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Du 6 au 29 novembre 2014

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Lhotse et Everest vus du Kalapatar

(vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus)

1. Impressions générales :

Boz51 (Voyages Forum) nous avait donné l’envie d’effectuer ce trek avec son article et ses photos de fin 2013. Qu’il en soit remercié !

Si les vallées du Solu Khumbu sont très fréquentées, elles n’en sont pas moins dangereuses. Les hélicoptères sont innombrables qui vont chercher les touristes insouciants souffrant du mal des montagnes parce qu’ils ont monté trop vite.

Prendre les chemins de traverse par les 3 cols (Kongma, Cho et Renjo la) permet de profiter au maximum de la beauté des montagnes tout en évitant la promiscuité de ces longues files de randonneurs cliquetant leurs bâtons de marche en cadence, commandés par un « guide » en tête et un autre en queue… Ils ne peuvent, par bonheur, que marcher dans les vallées pour rester entiers.

Trois cols à plus de 5300m, un petit sommet à 5640m et 170km en 23 jours dont 10 à plus de 4500m, ça use. Surtout que nous portons 18kg et 14kg sur le dos. Tente, nourriture, réchaud pour être autonomes. L’autonomie se paie au prix fort ici. Les nombreux lodges, au confort certain, sur les chemins principaux, rendront la décision de plus en plus difficile de planter notre tente sous des températures hivernales (-10 à -20°C la nuit)

Mais quel temps ! Un soleil éblouissant à perte de journées, pendant tout le trek. De quoi presque se lasser des couchers de soleil quotidiens sur nos monstres préférés… Nous avons eu de la chance quand nous pensons au drame du 14 octobre[1]. La montagne reste maîtresse de nos destins.

Et puis, ne négligeons pas un avantage d’être nombreux sur ces plus belles montagnes du monde. Nous avons rencontré des hommes et des femmes animés de la même passion, avec qui nous avons passé des soirées formidables à reconstruire, à la hâte, le Monde.

Le Népal reste étonnamment en dehors du monde malgré des abords parfois très modernes : par exemple téléphoner en France instantanément à 5180m d’altitude, face au Toit du Monde. En même temps, l’aéroport de Lukla est un baraquement insalubre (et celui de Kathmandu ne vaut pas mieux) dans lequel nous attraperons un gros rhume à attendre un avion incertain.

Enfin, cet endroit est artificiellement développé depuis qu’Edmond Hillary, premier homme à vaincre l’Everest en 1953 avec Tengzing Norgay , en a fait un lieu de pèlerinage pour tous ceux qui veulent avoir vu, une fois dans leur vie, le Toit du Monde. Ce n’est pas là que nous découvrirons la vie authentique des népalais. On ne peut pas tout avoir.

[1] Le 14 octobre 2014, en moins de 24 heures, un cyclone, né dans le golfe du Bengale, a déversé plus de 150 cm de neige sur les massifs des Annapurna. Totalement prévisible et totalement imprévu, il a tué d’un coup plus de 40 marcheurs dont la moitié de « guides » insouciants et de porteurs, ensevelis sous les avalanches au niveau de la Thorung la, en particulier.

 2. Situation:

 

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 3. Agenda:0001c

4. Etapes :

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 5. Altitude :

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 6. Dénivelés quotidiens :

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7. Matériels embarqués:

Nous prévoyons 5 jours d’autonomie en nourriture avec un ravitaillement partiel par les lodges, soit 3.8kg composés de saucisson, semoule, pain type Wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat,  fruits secs, barres de céréales, palets bretons, spiruline (10g/j) sur tout le trek.

Chaussures : LOWA – Tibet pro gtx. Les miennes commencent à souffrir sérieusement après le Dhaulagiri et le Makalu

Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70

Tente : Easton Kilo (plus d’espace que la précédente mais moins facile à monter: on fait vriller la tringle longitudinale en carbone sans comprendre pourquoi)

Réchaud : MSR XGK EX avec 500ml d’essence achetée à KTM. On redescendra avec 300ml.

Matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

Nous emportons pour la première fois des crampons Microspike Kahtoola qui s’avéreront très pratiques d’utilisation et utiles lors du passage des Cho et Renjo la.

8. Accès et coûts :

Nous avons pris des billets Air India via Go Voyages (629€ par personne). Un retard programmé la veille du retour nous a fait rater la correspondance pour Paris. Air India a été correct en nous installant dans l’hôtel de la zone internationale à ses frais. Par contre, Go Voyages a été en dessous de tout en nous informant d’une modification d’horaires sans nous indiquer les changements !

Le billet KTM Lukla Aller retour est acheté 330USD par email chez Yéti Air (Tara Air = filiale). C’est un coût élevé pour un service catastrophique. La compagnie n’est que partiellement responsable car ce sont les aéroports de KTM et Lukla qui dysfonctionnent totalement. J’ai préféré  rentrer en hélicoptère (coût 500USD, vol Tara Air retour en cours de remboursement)  car Sylvie, séparée sur un autre vol avait pu rentrer sur KTM alors que je restais à Lukla avec mon avion en panne ! Voir l’Annexe2 « Lukla, la souricière »

Compter une dépense quotidienne pour deux de 3000 à 5000 Rs (25 à 42€) selon l’altitude du lodge, comprenant le petit déjeuner, le déjeuner et le diner avec une chambre correcte et non chauffée (ce n’est pas une option).

Une publicité particulière pour le lodge Namaste à Gokyo dont la cuisine est excellente sans parler du service !

9. Points GPS (Garmin Etrex Vista H) et tracés :

Ils sont listés dans l’Annexe 1. Ils indiquent les points par lesquels nous sommes passés. Nous ne prétendons pas que ce soient les meilleurs ou uniques chemins pour arriver aux étapes, en particulier lors de la traversée des glaciers puisqu’ils bougent! Les altitudes indiquées par le GPS sont proches de celles indiquées par Google Earth

Le GPS est un confort pour ce type de trek. Il n’est pas indispensable. Il permet d’évaluer la distance restant pour parvenir à l’étape et de se rassurer quand le chemin s’efface un peu. Il faut dire que les conditions climatiques étaient très favorables. Certains passages des trois cols ou des deux glaciers dans le brouillard auraient nécessité l’usage du GPS pour un minimum de sécurité.

10. Le trek au jour le jour

1er jour De Lukla à Phakding (2633m) 7.5km en 3.5 heures, dénivelé -224m

Lukla Phakding

Bien que cela paraisse bizarre, nous sommes partis avant l’heure de l’aéroport de KTM. Il faut dire qu’à Lukla, c’est l’enfer. A peine un avion a déversé à la hâte son lot de marcheurs frais qu’il se remplit de trekkeurs épuisés pour filer chercher son envol sur la curieuse piste pentue et si courte ! Les  hurlements des moteurs lancés à peine puissance, avant le décollage, sont entrecoupés du bruit des pâles des hélicoptères qui prennent leurs envols ou atterrissent sur un petit terrain juste à côté.
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Il fait beau à Lukla et ce doit être un événement car l’activité fébrile de l’aéroport cache mal  l’inactivité probable des jours précédents, due au brouillard, au vent ou à l’âge du capitaine.

Nous avons hâte de nous enfuir, le temps de répartir les charges des sacs à dos. Le chemin est large, en descente et il fait bon. Nous marchons en tee shirts et le poids des sacs se fait à peine sentir. Il y a du monde sur la route et nous devons avoir croisé en une heure la quantité équivalente qui passe par le Makalu en une bonne année.

Traversée de villages pimpants garnis de lodges avenants alternant les forêts tropicales. Ca ne durera pas, au moins pour ce qui est de la végétation…

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2ème jour de Phakding à Namche Bazar (3384m) 10.4km en 7h10, dénivelé +751m

Phakdind Namche

T intérieur au réveil à 6h15 +9°C. Départ à 7h30

Il fait un soleil radieux de nouveau et il n’en faut pas plus pour nous mettre de bonne humeur.

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Nous achetons sans trop perdre de temps nos TIMS 2*2000Rs puis nos entrées dans le parc de Sagarmatha 2*3000Rs. Il vaut mieux ne pas resquiller car nous serons contrôlés plusieurs fois par des militaires sur la route avant Namche.

Si le TIMS a une utilité discutable, l’entrée du parc permet au moins de nettoyer les chemins. Il ya 12 ans, ils étaient parsemés de détritus. Aujourd’hui, ils sont réellement propres. Les chemins s’écartant de la voie principale ne font malheureusement pas l’objet de la même attention…

La journée est plus difficile car il faut affronter la terrible montée menant à Namche. J’espère ne pas arriver trop tard car c’est jour de marché. Mais les sacs décident de notre allure d’escargots.

La beauté des montagnes commence à apparaître au travers des pinèdes et nous découvrons au détour d’un virage, la silhouette encore éloignée de l’Everest.

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A Namche, le marché est encore en place quand nous arrivons. Nous y faisons un petit tour après nous être installés dans un des nombreux lodges. Ici le téléphone fonctionne toujours (Ncell) et fonctionnera jusqu’à Gorakshep.

3ème jour Acclimatation à Namche Bazar

La journée est consacrée au repos et à une petite ballade aux environs de Namche. Nous repérons le chemin pour aller à Tengboche. Nous nous promenons dans les pâturages surplombant la ville pour rentrer déjeuner. Le temps se couvre dans l’après midi. La brume monte progressivement des basses vallées pour envahir la ville et disparaître avec la nuit.

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4ème jour de Namche Bazar à Tengboche (3857m), 11.3km en 6h10, dénivelé +473m

Namche Tengboche

T=12°C au lever à 6h.

Le grand ciel bleu est au rendez-vous et nous prenons notre temps pour le petit déjeuner. C’est le moment pour se mettre en forme afin d’affronter les montées vers la haute montagne. Nous avons normalisé nos commandes devant le luxe des menus offerts : un small pot (1 litre !) de café au lait pour deux, un pancake au miel pour moi et du porridge pour Sylvie. Bref, le « ressuscitation kit » qu’on ne peut trouver que dans les zones de forte affluence touristique quand on sait qu’un repas, quel qu’il soit au Népal lorsqu’il n’est pas composé exclusivement de Dahlbat n’est pas un repas.

Nous ferons toujours attention de laisser les convois de mulets ou de yacks du côté versant du chemin. Un français est mort, peu de semaines auparavant, bousculé par le chargement d’un animal. Il est tombé dans le ravin et son corps n’a pas été retrouvé.

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L’Ama Dablam fait sa première apparition à un détour du chemin. Nous devons nous rendre au pied de cette magnifique montagne puis la contourner pendant une dizaine de jour.
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Nous arrivons à Tengboche à 13h30. Ce beau monastère, entouré de lodges en pierres sèches, nous accueille sur un promontoire aux panoramas superbes que nous pouvons même admirer de notre chambre. Nous assistons à des cérémonies bouddhistes auxquelles nous ne comprenons rien après un déjeuner copieux.

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La nappe de brume n’arrive pas à franchir les coteaux que nous avons gravis dans la matinée et le ciel reste lumineux pour le spectacle des crêtes en feu au coucher du soleil.

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Je ne dénombre pas moins de 35 personnes dans la salle à manger bien chauffée au feu de bouses de yack séchées, dans la soirée. Nos premières parties de Rumi commencent, solution idéale pour passer agréablement le temps en attendant le diner.

5ème jour Acclimatation à Tengboche, chörten à 4183m

Nous avons du temps et nous cherchons l’acclimatation à l’altitude en priorité. L’aspect magique du lieu est une opportunité pour passer la journée agréablement à nous reposer. Les migraines sont peu présentes et gérées à l’Ibuprofène.

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Le matin est consacré à rechercher et emprunter le seul chemin menant aux montagnes alentour. Je me rends à un petit chörten coiffant un sommet. Cela me permet de découvrir le glacier et le massif du Kangtega (6685m), l’Ama Dablam (6856m) ainsi que le massif du Nuptse (7861m), du Lhotse (8414m) et en arrière plan, déjà, l’Everest (8848m).

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6ème jour de Tengboche à Pangboche (3955m), 4.4km en 2h20, dénivelé +98m

Tengboche angboche

T=+2°C au levé à 6h.

Nous partons à 7h40. Les files de trekkeurs sont déjà en route. Nous devons apprendre à gérer leurs doublements  ou croisements sur des chemins parfois étroits. Notre étape est courte et nous continuons la marche à notre rythme tranquille pour préserver l’équipage !

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Nous traversons Pangboche pour nous installer dans le dernier lodge. Cela nous permet d’explorer facilement le chemin pour aller au Camp de Base de l’Ama Dablam.

On en profite pour se baigner dans le torrent. L’eau doit approcher les 3 ou 4°C. Le séchage au soleil est un vrai bonheur. La soirée se passe en compagnie d’Hervé, trekkeur solitaire. Il est bien le premier que nous rencontrons sans guide. Cela crée des mouvements de solidarité.

7ème jour de Pangboche au CB de l’Ama Dablam (4572m), 6.2km en 3h20, dénivelé +617m

Pangboche Ama Dablam BC

T=1°C au lever à 6h. Nous partons à 8h20 pour arriver à 11h40 au camp de base. La montée est rude et Sylvie a un mal de tête persistant. Ce n’est pas bon signe. Le camp de base lui-même doit être un fond de lac bien plat. De nombreuses tentes d’alpinistes y sont installées.

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Nous nous installons à quelques centaines de mètres à l’écart pour laisser place au rêve. D’autant plus que le camp est un peu en renfoncement et ne dispose pas de la plus belle vue.

Il fait toujours aussi beau mais le petit vent glacé a vite fait de nous transpercer. Nous déjeunons de pancakes préparés le matin à Pangboche et de saucisson. Celui-ci provoque une indigestion qui nous coupe les jambes l’après midi et la soirée, expérience malheureuse à ne pas renouveler !

Nous restons couchés dans la tente qui passe brutalement de 35 à 0°C au moment du coucher du soleil. C’est une longue nuit d’attentes et de sommeils entrecoupés.

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8ème jour du CB de l’Ama Dablam à Pangboche, 6.2km en 1h45, dénivelé -617m

T=-4°C au réveil à 6h. Nous attendons que le soleil donne sur la tente pour aller préparer le petit déjeuner de muesli au lait et cappuccino. Le ciel est un peu laiteux ce matin. Nous replions le camp doucement pour partir vers 10h45. Nous arrivons au lodge à 12h30, épuisés mais les maux de tête et nausées sont pratiquement effacés. Nous avons l’après midi pour nous remettre définitivement de l’intoxication alimentaire. Le soleil est de nouveau radieux.

