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Du 8 au 27 octobre 2015

Sherpani pass vue de Kamepe ri

Avant-Propos:

Pour cette troisième exploration des vallées du Makalu, nous avions vu gros: Surplomber Shersong pour découvrir simultanément l’Everest et le Kanchenjunga, aller jusqu’au pied du Cho Polu, enfin vaincre un sommet de plus de 6000m pour admirer (de très près) le Barun Tse!

J’avais recruté un partenaire sur trekkingpartners.com  pour sécuriser la progression, toujours risquée en haute montagne. Mal m’en a pris puisque l’individu m’abandonna à Kongma, prétextant un sac trop lourd, des pieds endoloris et le mauvais temps! Il me faudra, à l’avenir, prêter plus d’attention à la sélection des candidats à l’aventure!

Il a donc fallu rabattre un peu mes ambitions mais le plus important a été effectué (mon premier 6000 en solitaire!). De  plus, l’extraordinaire vallée du Barun, pour la première fois, s’est découverte sous un superbe soleil d’automne.

Par chance, j’arriverai à me déplacer malgré la crise du pétrole qui secoue le Népal. Peu de jours après mon retour, les vols intérieurs seront annulés pour cause de pénurie… Après le tremblement de terre du 25 avril dernier, il faut que les népalais soient particulièrement sereins pour supporter avec autant de calme tous ces malheurs et toutes ces privations sans broncher!

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Les trekkeurs seront plus nombreux qu’en Mai 2014 sur les chemins du camp de base.  Après, ce sera la grande solitude, rompue par quelques corbeaux tentant de me voler ma maigre pitance. J’aurai tendance à sympathiser davantage avec les guides et les Sherpas qu’avec certains touristes fort exigeants et parfois même irascibles. Je suis de plus en plus opposé aux voyages organisés expédiant des gens sans effort en altitude et laissant dans la montagne des tas d’ordures comme souvenirs éternels de leurs passages (voir en annexe : La trekkeuse et ses porteurs).

Préparation:

Le même matériel est utilisé qu’en mai 2014. J’embarque cette fois-ci 4.5 kg de nourriture pour 6 jours prévus d’autonomie sur le glacier du Barun. Je suis chargé de 20 kg avec l’eau et l’essence (c’est trop, mon dos s’en ressentira).

Les routes sont inscrites à partir de Google Earth sur le GPS comme d’habitude. Le glacier du Barun a été mis sens dessus dessous, probablement par le tremblement de terre du 25 Avril, et, dans cet enfer d’éboulis et de crevasses béantes, mes prévisions de routes ne serviront pas à grand chose…

Situation:

situationSituation parcours Glacier Barun effectué

Accès et Budget:

Je voyage de nouveau avec Air India (620€, bon service). Il est facile de trouver moins cher mais les escales sont souvent fort longues… Au retour, nous arriverons avec plus d’une heure de retard à Delhi mais l’avion pour Paris nous attendra sagement. Yeti Airlines, comme les autres compagnies, a augmenté ses tarifs en 2015 (247€ AR). J’ai utilisé des jeeps privées pour le trajet Khandbari – Num (600Rs à l’aller, mais 3000Rs au retour) par crainte de pénurie de pétrole mais aussi pour le confort!

Sur place, au Népal, la dépense, tout compris et sans trop compter, a été de 500€ (avec 4 jours d’autonomie « gratuits »). Avec les vols domestiques et internationaux, la dépense totale s’élève à 1370€, incluant visa et accès au parc. Pour une telle aventure et lorsque l’on regarde les catalogues, cela reste vraiment très bon marché!

Il faut compter en moyenne 15 à 20€/jour pendant le trek lui-même, quand on ne consomme pas de bière (350 à 500Rs la bouteille, lui préférer le raksi local 😉

Agenda:

Agenda

Altitude à l’étape:

Altitude à l'étape

 

Altitude = f(Distance):

Altitude f distance

Dénivelé Total Quotidien:

Dénivelé Jour

Le Trek au Jour le Jour:

Jeudi 8 Octobre: de Num à Seduwa –

départ 11h35 – arrivée à 17h55 – altitude 1564m

Le voyage en jeep a été très confortable. Sur la route, les montagnes convoitées se découvrent déjà au loin. C’est un appel à l’aventure!002 seduwa

Ce n’est pas vraiment la grande forme pour ce premier jour qui n’est pas le plus facile. De Num, Seduwa paraît toujours fort proche, à la même altitude et juste séparée par la vallée de l’Arun. Juste: il ne faut pas oublier la descente de 750 m puis la montée de 820 m. Nous ne nous pressons pas et nous arriverons à la tombée de la nuit à Seduwa.

