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Du 6 au 29 novembre 2014

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Lhotse et Everest vus du Kalapatar

(vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus)

1. Impressions générales :

Boz51 (Voyages Forum) nous avait donné l’envie d’effectuer ce trek avec son article et ses photos de fin 2013. Qu’il en soit remercié !

Si les vallées du Solu Khumbu sont très fréquentées, elles n’en sont pas moins dangereuses. Les hélicoptères sont innombrables qui vont chercher les touristes insouciants souffrant du mal des montagnes parce qu’ils ont monté trop vite.

Prendre les chemins de traverse par les 3 cols (Kongma, Cho et Renjo la) permet de profiter au maximum de la beauté des montagnes tout en évitant la promiscuité de ces longues files de randonneurs cliquetant leurs bâtons de marche en cadence, commandés par un « guide » en tête et un autre en queue… Ils ne peuvent, par bonheur, que marcher dans les vallées pour rester entiers.

Trois cols à plus de 5300m, un petit sommet à 5640m et 170km en 23 jours dont 10 à plus de 4500m, ça use. Surtout que nous portons 18kg et 14kg sur le dos. Tente, nourriture, réchaud pour être autonomes. L’autonomie se paie au prix fort ici. Les nombreux lodges, au confort certain, sur les chemins principaux, rendront la décision de plus en plus difficile de planter notre tente sous des températures hivernales (-10 à -20°C la nuit)

Mais quel temps ! Un soleil éblouissant à perte de journées, pendant tout le trek. De quoi presque se lasser des couchers de soleil quotidiens sur nos monstres préférés… Nous avons eu de la chance quand nous pensons au drame du 14 octobre[1]. La montagne reste maîtresse de nos destins.

Et puis, ne négligeons pas un avantage d’être nombreux sur ces plus belles montagnes du monde. Nous avons rencontré des hommes et des femmes animés de la même passion, avec qui nous avons passé des soirées formidables à reconstruire, à la hâte, le Monde.

Le Népal reste étonnamment en dehors du monde malgré des abords parfois très modernes : par exemple téléphoner en France instantanément à 5180m d’altitude, face au Toit du Monde. En même temps, l’aéroport de Lukla est un baraquement insalubre (et celui de Kathmandu ne vaut pas mieux) dans lequel nous attraperons un gros rhume à attendre un avion incertain.

Enfin, cet endroit est artificiellement développé depuis qu’Edmond Hillary, premier homme à vaincre l’Everest en 1953 avec Tengzing Norgay , en a fait un lieu de pèlerinage pour tous ceux qui veulent avoir vu, une fois dans leur vie, le Toit du Monde. Ce n’est pas là que nous découvrirons la vie authentique des népalais. On ne peut pas tout avoir.

[1] Le 14 octobre 2014, en moins de 24 heures, un cyclone, né dans le golfe du Bengale, a déversé plus de 150 cm de neige sur les massifs des Annapurna. Totalement prévisible et totalement imprévu, il a tué d’un coup plus de 40 marcheurs dont la moitié de « guides » insouciants et de porteurs, ensevelis sous les avalanches au niveau de la Thorung la, en particulier.

 2. Situation:

 

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 3. Agenda:0001c

4. Etapes :

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 5. Altitude :

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 6. Dénivelés quotidiens :

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7. Matériels embarqués:

Nous prévoyons 5 jours d’autonomie en nourriture avec un ravitaillement partiel par les lodges, soit 3.8kg composés de saucisson, semoule, pain type Wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat,  fruits secs, barres de céréales, palets bretons, spiruline (10g/j) sur tout le trek.

Chaussures : LOWA – Tibet pro gtx. Les miennes commencent à souffrir sérieusement après le Dhaulagiri et le Makalu

Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70

Tente : Easton Kilo (plus d’espace que la précédente mais moins facile à monter: on fait vriller la tringle longitudinale en carbone sans comprendre pourquoi)

Réchaud : MSR XGK EX avec 500ml d’essence achetée à KTM. On redescendra avec 300ml.

Matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

Nous emportons pour la première fois des crampons Microspike Kahtoola qui s’avéreront très pratiques d’utilisation et utiles lors du passage des Cho et Renjo la.

8. Accès et coûts :

Nous avons pris des billets Air India via Go Voyages (629€ par personne). Un retard programmé la veille du retour nous a fait rater la correspondance pour Paris. Air India a été correct en nous installant dans l’hôtel de la zone internationale à ses frais. Par contre, Go Voyages a été en dessous de tout en nous informant d’une modification d’horaires sans nous indiquer les changements !

Le billet KTM Lukla Aller retour est acheté 330USD par email chez Yéti Air (Tara Air = filiale). C’est un coût élevé pour un service catastrophique. La compagnie n’est que partiellement responsable car ce sont les aéroports de KTM et Lukla qui dysfonctionnent totalement. J’ai préféré  rentrer en hélicoptère (coût 500USD, vol Tara Air retour en cours de remboursement)  car Sylvie, séparée sur un autre vol avait pu rentrer sur KTM alors que je restais à Lukla avec mon avion en panne ! Voir l’Annexe2 « Lukla, la souricière »

Compter une dépense quotidienne pour deux de 3000 à 5000 Rs (25 à 42€) selon l’altitude du lodge, comprenant le petit déjeuner, le déjeuner et le diner avec une chambre correcte et non chauffée (ce n’est pas une option).

Une publicité particulière pour le lodge Namaste à Gokyo dont la cuisine est excellente sans parler du service !

9. Points GPS (Garmin Etrex Vista H) et tracés :

Ils sont listés dans l’Annexe 1. Ils indiquent les points par lesquels nous sommes passés. Nous ne prétendons pas que ce soient les meilleurs ou uniques chemins pour arriver aux étapes, en particulier lors de la traversée des glaciers puisqu’ils bougent! Les altitudes indiquées par le GPS sont proches de celles indiquées par Google Earth

Le GPS est un confort pour ce type de trek. Il n’est pas indispensable. Il permet d’évaluer la distance restant pour parvenir à l’étape et de se rassurer quand le chemin s’efface un peu. Il faut dire que les conditions climatiques étaient très favorables. Certains passages des trois cols ou des deux glaciers dans le brouillard auraient nécessité l’usage du GPS pour un minimum de sécurité.

10. Le trek au jour le jour

1er jour De Lukla à Phakding (2633m) 7.5km en 3.5 heures, dénivelé -224m

Lukla Phakding

Bien que cela paraisse bizarre, nous sommes partis avant l’heure de l’aéroport de KTM. Il faut dire qu’à Lukla, c’est l’enfer. A peine un avion a déversé à la hâte son lot de marcheurs frais qu’il se remplit de trekkeurs épuisés pour filer chercher son envol sur la curieuse piste pentue et si courte ! Les  hurlements des moteurs lancés à peine puissance, avant le décollage, sont entrecoupés du bruit des pâles des hélicoptères qui prennent leurs envols ou atterrissent sur un petit terrain juste à côté.
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Il fait beau à Lukla et ce doit être un événement car l’activité fébrile de l’aéroport cache mal  l’inactivité probable des jours précédents, due au brouillard, au vent ou à l’âge du capitaine.

Nous avons hâte de nous enfuir, le temps de répartir les charges des sacs à dos. Le chemin est large, en descente et il fait bon. Nous marchons en tee shirts et le poids des sacs se fait à peine sentir. Il y a du monde sur la route et nous devons avoir croisé en une heure la quantité équivalente qui passe par le Makalu en une bonne année.

Traversée de villages pimpants garnis de lodges avenants alternant les forêts tropicales. Ca ne durera pas, au moins pour ce qui est de la végétation…

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2ème jour de Phakding à Namche Bazar (3384m) 10.4km en 7h10, dénivelé +751m

Phakdind Namche

T intérieur au réveil à 6h15 +9°C. Départ à 7h30

Il fait un soleil radieux de nouveau et il n’en faut pas plus pour nous mettre de bonne humeur.

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Nous achetons sans trop perdre de temps nos TIMS 2*2000Rs puis nos entrées dans le parc de Sagarmatha 2*3000Rs. Il vaut mieux ne pas resquiller car nous serons contrôlés plusieurs fois par des militaires sur la route avant Namche.

