sable fin? Je peste car c’est le pire endroit où cela pouvait se produire! Je répare en perçant le tissu et en cousant tout au long, une fermeture plus ou moins étanche avec ma corde au diamètre trop important. La réparation me permettra de conserver un peu de ma chaleur.

Mercredi 21 Octobre – Ascension du Kamepe Ri – 6132m

Levé 5h40 – T intérieure -9°C – départ 7h – arrivée au sommet 12h (N 27.864611°, E  87.017533°) retour CB 15h24

Ascension Kamepe ri

C’est le jour J. Tout les efforts qui précèdent ont été effectués pour vaincre ce sommet. Si les monstres qui nous entourent, Baruntse et Makalu sont inaccessibles, l’ascension, entamée l’année dernière jusque 5850m, semble, elle, faisable sans matériel particulier. Le camp de base est parfaitement placé et le temps, comme depuis plusieurs jours maintenant, est totalement dégagé.


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La progression commence par l’ascension d’une pente composée de blocs de granit plus ou moins cohérents. Elle est plus facile que le chemin pour accéder au camp de base. L’absence de sac à dos facilite aussi la tâche. La vue se dégage progressivement tout autour vers le Makalu et le glacier du Barun, vers les cols de Sherpani, les glaciers immaculés et les sommets qui se découvrent par derrière vers le Khumbu. La pente relativement douce me conduit jusqu’à 6050m environ. Je croyais qu’il s’agissait pratiquement de l’altitude sommitale, selon les indications de mon GPS. Cependant, je suis encore loin du sommet, composé d’un double pic oublié par Google Earth! Je commence à apercevoir la première pointe que je dépasse en la contournant. Elle en cache une seconde que je dois rejoindre par une crête délicate car il faut contourner des obstacles qui donnent dans le vide. 
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Le Baruntse et ses glaciers

Au sommet, je peux découvrir le Baruntse ainsi que ses glaciers et les massifs plus au Nord Ouest: le Cho Polu et le Lhotse principalement. L’Everest se devine, caché pour sa plus grande part par le Lhotse.
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Je déjeune au sommet et décide d’entamer la descente par un canal d’éboulis au Sud, qui me semble plus sûr que le chemin de la montée. Cette descente, composée de poussières et de graviers se poursuit par des blocs de plus en plus gros pour donner sur le glacier de Sherpani.

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J’installe mes crampons pour le plaisir de marcher sur la glace. En progressant, je trouve des traces de pas à la file indienne. Ces traces se dirigent vers Sherpani Pass et confirment qu’un groupe au moins s’est dirigé récemment vers ce col.

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Glacier de Sherpani

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En descendant, je découvre, au pied du glacier, un camp appelé « Swiss Camp ». L’endroit serait superbe s’il n’était les tas d’immondices laissés par les groupes organisés, qui ne respectent rien. Des vieilles tables métalliques, de nombreuses paires de chaussures éventrées copinent avec des réchauds, des sacs et des bouteilles de plastiques. Des trekkeurs autonomes, même sans conscience, ne pourraient pas laisser de tels souvenirs puisqu’ils ne seraient simplement pas capables de les porter jusque là! Voir Annexe « la trekkeuse et ses porteurs »

Je rentre de mauvaise humeur au camp.

Kamepe ri, en Scherpa signifie la montagne sans neige. Neige se dit ka en Sherpa en allongeant le A, comme en Turc kar (le R ne se prononçant pas, provoque un allongement naturel du A). L’étymologie est probablement commune. Ces petits détails de l’Histoire de l’Humanité me passionnent.

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C’est au tour du réchaud de me lâcher au cours de la préparation du dîner. J’ai beau nettoyer le gicleur et la canalisation d’arriver de pétrole, je n’arrive pas à le rallumer. C’est peut-être la pompe. La panne est brutale en tous cas et j’ai les mains noires de suie. Il n’y a pas même moyen de me laver: tout cour d’eau est gelé depuis longtemps. Ce dernier événement m’incite à renoncer à rester un jour de plus pour tenter de rejoindre Sherpani Pass. Je me contenterai de la belle victoire d’aujourd’hui. C’est ce qu’on doit appeler la Sagesse!