003 seduwa

Du 9 au 11 Octobre: Interruption dans la région de Seduwa, Robesha, Tashigaon

Voilà trois jours d’interruption pour mener à bien les audits nécessaires à l’avancement des projets en commun avec Friends of Nature. Grâce à Dawa, je découvre une cascade bien agréable pour prendre un bain à une petite demi-heure du village.

005 seduwa cascade

 

Lundi 12 Octobre: de Seduwa à Tashigaon

Lever 6h45, départ 8h40, arrivée 13h15, altitude 2200m

La marche est facile aujourd’hui. Il faut prendre garde de ne pas accrocher de sangsues, en marchant autant qu’il est possible sur les pierres du chemin. La seconde moisson de riz de l’année a commencé et l’activité bat son plein dans les champs.

J’en profite pour visiter l’école de Tashigaon, récemment équipée. L’accueil est chaleureux. Le temps s’est couvert dans la matinée mais nous évitons la pluie. Je m’installe dans le seul lodge ouvert.

006 Tashigaon

Mardi 13 Octobre: de Tashigaon à Kongma

Lever 6h, T intérieure 14°C, départ vers 8h, arrivée 15h30,  altitude 3614m

Le temps est beau en début de matinée et se couvrira fortement dans la montée pour terminer par un orage très violent en soirée avec grêlons et neige. Le climat tropical a brutalement laissé place à l’hiver.

Ce jour est probablement le plus difficile de tout le parcours avec l’ascension de 1450m qu’il impose. Le « partenaire » montre des signes de fatigue et de mauvaise humeur anormaux et alarmants. Le seul avantage de la situation est qu’elle est réversible. C’est comme cela que je me réconforte en me demandant comment j’arriverai à le traîner jusqu’au glacier du Barun…

Nous déjeunons à mi parcours dans un petit restaurant (N 27.642,  E 87.2152, 2939m) appartenant au fils aîné de la propriétaire du lodge de Kongma et ouvert pour la circonstance. C’est une affaire de famille sur toute la route jusqu’au camp de base…

Je repère l’embranchement probable du chemin pour la vallée d’Isuwa (Ishuwa)  sur la crête (N 27.647117° E  87.209821°). Ce peut être un futur trek. Il n’est pas dit que le chemin se poursuive très loin. La descente puis la progression en pleine jungle, si le chemin disparaît, me paraît compromettante.

Il pleuviote quand nous arrivons à Kongma où deux nouveaux lodges se sont construits depuis 2014. Je reste fidèle en m’installant dans le plus ancien.

Dans la soirée, alors que la neige commence à blanchir les alentours, un guide m’affirme que le mauvais temps durera une semaine encore car la pluie doit nettoyer la terre du sang des animaux sacrifiés pendant la fête hindoue du Dashain. C’est pratique. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le « partenaire » m’apprend qu’il m’abandonne à mon triste sort…

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Mercredi 14 Octobre Acclimatation à Kongma

La pluie a remplacé la neige dés le matin. J’avais envisagé de franchir les quatre cols pour arriver à Dobato dés aujourd’hui, en négligeant l’acclimatation, précaution pourtant nécessaire. Le mauvais temps me persuade qu’il vaut mieux rester à Kongma. Je passe une bonne partie de la journée au lit, sous 3 couches de blanquettes pour ne pas me refroidir.

Je rencontre deux jeunes trekkeurs allemands qui me reconnaissent. Ils ont organisé leur trek avec les renseignements de mon livre de bord de mai 2014 et reviennent du camp de base. Voilà une agréable surprise liée à la célébrité naissante de mon site! Ils espéraient aller jusqu’à Sherpani mais ils ont abandonné, sans accompagnement… Dommage que nous ne nous soyons pas croisés plus tôt.