Si le TIMS a une utilité discutable, l’entrée du parc permet au moins de nettoyer les chemins. Il ya 12 ans, ils étaient parsemés de détritus. Aujourd’hui, ils sont réellement propres. Les chemins s’écartant de la voie principale ne font malheureusement pas l’objet de la même attention…

La journée est plus difficile car il faut affronter la terrible montée menant à Namche. J’espère ne pas arriver trop tard car c’est jour de marché. Mais les sacs décident de notre allure d’escargots.

La beauté des montagnes commence à apparaître au travers des pinèdes et nous découvrons au détour d’un virage, la silhouette encore éloignée de l’Everest.

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A Namche, le marché est encore en place quand nous arrivons. Nous y faisons un petit tour après nous être installés dans un des nombreux lodges. Ici le téléphone fonctionne toujours (Ncell) et fonctionnera jusqu’à Gorakshep.

3ème jour Acclimatation à Namche Bazar

La journée est consacrée au repos et à une petite ballade aux environs de Namche. Nous repérons le chemin pour aller à Tengboche. Nous nous promenons dans les pâturages surplombant la ville pour rentrer déjeuner. Le temps se couvre dans l’après midi. La brume monte progressivement des basses vallées pour envahir la ville et disparaître avec la nuit.

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4ème jour de Namche Bazar à Tengboche (3857m), 11.3km en 6h10, dénivelé +473m

Namche Tengboche

T=12°C au lever à 6h.

Le grand ciel bleu est au rendez-vous et nous prenons notre temps pour le petit déjeuner. C’est le moment pour se mettre en forme afin d’affronter les montées vers la haute montagne. Nous avons normalisé nos commandes devant le luxe des menus offerts : un small pot (1 litre !) de café au lait pour deux, un pancake au miel pour moi et du porridge pour Sylvie. Bref, le « ressuscitation kit » qu’on ne peut trouver que dans les zones de forte affluence touristique quand on sait qu’un repas, quel qu’il soit au Népal lorsqu’il n’est pas composé exclusivement de Dahlbat n’est pas un repas.

Nous ferons toujours attention de laisser les convois de mulets ou de yacks du côté versant du chemin. Un français est mort, peu de semaines auparavant, bousculé par le chargement d’un animal. Il est tombé dans le ravin et son corps n’a pas été retrouvé.

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L’Ama Dablam fait sa première apparition à un détour du chemin. Nous devons nous rendre au pied de cette magnifique montagne puis la contourner pendant une dizaine de jour.
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Nous arrivons à Tengboche à 13h30. Ce beau monastère, entouré de lodges en pierres sèches, nous accueille sur un promontoire aux panoramas superbes que nous pouvons même admirer de notre chambre. Nous assistons à des cérémonies bouddhistes auxquelles nous ne comprenons rien après un déjeuner copieux.

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La nappe de brume n’arrive pas à franchir les coteaux que nous avons gravis dans la matinée et le ciel reste lumineux pour le spectacle des crêtes en feu au coucher du soleil.

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Je ne dénombre pas moins de 35 personnes dans la salle à manger bien chauffée au feu de bouses de yack séchées, dans la soirée. Nos premières parties de Rumi commencent, solution idéale pour passer agréablement le temps en attendant le diner.

5ème jour Acclimatation à Tengboche, chörten à 4183m

Nous avons du temps et nous cherchons l’acclimatation à l’altitude en priorité. L’aspect magique du lieu est une opportunité pour passer la journée agréablement à nous reposer. Les migraines sont peu présentes et gérées à l’Ibuprofène.

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Le matin est consacré à rechercher et emprunter le seul chemin menant aux montagnes alentour. Je me rends à un petit chörten coiffant un sommet. Cela me permet de découvrir le glacier et le massif du Kangtega (6685m), l’Ama Dablam (6856m) ainsi que le massif du Nuptse (7861m), du Lhotse (8414m) et en arrière plan, déjà, l’Everest (8848m).

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6ème jour de Tengboche à Pangboche (3955m), 4.4km en 2h20, dénivelé +98m

Tengboche angboche

T=+2°C au levé à 6h.

Nous partons à 7h40. Les files de trekkeurs sont déjà en route. Nous devons apprendre à gérer leurs doublements  ou croisements sur des chemins parfois étroits. Notre étape est courte et nous continuons la marche à notre rythme tranquille pour préserver l’équipage !

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Nous traversons Pangboche pour nous installer dans le dernier lodge. Cela nous permet d’explorer facilement le chemin pour aller au Camp de Base de l’Ama Dablam.

On en profite pour se baigner dans le torrent. L’eau doit approcher les 3 ou 4°C. Le séchage au soleil est un vrai bonheur. La soirée se passe en compagnie d’Hervé, trekkeur solitaire. Il est bien le premier que nous rencontrons sans guide. Cela crée des mouvements de solidarité.

7ème jour de Pangboche au CB de l’Ama Dablam (4572m), 6.2km en 3h20, dénivelé +617m

Pangboche Ama Dablam BC

T=1°C au lever à 6h. Nous partons à 8h20 pour arriver à 11h40 au camp de base. La montée est rude et Sylvie a un mal de tête persistant. Ce n’est pas bon signe. Le camp de base lui-même doit être un fond de lac bien plat. De nombreuses tentes d’alpinistes y sont installées.

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Nous nous installons à quelques centaines de mètres à l’écart pour laisser place au rêve. D’autant plus que le camp est un peu en renfoncement et ne dispose pas de la plus belle vue.

Il fait toujours aussi beau mais le petit vent glacé a vite fait de nous transpercer. Nous déjeunons de pancakes préparés le matin à Pangboche et de saucisson. Celui-ci provoque une indigestion qui nous coupe les jambes l’après midi et la soirée, expérience malheureuse à ne pas renouveler !

Nous restons couchés dans la tente qui passe brutalement de 35 à 0°C au moment du coucher du soleil. C’est une longue nuit d’attentes et de sommeils entrecoupés.

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8ème jour du CB de l’Ama Dablam à Pangboche, 6.2km en 1h45, dénivelé -617m

T=-4°C au réveil à 6h. Nous attendons que le soleil donne sur la tente pour aller préparer le petit déjeuner de muesli au lait et cappuccino. Le ciel est un peu laiteux ce matin. Nous replions le camp doucement pour partir vers 10h45. Nous arrivons au lodge à 12h30, épuisés mais les maux de tête et nausées sont pratiquement effacés. Nous avons l’après midi pour nous remettre définitivement de l’intoxication alimentaire. Le soleil est de nouveau radieux.

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Je lave les cheveux de Sylvie avec l’eau chauffée sur notre réchaud. J’essaie de me raser et renonce définitivement à ce type d’exercice inutile pour la durer du trek. On verra à KTM.

La soirée se passe en compagnie d’un groupe d’espagnols, autour du poêle à bouses. Je me réveille la nuit avec une migraine et des difficultés pour respirer. Le manque d’oxygénation provoque les maux de tête. Nous ne  sommes pas encore bien acclimatés.

9ème jour de Pangboche à Dingboche (4339m), 5.9km en 3h45, dénivelé +384m

Pangboche Dingboche

T= 0°C au lever à 7h.

Nous partons tard vers 9heures car nous ne souhaitons pas rejoindre Chukhung aujourd’hui. L’expérience de la nuit nous prouve que  nous ne sommes pas encore au point pour les hautes altitudes.

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La montée est progressive aujourd’hui et nous profitons d’un panorama de plus en plus grandiose. Il nous faut prendre garde de prendre la bonne bifurcation car nous abandonnons la grande voie qui mène au camp de base de l’Everest. Dingboche, où nous nous arrêtons vers 12h45, est maintenant sur la route de l’Island Peak et du Renjo la, premier des trois cols que nous voulons gravir.

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Je pensais que le chemin serait désormais désert mais il n’en est rien. Ce n’est plus la foule mais il y a encore quelques groupes de marcheurs sur la route. A Dingboche, des commerces permettent un éventuel approvisionnement en nourriture.

Nous trouvons un lodge qui donne sur l’Island peak et le Lhotse. La salle à manger est admirablement située, en surplomb, pour assister au coucher du soleil sur le Lhotse. Le steak de yack est excellent et nous redonne des forces. Quant à la chambre, elle est gratuite.