Jeudi 22 Octobre : du Camp de Base du Kamepe Ri au Camp de Base du Makalu

levé 6h06 – T intérieure 0°C extérieure -7°C – départ 9h05 arrivée 18h15 – Altitude 4844m

Plus que les ennuis matériels, le retour vers MBC me contrarie. Je sais que, quelque soit le chemin, il sera dangereux et épuisant. Comme je suis arrivé avec difficulté par la lisière du glacier, je choisis de revenir par un trajet plus central. Je commence le retour en suivant une série de cairns sur le glacier de Sherpani. Ceux-ci disparaissent dans le goulot rejoignant le glacier du Barun.

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Dans ce champ de bataille pour géants, il me faut parfois perdre plus d’une demi-heure pour éviter une crevasse se découvrant au dernier moment: il n’y a aucune visibilité d’ensemble. Je descends sur une rampe de glace pour gagner un peu de temps. Je tente aussi d’éviter les plus gros monticules et entonnoirs d’éboulis. Le temps passe et j’avance très lentement, environ 300 m/h rapportés à une ligne droite. Lorsque je parviens enfin à la limite aval du glacier, je continue en longeant la berge du torrent naissant en espérant ainsi rejoindre le camp de base sans tracas. Je m’aperçois que ce n’est pas la bonne solution car il faudrait suivre les longs détours formés par ses méandres. D’autre part, l’eau tumultueuse empêche souvent la progression sur la berge. Je décide donc de rejoindre le début du chemin, en surplomb, à l’aide du GPS.

Je n’ai pas encore rejoint le chemin quand la nuit commence à tomber. Heureusement, une demi-lune, déjà levée, suffit à éclairer chichement les obstacles à mon acrobatique progression. Je dois marcher encore plus d’une heure avant de retrouver le camp de base.

C’est un sentiment particulier que celui d’entendre de nouveau des voix au loin et de sentir la fumée du feu de bois. Je m’engouffre dans le seul lodge ouvert, épuisé par 9 heures de marches aléatoires et parsemées de chutes. Mon dos en gardera un souvenir douloureux pendant plusieurs semaines.

Je passe le reste de la soirée avec un couple de français, locataires d’une maison à Patan. Ils veulent rejoindre le Khumbu en passant par Sherpani avec leur guide. Bon courage!

Vendredi 23 Octobre – de MBC à Yangle kharka

Levé 7h – T intérieure -5°C – départ 7h45 – arrivée 15h

Il fait un temps superbe au camp de base. Le Makalu, majestueux, trône toujours si près de nous.DSCF3356

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Pic 7. On distingue probablement Isuwa la sur sa droite.

Le chemin ne présente plus aucune difficulté, surtout avec le sac allégé de 4 kg de nourriture. Le temps se couvre progressivement dans la matinée et la neige commence à tomber bien avant l’heure du déjeuner. Je ne peux plus mettre mes gants car mes doigts sont blessés et endoloris par les nombreux rattrapages sur les blocs de granit d’hier.

Je croise un cortège nombreux de japonnais montant vers le camp de base. Certains sont équipés de parapluies. Dans le brouillard et la neige, ce spectacle est fantasmagorique.

Je me force à m’arrêter et m’installe dans une baraque abandonnée pour me mettre à l’abris du vent et de la neige. Il n’y a pas âme qui vive ici. La nature s’est couverte d’un manteau blanc. En repartant, je peine à trouver le chemin de temps en temps. J’arrive enfin à Yangle kharka qui ressemble à une carte de Noël. Le lodge est cadenassé et je crains de devoir passer une nouvelle nuit sous la tente. Le propriétaire me fait signe de l’autre côté du Barun: il regroupe ses 13 yacks avec ses compagnons puis il me rejoindra. Je peux m’installer à l’étage, resté ouvert.

C’est moi qui le rejoins pour finir car il me refait signe. Dans une petite baraque en bois, une fête improvisée a commencé: Onze des yacks sont parqués. Deux se sont enfuis dans la jungle mais ils seront retrouvés. A chaque jour sa peine… Cela n’inquiète personne. Le troupeau est maintenant prêt à rejoindre Tashigaon pour l’hiver.