Jeudi 15 Octobre: les quatre cols jusque Dobato

levé 6h15 – T intérieure 7°C – départ 7h20 – arrivée 13h30 – altitude 3900m

Comme j’ai l’habitude à Kongma et au-dessus, c’est une course perdue à l’avance avec les nuages. Le soleil commence à peine à donner que des brumes s’arrachent déjà des coteaux gorgés d’humidité. Celles-ci montent pour s’accumuler vers 4000m. Je pars avec le soleil et arrive à Kongma la à 8h. J’aperçois encore la chaîne de montagnes à l’Est, dominée par une couche de nuages de haute altitude. Parmi elles doit se cacher le Kanchenjunga (8586m et troisième sommet du monde). Il paraît qu’on le voit d’ici par temps dégagé. Les sommets coiffant la vallée d’Isuwa, sont quant à eux, totalement cachés.

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La vallée de Tashigaon à Num est toujours sous le clair soleil du matin. Elle me semble déjà bien loin.

Une pluie fine me rejoint vers le 3ème col (Shipton la, 4230m) qui se transforme bientôt en neige jusqu’à mon arrivée à Dobato. La marche est mille fois plus facile que l’année dernière car le chemin est libre de toute neige ou glace. Je fais cependant attention à chaque pas de ne pas glisser sur les pierres humides. J’attrape un léger mais persistant mal de tête, malgré l’acclimatation d’hier. Un cachet d’ibuprofène ne le supprime pas complètement. Je me force à manger sur la route en m’abritant sous le toit d’un bâtiment nouvellement construit.DSCF3163

La neige redouble à proximité de Dobato et je suis heureux de retrouver Pemba Sherpa qui m’accueille avec sa bonne humeur habituelle. Nous déjeunons ensemble d’un délicieux dalbath aux abats, arrosé de thé.DSCF3166DSCF3169

Vendredi 16 Octobre – Acclimatation forcée à Dobato

Vers 5h30 du matin, le crépitement sur le toit de tôles de la neige glacée me réveille. C’est plus qu’un mauvais présage. Je ne me précipite pas pour un départ aux aurores… Il neigera toute la journée et je commence à désespérer de la météo. Apparemment, le sang des sacrifices de Dashain ne se lave pas facilement. J’essaie de gérer ma journée pour que le temps ne s’écoule pas trop lentement. L’arrivée de trekkeurs, dans l’après-midi, me donne l’occasion de discussions animées. Six français arrivent de Yangle avec une armée de porteurs. Une trekkeuse m’apostrophe brutalement car elle trouve honteux d’utiliser les services d’enfants de 12 ans et portant des charges élevées (30 kg). J’ai beau essayer d’argumenter en lui disant qu’elle devrait faire pression sur son agence de voyage, que je n’y suis pour rien, que je suis moi-même simultanément guide, porteur, et trekkeur, rien n’y fait mais le temps passe et c’est le principal. Voir annexe « la Trekkeuse et ses Porteurs ».

Samedi 17 Octobre – de Dobato à Yangle kharka

levé 6h – T intérieure -1°C – départ 7h – arrivée 13h40 – Altitude 3620m

Comme pour me rassurer des doutes d’hier et me surprendre, il fait plein soleil ce matin! De quoi punir ceux qui ont renoncé trop rapidement à cause du mauvais temps et récompenser ma ténacité! J’ai laissé un peu de vivres à Pemba car je ne pourrai d’ores et déjà pas rester 6 jours sur le glacier du Barun. Il est inutile de me surcharger inutilement.


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La brume monte de l’Est, poussée par un vent glacial. Les éboulis bordant le Barun ont été un peu consolidés depuis mai 2014 et la progression se fait un peu plus aisément. A Yangle que je retrouve sous la brume, le jeune propriétaire me reconnait et je retrouve un couple d’espagnol rencontré à Seduwa. Ils reviennent du camp de base où ils ont eu beau temps. Cela me redonne confiance et courage. Encore une bonne soirée au coin du feu.DSCF3196

Dimanche 18 Octobre – de Yangle à Shersong

levé 5h45 – T intérieure +1°C – départ 7h – arrivée 15h06 – Altitude 4698m

C’est la troisième journée difficile du trek avec un dénivelé de plus de 1000m. J’estime que l’acclimatation double à Kongma et Dobato doit suffire.  Cette année, le lodge de Langmale est ouvert et permet un arrêt de sécurité pour les trekkeurs sans tente.