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10ème jour de Dingboche au Camp du Lhotse (4912m), 7.3km en 3h, dénivelé +572m

Dingboche Camp du Lhotse

T=0°C au lever à 6h30. Départ à 7h55. La montée est continue et douce. Nous arrivons à Chukhung vers 10h50 pour un prendre un thé et repartir vers 11h30. Il nous faut tâtonner pour trouver le chemin vers l’Island peak. Il devient plus confidentiel car majoritairement emprunté par les grimpeurs.

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Nous trouvons vers 13 heures, à mi chemin du CB de l’Island peak, un emplacement avec vue sur le glacier du Lhotse et l’Ama Dablam. Le sol sablonneux est gelé et il faut un caillou pour enfoncer les piquets de la tente dans le sable. Il n’y a plus d’eau liquide ici et il faudra faire fondre la neige pour les repas.

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Je monte en fin d’après midi sur la moraine pour assister au coucher du soleil. Le ciel se voile de plus en plus et les éclats dorés sur les sommets sont un peu tamisés.

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Diner de semoule agrémentée d’un cube bouillon, fromage, palets bretons et chocolat.

11ème jour du Camp du Lhotse à Chukhung (4726m), 2.2km en ¾ d’heure, dénivelé -186m

T=-11°C au réveil à 7h. Lever à 8h30 pour essayer de bénéficier des rayons du soleil, malheureusement absents.

La nuit a été froide mais la respiration semble meilleure. Le ciel est pour la première fois gris ce matin.  Nous ne partons qu’à 10h30 car il faut du temps pour faire le petit déjeuner : Le gicleur du réchaud est bouché et il faut le démonter pour pouvoir allumer le feu.

Chaque piquet colle terriblement au sol gelé. Il faut creuser un cône tout autour de chacun avec le dos de la lame de l’Opinel pour les décoller de leurs gangues de sable glacé.

La descente sur Chukhung est rapide. Nous trouvons un « resort » fort sympathique qui ne coûte pas plus cher qu’un lodge… Du fait du temps bouché, nous annulons la montée au Chukhung ri. C’est dommage car Yannick, rencontré plus tard, nous dira que le spectacle en haut est de toute beauté.

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Nous partons dans l’après midi en reconnaissance du chemin menant à la Kongma la, première passe de notre périple.

Le ciel se dégage en fin d’après midi pour un d’autant plus superbe coucher de soleil qu’inattendu sur le Lhotse et la vallée

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12ème jour de Chukhung au Camp du Khumbu (4906m), Kongma la (5514m), 9.3km en 9h40, dénivelé +180m

Chukhung Camp du Khumbu

Nous nous levons un peu plus tôt, à 5h30 car la marche sera longue aujourd’hui. Le temps de l’acclimatation est achevé. Le chemin vers la passe de Kongma est bien tracé et monte régulièrement sur sa première partie. Le soleil a vite fait de nous rejoindre et de nous réchauffer.

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La dernière partie est rude par contre car il nous faut franchir ce qui paraît être une vraie falaise. Sans tracé GPS ou physique, la progression serait aléatoire.

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Arrivés sur le col lui-même vers 13h10, le spectacle est grandiose, avec un ciel totalement limpide.

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Quelques volutes se forment au sommet du Lhotse et un lac d’un vert émeraude s’étend à nos pieds. Nous déjeunons sur la passe elle-même dans un recoin à l’abri du vent.

La descente est un vaste pierrier tapissé de glace à certains endroits. Nous  avons laissé nos Microspikes au fond de nos sacs et nous ne sommes pas fiers de cette impréparation. Il nous faut parfois descendre sur les fesses pour éviter une chute fatale.

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Nous arrivons vers 16h10 au pied de l’imposante moraine du glacier du Khumbu. Nous hésitons à la franchir car il est tard. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous perdre sur son dos parsemé de crevasses et de lacs glacés. Nous décidons donc d’installer la tente sur un lit de sable gelé déjà à l’ombre. Ici comme au premier campement, nous ne trouvons pas de torrent pour l’approvisionnement en eau.  Il nous faudra fondre de la neige pour préparer le repas de semoule mélangé à une soupe au poulet turque achetée à Namche bazar. Voilà la mondialisation vécue sur le terrain !

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Beau coucher de soleil sur le Pumo ri (7165m). C’est notre nouvel ami après avoir abandonné l’Ama Dablam.

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Nous nous couchons vers 6 heures après une partie de Rumi peu confortable : les pièces de papier sont instables sur les duvets… et il fait -12°C dans la tente.

13ème jour du Camp du Khumbu à Lobuche (4931m), 1.7km en 2h, dénivelé +25m

Camp du Khumbu Lobuche

T=-3°C au lever à 8h30. Nous adoptons la même tactique qu’au premier camp en attendant confortablement dans nos duvets que le soleil vienne lécher les parois gelées de la tente.

Nous traînons volontairement car l’étape sera courte aujourd’hui : il s’agit de traverser le plus grand glacier du monde.

Nous terminons à peine notre petit déjeuner lorsque deux gaillards déboulent de la passe. Il doit être 10 heures. Yannick et Fin sont partis à 6h ce matin de Chukhung et sont déjà au pied de la moraine en fin de matinée. Ils nous envient de pouvoir nous installer où nous voulons avec la tente mais ils sont aussi 4 fois plus rapides que nous. Ils espèrent traverser le glacier en 20 mn. Ils y passeront 1 heure pleine en traversant sans se préoccuper des cairns. Nous mettrons quant à nous 2 heures.

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14ème jour de Lobuche à Gorakshep (5172m), Kala patar (5640m), 9km en 2h50 + KP, dénivelé +241m

Lobuche Gorakshep

Il n’y a pas loin de Lobuche à Gorakshep et il nous faut nous habituer de nouveau aux longues files organisées de trekkeurs aux bâtons cliquetant en rythme. La passe de Lobuche est un goulot d’étranglement dans lequel la patience n’est pas une option.

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A Gorakshep, les lodges ne manquent pas et les prix continuent d’augmenter. Je négocie 300Rs une chambre à 500. Ils se rattraperont sans difficulté sur les repas. Nous y retrouvons Yannick et Fin qui redescendent tout juste du Kala patar. Quelle énergie ! Nous déjeunons ensemble avant qu’ils ne redescendent vers Lobuche. Plus fins négociateurs, ils n’ont pas payer pour leurs chambres (d’ailleurs, ils ne paient jamais).

Nous partons vers 13h vers le Kala Patar pour arriver au sommet vers 15h15. Notre objectf est d’y attendre le coucher du soleil. Mon GPS indique 5640m, conforme au point relevé sur Google Earth. Yannick lui-même a relevé cette altitude à 10m près. Pourtant, l’altitude officielle n’y est que de 5545m. Je vois une petite colline en contrebas qui pourrait être l’« ancien » Kala Patar. C’est bizarre. Peut-être que l’Etat népalais veut éviter un classement dans la liste des trekking peaks, soucieux de ménager la poule aux œufs d’or ? Il ne faut pas le répéter mais il lui serait facile de collecter 5000€/jour en taxant la montée. Si cette hypothèse est juste, le trek sans guide obligatoire au Népal a de beaux jours.

Nous attendons deux longues heures que le soleil daigne se coucher. L’expérience est irremplaçable mais il nous faut gérer le froid.

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Sylvie descend une petite ½ heure avant moi et je la rattrape dans la nuit. Il faut dire que son imperméable orange fluo doit être visible de la Lune. Toujours  imprévoyants, nous avons oublié nos frontales. Nous mettons ¾ heure pour rejoindre le lodge.

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15ème jour à Gorakshep. Aller retour au CB Everest (5247m) 4.6km en 3h30

Gorakshep EBC

T=-1°C au lever à7h30.

Je pars seul à 9h30 vers le camp de base de l’Everest, laissant Sylvie se reposer de sa descente d’hier. Un de ses ongles de doigts de pieds a explosé.