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Je lave les cheveux de Sylvie avec l’eau chauffée sur notre réchaud. J’essaie de me raser et renonce définitivement à ce type d’exercice inutile pour la durer du trek. On verra à KTM.

La soirée se passe en compagnie d’un groupe d’espagnols, autour du poêle à bouses. Je me réveille la nuit avec une migraine et des difficultés pour respirer. Le manque d’oxygénation provoque les maux de tête. Nous ne  sommes pas encore bien acclimatés.

9ème jour de Pangboche à Dingboche (4339m), 5.9km en 3h45, dénivelé +384m

Pangboche Dingboche

T= 0°C au lever à 7h.

Nous partons tard vers 9heures car nous ne souhaitons pas rejoindre Chukhung aujourd’hui. L’expérience de la nuit nous prouve que  nous ne sommes pas encore au point pour les hautes altitudes.

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La montée est progressive aujourd’hui et nous profitons d’un panorama de plus en plus grandiose. Il nous faut prendre garde de prendre la bonne bifurcation car nous abandonnons la grande voie qui mène au camp de base de l’Everest. Dingboche, où nous nous arrêtons vers 12h45, est maintenant sur la route de l’Island Peak et du Renjo la, premier des trois cols que nous voulons gravir.

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Je pensais que le chemin serait désormais désert mais il n’en est rien. Ce n’est plus la foule mais il y a encore quelques groupes de marcheurs sur la route. A Dingboche, des commerces permettent un éventuel approvisionnement en nourriture.

Nous trouvons un lodge qui donne sur l’Island peak et le Lhotse. La salle à manger est admirablement située, en surplomb, pour assister au coucher du soleil sur le Lhotse. Le steak de yack est excellent et nous redonne des forces. Quant à la chambre, elle est gratuite.

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10ème jour de Dingboche au Camp du Lhotse (4912m), 7.3km en 3h, dénivelé +572m

Dingboche Camp du Lhotse

T=0°C au lever à 6h30. Départ à 7h55. La montée est continue et douce. Nous arrivons à Chukhung vers 10h50 pour un prendre un thé et repartir vers 11h30. Il nous faut tâtonner pour trouver le chemin vers l’Island peak. Il devient plus confidentiel car majoritairement emprunté par les grimpeurs.

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Nous trouvons vers 13 heures, à mi chemin du CB de l’Island peak, un emplacement avec vue sur le glacier du Lhotse et l’Ama Dablam. Le sol sablonneux est gelé et il faut un caillou pour enfoncer les piquets de la tente dans le sable. Il n’y a plus d’eau liquide ici et il faudra faire fondre la neige pour les repas.

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Je monte en fin d’après midi sur la moraine pour assister au coucher du soleil. Le ciel se voile de plus en plus et les éclats dorés sur les sommets sont un peu tamisés.

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Diner de semoule agrémentée d’un cube bouillon, fromage, palets bretons et chocolat.

11ème jour du Camp du Lhotse à Chukhung (4726m), 2.2km en ¾ d’heure, dénivelé -186m

T=-11°C au réveil à 7h. Lever à 8h30 pour essayer de bénéficier des rayons du soleil, malheureusement absents.

La nuit a été froide mais la respiration semble meilleure. Le ciel est pour la première fois gris ce matin.  Nous ne partons qu’à 10h30 car il faut du temps pour faire le petit déjeuner : Le gicleur du réchaud est bouché et il faut le démonter pour pouvoir allumer le feu.

Chaque piquet colle terriblement au sol gelé. Il faut creuser un cône tout autour de chacun avec le dos de la lame de l’Opinel pour les décoller de leurs gangues de sable glacé.

La descente sur Chukhung est rapide. Nous trouvons un « resort » fort sympathique qui ne coûte pas plus cher qu’un lodge… Du fait du temps bouché, nous annulons la montée au Chukhung ri. C’est dommage car Yannick, rencontré plus tard, nous dira que le spectacle en haut est de toute beauté.

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Nous partons dans l’après midi en reconnaissance du chemin menant à la Kongma la, première passe de notre périple.

Le ciel se dégage en fin d’après midi pour un d’autant plus superbe coucher de soleil qu’inattendu sur le Lhotse et la vallée

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12ème jour de Chukhung au Camp du Khumbu (4906m), Kongma la (5514m), 9.3km en 9h40, dénivelé +180m

Chukhung Camp du Khumbu

Nous nous levons un peu plus tôt, à 5h30 car la marche sera longue aujourd’hui. Le temps de l’acclimatation est achevé. Le chemin vers la passe de Kongma est bien tracé et monte régulièrement sur sa première partie. Le soleil a vite fait de nous rejoindre et de nous réchauffer.

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La dernière partie est rude par contre car il nous faut franchir ce qui paraît être une vraie falaise. Sans tracé GPS ou physique, la progression serait aléatoire.

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Arrivés sur le col lui-même vers 13h10, le spectacle est grandiose, avec un ciel totalement limpide.

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Quelques volutes se forment au sommet du Lhotse et un lac d’un vert émeraude s’étend à nos pieds. Nous déjeunons sur la passe elle-même dans un recoin à l’abri du vent.

La descente est un vaste pierrier tapissé de glace à certains endroits. Nous  avons laissé nos Microspikes au fond de nos sacs et nous ne sommes pas fiers de cette impréparation. Il nous faut parfois descendre sur les fesses pour éviter une chute fatale.

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Nous arrivons vers 16h10 au pied de l’imposante moraine du glacier du Khumbu. Nous hésitons à la franchir car il est tard. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous perdre sur son dos parsemé de crevasses et de lacs glacés. Nous décidons donc d’installer la tente sur un lit de sable gelé déjà à l’ombre. Ici comme au premier campement, nous ne trouvons pas de torrent pour l’approvisionnement en eau.  Il nous faudra fondre de la neige pour préparer le repas de semoule mélangé à une soupe au poulet turque achetée à Namche bazar. Voilà la mondialisation vécue sur le terrain !

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Beau coucher de soleil sur le Pumo ri (7165m). C’est notre nouvel ami après avoir abandonné l’Ama Dablam.

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Nous nous couchons vers 6 heures après une partie de Rumi peu confortable : les pièces de papier sont instables sur les duvets… et il fait -12°C dans la tente.

13ème jour du Camp du Khumbu à Lobuche (4931m), 1.7km en 2h, dénivelé +25m

Camp du Khumbu Lobuche

T=-3°C au lever à 8h30. Nous adoptons la même tactique qu’au premier camp en attendant confortablement dans nos duvets que le soleil vienne lécher les parois gelées de la tente.

Nous traînons volontairement car l’étape sera courte aujourd’hui : il s’agit de traverser le plus grand glacier du monde.

Nous terminons à peine notre petit déjeuner lorsque deux gaillards déboulent de la passe. Il doit être 10 heures. Yannick et Fin sont partis à 6h ce matin de Chukhung et sont déjà au pied de la moraine en fin de matinée. Ils nous envient de pouvoir nous installer où nous voulons avec la tente mais ils sont aussi 4 fois plus rapides que nous. Ils espèrent traverser le glacier en 20 mn. Ils y passeront 1 heure pleine en traversant sans se préoccuper des cairns. Nous mettrons quant à nous 2 heures.

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14ème jour de Lobuche à Gorakshep (5172m), Kala patar (5640m), 9km en 2h50 + KP, dénivelé +241m

Lobuche Gorakshep

Il n’y a pas loin de Lobuche à Gorakshep et il nous faut nous habituer de nouveau aux longues files organisées de trekkeurs aux bâtons cliquetant en rythme. La passe de Lobuche est un goulot d’étranglement dans lequel la patience n’est pas une option.

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A Gorakshep, les lodges ne manquent pas et les prix continuent d’augmenter. Je négocie 300Rs une chambre à 500. Ils se rattraperont sans difficulté sur les repas. Nous y retrouvons Yannick et Fin qui redescendent tout juste du Kala patar. Quelle énergie ! Nous déjeunons ensemble avant qu’ils ne redescendent vers Lobuche. Plus fins négociateurs, ils n’ont pas payer pour leurs chambres (d’ailleurs, ils ne paient jamais).

Nous partons vers 13h vers le Kala Patar pour arriver au sommet vers 15h15. Notre objectf est d’y attendre le coucher du soleil. Mon GPS indique 5640m, conforme au point relevé sur Google Earth. Yannick lui-même a relevé cette altitude à 10m près. Pourtant, l’altitude officielle n’y est que de 5545m. Je vois une petite colline en contrebas qui pourrait être l’« ancien » Kala Patar. C’est bizarre. Peut-être que l’Etat népalais veut éviter un classement dans la liste des trekking peaks, soucieux de ménager la poule aux œufs d’or ? Il ne faut pas le répéter mais il lui serait facile de collecter 5000€/jour en taxant la montée. Si cette hypothèse est juste, le trek sans guide obligatoire au Népal a de beaux jours.

Nous attendons deux longues heures que le soleil daigne se coucher. L’expérience est irremplaçable mais il nous faut gérer le froid.

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Sylvie descend une petite ½ heure avant moi et je la rattrape dans la nuit. Il faut dire que son imperméable orange fluo doit être visible de la Lune. Toujours  imprévoyants, nous avons oublié nos frontales. Nous mettons ¾ heure pour rejoindre le lodge.

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15ème jour à Gorakshep. Aller retour au CB Everest (5247m) 4.6km en 3h30

Gorakshep EBC

T=-1°C au lever à7h30.

Je pars seul à 9h30 vers le camp de base de l’Everest, laissant Sylvie se reposer de sa descente d’hier. Un de ses ongles de doigts de pieds a explosé.

Sans le sac à dos, je me sens des ailes.  J’y arrive vers 11h20. Il y a quelques trekkeurs mais aucune tente n’est plantée sur la moraine. Nous prévoyions initialement d’y camper mais nous avons préféré le confort du lodge… Je ne regrette pas la promenade car les paysages sont très différents des ceux qui ont précédé. Il s’agit d’entrer autant dans le glacier que sur son dos. C’est un monde de blocs de glace aussi gros que des icebergs comme figés dans leur chute vers la vallée.

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L’absence de tente s’explique peut-être par la grève déclenchée par les Sherpa en mai 2014, à la suite de l’avalanche tuant une douzaine d’entre eux et laissant leurs familles dans un dénuement total. C’est un droit de risquer sa vie pour assouvir ses passions. Entraîner avec soi des individus qui le font pour survivre me semble choquant.

16ème jour de Gorakshep à Dzongla (4831m), 11km en 6h, dénivelé -341m

Gorakshep Dzongla

T=-1°C au lever à 6h30.

Mauvaise nouvelle ce matin : le gérant du lodge nous apprend que le gouvernement a décidé de fermer l’aéroport de Lukla du 26 au 28 novembre car un sommet du SARC[1] se déroulera à KTM. Notre avion doit partir le 30 et il risque d’y avoir foule à Lukla dans l’attente d’un retour sur KTM. Sans compter sur la météo qui peut très bien conjuguer ses efforts pour coincer des milliers de trekkeurs plusieurs jours supplémentaires.  Cette nouvelle nous gâche le moral. Elle sera confirmée à Lobuche et Gokyo.

L’heure est à la descente. Nous nous dirigeons maintenant vers la seconde passe qui joint les vallées du Khumbu et du Ngozumba.

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La descente vers Dzongla, en contournant en hauteur un lac superbe, est douce. Nous avons abandonné à Lobuche la route principale qui descend vers Namche. A Dzongla, plusieurs lodges se font concurrence malgré la faible fréquentation du chemin.

[1] SARC = South Asian Association for Regional Cooperation. Au cours de ce « sommet » sera décidée la construction d’un barrage hydroélectrique, cofinancée par le Népal et l’Inde pour un montant d’un milliard de dollars. Sanjaya (Friends of Nature) avait raison, lorsqu’en mai 2014,  il prédisant que l’ « Or du Népal » étaient la force hydroélectrique à capter dans les montagnes et  à distribuer sur tout le sous-continent indien. Il rêvait même, je me souviens, d’une voiture électrique pour tous les népalais.

On comprends mieux pourquoi Lukla est une souricière (annexe 2): l’aéroport de Kathmandu comprend sur un même lieu les parties domestique et internationale. Il n’est pas possible de gérer simultanément ces deux types de vols. Lorsqu’il faut vraiment faire atterrir des vols internationaux (cas évident de la réunion du SARC), il faut annuler tout ou partie des vols domestiques. C’est ce que fait ici le gouvernement dans sa grande sagesse!

17ème jour de Dzongla à Dragnag (4717m), Cho la (5369m) 9.1km en 8h30, dénivelé -120m

Dzongla Dragnag

T=-5°C au lever à 5h30.

Nous partons à 6h45 pour une nouvelle marche éprouvante. Nous avons sorti nos microspikes cette fois-ci ! Nous nous déplaçons de nouveau dans un environnement grandiose et sous un ciel d’azur. Après une pente à 45°, nous arrivons sur le glacier. Les crampons sont très efficaces sur la glace et nous nous sentons en sécurité.

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Le spectacle sur la passe est aussi magnifique et de nombreux cumulus se forment lorsque nous arrivons vers 11h15. Nous y déjeunons de biscottes, de comté et de chocolat Aldi… Le vent froid nous transperce comme à Kongma la.

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Le glacier du Ngozumba n’a rien à envier à celui du Khumbu. Il nous faudra le traverser demain.

La descente est aussi vertigineuse que la montée mais moins stable avec des gros cailloux qui ne demandent qu’à descendre avec nous. Il nous faut, à la suite, remonter un petit col imprévu qui culmine quand même à 5150m avant de rejoindre Dragnag, déjà dans l’ombre, à 15h15.

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Avec les jours et surtout avec les nuits, l’esprit du trek a changé. Il était question initialement d’équilibrer une partie confortable en lodges avec une partie autonome, inconfortable mais permettant de jouir des montagnes, isolés dans les endroits les plus extraordinaires. Bien que les conditions ne soient pas plus dures qu’autour du Dhaulagiri ou dans le Makalu, nous perdons le courage d’installer la tente dans le grand froid, diner succinctement alors que le steak de yack et un poêle bien brûlant nous attendent à quelques kilomètres… C’est ainsi que nous renonçons progressivement à nous installer au camp de base du Cho Oyu…

Nous passons la soirée avec Didier, professeur breton à la retraite. Il marche dans l’autre sens avec un ami et sans guide.

18ème jour de Dragnag à Gokyo (4758m), 4km en 3h20, dénivelé +47m

Dragnag Gokyo

T=-4°C  au lever à 7h

Nous partons à 8h10 en longeant le pend de la montagne vers le nord afin de rejoindre le chemin qui traverse le glacier du Ngozumba. Il est bien marqué sur le sol et nous suivons scrupuleusement les cairns. De temps en temps nous entendons la chute des pierres sur la glace déjà réchauffée par le soleil.