J’ai la surprise de découvrir la magnifique vallée du Barun sous le soleil. Les paysages sont grandioses, en même temps encore très verts mais bordés de falaises ocres et sombres, gigantesques. Plus loin se profilent les hautes montagnes enneigées que je dois rejoindre en deux petits jours maintenant.

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Un léger mal de tête m’accompagne sur toute la montée. Le vent d’Est reste glacial et le soleil peine à me réchauffer dés que je m’arrête pour souffler un peu.

Je n’ai croisé qu’une jeune maman et son bébé de toute la journée. Elle me demande où se trouve mon guide et mes porteurs. Quand je lui réponds que je suis seul, elle reste très dubitative. Cette situation lui semble totalement improbable. Elle me quitte avec ses doutes.DSCF3233

Je retrouve mon camp à Shersong et je plante ma tente dans le même enclos. L’ibuprofène supprime la migraine. La soupe au poulet mélangée aux grains de semoule est un régal.

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Camp de Shersong, bordé par les Pics 6 et 7

Il n’y a déjà plus personne ici. C’est l’orée du monde minéral.

Lundi 19 Octobre – de Shersong au Camp du Barun

levé 6h07 – T intérieure -4°C – départ 8h25 – arrivée 15h24 – altitude 5122m

Le grand beau temps persiste! Je peux profiter de la vue sur les pics 6 et 7  (6758m) d’un côté et le Makalu (8485m, cinquième sommet du monde) de l’autre.

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Le Makalu, 5ème sommet du monde – 8485m

Tout est couvert de givre. Il me faut beaucoup de temps pour démonter le campement, sécher le duvet et la tente. Le duvet sèche sur un muret de pierre. La tente restera mouillée au pliage.

Je pars donc fort tard mais j’arrive rapidement au camp de base, à 10h40. Le lodge de Pasang est cadenassé. J’apprends qu’elle s’est mariée cette année et est partie vivre à la frontière du Tibet. Je profite de la halte pour déjeuner d’une plâtrée de riz et de patates arrosée de thé dans le dernier lodge ouvert (700Rs!)DSCF3248

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emplacement du Sandy Camp, avalé par le glacier

Je m’engage ensuite sur le chemin de Sandy Camp. Tout va bien jusque 5000m. Je suis ensuite des cairns que je n’avais pas vus l’année dernière. Comme ils m’emmènent vers une sorte de plateau, je ne m’inquiète pas en pensant que j’ai peut-être trouvé une solution pour gravir la centaine de mètres séparant le glacier de la moraine où se situe Sandy Camp. Malheureusement, je dois constater que le chemin se termine sur des éboulis dangereux car totalement instables. Il est impossible d’y progresser, même lentement. Un bloc de granit qui lâche me blesse le tibia. Le GPS m’indique que je suis encore à 1.4 km de Sandy Camp. Je ne reconnais rien de la configuration de l’année dernière. Plus j’avance, moins j’arrive à deviner où se trouve Sandy Camp. A 14h30, il faut que j’accepte l’évidence: Sandy Camp a disparu. La moraine, avec tout le versant de la montagne a glissé dans le glacier. Lui même est méconnaissable. Il se compose d’immenses cratères, de monts de caillasses et de crevasses béantes.DSCF3263

Je continue de progresser dans les éboulis en pente et finis par apercevoir sur le glacier un petit promontoire à peu près horizontal. Je m’y achemine lentement. Cette plate forme de sable fin est craquelée de petites crevasses. Le sol est instable partout mais c’est bien là qu’il faut que je m’installe pour la nuit. Je n’ai pas d’autre option.

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Camp sur le Barun

 

 

Je dois retourner sur mes pas pour chercher  l’eau du dîner et du petit-déjeuner dans une crevasse. Quand je remonte, je chasse un corbeau qui a commencé à déchirer mon sac de provisions. Il était temps!  Il n’a pas eu le temps de les entamer. Mon nouveau campement est plus bas de 80m par rapport à Sandy Camp disparu. A la nuit tombante, je peux quand même apercevoir le sommet de l’Everest derrière le Lhotse.