Sans le sac à dos, je me sens des ailes.  J’y arrive vers 11h20. Il y a quelques trekkeurs mais aucune tente n’est plantée sur la moraine. Nous prévoyions initialement d’y camper mais nous avons préféré le confort du lodge… Je ne regrette pas la promenade car les paysages sont très différents des ceux qui ont précédé. Il s’agit d’entrer autant dans le glacier que sur son dos. C’est un monde de blocs de glace aussi gros que des icebergs comme figés dans leur chute vers la vallée.

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L’absence de tente s’explique peut-être par la grève déclenchée par les Sherpa en mai 2014, à la suite de l’avalanche tuant une douzaine d’entre eux et laissant leurs familles dans un dénuement total. C’est un droit de risquer sa vie pour assouvir ses passions. Entraîner avec soi des individus qui le font pour survivre me semble choquant.

16ème jour de Gorakshep à Dzongla (4831m), 11km en 6h, dénivelé -341m

Gorakshep Dzongla

T=-1°C au lever à 6h30.

Mauvaise nouvelle ce matin : le gérant du lodge nous apprend que le gouvernement a décidé de fermer l’aéroport de Lukla du 26 au 28 novembre car un sommet du SARC[1] se déroulera à KTM. Notre avion doit partir le 30 et il risque d’y avoir foule à Lukla dans l’attente d’un retour sur KTM. Sans compter sur la météo qui peut très bien conjuguer ses efforts pour coincer des milliers de trekkeurs plusieurs jours supplémentaires.  Cette nouvelle nous gâche le moral. Elle sera confirmée à Lobuche et Gokyo.

L’heure est à la descente. Nous nous dirigeons maintenant vers la seconde passe qui joint les vallées du Khumbu et du Ngozumba.

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La descente vers Dzongla, en contournant en hauteur un lac superbe, est douce. Nous avons abandonné à Lobuche la route principale qui descend vers Namche. A Dzongla, plusieurs lodges se font concurrence malgré la faible fréquentation du chemin.

[1] SARC = South Asian Association for Regional Cooperation. Au cours de ce « sommet » sera décidée la construction d’un barrage hydroélectrique, cofinancée par le Népal et l’Inde pour un montant d’un milliard de dollars. Sanjaya (Friends of Nature) avait raison, lorsqu’en mai 2014,  il prédisant que l’ « Or du Népal » étaient la force hydroélectrique à capter dans les montagnes et  à distribuer sur tout le sous-continent indien. Il rêvait même, je me souviens, d’une voiture électrique pour tous les népalais.

On comprends mieux pourquoi Lukla est une souricière (annexe 2): l’aéroport de Kathmandu comprend sur un même lieu les parties domestique et internationale. Il n’est pas possible de gérer simultanément ces deux types de vols. Lorsqu’il faut vraiment faire atterrir des vols internationaux (cas évident de la réunion du SARC), il faut annuler tout ou partie des vols domestiques. C’est ce que fait ici le gouvernement dans sa grande sagesse!

17ème jour de Dzongla à Dragnag (4717m), Cho la (5369m) 9.1km en 8h30, dénivelé -120m

Dzongla Dragnag

T=-5°C au lever à 5h30.

Nous partons à 6h45 pour une nouvelle marche éprouvante. Nous avons sorti nos microspikes cette fois-ci ! Nous nous déplaçons de nouveau dans un environnement grandiose et sous un ciel d’azur. Après une pente à 45°, nous arrivons sur le glacier. Les crampons sont très efficaces sur la glace et nous nous sentons en sécurité.

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Le spectacle sur la passe est aussi magnifique et de nombreux cumulus se forment lorsque nous arrivons vers 11h15. Nous y déjeunons de biscottes, de comté et de chocolat Aldi… Le vent froid nous transperce comme à Kongma la.

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Le glacier du Ngozumba n’a rien à envier à celui du Khumbu. Il nous faudra le traverser demain.

La descente est aussi vertigineuse que la montée mais moins stable avec des gros cailloux qui ne demandent qu’à descendre avec nous. Il nous faut, à la suite, remonter un petit col imprévu qui culmine quand même à 5150m avant de rejoindre Dragnag, déjà dans l’ombre, à 15h15.

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Avec les jours et surtout avec les nuits, l’esprit du trek a changé. Il était question initialement d’équilibrer une partie confortable en lodges avec une partie autonome, inconfortable mais permettant de jouir des montagnes, isolés dans les endroits les plus extraordinaires. Bien que les conditions ne soient pas plus dures qu’autour du Dhaulagiri ou dans le Makalu, nous perdons le courage d’installer la tente dans le grand froid, diner succinctement alors que le steak de yack et un poêle bien brûlant nous attendent à quelques kilomètres… C’est ainsi que nous renonçons progressivement à nous installer au camp de base du Cho Oyu…

Nous passons la soirée avec Didier, professeur breton à la retraite. Il marche dans l’autre sens avec un ami et sans guide.

18ème jour de Dragnag à Gokyo (4758m), 4km en 3h20, dénivelé +47m

Dragnag Gokyo

T=-4°C  au lever à 7h

Nous partons à 8h10 en longeant le pend de la montagne vers le nord afin de rejoindre le chemin qui traverse le glacier du Ngozumba. Il est bien marqué sur le sol et nous suivons scrupuleusement les cairns. De temps en temps nous entendons la chute des pierres sur la glace déjà réchauffée par le soleil.

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Les montées et les descentes sur le dos du glacier sont plus fatigantes que nous avions prévu. Le très beau temps de la matinée se couvre progressivement. Nous arrivons à 11h30 au Namaste lodge conseillé par Didier : la cuisine y est excellente. Coïncidence ou repère des bonnes fourchettes, nous y retrouvons Yannick et Fin.

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Nous n’oublierons pas le Sizler de Yacks légumes frites.

Au téléphone, Tulsa de Yéti Airlines nous rassure. L’aéroport se rouvre le 28 et la fermeture n’aura pas d’incidence sur l’embarquement du 30 novembre. Soi disant.

On se paie le luxe d’une douche chaude l’après midi !

19ème jour à Gokyo. Aller retour vers le Cho Oyu (4965m), 8.8km en 3h30

Gokyo vers Cho Oyu

La respiration a été difficile cette nuit, avec la migraine qui va avec. Tout rentre dans l’ordre avec de l’ibuprofène.

T=-5°C au lever à 7h.

Je passe un contrat verbal avec Sylvie : nous marcherons vers le Cho Oyu pendant 2 heures, pas plus… Le ciel est particulièrement clair ce matin. Nous dépassons d’un kilomètre le 4ème lac sans pouvoir apercevoir l’Everest sur la droite car il nous manque un petit kilomètre supplémentaire… Nous découvrons à gauche le Cho Oyu (8188m) et à droite le Gyachung Kang (7952m).

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Sur le chemin du retour, nous croisons Arnaud et Christine. Nous nous retrouverons au Namaste !

20ème jour de Gokyo à Lumde (4400m), Renjo la (5366m), 11.5km en 9h40, dénivelé -358m

Gokyo Lumde

T=-4°C au lever à 5h30. La journée sera fatigante aujourd’hui car nous devons franchir notre troisième et dernier col, Renjo la. Nous partons à 7h20 pour atteindre le col à 12h30. Nous souffrons dans la montée mais les microspikes sont de nouveau très utiles. Nous en profitons pour couper le chemin tortueux en traversant les surfaces gelées.

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425e

Nous déjeunons au col où la vue est de nouveau superbe. Nous apercevons le Makalu (au fond à droite du Lhotse) au pied duquel je me trouvais en mai. Cette fois et à l’inverse du point de vue du Kala Patar, l’Everest est le plus haut, également en apparence.

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La descente est aussi éprouvante. Cela est du, probablement, à l’accumulation de fatigue depuis le départ du trek. Sur la route, avant la grande descente vers Lumde, il y a des endroits magnifiques pour établir un campement au bord d’un torrent.

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21ème jour de Lumde à Namche Bazar (3384m),  19.1km en 7h, dénivelé -1016m

Lumde Namche

T=-1°C au lever à 8h. Nous avons pris notre temps au petit déjeuner avec Arnaud et Christine.  Ils marchent plus vite que nous mais nous nous retrouvons tous les soirs dans les mêmes lodges.