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Les montées et les descentes sur le dos du glacier sont plus fatigantes que nous avions prévu. Le très beau temps de la matinée se couvre progressivement. Nous arrivons à 11h30 au Namaste lodge conseillé par Didier : la cuisine y est excellente. Coïncidence ou repère des bonnes fourchettes, nous y retrouvons Yannick et Fin.

??????????      ??????????

??????????      394

Nous n’oublierons pas le Sizler de Yacks légumes frites.

Au téléphone, Tulsa de Yéti Airlines nous rassure. L’aéroport se rouvre le 28 et la fermeture n’aura pas d’incidence sur l’embarquement du 30 novembre. Soi disant.

On se paie le luxe d’une douche chaude l’après midi !

19ème jour à Gokyo. Aller retour vers le Cho Oyu (4965m), 8.8km en 3h30

Gokyo vers Cho Oyu

La respiration a été difficile cette nuit, avec la migraine qui va avec. Tout rentre dans l’ordre avec de l’ibuprofène.

T=-5°C au lever à 7h.

Je passe un contrat verbal avec Sylvie : nous marcherons vers le Cho Oyu pendant 2 heures, pas plus… Le ciel est particulièrement clair ce matin. Nous dépassons d’un kilomètre le 4ème lac sans pouvoir apercevoir l’Everest sur la droite car il nous manque un petit kilomètre supplémentaire… Nous découvrons à gauche le Cho Oyu (8188m) et à droite le Gyachung Kang (7952m).

402      410

401p

Sur le chemin du retour, nous croisons Arnaud et Christine. Nous nous retrouverons au Namaste !

20ème jour de Gokyo à Lumde (4400m), Renjo la (5366m), 11.5km en 9h40, dénivelé -358m

Gokyo Lumde

T=-4°C au lever à 5h30. La journée sera fatigante aujourd’hui car nous devons franchir notre troisième et dernier col, Renjo la. Nous partons à 7h20 pour atteindre le col à 12h30. Nous souffrons dans la montée mais les microspikes sont de nouveau très utiles. Nous en profitons pour couper le chemin tortueux en traversant les surfaces gelées.

??????????      423a

425e

Nous déjeunons au col où la vue est de nouveau superbe. Nous apercevons le Makalu (au fond à droite du Lhotse) au pied duquel je me trouvais en mai. Cette fois et à l’inverse du point de vue du Kala Patar, l’Everest est le plus haut, également en apparence.

??????????      430b

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La descente est aussi éprouvante. Cela est du, probablement, à l’accumulation de fatigue depuis le départ du trek. Sur la route, avant la grande descente vers Lumde, il y a des endroits magnifiques pour établir un campement au bord d’un torrent.

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21ème jour de Lumde à Namche Bazar (3384m),  19.1km en 7h, dénivelé -1016m

Lumde Namche

T=-1°C au lever à 8h. Nous avons pris notre temps au petit déjeuner avec Arnaud et Christine.  Ils marchent plus vite que nous mais nous nous retrouvons tous les soirs dans les mêmes lodges.

J’avais prévu une étape à Thame mais nous continuons vers Namche. Cela nous permet de gagner une journée pour gérer le départ de Lukla qui risque d’être difficile.

Nous passons du monde minéral et clair au monde des forêts et des brumes. En descendant, le temps se couvre et nous rentrons dans les nuages qui s’accrochent aux coteaux de la montagne.

455c      454k

La nuit est en train de tomber quand nous arrivons à Namche. La boucle est bouclée.

22ème jour de Namche à Phakding (2633m), 10.4km en 6h20, dénivelé -751m

Le ciel est gris sur Namche et le restera jusqu’à Phakding. La vallée en contrebas semble plongée dans la pénombre d’un conte de Tolkien. Nous téléphonons pour essayer de partir un jour plus tôt de Lukla.

470b     ??????????

23ème jour de Phakding à Lukla (2857m), 7.5km en 3h, dénivelé +224m

Le ciel reste gris toute la journée. Nous avons une impression de froid plus importante ici qu’en haute altitude. Aucun avion n’a atterri ou décollé aujourd’hui. Nous verrons bien demain.

Fin du trek.

Annexe 1 : Liste des points GPS

Coordonnées réelles Khumbu 2014

Voir le tableur complet avec agenda, dénivelés, possibilité d’organiser son propre trek etc. par l’onglet Autonomie Outils/Tableur spreadsheet Excel

Le site n’accepte pas les fichiers en .kmz. Le tracé se trouve sur Wikiloc, accessible à partir de cette page, sur le côté droit. 

Annexe 2 : La souricière de Lukla

Pour sortir du Khumbu, il y a plusieurs solutions. Prendre l’avion , c’est en apparence la plus simple et la plus rapide : en à peine une demi heure, vous faites le trajet jusqu’à Kathmandu dans un bimoteur digne d’Indiana Jone. Statistiques : un crash par an, il suffit de l’éviter.

Vous pouvez sinon allonger votre trek de 5 jours en revenant par Jiri, sachant qu’il faudra additionner 11 heures de bus bien frappées pour rejoindre KTM. Pas de statistiques concernant les bus.

Enfin, la légende dit que vous pouvez aussi passer par un village nommé  « Salery ». Le trek Lukla – Salery ne prend que 2 à 3 jours. Une jeep vous emmènerait ensuite vers Kathmandu en 17 heures sur un chemin qui n’a vraiment pas l’air carrossable sur la carte. L’enquête ne nous permet pas déterminer où arrive cette jeep hypothétique et les gens interviewés à Kathmandu sont pour le moins perplexe.

Reste l’hélicoptère qui peut voler dans des conditions de visibilité un peu moins exigeantes que l’avion, mais c’est beaucoup plus cher. Les prix montent sans limite lorsque les avions ne décollent plus. 400, 500, 700 USD. Business is business.

Car il faut savoir qu’avions et hélicoptères ne se déplacent qu’à vue, qu’ils ont à franchir des cols élevés dés le décollage puisque Lukla est entourée de monstres aux sommets enneigés.

Il faut aussi savoir que la météo à Kathmandu est très différente de celle de Lukla : Quand il est possible d’envisager un décollage au petit matin à Lukla parce qu’il n’y a pas encore de vent et que les brumes de la nuit se sont dissoutes avec le froid, Kathmandu baigne souvent dans un brouillard à couper au couteau. Quand le brouillard se lève enfin à Kathmandu, les vents se sont levés sur les cols et la brume envahit déjà le tarmac de Lukla.

Dans ces deux situations, les responsables des tours de contrôle, s’ils ne boivent pas le thé, interdisent tout décollage.

Bref, Lukla est une souricière.

Si vous décidez malgré tout de revenir à Kathmandu en avion, il reste trois règles d’or à respecter.

  1. Acheter un billet pour le premier vol du matin. Il vous rend prioritaire devant les cohortes de vol de la journée.
  2. Rester Zen et laisser poliment passez devant vous à l’enregistrement les groupes encadrés de guides graisseurs de pattes.
  3. Prier Sainte Claire pour que le temps ne se dégrade pas avant que vous ayez embarqué dans le zinc libérateur.

Une aventure vraie pour illustrer le processus:

pour lire la suite


(via tab « GPS / tableurs – spreadsheets »)

trajets réalisés comp

WayPoints are a posteriori placed on the track of the Google Earth satellite photo

Objectives:

1°) An Excel spreadsheet  has been created from the tracks recorded by the GPS during our treks. These spreadsheets will allow to visualize the stages, the ascents, the distances. They will allow, especially, to build a new project by modifying the stages.

2°) With the same spreadsheets, it will also be possible to send the points to Google Earth ( GE ) with the software GPSVisualizer, for changing a part of the track and generate a new treck on the same area.

Remark: The tracks recorded by the GPS are .kmz files. They are not downloadable on WordPress. It is not thus possible to give them directly but they can however be sent by email at the demand.

Modus Operandi:

1 °) to prepare a trek project from a realized route

The realized tracks have been transcribed in GE to a set of waypoints positioned on the tracks on which we traveled. The GPS has a precision of positioning of about ten meters and it is settled to record its position every 20m. It is thus necessary to take into account the resultant approximation during the use of these indicative datas.

All the points have been recorded in a GE file, exported and translated by GPSVisualizer from .kmz (datas GE) to .xlsx (datas Excel). At the end of this export, all the points for a given track, are recorded in a spreadsheet Excel allowing to show:

In Input :

  • The « GPS » worksheet with, for every GPS points: its name GE, its, if necessary, real name, its two coordinates and  its altitude, its distance tothe following point *, and the indication of a possible stage. The calculation gives slopes point by point and altitudes, ascents at the stage, and distance to the stages.

*The distances between points are rough and calculated on GE as the distance between points is not recorded by the GPS. It is thus necessary to make a statement by looking for the often frequent and acute bends in mountain. They are not always visible, particularly in forests. Approximations are thus inevitable.

In Output :

  • A timetable. It indicates the stages, the traveled distances, the ascent, and the altitude at the stages
  • The curve of the altitudes according to the traveled distance
  • The curve of the altitudes according to the stages
  • The graph of total ascents for every day, useful to plan reasonable stages and avoid the mountain sickness
    And for every trek, possible optional sheets.

The links towards these spreadsheets are recorded in the tab  » Tableurs – Spreadsheets  » under the « GPS » tab. They are referenced in regard to the corresponding logbooks in the tab  » Treks  »

2°) To send the waypoints on Google Earth:

We want now to do the inverse operation: to take the points from a spreadsheet and send them to GE. Click on http: // http://www.gpsvisualizer.com / map_input? Form=googleearth

Go to the box of datas and modify the first line of  titles as follows:  » name, latitude, longitude  » erasing  » desc « .  to make the three column « GE », « coord N » and « coord E » of « GPS »correspond.

After copying / pasting in a new sheet these three columns from the « GPS » sheet, it is then necessary to add a comma of separation following each name and following each latitude (possibility of making it automatically on Excel with the function « concatener »).

Click on  » create KML file ». It is not necessary to modify the other parameters of the software, the altitude being calculated on the ground, directly by GE.

Now, the three columns are copied and pasted in GPSVisualizer.

transcription Excel à GE comp

We just have to click on the name of the file .mkz created by GPSVisualizer to send the waypoints in GE. It is necessary to locate the way passing by every point. This is rarely a straight segment.

projection des points sur GE

 

Warning:

The users of this modus operandi are responsible for risks they take by venturing in mountain or somewhere else. The GPS is not enough either to protect from natural risks, and more, from faults of appreciation due to the lack of experience or to guarantee that the paths did not change. The mountain is always right, it is merciless with those who rub themselves without precaution and even sometimes with the others!


Au Coeur du Pays Sherpa : De Khandbari à Phaplu en passant par Dudh Kund

Khanbari, Chalise, Tendo, Djobari, Salpa, Gudel, Khiraule, Inkhu khola, Panggom, Jubhing, Nunthale, Taksindu la, Dudh Kund Pokhari, Phaplu

Les Trois Passes du Khumbu

Lukla, Namche bazar, CB Ama Dablam, Chhukung, Camp du Lothse, Kongma la, Periche, Gorakshep, CB Everest, Cho la, Gokyo, Renjo la, Namche bazar.

Le Tour du Dhaulagiri

Beni, Dharapani, Muri, Dobang, Camp des Italiens, French Pass, Hidden Valley, Marpha

Makalu de Num au Belvédère d’East Pass

Num, Seduwa, Tashigaon, Kongma, Dobate, Yangle karkha, Shersong, MBC, Sandy camp, Camp du Col

Vallée de Markha

Spituk, Jingchang, Ganda la, Shingo, Skiu, Sara, Markha, Hankar, Kongmaru la, Chuskyu, Sumdo

 


Guide pour l’Utilisation des Tableurs des Trajets Réalisés

(par Onglet GPS/tableurs – spreadsheet)

trajets réalisés comp

Les points sont placés a posteriori sur le tracé de la photo satellite Google Earth 

Objectifs:

1°) Un tableur Excel est créé à partir de chaque tracé enregistré par le GPS au cours des treks. Ce tableur permet de visualiser les étapes, les dénivelés, les distances réellement effectués. Il permet surtout de construire un nouveau projet en modifiant les étapes.

2°) Il sera possible, aussi, de projeter les points du tableur sur les photos de Google Earth (GE) avec le logiciel  GPSVisualizer

Remarque: Les tracés enregistrés par le GPS sont des fichiers .kmz. Ils ne sont pas téléchargeables sur WordPress. Il n’est donc pas possible de les mettre à disposition directement. (ils pourront cependant être envoyés par email à la demande).

Mode Opératoire:

1°) préparer un projet de trek à partir d’un trajet réalisé

Les trajets réalisés sont transcrits par un ensemble de points sur les photos satellites de Google Earth, positionnés sur les chemins que nous avons parcourus. Le GPS a une précision de positionnement d’une dizaine de mètres et il est réglé pour enregistrer sa position tous les 20m. Il faut donc tenir compte de l’approximation résultante lors de l’utilisation de ces données indicatives.

L’ensemble des points est enregistré dans un dossier GE puis exporté à l’aide de GPSVisualizer. A l’issue de cette exportation, l’ensemble des points pour un tracé donné, est consignée dans un tableur Excel permettant d’afficher :

En entrée :

  • la feuille de calcul « GPS » avec, pour chaque points GPS: son nom GE, son nom réel si nécessaire, ses deux coordonnées, son altitude, sa distance au point suivant*, et l’indication d’une étape éventuelle. Le calcul donne les pentes point par point et des altitudes, dénivelé, distances aux étapes

*Les distances entre points sont approximatives et relevées sur GE. En effet, la distance entre points n’est pas enregistrée par le GPS. Il faut donc faire un relevé en recherchant les virages souvent fréquents et aigus en montagne. Ils ne sont pas toujours visibles, particulièrement en forêts.  Des approximations sont donc inévitables.

En sortie :

  • Un agenda. Il indique les étapes, les distances parcourues, les dénivelés, et l’altitude aux étapes
  • La courbe des altitudes en fonction de la distance parcourue
  • La courbe des altitudes en fonction des étapes
  • Le graphique des dénivelés totaux pour chaque jour, utile pour prévoir des étapes raisonnables et éviter le mal des montagnes
  • Et pour chaque trek des feuilles optionnelles éventuelles.