Mardi 20 Octobre – Du camp du Barun au Camp de Base du Kamepe Ri

Levé 5h49 * T intérieure -6°C – départ 7h45 – Arrivée 12h40 – Altitude 5472m

La progression semble à première vue moins difficile que la veille. Il n’en est rien. Les amas d’éboulis restent très peu propices à la marche. Je tombe en me tordant la cheville droite. Une petite douleur apparaîtra ensuite dès la moindre torsion. Je suis rassuré d’avoir emporté une chevillère et des bandes de compression.DSCF3259

 

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Vers le glacier latéral de Sherpani

J’avais prévu d’aborder le glacier latéral de Sherpani par le bas, c’est à dire par le glacier du Barun plutôt que par le promontoire formé par la moraine. La destruction de la moraine de Sandy Camp  ne me laisse pas le choix: c’est devenu la seule voie possible. Je m’engage dans un goulot assez étroit par lequel s’écoule l’eau de fonte du glacier. Ici, rien ne tient, que ce soit les pierres au sol ou les parois de terre et de pierres creusées par le torrent.

J’ai aussi des difficultés pour reconnaître le camp de l’année dernière. Tout semble avoir été chamboulé, ici aussi. Avec moins de violence. Je trouve des empruntes de pas qui me confirment que des trekkeurs sont passés par ici récemment. On m’avait averti à plusieurs reprises que deux groupes avaient tenté de rejoindre Sherpani pass.

Je profite du soleil pour faire une petite lessive et me laver un peu. L’eau du petit torrent a tendance à dévier pendant l’après midi avec son débit croissant du fait de la hausse de température. Il vient envahir mon campement! Je construis une petite digue avec des pierres et de la terre pour qu’il reste dans son lit d’origine.  Ma cheville ne me fait plus mal.

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Coucher de soleil sur le Makalu, vu du Camp de Base du Kamepe Ri

La fermeture du double toit, qui fonctionnait déjà mal, dysfonctionne totalement. C’est peut-être du au sable fin? Je peste car c’est le pire endroit où cela pouvait se produire! Je répare en perçant le tissu et en cousant tout au long, une fermeture plus ou moins étanche avec ma corde au diamètre trop important. La réparation me permettra de conserver un peu de ma chaleur.

Mercredi 21 Octobre – Ascension du Kamepe Ri – 6132m

Levé 5h40 – T intérieure -9°C – départ 7h – arrivée au sommet 12h (N 27.864611°, E  87.017533°) retour CB 15h24

Ascension Kamepe ri

C’est le jour J. Tout les efforts qui précèdent ont été effectués pour vaincre ce sommet. Si les monstres qui nous entourent, Baruntse et Makalu sont inaccessibles, l’ascension, entamée l’année dernière jusque 5850m, semble, elle, faisable sans matériel particulier. Le camp de base est parfaitement placé et le temps, comme depuis plusieurs jours maintenant, est totalement dégagé.


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La progression commence par l’ascension d’une pente composée de blocs de granit plus ou moins cohérents. Elle est plus facile que le chemin pour accéder au camp de base. L’absence de sac à dos facilite aussi la tâche. La vue se dégage progressivement tout autour vers le Makalu et le glacier du Barun, vers les cols de Sherpani, les glaciers immaculés et les sommets qui se découvrent par derrière vers le Khumbu. La pente relativement douce me conduit jusqu’à 6050m environ. Je croyais qu’il s’agissait pratiquement de l’altitude sommitale, selon les indications de mon GPS. Cependant, je suis encore loin du sommet, composé d’un double pic oublié par Google Earth! Je commence à apercevoir la première pointe que je dépasse en la contournant. Elle en cache une seconde que je dois rejoindre par une crête délicate car il faut contourner des obstacles qui donnent dans le vide. 
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Le Baruntse et ses glaciers

Au sommet, je peux découvrir le Baruntse ainsi que ses glaciers et les massifs plus au Nord Ouest: le Cho Polu et le Lhotse principalement. L’Everest se devine, caché pour sa plus grande part par le Lhotse.
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Je déjeune au sommet et décide d’entamer la descente par un canal d’éboulis au Sud, qui me semble plus sûr que le chemin de la montée. Cette descente, composée de poussières et de graviers se poursuit par des blocs de plus en plus gros pour donner sur le glacier de Sherpani.

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J’installe mes crampons pour le plaisir de marcher sur la glace. En progressant, je trouve des traces de pas à la file indienne. Ces traces se dirigent vers Sherpani Pass et confirment qu’un groupe au moins s’est dirigé récemment vers ce col.