J’avais prévu une étape à Thame mais nous continuons vers Namche. Cela nous permet de gagner une journée pour gérer le départ de Lukla qui risque d’être difficile.

Nous passons du monde minéral et clair au monde des forêts et des brumes. En descendant, le temps se couvre et nous rentrons dans les nuages qui s’accrochent aux coteaux de la montagne.

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La nuit est en train de tomber quand nous arrivons à Namche. La boucle est bouclée.

22ème jour de Namche à Phakding (2633m), 10.4km en 6h20, dénivelé -751m

Le ciel est gris sur Namche et le restera jusqu’à Phakding. La vallée en contrebas semble plongée dans la pénombre d’un conte de Tolkien. Nous téléphonons pour essayer de partir un jour plus tôt de Lukla.

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23ème jour de Phakding à Lukla (2857m), 7.5km en 3h, dénivelé +224m

Le ciel reste gris toute la journée. Nous avons une impression de froid plus importante ici qu’en haute altitude. Aucun avion n’a atterri ou décollé aujourd’hui. Nous verrons bien demain.

Fin du trek.

Annexe 1 : Liste des points GPS

Coordonnées réelles Khumbu 2014

Voir le tableur complet avec agenda, dénivelés, possibilité d’organiser son propre trek etc. par l’onglet Autonomie Outils/Tableur spreadsheet Excel

Le site n’accepte pas les fichiers en .kmz. Le tracé se trouve sur Wikiloc, accessible à partir de cette page, sur le côté droit. 

Annexe 2 : La souricière de Lukla

Pour sortir du Khumbu, il y a plusieurs solutions. Prendre l’avion , c’est en apparence la plus simple et la plus rapide : en à peine une demi heure, vous faites le trajet jusqu’à Kathmandu dans un bimoteur digne d’Indiana Jone. Statistiques : un crash par an, il suffit de l’éviter.

Vous pouvez sinon allonger votre trek de 5 jours en revenant par Jiri, sachant qu’il faudra additionner 11 heures de bus bien frappées pour rejoindre KTM. Pas de statistiques concernant les bus.

Enfin, la légende dit que vous pouvez aussi passer par un village nommé  « Salery ». Le trek Lukla – Salery ne prend que 2 à 3 jours. Une jeep vous emmènerait ensuite vers Kathmandu en 17 heures sur un chemin qui n’a vraiment pas l’air carrossable sur la carte. L’enquête ne nous permet pas déterminer où arrive cette jeep hypothétique et les gens interviewés à Kathmandu sont pour le moins perplexe.

Reste l’hélicoptère qui peut voler dans des conditions de visibilité un peu moins exigeantes que l’avion, mais c’est beaucoup plus cher. Les prix montent sans limite lorsque les avions ne décollent plus. 400, 500, 700 USD. Business is business.

Car il faut savoir qu’avions et hélicoptères ne se déplacent qu’à vue, qu’ils ont à franchir des cols élevés dés le décollage puisque Lukla est entourée de monstres aux sommets enneigés.

Il faut aussi savoir que la météo à Kathmandu est très différente de celle de Lukla : Quand il est possible d’envisager un décollage au petit matin à Lukla parce qu’il n’y a pas encore de vent et que les brumes de la nuit se sont dissoutes avec le froid, Kathmandu baigne souvent dans un brouillard à couper au couteau. Quand le brouillard se lève enfin à Kathmandu, les vents se sont levés sur les cols et la brume envahit déjà le tarmac de Lukla.

Dans ces deux situations, les responsables des tours de contrôle, s’ils ne boivent pas le thé, interdisent tout décollage.

Bref, Lukla est une souricière.

Si vous décidez malgré tout de revenir à Kathmandu en avion, il reste trois règles d’or à respecter.

  1. Acheter un billet pour le premier vol du matin. Il vous rend prioritaire devant les cohortes de vol de la journée.
  2. Rester Zen et laisser poliment passez devant vous à l’enregistrement les groupes encadrés de guides graisseurs de pattes.
  3. Prier Sainte Claire pour que le temps ne se dégrade pas avant que vous ayez embarqué dans le zinc libérateur.

Une aventure vraie pour illustrer le processus:

pour lire la suite

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From 6 to 29 November 2014294

(You can enlarge photos by clicking above)

1. General feelings :

Boz51 (Voyage Forum) gave us the desire to make this trek with his article and his photos at the end of 2013. Many thanks to him for it!

If the valleys of Solu Khumbu are very busy, they are not less dangerous there. Helicopters are uncountable which fetch the carefree tourists suffering from the mountain sickness because they went up too fast.

To go by the transverse path by the 3 passes (Kongma, Cho and Renjo) allows to take advantage at the most of the beauty of mountains while avoiding the crowding of these long rows of walkers clashing their sticks in cadence, driven by a « guide » at their head and another one at their back … They cannot, fortunately, go out of the valleys to remain unbroken.

Three passes at more than 5300m, a small summit at 5640m and 170km in 23 days among which 10 at more than 4500m, are tiring! Especially when we carry 18kg and 14kg.  We take tent, food, stove to be autonomous. And the autonomy is costly here. With the evident comfort of the numerous lodges on the main paths, it will be hard to decide to pitch our tent under wintry temperatures (-10 to -20°C at night)

But what a wonderful weather! A sun dazzling all day long, during all the trek. Almost to be tired of daily sunsets on our favorite monsters … We were lucky when we think of the drama of October 14th [ 1 ]. The mountain maintains control over our fates.

And then, let us not neglect an advantage to be many on these most beautiful mountains of the world. We met men and women led by the same passion, with whom we spent great evenings to reconstruct, hastily, the World.

Nepal stays strangely outside of the time, in spite of sometimes very modern aspects: for example immediate phone to France at 5180m, in front of the Roof of the World. At the same time, the airport of Lukla is an unhealthy barrack (and that of Kathmandu is not better) in which we will catch a big cold, waiting for an uncertain plane.

Finally, this place is artificially developed since Edmond Hillary, first man to overcome Everest in 1953 with Tengzing Norgay, transformed these mountains in a pilgrimage place for all those who want to have seen, once in their life, the Roof of the World. It is not there that we will discover the authentic life of the typical villages of Nepal. We cannot have everything.

[1] On October 14th, 2014, a cyclone, born in the Bay of Bengal, poured more of 150cm of snow on the massifs of Annapurna. Totally predictable and totally unforeseen, it killed suddenly more than 40 walkers of whom half of the carefree « guides » and of porters, buried under avalanches at the level of Thorung la in particular.

 2. Situation:

 

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 3. Timetable :0001c

4. Stages :

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 5. Altitude :

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 6. Daily height difference:

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7. Embarked equipments :

We plan 5 days of autonomy in food with a partial provisioning by lodges:  3.8kg consisted of sausage, semolina, dry bread, cheese, muesli, dried milk, chocolate, dried fruits, cereal bars, biscuits and spirulina ( 10g / j  on all the trek).

Shoes: LOWA – The Tibet pro gtx. Mine begin to suffer seriously after Dhaulagiri and Makalu

Backpacks: Osprey exbone 58, Gregory Wander 70

Tent: Easton Kilo (more space than the previous but less easy to rise: we make drill the longitudinal rod in carbon without understanding why)

Stove: MSR XGK EX with 500ml of gasoline bought from KTM. We will come down with 300ml.

Mattress: Thermarest Néoair XLIT

Sleeping bags: Valandré Bloody mary

We take for the first time micro crampons: Microspike Kahtoola which will be very practical of use and useful during the passage of Cho and Renjo.

8. Access et costs :

We took Air India tickets via Go Voyages (629€ per person). A delay scheduled the day before return made us miss the connection for Paris. Air India was correct by installing us in the hotel of the international zone at its expenses. On the other hand, Go Voyages was beneath everything while informing us about a modification of schedules without indicating the changes!

The ticket return KTM Lukla is bought 330USD by email at Yeti Air (Tara Air = subsidiary). It is an important cost for a catastrophic service. The company is only partially responsible because first are the airports of KTM and Lukla which are totally malfonctionning. I preferred to return in helicopter (cost 500USD, flight Tara Air  in the course of refund) because Sylvie, separated on another flight had been able to return on KTM while I stayed in Lukla with my plane out of order! See the Appendix 2  » Lukla, the mousetrap « 

Count a daily expense for two between 3000 and 5000 Rs (25 to 42€) according to the height of the lodge, including the breakfast, the lunch and the dinner with a correct bedroom but not warmed (it is not an option ;-).