Pour chaque trek réalisé, un tableur est constitué. Les liens vers ces tableurs sont enregistrés, au fur et à mesure, dans l’article « Tableurs des tracés réalisés / Spreadsheets of the realized traces » sous l’onglet « GPS ». Ils sont référencés par rapport aux livres de bords correspondants dans la rubrique « Treks »

2°) Projeter les points du trajet sur Google Earth:

Il s’agit de faire l’opération inverse. aller sur http://www.gpsvisualizer.com/map_input?form=googleearth

Aller dans la boîte de données et inscrire les intitulés en les modifiant comme suit : « name, latitude, longitude » (effacer « desc ») pour faire correspondre chaque colonne à son intitulé.

Il faut ensuite ajouter une virgule de séparation à la suite de chaque nom et de chaque latitude (possibilité de le faire automatiquement sur Excel).

Cliquer sur « create KML file ». Il n’est pas besoin de modifier les autres paramètres du logiciel, l’altitude étant calculée au sol, directement par GE.

Cette fois, les trois colonnes des points de la feuille « GPS » du tableur, correspondant au nom et aux deux coordonnées sont copiées et collées dans GPSVisualizer.

transcription Excel à GE comp

Il suffit de cliquer sur le nom du fichier en .mkz créé pour projeter les points dans GE. Il faut repérer le chemin passant par chaque point. Celui-ci est rarement un segment de droite.

projection des points sur GE

 

Avertissement:

Les utilisateurs de ce mode opératoire sont responsables des risques qu’ils prennent en s’aventurant en montagne ou ailleurs. Le GPS ne suffit ni à protéger des risques naturels,  encore moins des fautes d’appréciation liées au manque d’expérience ni à garantir que les chemins n’ont pas changé. La montagne a toujours raison, elle est implacable avec ceux qui s’y frottent sans précaution et même parfois avec les autres!


Generate a Roadmap Project

situationExample of a project to generate

Foreword:

Our freedom is our most precious good. I am Charlie and will remain Charlie, I’ll never forget the attacks committed against the Freedom in Paris on January 7th, 8th and 9th, 2015

Our most precious good can be divided infinitely without shrinking. That is why this modus operandi is put at the disposal of trekkers, avid to leave for autonomy into the mountain – or somewhere else 🙂

This provision completes the collection of logbooks (Tab Treks), with this hope to get in return your contributions, remarks and improvements as well as your routes which can widen our library.

The users of this modus operandi are responsible for risks they take by venturing into mountain or somewhere else. The GPS is not enough either to protect against natural risks, and even more, from faults of appreciation due to the lack of experience or to guarantee that paths didn’t change. The mountain is always right, merciless with those who engage themselves without precaution and even sometimes with the others!

Objectives:

When we want to create a route in a region for which there are no data to be automatically imported in the GPS (case of Nepal, India), it is necessary to create this route by ourself.

Modus Operandi:

A route is a set of segments taking place by points following each other. Every point defines itself by its name, its GPS coordinates, its altitude and the distance connecting it with the following point. Every point is named and contained in a file.

The routes must be created with a sure support, supplying these four source data: name, both coordinates, altitude and distance between points. The support, here, is Google Earth (GE).

1st stage:  Identify the points by which the route will pass. They are named and placed one by one on the support (GE), in a specific file.

The number of points depends on:

  • the precision we wish to have and
  • the capacity to reveal where the route really goes (forests, non-existent paths, inaccuracies of the satellite photo)

écran point GE EN comp

satellite photo on Google Earth

Second stage: the file must be then exported towards the spreadsheet given at the end of article:

  • Either manually towards the « GPS » sheet. For that purpose, look for every point for coordinates, copy and paste in the corresponding cells of the line attributed to the point, copy then its altitude.
  • Or automatically, with GPSvisualizer. In this case, which is to be favored because it’s much less boring,
    • Record the GE file of the points of the route in a directory of your computer
    • Go then on GPSvizualiser (http: // http://www.gpsvisualizer.com / convert_input). Ask for the extraction of the altitudes ( » add Dem elevation data « ) then convert the file (it is a .mkz) in a » plain text  » file.
    • This  » plain text  » file is then opened and copied ( » select everything  » then ctrl V) to be pasted in a  blank Excel sheet.
    • Locate the four columns corresponding to three source data: the name, the coordinates, the altitude

GPSVisualizer EN comp

GPSvisualizer Input mask


GPSVisualizer2 EN compGPSvisualizer converted datas in text 

GPSVisualizer3 EN comp The file is pasted on a blank excel sheet

  • Having made sure that the number of points is lower than lines in the « GPS » sheet, paste the data column by column in the « GPS » sheet. If GE name is not the same that those of the places, indicate the names of the real places in the column  » nom GE ou nom du lieu si différent de nom GE » (column D). If GE name are identical to the names of places, when they exist, paste names GE in the column  » nom GE ou nom du lieu si différent de nom GE » (column D). In this column, the names of Night Stages will be extracted by the calculation. If there is not enough lines, it is necessary to insert new lines then of refresh* the computation zone ( grey zone at the middle of the screen).
  • Collect the distances between every point and complete the « GPS » sheet. It is often necessary to make a record by looking for the frequent and important bends of the route in mountain. They are not always visible, particularly in forests. Approximations are thus sometimes inevitable. The indication of the slope calculated between points allows in this case to estimate a probable distance.
  • It just remains to determine the Nights Stages by indicating « n » in the cells in intersection between column for « N » and the line of the point for the night stage. This can be repeated by modifying the positions of « n » to obtain compatible stages with the objectives (duration, distances, elevation)
  • The spreadsheet calculates slopes,elevation, total distance at the stages.

feuille GPS vierge EN compThe spreadsheet « GPS » without data

feuille GPS renseignée EN comp

The spreadsheet « GPS » is now filled

*Possible refreshment of a calculation area:

When cells are deleted or added in the data zone (white zone to the left), the values of certain calculation cells (grey zone in the middle) become false in the lines following the addition or the deletion. In this case, select as indicated in photos below, calculation cells of a line above the zone of addition / deletion (column K to T) (1) point the low corner at the right of the selected zone, left click of the mouse ( 2 ), come down to the bottom of the calculation zone by maintaining the left click of the mouse (3) 🙂

rafraichissement1 compThe deletion of a line pulls an error on computation zones

rafraichissement2 comp (1) and (2) Select the calculation zone on a line above and click at the low right corner

rafraichissement3 comp (3) By maintaining the left click of the mouse, come down to the bottom of the calculation zone

 

On output, we find:

A timetable. It indicates the stages, the daily elevation, the traveled distances and the altitudes at night stages

0001c

Remark: for the presentation, the zones of the schedule not informed by the calculation (trek shorter than 23 days) can be manually completed with information on the journey following the trek.

A curve of the altitudes according to the traveled distance (names of maxima to be manually added)

0001b

A curve of the altitudes at night stages (names of the stages to be manually added)

0001a

A graph of total elevation for every day, useful to plan reasonable stages and avoid the mountain sickness (advice: elevation / day < 500m)

0001d

Remark: The rule of 500m / j max is not respected in this example for days 2, 7 and 10

Spreadsheet: tableur vierge

To the possible users: thank you for bringing your support by commenting and by proposing your improvements and complements


Générer la Carte d’un Projet de Trajet

situationExemple de trajet à générer

Avant propos:

La liberté est notre bien le plus précieux. (Je suis et resterai Charlie, je n’oublierai jamais les attentats perpétrés contre la Liberté à Paris les 7, 8 et 9 janvier 2015)

Notre bien le plus précieux peut se partager à l’infini sans qu’il rétrécisse. C’est pourquoi ce mode opératoire est mis à la disposition des trekkeurs désireux de partir en autonomie dans la montagne – ou ailleurs 🙂

Cette mise à disposition complète la collection des livres de bord (Onglet Treks), avec cet espoir d’obtenir en retour vos contributions, remarques et améliorations ainsi que vos trajets qui pourront élargir notre bibliothèque.

Les utilisateurs de ce mode opératoire sont responsables des risques qu’ils prennent en s’aventurant en montagne ou ailleurs. Le GPS ne suffit ni à protéger des risques naturels,  encore moins des fautes d’appréciation liées au manque d’expérience ni à garantir que les chemins n’ont pas changé. La montagne a toujours raison, elle est implacable avec ceux qui s’y frottent sans précaution et même parfois avec les autres!

Objectif:

Lorsque l’on veut créer un trajet dans une région pour laquelle il n’existe pas de données à importer automatiquement dans le GPS (cas du Népal, de l’Inde), il est nécessaire de créer ce trajet par soi-même.

Mode Opératoire:

Un trajet est un ensemble de segments passant par des points qui se suivent. Chaque point se définit par ses coordonnées GPS, son altitude et la distance le reliant au point suivant. Chaque point est nommé et contenu dans un dossier.

Les trajets doivent être créés sur un support sûr, fournissant ces quatre données de base: nom, les deux coordonnées, altitude et distance entre points. Le support choisi est Google Earth (GE).

1 ère étape:  Identifier les points par lesquels passera le trajet. Ils sont nommés et placés un par un sur le support (GE), dans un dossier spécifique.

Le nombre de points dépend :

  • De la précision que l’on souhaite donner et
  • De la capacité à déceler où passe réellement le trajet (forêts, chemins inexistants, imprécisions de la photo satellite)

écran point GE comp

Photo satellite donnée par Google Earth

Seconde étape: Le dossier doit ensuite être exporté vers le tableur, il est donné en fin d’article:

  • Soit manuellement vers la  feuille « GPS ». Pour cela, chercher pour chaque point les coordonnées, copier et coller dans les cases correspondantes de la ligne attribuée au point, copier ensuite son altitude.
  • Soit automatiquement , à l’aide de GPSvisualizer . Dans ce cas, qui est à privilégier car il est beaucoup moins fastidieux,
    • enregistrer le dossier GE des points du trajet comme fichier dans un répertoire de votre ordinateur (dans GE: « enregistrer le lieu sous »)
    • aller ensuite sur GPSvizualiser (http://www.gpsvisualizer.com/convert_input). Demander l’extraction des altitudes (« add dem elevation data ») puis convertir le fichier (il est en .mkz) en fichier « plain text ».
    • Ce fichier « plain text » est ensuite ouvert et copié (« sélectionnez tout » puis ctrl V) pour être collé dans une feuille excel vierge.
    • repérer les quatre colonnes correspondant aux trois données de base : le nom, les coordonnées, l’altitude

GPSVisualizer compMasque de saisie de GPSvisualizer


GPSVisualizer2GPSvisualizer a traduit les données en texte 

GPSVisualizer3 comp Le fichier est collé sur une feuille excel vierge

  • Après s’être assuré que le nombre de points est inférieur au nombre de lignes dans la feuille GPS, coller les données colonne par colonne dans la feuille « GPS ». Si les noms GE ne sont pas les mêmes que ceux des lieux, indiquer les noms des lieux réels dans la colonne « nom GE ou nom du lieu si différent de nom GE« . Si les noms GE sont identiques aux noms des lieux, lorsqu’ils existent, recopier les noms GE dans la colonne « nom GE ou nom du lieu si différent de nom GE« . En effet, c’est dans cette dernière colonne que les noms d’étapes seront cherchés au moment du calcul.  S’il n’y a pas assez de lignes, il suffit d’en insérer puis de rafraîchir* la zone de calcul (zone grisée).
  • collecter les distances entre chaque point et renseigner la feuille « GPS ». Il faut donc faire un relevé en recherchant les virages souvent fréquents et aigus en montagne. Ils ne sont pas toujours visibles, particulièrement en forêts. Des approximations sont donc parfois inévitables. L’indication de la pente calculée entre points permet dans ce cas d’évaluer une distance probable.
  • Il ne reste plus qu’à déterminer les étapes en indiquant « n » dans la case intersection entre colonne « N » et la ligne du point de l’étape. Cette recherche peut être réitérée en modifiant les positions des n pour obtenir des étapes conciliables avec les objectifs (durée, distances, dénivelés)
  • Le tableur calcule les pentes les dénivelés, distances aux étapes.

feuille GPS vierge compla feuille de calcul « GPS » vierge

feuille GPS renseignée comp

la feuille de calcul « GPS » est maintenant renseignée

*Rafraîchissement éventuel d’une zone de calcul:

Lorsque des cellules sont supprimées ou ajoutées dans la zone des données (zone blanche à gauche),  les indices de certaines cellules de la zone de calcul (zone grisée au milieu) deviennent fausses dans les lignes à la suite de l’ajout ou la suppression. Dans ce cas, sélectionner comme indiqué dans les photos ci-dessous, les cellules de calcul d’une ligne au dessus de la zone d’ajout/suppression (colonne K à T) (1), pointer le coin bas et droite de la zone sélectionnée, clic gauche de la souris (2), descendre jusqu’au bas de la zone de calcul en maintenant le clic gauche de la souris (3)   🙂

rafraichissement1 compla suppression d’une ligne entraîne  une erreur sur les zones de calcul

rafraichissement2 comp (1) et (2) sélectionner les zones de calcul sur une ligne au dessus et pointer sur le coin bas droit

rafraichissement3 comp (3) en maintenant le clic gauche de la souris descendre jusqu’en bas de la zone de calcul

 

En sortie, on trouve:

Un agenda. Il indique les étapes, les dénivelés, les distances parcourues et l’altitude aux étapes

0001c

Remarque: pour la présentation, les zones de l’agenda non renseignées par le calcul (trek inférieur à 23 jours) peuvent être complétées manuellement avec des informations sur le voyage à la suite du trek.

la courbe des altitudes en fonction de la distance parcourue (noms des maxima à ajouter manuellement)

0001b

la courbe des altitudes aux étapes (noms des étapes à ajouter manuellement)

0001a

le graphique des dénivelés totaux pour chaque jour, utile pour prévoir des étapes raisonnables et éviter le mal des montagnes (conseil: dénivelé/jour < 500m)

0001d

remarque :  les 500m/j max ne sont pas respectés dans cet exemple pour les jours 2, 7 et 10

Tableur de calcul: tableur vierge

Aux utilisateurs éventuels, merci d’apporter votre soutien en commentant et proposant vos améliorations et compléments

The Valley of Langtang


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From 18 till 27 April 2010

1. Intro and preparation :

It’s 8 years after my last trek, in the valley of Khumbu, that we prepare this new one, in Langtang, third journey in Nepal, but the first one for Sylvie. With those of the Annapurna and Khumbu, objects of the first two treks, it is the most considered by Nepal, and thus one of the most run. The risks are big to be disappointed. Especially as mountains are not very high surroundings, with Langtang Lirung peaking at 7246m.The eruption of Eyjafjöll will begin to block the international flights the day of our arrival to Kathmandu, on April 15th. We thus had the double luck not to be stuck in France and to avoid the traffic jams of walkers on the main path. Nevertheless, Air India will reserve us a surprise: our bags stayed in Delhi and will arrive the next day to KTM. The phenomenon was frequent in 2010. It is to bet that with the new airport, these small inconveniences are now avoided. The experience will be made in March, 2013 … (made also in November, 2014, seems OK nowIt is our first experience of an autonomous ballad in mountain, with tent and food for some meals, and partly off the beaten track.Autonomous because we hope to get off the beaten track to go at the end of the valley and also to try the ascent of Yala Peak (5500m) requiring a base camp isolated between Kianjin gompa and the summit.The preparation is made with Google Earth. It will be difficult to detect the precise position of Yala Peak and impossible to find sure information for its access before being on site.Weight of bags 13 and 14.8kg with two days of autonomy.