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Glacier de Sherpani

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En descendant, je découvre, au pied du glacier, un camp appelé « Swiss Camp ». L’endroit serait superbe s’il n’était les tas d’immondices laissés par les groupes organisés, qui ne respectent rien. Des vieilles tables métalliques, de nombreuses paires de chaussures éventrées copinent avec des réchauds, des sacs et des bouteilles de plastiques. Des trekkeurs autonomes, même sans conscience, ne pourraient pas laisser de tels souvenirs puisqu’ils ne seraient simplement pas capables de les porter jusque là! Voir Annexe « la trekkeuse et ses porteurs »

Je rentre de mauvaise humeur au camp.

Kamepe ri, en Scherpa signifie la montagne sans neige. Neige se dit ka en Sherpa en allongeant le A, comme en Turc kar (le R ne se prononçant pas, provoque un allongement naturel du A). L’étymologie est probablement commune. Ces petits détails de l’Histoire de l’Humanité me passionnent.

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C’est au tour du réchaud de me lâcher au cours de la préparation du dîner. J’ai beau nettoyer le gicleur et la canalisation d’arriver de pétrole, je n’arrive pas à le rallumer. C’est peut-être la pompe. La panne est brutale en tous cas et j’ai les mains noires de suie. Il n’y a pas même moyen de me laver: tout cour d’eau est gelé depuis longtemps. Ce dernier événement m’incite à renoncer à rester un jour de plus pour tenter de rejoindre Sherpani Pass. Je me contenterai de la belle victoire d’aujourd’hui. C’est ce qu’on doit appeler la Sagesse!

Jeudi 22 Octobre : du Camp de Base du Kamepe Ri au Camp de Base du Makalu

levé 6h06 – T intérieure 0°C extérieure -7°C – départ 9h05 arrivée 18h15 – Altitude 4844m

Plus que les ennuis matériels, le retour vers MBC me contrarie. Je sais que, quelque soit le chemin, il sera dangereux et épuisant. Comme je suis arrivé avec difficulté par la lisière du glacier, je choisis de revenir par un trajet plus central. Je commence le retour en suivant une série de cairns sur le glacier de Sherpani. Ceux-ci disparaissent dans le goulot rejoignant le glacier du Barun.

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Dans ce champ de bataille pour géants, il me faut parfois perdre plus d’une demi-heure pour éviter une crevasse se découvrant au dernier moment: il n’y a aucune visibilité d’ensemble. Je descends sur une rampe de glace pour gagner un peu de temps. Je tente aussi d’éviter les plus gros monticules et entonnoirs d’éboulis. Le temps passe et j’avance très lentement, environ 300 m/h rapportés à une ligne droite. Lorsque je parviens enfin à la limite aval du glacier, je continue en longeant la berge du torrent naissant en espérant ainsi rejoindre le camp de base sans tracas. Je m’aperçois que ce n’est pas la bonne solution car il faudrait suivre les longs détours formés par ses méandres. D’autre part, l’eau tumultueuse empêche souvent la progression sur la berge. Je décide donc de rejoindre le début du chemin, en surplomb, à l’aide du GPS.

Je n’ai pas encore rejoint le chemin quand la nuit commence à tomber. Heureusement, une demi-lune, déjà levée, suffit à éclairer chichement les obstacles à mon acrobatique progression. Je dois marcher encore plus d’une heure avant de retrouver le camp de base.

C’est un sentiment particulier que celui d’entendre de nouveau des voix au loin et de sentir la fumée du feu de bois. Je m’engouffre dans le seul lodge ouvert, épuisé par 9 heures de marches aléatoires et parsemées de chutes. Mon dos en gardera un souvenir douloureux pendant plusieurs semaines.

Je passe le reste de la soirée avec un couple de français, locataires d’une maison à Patan. Ils veulent rejoindre le Khumbu en passant par Sherpani avec leur guide. Bon courage!

Vendredi 23 Octobre – de MBC à Yangle kharka

Levé 7h – T intérieure -5°C – départ 7h45 – arrivée 15h

Il fait un temps superbe au camp de base. Le Makalu, majestueux, trône toujours si près de nous.DSCF3356

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Pic 7. On distingue probablement Isuwa la sur sa droite.

Le chemin ne présente plus aucune difficulté, surtout avec le sac allégé de 4 kg de nourriture. Le temps se couvre progressivement dans la matinée et la neige commence à tomber bien avant l’heure du déjeuner. Je ne peux plus mettre mes gants car mes doigts sont blessés et endoloris par les nombreux rattrapages sur les blocs de granit d’hier.