A particular mention for the Namaste lodge in Gokyo whose cooking is excellent!

9. Waypoints GPS (Garmin Etrex Vista H) and traces :

They are listed in the Appendix 1. They indicate the points by which we passed. We do not promise that they are the best or  unique paths to arrive at the stages, in particular for the crossing of the glaciers because they move! The heights indicated by the GPS are close to those indicated by Google Earth

The GPS is a comfort for this type of trek. It is not a necessity. It allows to estimate the distance to reach the stage and to feel reassured when the path fades a little. It is necessary to say that weather conditions were very favorable. Some passages of the three passes or the two glaciers in the fog would have required the use of the GPS or at least a compass for a minimum of security.

10. The trek from day to day

1st day From Lukla to Phakding (2633m) 7.5km in 3.5 hours, descent -224m

Lukla Phakding

Although it seems strange, we took off prematurely from the airport of KTM. It is necessary to say that in Lukla, that’s hell. Hardly a plane poured hastily its lot of fresh walkers that it fills with exhausted trekkers to look for its flight on the so short and sloping runway! The roarings of engines at maximum power, before the take-off, are intercut with the noise of the blades of the helicopters which take off or land on a nearby small ground.
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The weather is clear in Lukla and it has to be an event because the feverish activity of the airport badly hides the probable inactivity of the previous days, due to the fog, to the wind or to the age of the captain.

We look forward to running away, the time to distribute the loads on backpacks. The path is wide, in descent and all is OK. We walk in T-shirt and the weight of bags hardly is smelt. There are a lot of people on the road and we must have crossed in one hour the equivalent which passes by Makalu in a year.

Crossing of dashing villages with pleasant lodges  alternating rain forests. That will not last, at least as for the vegetation …

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2d day from Phakding to Namche Bazar (3384m) 10.4km in 7h10, ascent +751m

Phakdind Namche

T inside at 6:15 am +9°C. Depart at 7:30

It makes a radiant sun again and it is sufficient to put us in a good mood.

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We buy without losing too much of time our TIMS 2*2000Rs then our entrances to the park of Sagarmatha 2*3000Rs. It is better not to go without paying because we shall be checked several times by soldiers on the road before Namche.

If the TIMS has a debatable utility, the entrance of the park allows at least to clean the paths.  12 years ago, they were strewed with garbage. Today, they are really clean. Paths out of the main way are not, unfortunately, the object of the same attention …

Today is more difficult because it is necessary to face the terrible ascent leading to Namche. I hope not to arrive too late because it is market day. But bags decide on our speed of snails.

The beauty of mountains begins to appear through pine forests and we discover after a turn, the still distant silhouette of Everest.

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In Namche, the market is still active when we arrive. We make a visit after being installed in one of the numerous lodges. Here the telephone always works ( Ncell) and will work until Gorakshep.

3rd day Acclimatization in Namche Bazar

The day is dedicated to the rest and to the small ballad in the neighborhood of Namche. We locate the path to Tengboche. We walk up  in pastures overhanging the city until the lunch. Clouds arrive in afternoon and the mist goes up gradually from the low valleys to invade the city and disappear with night.

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4th day from Namche Bazar to Tengboche 3857m, 11.3km in 6:10, ascent +473m

Namche Tengboche

T=12°C inside at 6h.

A complet blue sky is there and we take our time for the breakfast. It is the moment to take energy to face the ascents towards the high mountain. We standardized our orders, in front of the luxury of the offered menus: a small pot (1 liter!) of milk coffee for two, a pancake with honey for me and some porridge for Sylvie. In brief, a  » ressuscitation kit  » that we can only find in the touristic zones when we know that a meal, whatever it is in Nepal when it does not consist exclusively of Dahlbat is not a meal.

We will always pay attention to leave the convoys of mules or yaks on the valley side of the path. One French died, few weeks previously, pushed by the load of an animal. He fall in the ravine and his body was never found.

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The Ama Dablam makes its first appearance at a bend of the path. We have to go at the foot of this magnificent mountain then by-pass it during about ten day.
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We arrive in Tengboche at 1:30 pm. This beautiful monastery, surrounded by dry stones lodges, welcomes us on a headland with magnificent panoramas that we can even admire from our bedroom. We attend Buddhist ceremonies in which we understand nothing after a copious lunch.

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The waves of mist don’t manage to cross the hillsides we climbed in the morning and the sky remains bright for the show of crests on fire at sunset.

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I count not less than 35 people in the dining room well warmed on the fire of dried yak dungs, in the evening. Our first parts of Rumi begin, ideal solution to spend pleasantly the time while waiting for the dinner.

5th day Acclimatization to Tengboche, chörten at 4183m

We have time and we give priority to acclimatization. The magic aspect of the place is an opportunity to spend the day pleasantly to rest. The headaches are not too present and managed with Ibuprofen.

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The morning is dedicated to look for and to follow the only path leading to mountains surrounding. I go to a small chörten combing a summit. It allows me to discover the glacier and the massif of Kangtega (6685m), Ama Dablam (6856m) as well as the massif of Nuptse (7861m), of Lhotse (8414m) and in the background, already, Everest (8848m).

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6th day from Tengboche to Pangboche 3955m, 4.4km in 2:20, ascent +98m

Tengboche angboche

T=+2°C inside at 6h.

We leave at 7:40 am. The rows of trekkers are already on the way. We have to learn to manage their doublings or crossings on sometimes narrow paths. Our stage is short and we continue the step with our quiet rhythm to protect the crew!

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We cross Pangboche to settle down in the last lodge. It allows us to explore easily the path to go to the Base camp of Ama Dablam.

We take advantage of it to bathe in the torrent. The water has to approach 3 or 4°C. The sun-drying is a real happiness. The evening takes place together with Hervé, solitary trekker. He is the first one whom we meet without guide. It creates movements of solidarity.

7th day From Pangboche to CB of Ama Dablam 4572m, 6.2km in 3:20, ascent +617m

Pangboche Ama Dablam BC

T=1°C inside at at 6h. We leave at 8:20 to arrive at 11:40 at the base camp. The ascent is rough and Sylvie has a persistent headache. It is not a good sign. The base camp has been certainly established at the bottom of a lake. Climbers’ numerous tents are installed there.

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We settle down at some hundred meters aside to give way to the dream. Especially as the camp is downhill and doesn’t arrange the most beautiful view.

The weather is always very clear but the small ice-cold wind pierces us. We lunch with pancakes prepared in the morning in Pangboche and with sausage. This one causes an indigestion which cuts our legs in the afternoon and the evening, experience to be avoided!

We lie in the tent in which temperature brutally falls from 35 to 0°C at the time of the sunset. It is a long night of waits and interrupted sleeps.

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8th day From CB of Ama Dablam to Pangboche, 6.2km in 1:45, made descent-617m

T=-4°C inside at 6h. We wait for the sun heating the tent to prepare the breakfast made of muesli, milk and cappuccino. The sky is a little bit milky this morning. We fold up the camp slowly to leave at about 10:45 am. We arrive at the lodge at 12:30 am, exhausted but headaches and nausea are practically erased. We have the afternoon to recover definitively from the food poisoning. The sun is again radiant.

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I wash Sylvie’s hair with the water warmed on our stove. I try to shave myself and give up definitively this type of useless exercise up to the end of the trek. We shall see in KTM.

The evening takes place together with a group of Spanish, around the stove. I wake up at night with a headache and difficulties to breathe. The lack of oxygenation causes headaches. We are not still well acclimatized.

9th day from Pangboche to Dingboche 4339m, 5.9km in 3:45, ascent +384m

Pangboche Dingboche

T= 0°C inside at 7h.

We leave late towards 9 am because we do not wish to join Chukhung today. The nighttime experience proved us that we are not still ready for the high heights.

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The ascent is progressive today and we take advantage of great panoramas. It is necessary to be careful to take the good fork because we abandon the big track which leads to the Everest base camp. Dingboche, where we stop at about 12:45 am, is now on the road of Island Peak and Renjo la, first of three passes which we want to climb.