2. Localisation

The valley of Langtang is situated at about fifty kilometers as a crow flies in the North of Kathmandu. From Siabrubesi, in a vegetation of tropical type at 1450m, it ends near the border with the Tibet in a glacier at approximately 4500m (place called Sarwa Kharka) after a progress of about fifty kilometers.

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3. Access

Because of its closeness of Kathmandu, the route can be made easily by foot via Laurebina ( Gosain Kund) or, a little less easily by Sandgrouse most easterly. We chose to reach it by the bus until Syabrubesi to win a little of this time which is always sorely lacking.

So cruel is the route by bus from Kathmandu to Syabrubesi. Departure at 6:30 am. 11 hours to travel for 110 small km.

Attention: the bus doesn’t leave from the station (in 2010 in any case) but  from a very confidential location a few hundred meters away from there (the best solution is to ask at the station)

 

18-avr

Lama

2500

19-avr

Langtang

3450

20-avr

Kianjin gompa

3870

21-avr

Kianjin gompa Kimshung glacier  28°14’9.30″N  85°34’47.50″E

4518

22-avr

Langshisha kharka

4100

23-avr

Kianjin gompa

24-avr

Kianjin gompa Tsergo ri  28°12’46.39″N  85°36’2.38″E

4960

25-avr

Kianjin gompa Langshisha kharka  28°12’44.86″N  85°40’7.20″E

4100

26-avr

Lama

27-avr

Syabrubesi

1450

4. Timetable & stages

The statements of the GPS were lost (first awkward use!). It remains that the use of a GPS is totally unnecessary as long as we stay on the main path and to Langshisha kharka. A comfortable base camp will be situated in Kianjin gompa from which will be made three explorations in the day (Kimshung glacier, Tsergo ri, Langshisha kharka)


5. Map of the main route

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6. Logbook

April, 18th :

After a good night in the Tibet Guest House in the main street of Siabrubesi, rustic and nice, we leave for a big day of walking with a 1000m ascent. The very dense forest protects us from a strong sun. We are sometimes accompanied by very turbulent monkeys. It seems that these scamps are a little drugged at this time of year with the herbs they select. After Bamboo, the weather covers and we take our first rainy drops 1 km before Lama.

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In Lama, we settle down in the first lodge. About ten walkers already arrived. The place is not lacking.

April 19th:

We go on the ascent with the always noisy torrent nearby. The forest clears up little by little and we realize that we cannot reach Kianjin gompa as expected. We cross then pastures on which the Tibetan families live. The headache settles down with the altitude. A stormy rain begins to fall long before the night. The lodge is spartan and the welcome always so nice. The prices rise with the altitude.

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April 20th:

The sky is blue in the early hours and we are surrounded by the first snowy massifs. We start a little later that usually at 8:10am and we are disappointed to see the horizon blocked by clouds, to the East. But the sky gets free on the road and the severe beauty of the mineral world in which we enter amazes us. Kianjin gompa is nested at the foot of the Lirung’s glacier. Our overnight stop is also our base camp to visit the region. The numerous lodges give us a very wide choice. The prices of rooms and meals are fixed by a common rule.

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The cheese diary, installed in the village will provide us in invaluable local « Comté ».

April 21st:

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Awaked a little late at 6:15, we discover the massifs and the glaciers under a totally pure sky. A breakfast of milk çay with Tibetan bread and omelet has to be a sufficient fuel for going to the foot of the Kimshun Glacier. The approximate route was established with the help of Google Earth and entered on the GPS. It’s our first real test as we leave beaten track!

 

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It is often necessary to interpret our way between two points and the advance becomes harder and harder in moraines and bushy shrubs. We cross the bed of a dead glacier and a small torrent. We follow finally the moraine of the Kimshun glacier which we climb by following more or less clear paths made by yaks. We disturb them while they are grazing. We arrive at 4500m on the side of the glacier towards 11:30, a little out of breath! On the crest, we take a frugal lunch of some figs and cereal. We admire the  » falls of ice « . The glacier is silent. There are not the almost continuous crackles which we heard in the Karakoram where the descents are even more lively.

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The return is more direct, most of the time in balance on rocks or through bushes before joining a real path. At our return in Kianjin towards 14 30, we take a very hot shower. The heating of the water is solar. The snow begins to fall in the middle of afternoon. We wonder if we will be able to walk tomorrow towards Langshisha kharka. The preparation of bags is nevertheless made to travel light.

April 22nd:

Sylvie wakes me while the day didn’t get up yet. She caught a food poisoning by gulping down some bad bacterium. She decides to leave in spite of her fatigue but she gives up after the breakfast. I’ll leave alone for Langshisha for 2 days.

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Outside, all is carpeted with few centimeters of snow. Departure at 7:30. Fortunately, the GPS points allow me to walk at dawn without seeing the way. I find myself on a small landing runway. There aren’t certainely often planes here! I step over rusty barbed wires. I know that the path is not far.

I exceed the point corresponding to a possible ascent towards Yala Peak. The slope seems rough but possible without an heavy backpack. The path towards Langshisha is finally found. It’s sloping very soft in the hollow of the valley. The weather is clear as usual in the morning. I lunch towards 1:30pm at the top of a pass opening on magnificent massifs eastward and the pastures of Langshisha.

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I arrive to Langshisha at 2:30. I exceed the pastures but it’s not very serious to continue when the path is not clearly defined any more. I return on Langshisha to establish the camp. The place is of a great beauty. As usual, it’s unfortunately polluted of rest that groups let for several years. Taxes paid to enter the park do not serve to organize spring-cleanings, apparently!

There is not a soul around except some yaks grazing casually. I settle down among them without attracting the slightest interest. It’s not a bad things! I do not find any spring around. It will be necessary to go to the torrent to draw the turbid water which shines with thousand glitter of mica.

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There are some ruined huts of shepherds near flags of prayers. They are a possible refuge in case of storm. One of them is covered.

I see  five horses crossing which seem abandoned. How make the owner to find them there? The place is apparently several kilometers away from the first house.

The wind blows hard from the West and it’s very difficult to start the fire. Maybe because of the altitude? Here, oxygen is 60 – 65 % of sea level.

Having more or less filtered the water of the torrent, I look for some wood to make a fire. It is not lacking. Fortunately, it does not snow this evening. When the sun sets, the temperature falls drastically.

After a meal of soup and pastas, I do not delay going to bed. The bag is not of sufficient quality for protecting me correctly from the cold. The sleep is interrupted with awakenings due to my too slow breath. I am certainly not correctly acclimatized  to the altitude nevertheless still limited.

April 23rd :

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At about 4 am, a brutal rumbling suddenly wakes me. I go out of the tent covered inside with a thick ice sheet. It is an avalanche but I do not distinguish it in the night. At about 5 am I get up to light the fire to warm up. A match is enough this time for lighting it: the wind fell. Breakfast of pastas, cappuccino and cereal bars. I do not have food supply anymore …

I begin then the ascent of the small mountain giving onto pastures. I stop at 4700m at 8:30, the deadline that I set for myself. It allows me to discover the surronding glaciers and their retreats probably due to the Global Warming. They illustrate, in life-size, the studies on the speed of the retreats I had read concerning the region of Langtang. At 9:30, I am down again.

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A yak grazes near the tent and I find that its arrogance is worth a photo. It takes very badly my intrusion in its territory and decides to charge at me without notice. It is in the viewfinder that I see it too close! I jump on the side. This reflex makes me press on the shutter button. It was a close call! A horn in the stomach in this place is equivalent to a certain death after a long agony. Retrospective shivers …

I fold the tent, dried by the sun, and take the way back at 10. On the way, I regret that Sylvie did not come because this place is magic, incomparable in all that we saw before. The place is at the same time limited, domesticated by pastures, at the same time savage by its isolation and gigantic by the closeness of peaks and glaciers who surround it.

I reach Kianjin at 14. Visit of the monastery and the cheese fabric with Sylvie who was waiting patiently for me. She tells me that a French, arrived  the day before, decided to cross alone the Ganga la. I am amazed because the pass is apparently covered with snow. We’ll never know if he succeeded …

April 24st

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Today, this is Tsergo ri ! 5000m, 1200m of ascent.

This is also the first stage to estimate the possibility of going to Yala Peak (5500m) because there is not more than a large plateau to be crossed to join its base. In fact, after the frosty night in Langshisha kharka, I see the feasibility of the expedition from a different perspective. It would be necessary to sleep at  5100m, almost 1000m higher, meaning approximately with 7°c less …

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We leave towards 7:20am. I have lost the waypoints prepared with Google Earth by trying to save memory! I haven’t more than the point of the summit. We don’t find the entry of the path by going out of Kianjin. We decide to attack the ascent, going directly in the direction of the summit which we don’t see. It is a little bit precarious. The slope seems correct at the moment but we do not know which type of ground we’ll meet. We hope to find the path by gaining altitude. We’ll find it only at arrival, having crossed some passages of unstable rocky plates.

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Arrived at 12:45 after a windy lunch. It is cold top there. Clouds have already begun to accumulate on the crests.

The Yala Peak defies us. We see it now very well. Its access seems incredibly easy. The possibilities of camps are multiple on the plateau. Furthermore, when I saw on the satellite photo, numerous points of water … It will be for a next time with adapted sleeping bags!

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We find easily the way to come back on the crest of a neighbouring hill (fine red line on the 1st photo). We are afterward stunned by looking at our path of ascent ( blue line): it attacks directly the mountain. We opened a new way 😉
We have dinner in the evening with a couple of Czech volunteers  established to KTM.
Having given up the ascent of Yala peak, we decide to return to Langshisha Kharka to make me forgive for having been alone there. This time, it will be for the day.

April 25th:

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We leave at 6:30 to avoid to be short in time, because the round trip will be made on the day. We arrive at 10:45. The weather already gets covered but the panorama remains extraordinary. We feel tired of the previous excursions and of today and  exhausted, ice-cold but delighted,we return to Kianjin towards 15:30.

April 26st:

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We begin the big descent at 7:30 after warm goodbyes to our hosts. We’ll never forget the kindness of their welcome.

The Tsergo ri’s silhouette we know well now, accompanies us a big part of the morning. We eat our first Tibetan yoghurt. Extraordinary!

We stop at Lama Guest House this time, first building on arrival in the descent, a large hotel where we are the only customers; we spend the evening with the owner, very nice.

April 27th :

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We thought having made more than half the way yesterday but the descent  seems to never finish towards Syabrubesi. Left at 8:30, we give up the lunch having wait ¾h unsuccessfully. We buy our bus ticket to be sure to have 2 seats the next day. We notice that the Yeti Guest House in KTM charged us our one-way ticket the double!

An  office with a Chinese sign is settled in the main street. Big public works machines are parked. The road towards the Chinese border is being prepared.

april 28th:

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The bus takes us in 7:00 am, as expected. 10 hours of road this time to join KTM. But we shall have time to rest there!

7 Conclusion :

We didn’t make all what was planned. It has been necessary to postpone our ballad in Yala peak for example. We had the opportunity to meet inhabitants of the valley in optimal conditions. The landscapes are magnificent and have not to envy treks at higher altitudes. The fact of having managed to get off the beaten track gives us the desire to go farther towards the freedom and longer conquests by looking for the improvement of our autonomy.

 

8 Annex

Poverty of money vs poverty of time – (21/4)

We often say with compassion that the Nepalese are poor. Many western organizations are delighted to organize development projects in Nepal, as this cheese diary in Kianjin by a Swiss association. A million thanks to them for their work when these projects lead to long-lasting and independent exploitations, what is the case here.

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The Annapurna Sanctuary


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From March 28th to April 4th, 2013

Intro:

While coming back from the Makalu trek (March 2013), interrupted by the bad weather, we decide to go to the Sanctuary of Annapurna. Indeed, it remains two small weeks in Nepal of which we want to make the best use. Terai does not attract us a lot and we are afraid of the malaria, maybe wrongly. I came already to the sanctuary of Annapurna, in March, 2001. It is thus a repetition for me but the first one for Sylvie.

DSCF9997  treks du sanctuaire des Annapurna

objective:

None only to take advantage of an exceptionally beautiful environment even if it is stuffed with tourists, if the weather is more clement than in the valleys of Makalu …

Preparation:

By force of circumstance and also due to the lack of necessity, no preparation is made, at the opposite of the four last treks. The trek of Annapurna is, by excellence, the highway for trekkers. There is no possibility of getting lost, even by making it volontarily. It would have been possible to prepare a ballad from the Sanctuary to get closer to big monsters which surround it. The map shows some interesting possibilities.

Permis :

We rush to the tourist office to obtain the licence by arriving in KTM, at the return from Tumlingtar ( Makalu).  On Saturday and during holidays of Holi, our chance seems very reduced to find open offices. We arrive at 3 pm as the ACAP’s office closes at 4 pm but we forgot passport photos. Employees show us where to make them at 10mn by foot. Park Entrance permits go out of the printer at 3:40 pm. Great! On the other hand, TIMS’ office is closed. We’ll alter those of Makalu by adding some names of villages on our road… and shall see!

Backpacks:

They are relieved from any food and the tent because we shall go to guesthouses marking out frequently the route.