Je croise un cortège nombreux de japonnais montant vers le camp de base. Certains sont équipés de parapluies. Dans le brouillard et la neige, ce spectacle est fantasmagorique.

Je me force à m’arrêter et m’installe dans une baraque abandonnée pour me mettre à l’abris du vent et de la neige. Il n’y a pas âme qui vive ici. La nature s’est couverte d’un manteau blanc. En repartant, je peine à trouver le chemin de temps en temps. J’arrive enfin à Yangle kharka qui ressemble à une carte de Noël. Le lodge est cadenassé et je crains de devoir passer une nouvelle nuit sous la tente. Le propriétaire me fait signe de l’autre côté du Barun: il regroupe ses 13 yacks avec ses compagnons puis il me rejoindra. Je peux m’installer à l’étage, resté ouvert.

C’est moi qui le rejoins pour finir car il me refait signe. Dans une petite baraque en bois, une fête improvisée a commencé: Onze des yacks sont parqués. Deux se sont enfuis dans la jungle mais ils seront retrouvés. A chaque jour sa peine… Cela n’inquiète personne. Le troupeau est maintenant prêt à rejoindre Tashigaon pour l’hiver.

Mon verre de tchang ne tarit pas car mon hôte le remplit dés que le niveau baisse un peu. Je reprends aussi des forces avec un délicieux mélange de viandes et de riz. Puis vient le temps des danses pour accompagner la musique népalaise traditionnelle. Je m’écroulerai plusieurs fois lorsqu’il faudra rentrer au lodge et je ne me souviens plus comment j’ai franchi le petit pont de bois recouvert de neige glacée enjambant le Barun…

Samedi 24 Octobre – de Yangle à Dobato

Levé 6h15 – T intérieure -4°C – départ 8h10 – arrivée 16h45

C’est de nouveau sous un beau soleil que je continue la descente de la vallée du Barun. Le petit vent d’Est glacé recommence à souffler. Mon dos, quant à lui, me fait mal assez rapidement et je suis obligé de m’arrêter plus souvent pour le soulager. Je ne rencontre personne sur la route sauf deux trekkeurs montant vers le camp de base.

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Dans la grande et interminable montée pour atteindre Dobato, le temps se couvre rapidement et le lodge m’apparaît finalement dans un brouillard glacé. Un brouhaha animé s’en échappe. Il est rempli et déborde de porteurs, de guides et de quelques rares trekkeurs. Certains ont installé des tentes. Un couple d’allemands s’est installé dans le dortoir. Je tente d’investir un lit qui semble libre. L’homme sort de son duvet comme un ressort bandé qui se détend brutalement. Il me jette un regard assassin. Je lui demande s’il a un problème. Il ne daigne même pas m’adresser la parole! Son guide, fort gêné, arrive à sa rescousse. « Vous ne pouvez pas rester à cet endroit, il faut vous installer ailleurs » « tous les lits sont-ils occupés? » Pas de réponse. « S’il vous plait, installez-vous avec les porteurs ». Ce n’est pas que cela ne me plaise pas mais je refuse par principe. Je vide mon sac sur le lit pour bien montrer que je ne capitulerai pas devant une telle arrogance de la part de ces touristes et une telle soumission de la part des Népalais. Pour finir, ces derniers n’en sont pas mécontents et nous passerons une très bonne soirée ensemble. J’apprendrai le lendemain que ce couple déplaisant ne paiera même pas ses lits et laissera leur guide régler leur addition sur son propre salaire…

Dimanche 25 Octobre – De Dobato à Kongma

Levé 6h30 – T intérieure -1°C – départ 8h – arrivée 14h25

Le temps est mitigé ce matin, avec quelques coins de ciel bleu qui disparaîtront rapidement. Dés que j’arrive au premier des quatre cols, le brouillard m’enveloppe. Les dieux locaux me préservent de la pluie et de la neige. Je n’aurai jamais parcouru ces passages sous un temps clément. Une équipe d’italiens sympa s’est installée à Kongma avec sa propre cuisine. Cela limitera nos échanges.

La propriétaire du lodge téléphone à Num (Japanese Sherpa Lodge) pour me réserver une place en jeep privée pour le retour à Khandbari. En effet, la pénurie d’essence rendrait le trajet aléatoire en jeeps publiques.