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I thought that the path would be deserted but that’s not the case. This is not any more the crowd but there are still some groups of walkers on the road. In Dingboche, shops allow a possible food supply.

We find a lodge which gives onto Island peak and Lhotse. The dining room is admirably situated, in overhang, to attend at sunset on Lhotse. The steak of yak is excellent. And the bedroom is free.

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10th day From Dingboche to the Camp of Lhotse 4912m, 7.3km in 3 hours, ascent +572m

Dingboche Camp du Lhotse

T=0°C inside at 6:30. Departure at 7:55. The ascent is continuous and soft. We arrive in Chukhung at about 10:50 to take a tea and to leave at about 11:30. It is necessary to us to grope to find the way towards Island peak. It becomes more confidential because mainly borrowed by the climbers.

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We find at about 1 pm, at the middle way to the Base Camp of Island peak, a location with a view of the glacier of the Lhotse and the Ama Dablam. The sandy soil is frozen and a stone is needed to tap the pickets of the tent in the sand. There is not liquid water anymore here and it will be necessary to melt the snow for the meals.     175

At the end of afternoon I climb on the moraine to attend at sunset. The sky hides itself more and more and the gilded brightness on summits are a little sieved.

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Dinner of semolina, cheese, biscuits and chocolate.

11th day From the Camp of Lhotse to Chukhung 4726m, 2.2km ¾ an hour, descent -186m

T=-11°C inside at 7am. Awake at 8:30 am to try to benefit from of the sun, unfortunately absent.

The night was cold but the breath seems better. The sky is grey for the first time this morning. We leave only at 10:30 am because it takes time to make the breakfast: the jet of the stove is blocked and it is necessary to unsettle it to be able to light the fire.

Every picket sticks terribly on the frozen ground. It is necessary to dig a cone around each with the back of the blade of Opinel to unstick them from their gangues of ice-cold sand.

The descent on Chukhung is fast. We find a very nice « resort » which is not more expensive than a lodge … Because of cloudy weather, we cancel the ascent of Chukhung ri. It’s a pity because Yannick, met later, will tell us that the panorama at the top is extremely beautiful.

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We go in afternoon in recognition of the path leading to Kongma la, first pass of our trip.

The sky gets free at the end of afternoon for a more magnificent sunset as unexpected on Lhotse and valley

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12th day From Chukhung to the Camp of Khumbu (4906m), Kongma la 5514m, 9.3km in 9:40 am, ascent +180m

Chukhung Camp du Khumbu

We get up a little earlier, at 5:30 am because the step will be long today. The acclimatization time is finished. The path towards the pass of Kongma is well drawn and rises regularly on its first part. The sun quickly join and warm us.

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The last part is rough on the other hand because it is necessary to cross what appears to be the real cliff. Without GPS or the trace of the path (because snow for example), the progress would be unpredictable.

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Arrived on the pass at about 1:10 pm, the view is great, with a totally crystal clear sky.

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Some volutes arise from the top of Lhotse and an emerald green lake extends at our feet. We lunch on the  pass in a hidden recess shielded from the wind.

The descent is a vast scree, covered with ice in certain places. We left our Microspikes at the bottom of our bags and we are not proud of this lack of preparation. It is sometimes necessary us to go down on buttocks to avoid a fatal fall.

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We arrive at about 4:10 at the foot of the impressive moraine of the Khumbu glacier. We hesitate to cross it because it is late. We do not want to take the risk of losing us on the back strewed with cracks and with iced lakes. We thus decide to settle the tent on a bed of icy sand already in the shade. Here, as in the first camp, we do not find a torrent for the water supply. It will be necessary to us to melt some snow to prepare the meal of semolina mixed in a Turkish chicken soup bought in a Namche shop. Here is the globalization lived on the ground!

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Beautiful sunset on Pumo ri (7165m). It is our new friend, having abandoned today the Ama Dablam.

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We go to bed at about 6 pm after an uncomfortable Rumi party: the pieces of paper are unstable on sleeping bags and we have -12°C in the tent!

13th day From the Camp of Khumbu to Lobuche 4931m, 1.7km in 2 hours, ascent +25m

Camp du Khumbu Lobuche

T=-3°C inside  at 8:30am. We adopt the same tactics as in the first camp, waiting  comfortably in our sleeping bags for the sun to come to lick the icy walls of the tent.

We are voluntarily lazy because the stage will be short today: we just have to cross the biggest glacier of the world.

We end quitly our breakfast when two fellows rush down from the pass. It has to be 10 am. Yannick and Fin left at 6 am this morning from Chukhung and are already at the foot of the moraine at the end of morning. They envy us to be able to settle where we want with the tent but they are 4 times faster than us. They hope to cross the glacier in 20 mn. They will spend 1  hour there by crossing without worrying about cairns. We will spend, us, 2 hours.

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14th day from Lobuche to Gorakshep (5172m), Kala patar 5640m, 9km in 2:50 + KP, ascent +241m

Lobuche Gorakshep

There is not far from Lobuche to Gorakshep and it is necessary to become used again to the long organized rows of trekkeurs with their sticks clashing in rhythm. The Lobuche’s pass is a bottleneck in which the patience is not an option 😉

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In Gorakshep, lodges are not lacking and the prices continue to increase. I negotiate 300Rs a room against 500. They will refund themselves easily on the meals. We find Yannick and Fin there who just come back from the Kala patar. What an energy! We lunch together before they come down towards Lobuche. As finer negotiators, they do not have to pay for their rooms (moreover, they never pay).

We leave at about 1 pm towards Kala Patar to arrive at the summit at about 3:15. Our objectf is to wait for the sunset there. My GPS indicates 5640m, in compliance with the point found on Google Earth. Yannick himself found this altitude. Nevertheless, the official height is only of 5545m there. I see a small hill, below, which could be the « former » Kala Patar. Strange. Maybe that the Nepalese State wants to avoid a classification in the trekking peaks list, worried of not killing the goose that lays the golden egg? You should not repeat it but it would be easy to him to collect 5000€/day  by taxing the ascent. If this hypothesis is correct, the trek without compulsory guide in Nepal has beautiful days.

We wait two long hours that the sun accepts to lie down. The experience is irreplaceable but it is necessary to manage the cold.

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Sylvie goes down half an hour before me and I catch up her at night. It is necessary to say that its fluorescent orange raincoat must be visible from the Moon. Always improvident, we forgot our headlight. We put ¾ hour to join the lodge.

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15th day In Gorakshep. Round trip to CB Everest (5247m) 4.6km in 3:30

Gorakshep EBC

T=-1°C inside at 7:30am.

I leave only at 9:30 am towards the Everest’s base camp, letting Sylvie rest of her yesterday descent. One of its toenails exploded.

Without the backpack, I feel wings. I arrive there at about 11:20 am. There is some trekkers but no tent on the moraine. We planned initially to camp there but we preferred the comfort of the lodge … I do not regret the walk because the landscapes are very different from those who preceded. I have now to enter in as much to go on the back the glacier. It is a world of blocks of ice, so big as icebergs, as congealed in their fall towards the valley

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The absence of tent is maybe understandable by the Sherpa’s strike begun in May, 2014, following the avalanche killing twelve of them and leaving their families in a total destitution.  We have the right to risk our lives to accomplish our passions. Taking risk with people who make it for their surviving seems to me a little bit shocking.

16th day from Gorakshep to Dzongla 4831m, 11km in 6 hours, descent -341m

Gorakshep Dzongla

T=-1°C inside at 6:30am.

Bad news this morning: the manager of the lodge learns us that the government decided to close the airport of Lukla from 26 till 28 November because a summit of the SAARC [ 1 ] will take place to KTM. Our plane has to leave the 30th and we are at risk to have crowd to Lukla looking forward to return on KTM. Without mattering on the weather which can very well conjugate its efforts to stick thousands of trekkers several additional days. These news waste us the morale and will be confirmed in Lobuche and Gokyo.

The time is at the descent. We go now to the second pass which joins the valleys of Khumbu and Ngozumba.