Access:

In Kathmandu,  » turist  » buses leave exactly at 7 am from Kanthi Path (27°42′ 42.08″ N, 85°18′ 54.54″ E) close to the American embassy, 10mn from Thamel (KTM Pokhara in 8 hours for 600Rs). We choose to enter in the park by Kande (28°17′ 32.63″ N, 83°49′ 26.60″ E) on the road to Naya Pul because the map indicates an altitude of  1725m while Naya Pul is situated farther, at only 1070m. By this way, we hope to avoid too many tourists on the first part of the trek and some hundred meters of unnecessary ascent. The bus stops at our request. But it’s without taking into account the small pass to cross at the level of Bhichok (2100m)

Agenda

Arrived altitude dénivelé in
28/3 Landruck 1587 445 7h
29/3 Sinuwa 2350 763 8h
30/3 Deorali 3151 801 7h30
31/3 ABC 4124 973 4h30
1/4 Dobhan 2520 -1604 7h20
2/4 Jinnu 1723 -797 7h30
3/4 Rest in Jinnu 1723
4/4 Siwai 1410 -313 3h30

  The trek, day to day

  • On Thursday, March 28th: from Kande to Landruck

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The weather is beautiful but foggy enough to hide the peaks of Annapurna since Pokhara. A taxi takes us to the station of buses towards Baglung (28°13′ 56.77″ N 83°58′ 57.48″ E) for 300rs. One of them goes at about 8 am (100Rsx2 to Kande). In Kande, we take a breakfast by the roadside and find easily the entrance of the path (28°17′ 32.63″ N, 83°49′ 26.60″ E). With our light bags and the well marked path, it is a pleasant and bucolic ballad. Our entrance fees are checked in Pothana or Bhichock. The altered TIMS stay deeply in our pockets… We arrive at Landruk at about 3:40 pm.

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  • Friday, March 29th :

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Awaking at 6:15 am, and departure at 7:10 after a copious breakfast. We pay 1805Rs for the dinner, the room and the breakfast. The first part of the route is a very pleasant descent to New Bridge. Things go bad then with a 900m ascent until Chhomrong. We lunch towards 12:30 (veg chowein and milk tea for 630Rs).

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It’s then necessary to begin a dramatic descent as the ascent in the morning. We wonder the utility to rise so high to come down again immediately rather than to simply follow the Modi Khola. Knees suffer enough to imagine that this visible detour was conceived to make live the numerous Chhomrong’ shops and lodges. We benefit of the big deposit to buy a little whisky at an affordable price (250Rs for 400Rs in lodges at this altitude).

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We arrive to Sinuwa at 3 pm. Hot showers for 100Rs (50 % more 800m higher)

  • Saturday, March 30th :

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Awaked at 6 am. It alreadygets a bit colder (9°c in the room). The note also increases with the altitude (2140Rs). We go at 7:35. Now that we are on the main way, there are crowds of people on the path, in both senses. Nevertheless, it remains  strangely clean. The ACAP made a remarkable work of cleaning since 12 years ago. The path was then strewed with plastic packagings, bottles and metallic cans.

The Macchapuchare is clearly visible but clouds arrive fast on Annpurna, far away. A small drizzle joins us at the end of morning. We lunch in Himalaya (sautéed potatoes with tea for 720Rs). We begin to wonder if we took enough rupees for the whole trek.

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The rain doesn’t leave us until Deurali where we arrive at 3 pm. All the lodges are complete! We find us a place in a shack for blankets. It is not fantastic and I imagine that it will the same in ABC. I obtain from the young boss that he books for us a room as everybody has now a telephone. Thing are made quickly and efficiently (We’ll learn the following morning, before leaving, that all rooms are at this time already complete above). We did well!

The lodge is occupied by a group of 22 tourists, probably portugueses. They are nice but it is necessary to let them our places at the table when comes the dinnertime. Slower than them, we ‘ll disturb each other during a big part of the trek.

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These big groups became a not insignificant inconvenience of this type of treks. I imagine that it’s the same in Khumbu where I was relatively quiet in 2002. Long live to more original routes!

  • Sunday, March 31st:


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Awaked at 6 am. It is 6°C in the room. We have breakfast with guides to go early through the corridor between Deorali and MBC to limit the risk of avalanches. We pay 2590Rs there. We leave at 7:10 am under a perfectly blue sky. The sun takes time to join us in this narrow valley. Rather than to cross Modi khola, we stay on its right bank. Already engaged, we notice that the main way passes now on the other side, on one hand probably to avoid the risks of avalanche, and on the other hand because our path crosses tongues of frozen snow  in a 45° slope. Sliding there could be fatal.

 

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 We arrive to MBC in one hour. There are crowds of people here. Clouds come through the bottom at an impressive speed. We have less than one hour of walking when we are plunged in a light fog, herald of bad weather.

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The boss of the Snowland lodge waits for us. The room is spartan and clean. We spend a large part of the afternoon and the evening with a couple of young French, Mélissa and Johnny, in sabattical travelling in Asia.

  • On Monday April 1st:

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The crystal clear sky in the sunrise illuminates in gold the massifs surrounding the sanctuary. We are far from grey valleys of Makalu. It’s only 0°C in the room and -3°C outside, very warmly by comparison with the -7 and -17°C of 12 years ago in the same period! We make a series of photos before the breakfast.

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The breakfast is large as usual. The note also: 3640Rs but we’ll not go higher!

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We leave at about 8:10 am and we find Johnny and Mélissa on the left bank of the torrent shortly before Deorali where we lunch quietly together. We leave at about 1 pm to arrive at 3:30 to Dhovan. The first rainy drops begin to fall. Hot showers at 150Rs.

  • Tuesday, April 2nd:

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The sky is clear when we wake up. Departure at 7:30 am. The majestic stature of Macchapuchare always seems to protect us but Sylvie falls twice in the first half hour. It is necessary to pay attention on the roots which cross the path and to the fine ice sheet which recovers them!

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The big descent continues until Bamboo followed by a good ascent then by a descent up to the monstrous staircases leading to Chhomrong. The continuation is partially made under an increasingly dense shower. We arrive already well wet to Jhinnu at about 3 pm. We enter in the first lodge (Hot Springs) without choosing. The welcome is rather cold this time. There is no waiter and it is necessary to go by ourself to the kitchen to order our consumptions. 

As we decided to spend one day in Jhinnu, we leave in search of a nicer lodge when the rain stop. The hotel Namaste offers us a garden filled with flowers and a much warmer welcome.

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  • Wednesday, April 3rd:

It’s another galley to order the breakfast: Hot Spring lodge is organized to receive the groups with their guides, in reality servants who take care with ordering the meals. I forget my daily omelet. 1930Rs, the prices begin again to fall a little with the descent. We then spin to settle down in Namaste. It will be our shortest walking of the trek. Departure at 7:30 am, arrived at 7:35 am!

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They prepare us the room which we chose, then we leave towards the hot springs. We are not alone on the way! The hot springs are situated near the Modi khola. Ponds were built to collect the hot water and allow the tourists to warm after a compulsory shower. A guard controls the hygiene of the place, The ACAP made a good job in the park.

The bath gives us a lot of good after all these efforts. The water is  37°C and we spend a good moment in this pleasant and well organized place (50rs*2).

We spend the rest of the day into the lounge. An enormous thunderstorm bursts at about 2 pm. We are very satisfied to be protected. Soaked trekkers rides up and fill the last rooms and the washing lines of their wet clothes. In the evening, we play cards with German trekkers and their guide.

  • Thursday, April 4th:

Wake at  6 am, breakfast at 6:30, departure at 7:30 after some beautiful photos of south Annapurna (7219m and of Hiunchuli 6434m) which dominate the village.        

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We come down towards New Pul. The map indicates a new road along Modi khola which avoids Gandruck and the long road to go there. It’s by this new path that we join Siwai, terminus of the road for Mahindra jeeps.

We have the same feeling than into Num in the region of Makalu. Here, everything seems dirty and ugly. We are nevertheless happy to see a jeep ( 300Rs/p ) getting ready for the departure towards Naya pul. There is also a bus ( 500Rs/p ) which drops passengers there then leaves for Gandruck to come back to Siwai before leaving towards Pokhara. It is maybe the best solution.

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The jeep drops us in Naya pul after the big hour of chaotic road. First, It stops at the office of the ACAP then at the office of the TIMS. I have a pitching in the heart with  our altered TIMS of Makalu. But the kind state employees give us a big  smile by registering our names in a big register which will finish in a big cupboard on which will settle a thick layer of dust.

A bus (150Rs/p) gets ready to leave as we join the pavec road overhanging Naya pul and takes us for Pokhara. The circle is completed.


 

From 6 to 29 November 2014294

(You can enlarge photos by clicking above)

1. General feelings :

Boz51 (Voyage Forum) gave us the desire to make this trek with his article and his photos at the end of 2013. Many thanks to him for it!

If the valleys of Solu Khumbu are very busy, they are not less dangerous there. Helicopters are uncountable which fetch the carefree tourists suffering from the mountain sickness because they went up too fast.

To go by the transverse path by the 3 passes (Kongma, Cho and Renjo) allows to take advantage at the most of the beauty of mountains while avoiding the crowding of these long rows of walkers clashing their sticks in cadence, driven by a « guide » at their head and another one at their back … They cannot, fortunately, go out of the valleys to remain unbroken.

Three passes at more than 5300m, a small summit at 5640m and 170km in 23 days among which 10 at more than 4500m, are tiring! Especially when we carry 18kg and 14kg.  We take tent, food, stove to be autonomous. And the autonomy is costly here. With the evident comfort of the numerous lodges on the main paths, it will be hard to decide to pitch our tent under wintry temperatures (-10 to -20°C at night)

But what a wonderful weather! A sun dazzling all day long, during all the trek. Almost to be tired of daily sunsets on our favorite monsters … We were lucky when we think of the drama of October 14th [ 1 ]. The mountain maintains control over our fates.

And then, let us not neglect an advantage to be many on these most beautiful mountains of the world. We met men and women led by the same passion, with whom we spent great evenings to reconstruct, hastily, the World.

Nepal stays strangely outside of the time, in spite of sometimes very modern aspects: for example immediate phone to France at 5180m, in front of the Roof of the World. At the same time, the airport of Lukla is an unhealthy barrack (and that of Kathmandu is not better) in which we will catch a big cold, waiting for an uncertain plane.

Finally, this place is artificially developed since Edmond Hillary, first man to overcome Everest in 1953 with Tengzing Norgay, transformed these mountains in a pilgrimage place for all those who want to have seen, once in their life, the Roof of the World. It is not there that we will discover the authentic life of the typical villages of Nepal. We cannot have everything.

[1] On October 14th, 2014, a cyclone, born in the Bay of Bengal, poured more of 150cm of snow on the massifs of Annapurna. Totally predictable and totally unforeseen, it killed suddenly more than 40 walkers of whom half of the carefree « guides » and of porters, buried under avalanches at the level of Thorung la in particular.

 2. Situation:

 

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 3. Timetable :0001c

4. Stages :

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 5. Altitude :

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 6. Daily height difference:

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7. Embarked equipments :

We plan 5 days of autonomy in food with a partial provisioning by lodges:  3.8kg consisted of sausage, semolina, dry bread, cheese, muesli, dried milk, chocolate, dried fruits, cereal bars, biscuits and spirulina ( 10g / j  on all the trek).

Shoes: LOWA – The Tibet pro gtx. Mine begin to suffer seriously after Dhaulagiri and Makalu

Backpacks: Osprey exbone 58, Gregory Wander 70

Tent: Easton Kilo (more space than the previous but less easy to rise: we make drill the longitudinal rod in carbon without understanding why)

Stove: MSR XGK EX with 500ml of gasoline bought from KTM. We will come down with 300ml.

Mattress: Thermarest Néoair XLIT

Sleeping bags: Valandré Bloody mary

We take for the first time micro crampons: Microspike Kahtoola which will be very practical of use and useful during the passage of Cho and Renjo.

8. Access et costs :

We took Air India tickets via Go Voyages (629€ per person). A delay scheduled the day before return made us miss the connection for Paris. Air India was correct by installing us in the hotel of the international zone at its expenses. On the other hand, Go Voyages was beneath everything while informing us about a modification of schedules without indicating the changes!

The ticket return KTM Lukla is bought 330USD by email at Yeti Air (Tara Air = subsidiary). It is an important cost for a catastrophic service. The company is only partially responsible because first are the airports of KTM and Lukla which are totally malfonctionning. I preferred to return in helicopter (cost 500USD, flight Tara Air  in the course of refund) because Sylvie, separated on another flight had been able to return on KTM while I stayed in Lukla with my plane out of order! See the Appendix 2  » Lukla, the mousetrap « 

Count a daily expense for two between 3000 and 5000 Rs (25 to 42€) according to the height of the lodge, including the breakfast, the lunch and the dinner with a correct bedroom but not warmed (it is not an option ;-).

A particular mention for the Namaste lodge in Gokyo whose cooking is excellent!

9. Waypoints GPS (Garmin Etrex Vista H) and traces :

They are listed in the Appendix 1. They indicate the points by which we passed. We do not promise that they are the best or  unique paths to arrive at the stages, in particular for the crossing of the glaciers because they move! The heights indicated by the GPS are close to those indicated by Google Earth

The GPS is a comfort for this type of trek. It is not a necessity. It allows to estimate the distance to reach the stage and to feel reassured when the path fades a little. It is necessary to say that weather conditions were very favorable. Some passages of the three passes or the two glaciers in the fog would have required the use of the GPS or at least a compass for a minimum of security.

10. The trek from day to day

1st day From Lukla to Phakding (2633m) 7.5km in 3.5 hours, descent -224m

Lukla Phakding

Although it seems strange, we took off prematurely from the airport of KTM. It is necessary to say that in Lukla, that’s hell. Hardly a plane poured hastily its lot of fresh walkers that it fills with exhausted trekkers to look for its flight on the so short and sloping runway! The roarings of engines at maximum power, before the take-off, are intercut with the noise of the blades of the helicopters which take off or land on a nearby small ground.
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The weather is clear in Lukla and it has to be an event because the feverish activity of the airport badly hides the probable inactivity of the previous days, due to the fog, to the wind or to the age of the captain.

We look forward to running away, the time to distribute the loads on backpacks. The path is wide, in descent and all is OK. We walk in T-shirt and the weight of bags hardly is smelt. There are a lot of people on the road and we must have crossed in one hour the equivalent which passes by Makalu in a year.

Crossing of dashing villages with pleasant lodges  alternating rain forests. That will not last, at least as for the vegetation …

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2d day from Phakding to Namche Bazar (3384m) 10.4km in 7h10, ascent +751m

Phakdind Namche

T inside at 6:15 am +9°C. Depart at 7:30

It makes a radiant sun again and it is sufficient to put us in a good mood.

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We buy without losing too much of time our TIMS 2*2000Rs then our entrances to the park of Sagarmatha 2*3000Rs. It is better not to go without paying because we shall be checked several times by soldiers on the road before Namche.

If the TIMS has a debatable utility, the entrance of the park allows at least to clean the paths.  12 years ago, they were strewed with garbage. Today, they are really clean. Paths out of the main way are not, unfortunately, the object of the same attention …

Today is more difficult because it is necessary to face the terrible ascent leading to Namche. I hope not to arrive too late because it is market day. But bags decide on our speed of snails.