Mon verre de tchang ne tarit pas car mon hôte le remplit dés que le niveau baisse un peu. Je reprends aussi des forces avec un délicieux mélange de viandes et de riz. Puis vient le temps des danses pour accompagner la musique népalaise traditionnelle. Je m’écroulerai plusieurs fois lorsqu’il faudra rentrer au lodge et je ne me souviens plus comment j’ai franchi le petit pont de bois recouvert de neige glacée enjambant le Barun…

Samedi 24 Octobre – de Yangle à Dobato

Levé 6h15 – T intérieure -4°C – départ 8h10 – arrivée 16h45

C’est de nouveau sous un beau soleil que je continue la descente de la vallée du Barun. Le petit vent d’Est glacé recommence à souffler. Mon dos, quant à lui, me fait mal assez rapidement et je suis obligé de m’arrêter plus souvent pour le soulager. Je ne rencontre personne sur la route sauf deux trekkeurs montant vers le camp de base.

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Dans la grande et interminable montée pour atteindre Dobato, le temps se couvre rapidement et le lodge m’apparaît finalement dans un brouillard glacé. Un brouhaha animé s’en échappe. Il est rempli et déborde de porteurs, de guides et de quelques rares trekkeurs. Certains ont installé des tentes. Un couple d’allemands s’est installé dans le dortoir. Je tente d’investir un lit qui semble libre. L’homme sort de son duvet comme un ressort bandé qui se détend brutalement. Il me jette un regard assassin. Je lui demande s’il a un problème. Il ne daigne même pas m’adresser la parole! Son guide, fort gêné, arrive à sa rescousse. « Vous ne pouvez pas rester à cet endroit, il faut vous installer ailleurs » « tous les lits sont-ils occupés? » Pas de réponse. « S’il vous plait, installez-vous avec les porteurs ». Ce n’est pas que cela ne me plaise pas mais je refuse par principe. Je vide mon sac sur le lit pour bien montrer que je ne capitulerai pas devant une telle arrogance de la part de ces touristes et une telle soumission de la part des Népalais. Pour finir, ces derniers n’en sont pas mécontents et nous passerons une très bonne soirée ensemble. J’apprendrai le lendemain que ce couple déplaisant ne paiera même pas ses lits et laissera leur guide régler leur addition sur son propre salaire…

Dimanche 25 Octobre – De Dobato à Kongma

Levé 6h30 – T intérieure -1°C – départ 8h – arrivée 14h25

Le temps est mitigé ce matin, avec quelques coins de ciel bleu qui disparaîtront rapidement. Dés que j’arrive au premier des quatre cols, le brouillard m’enveloppe. Les dieux locaux me préservent de la pluie et de la neige. Je n’aurai jamais parcouru ces passages sous un temps clément. Une équipe d’italiens sympa s’est installée à Kongma avec sa propre cuisine. Cela limitera nos échanges.

La propriétaire du lodge téléphone à Num (Japanese Sherpa Lodge) pour me réserver une place en jeep privée pour le retour à Khandbari. En effet, la pénurie d’essence rendrait le trajet aléatoire en jeeps publiques.

Lundi 26 Octobre – de Kongma à Seduwa

Levé 6h06 – Départ 7h25 – Arrivée à Tashigaon 11h15 – Arrivée à Seduwa 16h45

C’est une longue journée de marche en descente dans un climat redevenu doux. Ma place de jeep est confirmée le soir pour le lendemain vers 13 heures.

Mardi 27 Octobre  – de Seduwa à Num

Levé 5h40 – départ 6h45 – arrivée 11h45

Fin du trek.

Annexe : La Trekkeuse et ses Porteurs

C’était à Dobato et il avait plu toute la journée. Ce genre de jours, le temps passe très lentement et il faut prendre son mal en patience. Il n’y a rien à faire que de grignoter le moins vite possible le seul bouquin embarqué… ou de se vider l’esprit en essayant de se réchauffer au plus près du foyer.

Quel temps fera-t-il demain? « Plus la pluie tombe, moins il en reste dans le ciel » dit l’optimiste. « Une grosse dépression a envahi le pays. Elle est bien accrochée à la chaîne de l’Himalaya » dit le pessimiste.  Si cela continue, les cols seront bientôt fermés! …

C’est de ce genre de torpeur que m’extrait une trekkeuse arrivant de Yangle Kharka. L’après-midi est à moitié avancée, comme coincée entre une matinée maussade et une soirée qui ne veut pas arriver. Je l’examine en détail: elle est trempée, les traits tirés et semble en colère. La montée vers Dobato est un supplice en temps normal et la pluie a du transformer chaque pierre en piège redoutable pour les chevilles. Je compatis par une petit sourire solidaire. Ma mimique est une invitation à la conversation.

Après s’être à peu près égouttée, elle se rapproche de moi d’un pas guerrier.

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