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The descent towards Dzongla, by by-passing in height a magnificent lake, is soft. We abandoned, inLobuche, the main road which comes down towards Namche. In Dzongla, several lodges competes in spite of the low attendance of the path.

[1] SAARC = South Asian Association for Regional CooperationDuring this « summit » will be decided the construction of a hydroelectric dam, cofinanced by Nepal and India for a billion dollar amount. Sanjaya (Friends of Nature) was right, when in May, 2014,  he was predicting that the » Gold of Nepal  » is the hydroelectric strength to get in mountains and to distribute on all the Indian subcontinent. He dreamed even, I remember, about an electric car for all the Nepalese.
We better understand why Lukla is a mousetrap (appendix 2): the airport of Kathmandu includes on the same place the domestic and international parts. It is not possible to manage simultaneously these two types of flights. When it is really necessary to make land international flights (case of the SARC meeting), it is necessary to cancel all or part of the domestic flights. What is made here by the government in its big wisdom! 😉

17th day from Dzongla to Dragnag (4717m), Cho la 5369m, 9.1km in 8:30, descent -120m

Dzongla Dragnag

T=-5°C inside at 5:30.

We leave at 6:45 am for a new hard walking. We took out our microspikes this time! We move again in a great environment and under a sky of azure. After a 45° slope , we arrive on the glacier. Crampons are very efficient on the ice and we feel safe.

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The sight on the pass is also magnificent and numerous clouds form when we arrive at about 11:15. We lunch of toasts of county and of chocolate… The cold wind pierces us as in Kongma la.

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The Ngozumba glacier has nothing to envy to that of Khumbu. It will be necessary to us to cross it tomorrow.

The descent is vertiginous as the ascent but less stable with big stones which ask only to come down with us. It is necessary, in the continuation, to go back up a small unforeseen pass which nevertheless peaks at 5150m, before joining Dragnag, already in the shade, at 3:15 pm.

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With days and especially with nights, the spirit of the trek has changed. It was initially to balance a comfortable part in lodges with an autonomous, uncomfortable part allowing to enjoy mountains, isolated in the most extraordinary places. Although the conditions are not harder than around Dhaulagiri or in Makalu, we lose the courage to install the tent in the big cold, to dinner briefly while the steak of yak and a well burning stove wait for us at some kilometers … This is how we gradually abandon settling in the base camp of Cho Oyu …

We spend the evening with Didier, retired Breton professor. He walks in inverse sens with a friend and without guide.

18th day From Dragnag to Gokyo 4758m, 4km in 3:20, ascent +47m

Dragnag Gokyo

T=-4°C  inside at 7h

We leave at 8:10 am by following the foot of the mountain northward to join the path which crosses the Ngozumba’s glacier. The track is correctly marked on the ground and we scrupulously follow cairns. From time to time we hear the fall of stones on the ice already warmed by the sun.

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The ascents and the descents on the back of the glacier are more tiring than we had planned. The very good weather of the morning covers gradually. We arrive at 11:30  at Namaste lodge recommended by Didier: the cooking is there excellent. Coincidence or mark of good forks, we find Yannick and Fin there.

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We shall not forget the Yack Sizler vegetables French fries.

On phone, Yeti Airlines’s Tulsa reassures us. The airport reopens 28 and the closure will have no incidence on the boarding of November 30th. Maybe.

We take the luxury of a hot shower afternoon!

19th day In Gokyo. Round trip towards Cho Oyu 4965m, 8.8km in 3:30

Gokyo vers Cho Oyu

The breath was difficult this night, with the headache that goes with it. Everything is back to normal again with some ibuprofen.

T =-5°C inside at 7am.

I pass a verbal contract  with Sylvie: we shall walk towards Cho Oyu during 2 hours, no more … The sky is particularly clear this morning. We exceed of a kilometer the 4th lake without being able to see the Everest on the right because we miss a small additional kilometer… We discover to the left Cho Oyu (8188m) and to the right Gyachung Kang (7952m).

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On the way back, we meet Arnaud and Christine. We’ll meet in Namaste Lodge!

20th day From Gokyo to Lumde (4400m), Renjo la 5366m, 11.5km in 9:40 am, descent -358m

Gokyo Lumde

T=-4°C inside at 5h30. It will be tiring today because we have to cross our third and last pass, Renjo la. We leave at 7:20 am to reach the pass at 12:30. We suffer in the ascent but microspikes are again very useful. We take advantage of it to cut the tortuous path by crossing the ice surfaces.

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We lunch on the pass where the sights are again magnificent. We perceive Makalu (at the back on the right of Lhotse) at the foot of which I was in May. This time and contrary to the Kala Patar’s point of view, Everest is the highest, also seemingly.

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The descent is also hard. It is because, probably, of the accumulation of fatigue since the start of the trek. On the road, before the big descent towards Lumde, there are magnificent places to establish a camp at the edge of a torrent

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21th day From Lumde to Namche Bazar (3384m), 19.1km in 7 hours, descent -1016m

Lumde Namche

T=-1°C inside at 8h. We took our time in the breakfast with Arnaud and Christine. They walk faster than us but we meet now every evening in the same lodges.

I had planned a stage to Thame but we continue towards Namche. It allows us to win one day to manage the departure of Lukla which risks to be difficult.

We go from the mineral and clear world to the world of forests and mists. By coming down, the weather covers itself and we go into the clouds which hang on to the hillsides of the mountain.

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We arrive in Namche at nightfall. The circle is completed.

22nd day From Namche to Phakding (2633m), 10.4km in 6:20, descent -751m

The sky is grey on Namche and it will stay until Phakding. The valley below seems plunged into the twilight of a Tolkien’s tale. We phone to try to leave one day earlier Lukla.

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23rd day From Phakding to Lukla (2857m), 7.5km in 3 hours, ascent +224m

The sky remains grey all day long. We have an important feeling of cold here, more than in high height. No plane landed or took off today. We shall see good tomorrow.

At the end of the trek.

Appendix 1: list of the GPS points

Coordonnées réelles Khumbu 2014

You can see the complete spreadsheet with time schedule, ascents, possibility of organizing a new trek etc. by the tab Autonomy Tools / tableur spreadsheet Excel

The site doesn’t accept .kmz files. The file will be sent on Wikiloc by this page on the right side.

Appendix 2: the mousetrap of Lukla

To go out of Khumbu, there are several solutions. To take the plane, it is seemingly the simplest and the fastest: in hardly half an hour, you do the route to Kathmandu in a twin-engine plane, like Indiana Jone. Statistics: a crash a year, it is sufficieent to avoid it.

You can otherwise lengthen your trek of 5 days by returning by Jiri, knowing that it will be necessary to add 11 hours or more of bus to join KTM. No statistics concerning buses.

Finally, the legend says that you can also pass by a village named « Salery ». The trek Lukla-Salery takes only 2 to 3 days. A jeep would take you then towards Kathmandu in 17 hours on a path which really seems no suitable for vehicules on the map. The investigation does not allow us to determine where arrives this hypothetical jeep and people interviewed in Kathmandu are at least perplexed.

The helicopter which can take off in a little less demanding conditions of visibility that the plane is the last option, but it is much more expensive. The prices rise without limit when planes do not take off any more. 400, 500, 700 USD. Business is business.

Because it is necessary to know that planes and helicopters move only at sight, that they have to cross over high passes because Lukla is surrounded with monsters with  snowy summits.

It is also necessary to know that the weather in Kathmandu is very different from that of Lukla: when it is possible to envisage a take-off in the early hours in Lukla because there is still no wind and because night mists are dissolved with the cold, Kathmandu often soaks in a thick fog. When the fog gets up finally in Kathmandu, winds got up on passes and the mist already invades the tarmac of Lukla.

In these two situations, the persons in charge of control towers, if they do not drink the tea, forbid any take-off.

In brief, Lukla is a mousetrap.

If you decide, nevertheless, to return to Kathmandu by plane, there are three golden rules to be respected.

1. Buy a ticket for the first morning flight. It gives you priority in front of the troops of flight of the day.
2. Remain Zen and  leave politely pass before youfor check in, the organized groups supervised by corrupted guides.
3. Ask Saint Claire so that the weather does not degrade before you embarked on the liberator zinc.

The True Adventure to illustrate the process:

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