The beauty of mountains begins to appear through pine forests and we discover after a turn, the still distant silhouette of Everest.

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In Namche, the market is still active when we arrive. We make a visit after being installed in one of the numerous lodges. Here the telephone always works ( Ncell) and will work until Gorakshep.

3rd day Acclimatization in Namche Bazar

The day is dedicated to the rest and to the small ballad in the neighborhood of Namche. We locate the path to Tengboche. We walk up  in pastures overhanging the city until the lunch. Clouds arrive in afternoon and the mist goes up gradually from the low valleys to invade the city and disappear with night.

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4th day from Namche Bazar to Tengboche 3857m, 11.3km in 6:10, ascent +473m

Namche Tengboche

T=12°C inside at 6h.

A complet blue sky is there and we take our time for the breakfast. It is the moment to take energy to face the ascents towards the high mountain. We standardized our orders, in front of the luxury of the offered menus: a small pot (1 liter!) of milk coffee for two, a pancake with honey for me and some porridge for Sylvie. In brief, a  » ressuscitation kit  » that we can only find in the touristic zones when we know that a meal, whatever it is in Nepal when it does not consist exclusively of Dahlbat is not a meal.

We will always pay attention to leave the convoys of mules or yaks on the valley side of the path. One French died, few weeks previously, pushed by the load of an animal. He fall in the ravine and his body was never found.

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The Ama Dablam makes its first appearance at a bend of the path. We have to go at the foot of this magnificent mountain then by-pass it during about ten day.
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We arrive in Tengboche at 1:30 pm. This beautiful monastery, surrounded by dry stones lodges, welcomes us on a headland with magnificent panoramas that we can even admire from our bedroom. We attend Buddhist ceremonies in which we understand nothing after a copious lunch.

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The waves of mist don’t manage to cross the hillsides we climbed in the morning and the sky remains bright for the show of crests on fire at sunset.

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I count not less than 35 people in the dining room well warmed on the fire of dried yak dungs, in the evening. Our first parts of Rumi begin, ideal solution to spend pleasantly the time while waiting for the dinner.

5th day Acclimatization to Tengboche, chörten at 4183m

We have time and we give priority to acclimatization. The magic aspect of the place is an opportunity to spend the day pleasantly to rest. The headaches are not too present and managed with Ibuprofen.

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The morning is dedicated to look for and to follow the only path leading to mountains surrounding. I go to a small chörten combing a summit. It allows me to discover the glacier and the massif of Kangtega (6685m), Ama Dablam (6856m) as well as the massif of Nuptse (7861m), of Lhotse (8414m) and in the background, already, Everest (8848m).

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6th day from Tengboche to Pangboche 3955m, 4.4km in 2:20, ascent +98m

Tengboche angboche

T=+2°C inside at 6h.

We leave at 7:40 am. The rows of trekkers are already on the way. We have to learn to manage their doublings or crossings on sometimes narrow paths. Our stage is short and we continue the step with our quiet rhythm to protect the crew!

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We cross Pangboche to settle down in the last lodge. It allows us to explore easily the path to go to the Base camp of Ama Dablam.

We take advantage of it to bathe in the torrent. The water has to approach 3 or 4°C. The sun-drying is a real happiness. The evening takes place together with Hervé, solitary trekker. He is the first one whom we meet without guide. It creates movements of solidarity.

7th day From Pangboche to CB of Ama Dablam 4572m, 6.2km in 3:20, ascent +617m

Pangboche Ama Dablam BC

T=1°C inside at at 6h. We leave at 8:20 to arrive at 11:40 at the base camp. The ascent is rough and Sylvie has a persistent headache. It is not a good sign. The base camp has been certainly established at the bottom of a lake. Climbers’ numerous tents are installed there.

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We settle down at some hundred meters aside to give way to the dream. Especially as the camp is downhill and doesn’t arrange the most beautiful view.

The weather is always very clear but the small ice-cold wind pierces us. We lunch with pancakes prepared in the morning in Pangboche and with sausage. This one causes an indigestion which cuts our legs in the afternoon and the evening, experience to be avoided!

We lie in the tent in which temperature brutally falls from 35 to 0°C at the time of the sunset. It is a long night of waits and interrupted sleeps.

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8th day From CB of Ama Dablam to Pangboche, 6.2km in 1:45, made descent-617m

T=-4°C inside at 6h. We wait for the sun heating the tent to prepare the breakfast made of muesli, milk and cappuccino. The sky is a little bit milky this morning. We fold up the camp slowly to leave at about 10:45 am. We arrive at the lodge at 12:30 am, exhausted but headaches and nausea are practically erased. We have the afternoon to recover definitively from the food poisoning. The sun is again radiant.

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I wash Sylvie’s hair with the water warmed on our stove. I try to shave myself and give up definitively this type of useless exercise up to the end of the trek. We shall see in KTM.

The evening takes place together with a group of Spanish, around the stove. I wake up at night with a headache and difficulties to breathe. The lack of oxygenation causes headaches. We are not still well acclimatized.

9th day from Pangboche to Dingboche 4339m, 5.9km in 3:45, ascent +384m

Pangboche Dingboche

T= 0°C inside at 7h.

We leave late towards 9 am because we do not wish to join Chukhung today. The nighttime experience proved us that we are not still ready for the high heights.

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The ascent is progressive today and we take advantage of great panoramas. It is necessary to be careful to take the good fork because we abandon the big track which leads to the Everest base camp. Dingboche, where we stop at about 12:45 am, is now on the road of Island Peak and Renjo la, first of three passes which we want to climb.

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I thought that the path would be deserted but that’s not the case. This is not any more the crowd but there are still some groups of walkers on the road. In Dingboche, shops allow a possible food supply.

We find a lodge which gives onto Island peak and Lhotse. The dining room is admirably situated, in overhang, to attend at sunset on Lhotse. The steak of yak is excellent. And the bedroom is free.

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10th day From Dingboche to the Camp of Lhotse 4912m, 7.3km in 3 hours, ascent +572m

Dingboche Camp du Lhotse

T=0°C inside at 6:30. Departure at 7:55. The ascent is continuous and soft. We arrive in Chukhung at about 10:50 to take a tea and to leave at about 11:30. It is necessary to us to grope to find the way towards Island peak. It becomes more confidential because mainly borrowed by the climbers.

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We find at about 1 pm, at the middle way to the Base Camp of Island peak, a location with a view of the glacier of the Lhotse and the Ama Dablam. The sandy soil is frozen and a stone is needed to tap the pickets of the tent in the sand. There is not liquid water anymore here and it will be necessary to melt the snow for the meals.     175

At the end of afternoon I climb on the moraine to attend at sunset. The sky hides itself more and more and the gilded brightness on summits are a little sieved.

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Dinner of semolina, cheese, biscuits and chocolate.

11th day From the Camp of Lhotse to Chukhung 4726m, 2.2km ¾ an hour, descent -186m

T=-11°C inside at 7am. Awake at 8:30 am to try to benefit from of the sun, unfortunately absent.

The night was cold but the breath seems better. The sky is grey for the first time this morning. We leave only at 10:30 am because it takes time to make the breakfast: the jet of the stove is blocked and it is necessary to unsettle it to be able to light the fire.

Every picket sticks terribly on the frozen ground. It is necessary to dig a cone around each with the back of the blade of Opinel to unstick them from their gangues of ice-cold sand.

The descent on Chukhung is fast. We find a very nice « resort » which is not more expensive than a lodge … Because of cloudy weather, we cancel the ascent of Chukhung ri. It’s a pity because Yannick, met later, will tell us that the panorama at the top is extremely beautiful.

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We go in afternoon in recognition of the path leading to Kongma la, first pass of our trip.

The sky gets free at the end of afternoon for a more magnificent sunset as unexpected on Lhotse and valley

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12th day From Chukhung to the Camp of Khumbu (4906m), Kongma la 5514m, 9.3km in 9:40 am, ascent +180m

Chukhung Camp du Khumbu

We get up a little earlier, at 5:30 am because the step will be long today. The acclimatization time is finished. The path towards the pass of Kongma is well drawn and rises regularly on its first part. The sun quickly join and warm us.

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The last part is rough on the other hand because it is necessary to cross what appears to be the real cliff. Without GPS or the trace of the path (because snow for example), the progress would be unpredictable.

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Arrived on the pass at about 1:10 pm, the view is great, with a totally crystal clear sky.

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Some volutes arise from the top of Lhotse and an emerald green lake extends at our feet. We lunch on the  pass in a hidden recess shielded from the wind.

The descent is a vast scree, covered with ice in certain places. We left our Microspikes at the bottom of our bags and we are not proud of this lack of preparation. It is sometimes necessary us to go down on buttocks to avoid a fatal fall.

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We arrive at about 4:10 at the foot of the impressive moraine of the Khumbu glacier. We hesitate to cross it because it is late. We do not want to take the risk of losing us on the back strewed with cracks and with iced lakes. We thus decide to settle the tent on a bed of icy sand already in the shade. Here, as in the first camp, we do not find a torrent for the water supply. It will be necessary to us to melt some snow to prepare the meal of semolina mixed in a Turkish chicken soup bought in a Namche shop. Here is the globalization lived on the ground!

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Beautiful sunset on Pumo ri (7165m). It is our new friend, having abandoned today the Ama Dablam.

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We go to bed at about 6 pm after an uncomfortable Rumi party: the pieces of paper are unstable on sleeping bags and we have -12°C in the tent!

13th day From the Camp of Khumbu to Lobuche 4931m, 1.7km in 2 hours, ascent +25m

Camp du Khumbu Lobuche

T=-3°C inside  at 8:30am. We adopt the same tactics as in the first camp, waiting  comfortably in our sleeping bags for the sun to come to lick the icy walls of the tent.

We are voluntarily lazy because the stage will be short today: we just have to cross the biggest glacier of the world.

We end quitly our breakfast when two fellows rush down from the pass. It has to be 10 am. Yannick and Fin left at 6 am this morning from Chukhung and are already at the foot of the moraine at the end of morning. They envy us to be able to settle where we want with the tent but they are 4 times faster than us. They hope to cross the glacier in 20 mn. They will spend 1  hour there by crossing without worrying about cairns. We will spend, us, 2 hours.

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14th day from Lobuche to Gorakshep (5172m), Kala patar 5640m, 9km in 2:50 + KP, ascent +241m

Lobuche Gorakshep

There is not far from Lobuche to Gorakshep and it is necessary to become used again to the long organized rows of trekkeurs with their sticks clashing in rhythm. The Lobuche’s pass is a bottleneck in which the patience is not an option 😉

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In Gorakshep, lodges are not lacking and the prices continue to increase. I negotiate 300Rs a room against 500. They will refund themselves easily on the meals. We find Yannick and Fin there who just come back from the Kala patar. What an energy! We lunch together before they come down towards Lobuche. As finer negotiators, they do not have to pay for their rooms (moreover, they never pay).

We leave at about 1 pm towards Kala Patar to arrive at the summit at about 3:15. Our objectf is to wait for the sunset there. My GPS indicates 5640m, in compliance with the point found on Google Earth. Yannick himself found this altitude. Nevertheless, the official height is only of 5545m there. I see a small hill, below, which could be the « former » Kala Patar. Strange. Maybe that the Nepalese State wants to avoid a classification in the trekking peaks list, worried of not killing the goose that lays the golden egg? You should not repeat it but it would be easy to him to collect 5000€/day  by taxing the ascent. If this hypothesis is correct, the trek without compulsory guide in Nepal has beautiful days.

We wait two long hours that the sun accepts to lie down. The experience is irreplaceable but it is necessary to manage the cold.

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Sylvie goes down half an hour before me and I catch up her at night. It is necessary to say that its fluorescent orange raincoat must be visible from the Moon. Always improvident, we forgot our headlight. We put ¾ hour to join the lodge.

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15th day In Gorakshep. Round trip to CB Everest (5247m) 4.6km in 3:30

Gorakshep EBC

T=-1°C inside at 7:30am.

I leave only at 9:30 am towards the Everest’s base camp, letting Sylvie rest of her yesterday descent. One of its toenails exploded.

Without the backpack, I feel wings. I arrive there at about 11:20 am. There is some trekkers but no tent on the moraine. We planned initially to camp there but we preferred the comfort of the lodge … I do not regret the walk because the landscapes are very different from those who preceded. I have now to enter in as much to go on the back the glacier. It is a world of blocks of ice, so big as icebergs, as congealed in their fall towards the valley

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The absence of tent is maybe understandable by the Sherpa’s strike begun in May, 2014, following the avalanche killing twelve of them and leaving their families in a total destitution.  We have the right to risk our lives to accomplish our passions. Taking risk with people who make it for their surviving seems to me a little bit shocking.

16th day from Gorakshep to Dzongla 4831m, 11km in 6 hours, descent -341m

Gorakshep Dzongla

T=-1°C inside at 6:30am.

Bad news this morning: the manager of the lodge learns us that the government decided to close the airport of Lukla from 26 till 28 November because a summit of the SAARC [ 1 ] will take place to KTM. Our plane has to leave the 30th and we are at risk to have crowd to Lukla looking forward to return on KTM. Without mattering on the weather which can very well conjugate its efforts to stick thousands of trekkers several additional days. These news waste us the morale and will be confirmed in Lobuche and Gokyo.

The time is at the descent. We go now to the second pass which joins the valleys of Khumbu and Ngozumba.

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The descent towards Dzongla, by by-passing in height a magnificent lake, is soft. We abandoned, inLobuche, the main road which comes down towards Namche. In Dzongla, several lodges competes in spite of the low attendance of the path.

[1] SAARC = South Asian Association for Regional CooperationDuring this « summit » will be decided the construction of a hydroelectric dam, cofinanced by Nepal and India for a billion dollar amount. Sanjaya (Friends of Nature) was right, when in May, 2014,  he was predicting that the » Gold of Nepal  » is the hydroelectric strength to get in mountains and to distribute on all the Indian subcontinent. He dreamed even, I remember, about an electric car for all the Nepalese.
We better understand why Lukla is a mousetrap (appendix 2): the airport of Kathmandu includes on the same place the domestic and international parts. It is not possible to manage simultaneously these two types of flights. When it is really necessary to make land international flights (case of the SARC meeting), it is necessary to cancel all or part of the domestic flights. What is made here by the government in its big wisdom! 😉

17th day from Dzongla to Dragnag (4717m), Cho la 5369m, 9.1km in 8:30, descent -120m

Dzongla Dragnag

T=-5°C inside at 5:30.

We leave at 6:45 am for a new hard walking. We took out our microspikes this time! We move again in a great environment and under a sky of azure. After a 45° slope , we arrive on the glacier. Crampons are very efficient on the ice and we feel safe.

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The sight on the pass is also magnificent and numerous clouds form when we arrive at about 11:15. We lunch of toasts of county and of chocolate… The cold wind pierces us as in Kongma la.

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The Ngozumba glacier has nothing to envy to that of Khumbu. It will be necessary to us to cross it tomorrow.

The descent is vertiginous as the ascent but less stable with big stones which ask only to come down with us. It is necessary, in the continuation, to go back up a small unforeseen pass which nevertheless peaks at 5150m, before joining Dragnag, already in the shade, at 3:15 pm.

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With days and especially with nights, the spirit of the trek has changed. It was initially to balance a comfortable part in lodges with an autonomous, uncomfortable part allowing to enjoy mountains, isolated in the most extraordinary places. Although the conditions are not harder than around Dhaulagiri or in Makalu, we lose the courage to install the tent in the big cold, to dinner briefly while the steak of yak and a well burning stove wait for us at some kilometers … This is how we gradually abandon settling in the base camp of Cho Oyu …

We spend the evening with Didier, retired Breton professor. He walks in inverse sens with a friend and without guide.

18th day From Dragnag to Gokyo 4758m, 4km in 3:20, ascent +47m

Dragnag Gokyo

T=-4°C  inside at 7h

We leave at 8:10 am by following the foot of the mountain northward to join the path which crosses the Ngozumba’s glacier. The track is correctly marked on the ground and we scrupulously follow cairns. From time to time we hear the fall of stones on the ice already warmed by the sun.

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The ascents and the descents on the back of the glacier are more tiring than we had planned. The very good weather of the morning covers gradually. We arrive at 11:30  at Namaste lodge recommended by Didier: the cooking is there excellent. Coincidence or mark of good forks, we find Yannick and Fin there.

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We shall not forget the Yack Sizler vegetables French fries.

On phone, Yeti Airlines’s Tulsa reassures us. The airport reopens 28 and the closure will have no incidence on the boarding of November 30th. Maybe.

We take the luxury of a hot shower afternoon!

19th day In Gokyo. Round trip towards Cho Oyu 4965m, 8.8km in 3:30

Gokyo vers Cho Oyu

The breath was difficult this night, with the headache that goes with it. Everything is back to normal again with some ibuprofen.

T =-5°C inside at 7am.

I pass a verbal contract  with Sylvie: we shall walk towards Cho Oyu during 2 hours, no more … The sky is particularly clear this morning. We exceed of a kilometer the 4th lake without being able to see the Everest on the right because we miss a small additional kilometer… We discover to the left Cho Oyu (8188m) and to the right Gyachung Kang (7952m).

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On the way back, we meet Arnaud and Christine. We’ll meet in Namaste Lodge!

20th day From Gokyo to Lumde (4400m), Renjo la 5366m, 11.5km in 9:40 am, descent -358m

Gokyo Lumde

T=-4°C inside at 5h30. It will be tiring today because we have to cross our third and last pass, Renjo la. We leave at 7:20 am to reach the pass at 12:30. We suffer in the ascent but microspikes are again very useful. We take advantage of it to cut the tortuous path by crossing the ice surfaces.

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We lunch on the pass where the sights are again magnificent. We perceive Makalu (at the back on the right of Lhotse) at the foot of which I was in May. This time and contrary to the Kala Patar’s point of view, Everest is the highest, also seemingly.

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The descent is also hard. It is because, probably, of the accumulation of fatigue since the start of the trek. On the road, before the big descent towards Lumde, there are magnificent places to establish a camp at the edge of a torrent

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21th day From Lumde to Namche Bazar (3384m), 19.1km in 7 hours, descent -1016m

Lumde Namche

T=-1°C inside at 8h. We took our time in the breakfast with Arnaud and Christine. They walk faster than us but we meet now every evening in the same lodges.

I had planned a stage to Thame but we continue towards Namche. It allows us to win one day to manage the departure of Lukla which risks to be difficult.

We go from the mineral and clear world to the world of forests and mists. By coming down, the weather covers itself and we go into the clouds which hang on to the hillsides of the mountain.

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We arrive in Namche at nightfall. The circle is completed.

22nd day From Namche to Phakding (2633m), 10.4km in 6:20, descent -751m

The sky is grey on Namche and it will stay until Phakding. The valley below seems plunged into the twilight of a Tolkien’s tale. We phone to try to leave one day earlier Lukla.

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23rd day From Phakding to Lukla (2857m), 7.5km in 3 hours, ascent +224m

The sky remains grey all day long. We have an important feeling of cold here, more than in high height. No plane landed or took off today. We shall see good tomorrow.

At the end of the trek.

Appendix 1: list of the GPS points

Coordonnées réelles Khumbu 2014

You can see the complete spreadsheet with time schedule, ascents, possibility of organizing a new trek etc. by the tab Autonomy Tools / tableur spreadsheet Excel

The site doesn’t accept .kmz files. The file will be sent on Wikiloc by this page on the right side.

Appendix 2: the mousetrap of Lukla

To go out of Khumbu, there are several solutions. To take the plane, it is seemingly the simplest and the fastest: in hardly half an hour, you do the route to Kathmandu in a twin-engine plane, like Indiana Jone. Statistics: a crash a year, it is sufficieent to avoid it.

You can otherwise lengthen your trek of 5 days by returning by Jiri, knowing that it will be necessary to add 11 hours or more of bus to join KTM. No statistics concerning buses.

Finally, the legend says that you can also pass by a village named « Salery ». The trek Lukla-Salery takes only 2 to 3 days. A jeep would take you then towards Kathmandu in 17 hours on a path which really seems no suitable for vehicules on the map. The investigation does not allow us to determine where arrives this hypothetical jeep and people interviewed in Kathmandu are at least perplexed.

The helicopter which can take off in a little less demanding conditions of visibility that the plane is the last option, but it is much more expensive. The prices rise without limit when planes do not take off any more. 400, 500, 700 USD. Business is business.

Because it is necessary to know that planes and helicopters move only at sight, that they have to cross over high passes because Lukla is surrounded with monsters with  snowy summits.

It is also necessary to know that the weather in Kathmandu is very different from that of Lukla: when it is possible to envisage a take-off in the early hours in Lukla because there is still no wind and because night mists are dissolved with the cold, Kathmandu often soaks in a thick fog. When the fog gets up finally in Kathmandu, winds got up on passes and the mist already invades the tarmac of Lukla.

In these two situations, the persons in charge of control towers, if they do not drink the tea, forbid any take-off.

In brief, Lukla is a mousetrap.

If you decide, nevertheless, to return to Kathmandu by plane, there are three golden rules to be respected.

1. Buy a ticket for the first morning flight. It gives you priority in front of the troops of flight of the day.
2. Remain Zen and  leave politely pass before youfor check in, the organized groups supervised by corrupted guides.
3. Ask Saint Claire so that the weather does not degrade before you embarked on the liberator zinc.

The True Adventure to illustrate the process:


De Num au Belvédère d’East Pass

Du 7 au 26 Mai 2014

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Cliquez sur les photos pour les agrandir – points GPS en annexe de l’article. 

Objectifs :

Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m.

L’objectif initial est de le contourner jusqu’à la « East Pass » 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous.

En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour

 

Résumé et Introduction:

Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit  inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera  mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable.

Je n’irai pas jusque East Pass, objectif ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation…

Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath.

Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise.  En espérant qu’elle reste longtemps accrochée  aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.

 

 

Préparation :

Le trajet et les étapes sont positionnés à l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin.

5  Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente).

Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 ; Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places ; Réchaud :  MSR XGK EX avec 400ml (100ml  suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu ; matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.

 

Situation et parcours:

DSCF1373 situation


DSCF1373 trajet

Accés :

Turkish Airlines, « meilleure compagnie européenne »,  ne démentira pas sa récente réputation. Très bon voyage pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Pourvu que ça dure… Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures)

Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)

 

Budget :

Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1200€

 

Agenda :

agenda

Altitude à l’étape :

Altitude à l'étape

altitude distance

dénivelé jour

Le trek au jour le jour

Mercredi 07-mai de Num à Seduwa

Dénivelé 49m     6km en 4 h30 ; altitude le soir 1572m

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Après 3 heures d’attente, nous préférons payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.
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La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lourd, qui me déséquilibre à chaque faux pas.

La descente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun.

J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange. Une tourista se dessine en perspective. C’est malheureusement une bonne idée d’éviter la tomba et le tchang sauf si l’eau servant aux breuvages a suffisamment bouilli ou a été traitée préalablement.

 

Jeudi 08- et  vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon


                   

C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang préparé par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui prendra le nom de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat.

A l’inverse du tchang et de la tomba, cette boisson est tout à fait sûre pour le système digestif. A consommer cependant avec modération.

A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement  le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (environ 4000 personnes)

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samedi 10-mai  jusqu’à Tashigaon, 

DSCF1407 Seduwa Tashigaon

Dénivelé 628m en 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m

Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins.

La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes.

A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte sagement mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours. Il sera moins sage que moi en s’enfilant 14 bières de 66cl dans la soirée.

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Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma      

DSCF1495 Tashigaon Kongma

 

Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m

Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45

La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue dans la forêt. Je profite de cette dernière journée en ambiance tropicale. Les oiseaux se répondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à aller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjoints sur lesquels les pieds cherchent encore, maladroits, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner.

Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.

Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.

Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.

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Lundi 12-mai      à Kongma, journée d’acclimatation

J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 . En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga par temps clair.  Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’East Pass qui reste mon projet.

La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuels WC…

Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Je ne confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati ». D’ailleurs tout le monde sait faire des pancakes, ici, bien plus nourrissants…

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Mardi 13-mai    De Kongma à Dobaté

DSCF1525 Kongma Dobaté

 

dénivelé: 290m en 7.53km     altitude à l’arrivée :3900m

Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405

S’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait  presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant.

Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne !

Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre leur chemin, chacune de leurs traces formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol seront autant de  pièges ralentissant encore ma progression.

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De vrais murs aux parois glacées doivent être franchis, parfois avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon.

Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le frôler de trop prés car j’y enfonce mon pied. La chaussure gauche se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait.

La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent joyeusement.

J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC.

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Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.

 

Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka

 DSCF1567 Dobaté Yangle Kharka           

dénivelé -256m en 9.6km   Altitude à l’arrivée 3644m

Lever à 6 :05 0°C dans la chambre ; départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.

Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancakes et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé.  Il me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi.

Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète.

Je change mon premier jeu de pile pour le GPS.

La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut.  Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun.

A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions.

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Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna !

Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici mais la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.

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Jeudi 15-mai     de Yangle Kharka à Shersong

DSCF1586 Yangle Kharka Shersong         

dénivelé : 1071m  en 12.91km   Altitude à l’arrivée :4715m

Lever 5 :08 3°C dans la chambre

Départ 6 :10 arrivée 14 :46

Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths…

Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi…

Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures  et 200m de dénivelé de là.

La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude.

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A Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il est possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin.

Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur, et ses frères. Ils se rendent au camp de base avancé où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. Pauvre Makalu! J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé !

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L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements du cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.

J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks  6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.

Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun…

J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile  et longue  avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite.

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Vendredi 16-mai             de Shershong au Camp de Base du Makalu       

DSCF1625 Shersong MBC

Dénivelé 126m en 3.57km

T intérieure 0°C ; T extérieure -7°C

Lever 5 :10

Départ 8 :07 arrivée 10 :00

altitude à l’arrivée 4841m WP412

C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite un Bon Anniversaire par la pensée.

Je repère,  à  la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga…

Je me prépare doucement car la route sera courte aujourd’hui.

Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours.

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Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides après la nuit à Shershong.

Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé dans les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.

Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait déjà -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul.

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samedi 17-mai  de MBC à  Sandy camp  

DSCF1641 MBC Sandy Camp

dénivelé 359m  5.16km ; altitude à l’arrivée : 5200m

Levé 5 :08

Départ 6 :08 arrivée 12 :20

Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés.

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Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416).

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Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent  grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie parfois le courant vers moi.

Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler !

Il y a autant d’éboulements ici qu’il y a d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne.

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Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir de la douceur apparente  du soleil et de la vue imprenable sur le Lhotse (8516m), le Lhotse Shar (8393m), l’Everest à 18 km (8848m), le Shar Tse (7591m), le Sha Tse 2 (7457m) 

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Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et  la migraine n’est pas au rendez-vous.

Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.

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Dimanche 18-mai           De Sandy Camp au Camp du Col 


DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col

Dénivelé 273m  pour     2.99km  Altitude à l’arrivée : 5473m

Lever à  4 :56

T=2°C intérieur -5°C extérieur

Départ 6 :55; arrivée à 14 :30

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Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons

Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun.  J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp (boîtes de conserve vides) me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années.

La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable.

Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui.

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Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois.  Je rêve d’une soupe à la tomate…

C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien.

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lundi     19-mai  du Camp du Col au Belvédère d’East pass

 

altitude finale 5850m

dénivelé 377m en 1.8km

Levé 5 :08

Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00

T=-1°C intérieur

T= -10°C extérieur

Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass  si je trouve un passage à peu près sûr.

Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau.

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Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée.  Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irréaliste.  La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au camp de base avancé du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises.

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Sherpani pass, au fond à gauche, paraît être un mur de glace infranchissable. East pass, au fond à droite, paraît plus praticable…après la longue remontée du glacier!

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Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant  à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Très dommage. Ce sera pour une prochaine fois…

Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux aussi la prochaine fois.

Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.

mardi    20-mai  Retour au Camp de Base du Makalu

dénivelé :-632m en 7.28km        Altitude à l’arrivée 4841m

lever 4 :48

T=-1°C intérieur -10°C extérieur.

Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC.

Départ 7 :25. Arrivée 17 :45

Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. A la réflexion, c’est pourtant peut-être la meilleure voie. Je remonte donc sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver exactement mon chemin de l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant  glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale à celle de tout ce qui dévale. Cela permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux.

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Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction  du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite, autant que je peux, les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier.

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Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses. Les doigts de ma main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit.

J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.

 

Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka         

Dénivelé -1197m  en 16.43km

Altitude à l’arrivée : 3644m

Départ 7 :20 arrivée 15 :15.

A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.

Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…

J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé.

Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka…

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Ce n’est pas non plus en la descendant que j’ai pu admirer cette magnifique vallée.  Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci)  ou salti (ami) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.

 

Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté           

Dénivelé 256m en 9.9 km ; Alttude à l’arrivée : 3900m

Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00

Le temps est, comme hier et à l’aller, couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos.

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