Lundi 26 Octobre – de Kongma à Seduwa

Levé 6h06 – Départ 7h25 – Arrivée à Tashigaon 11h15 – Arrivée à Seduwa 16h45

C’est une longue journée de marche en descente dans un climat redevenu doux. Ma place de jeep est confirmée le soir pour le lendemain vers 13 heures.

Mardi 27 Octobre  – de Seduwa à Num

Levé 5h40 – départ 6h45 – arrivée 11h45

Fin du trek.

Annexe : La Trekkeuse et ses Porteurs

C’était à Dobato et il avait plu toute la journée. Ce genre de jours, le temps passe très lentement et il faut prendre son mal en patience. Il n’y a rien à faire que de grignoter le moins vite possible le seul bouquin embarqué… ou de se vider l’esprit en essayant de se réchauffer au plus près du foyer.

Quel temps fera-t-il demain? « Plus la pluie tombe, moins il en reste dans le ciel » dit l’optimiste. « Une grosse dépression a envahi le pays. Elle est bien accrochée à la chaîne de l’Himalaya » dit le pessimiste.  Si cela continue, les cols seront bientôt fermés! …

C’est de ce genre de torpeur que m’extrait une trekkeuse arrivant de Yangle Kharka. L’après-midi est à moitié avancée, comme coincée entre une matinée maussade et une soirée qui ne veut pas arriver. Je l’examine en détail: elle est trempée, les traits tirés et semble en colère. La montée vers Dobato est un supplice en temps normal et la pluie a du transformer chaque pierre en piège redoutable pour les chevilles. Je compatis par une petit sourire solidaire. Ma mimique est une invitation à la conversation.

Après s’être à peu près égouttée, elle se rapproche de moi d’un pas guerrier.

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Au Coeur du Pays Sherpa : De Khandbari à Phaplu en passant par Dudh Kund

Khanbari, Chalise, Tendo, Djobari, Salpa, Gudel, Khiraule, Inkhu khola, Panggom, Jubhing, Nunthale, Taksindu la, Dudh Kund Pokhari, Phaplu

Les Trois Passes du Khumbu

Lukla, Namche bazar, CB Ama Dablam, Chhukung, Camp du Lothse, Kongma la, Periche, Gorakshep, CB Everest, Cho la, Gokyo, Renjo la, Namche bazar.

Le Tour du Dhaulagiri

Beni, Dharapani, Muri, Dobang, Camp des Italiens, French Pass, Hidden Valley, Marpha

Makalu de Num au Belvédère d’East Pass

Num, Seduwa, Tashigaon, Kongma, Dobate, Yangle karkha, Shersong, MBC, Sandy camp, Camp du Col

Vallée de Markha

Spituk, Jingchang, Ganda la, Shingo, Skiu, Sara, Markha, Hankar, Kongmaru la, Chuskyu, Sumdo

 


Generate a Roadmap Project

situationExample of a project to generate

Foreword:

Our freedom is our most precious good. I am Charlie and will remain Charlie, I’ll never forget the attacks committed against the Freedom in Paris on January 7th, 8th and 9th, 2015

Our most precious good can be divided infinitely without shrinking. That is why this modus operandi is put at the disposal of trekkers, avid to leave for autonomy into the mountain – or somewhere else 🙂

This provision completes the collection of logbooks (Tab Treks), with this hope to get in return your contributions, remarks and improvements as well as your routes which can widen our library.

The users of this modus operandi are responsible for risks they take by venturing into mountain or somewhere else. The GPS is not enough either to protect against natural risks, and even more, from faults of appreciation due to the lack of experience or to guarantee that paths didn’t change. The mountain is always right, merciless with those who engage themselves without precaution and even sometimes with the others!

Objectives:

When we want to create a route in a region for which there are no data to be automatically imported in the GPS (case of Nepal, India), it is necessary to create this route by ourself.

Modus Operandi:

A route is a set of segments taking place by points following each other. Every point defines itself by its name, its GPS coordinates, its altitude and the distance connecting it with the following point. Every point is named and contained in a file.

The routes must be created with a sure support, supplying these four source data: name, both coordinates, altitude and distance between points. The support, here, is Google Earth (GE).

1st stage:  Identify the points by which the route will pass. They are named and placed one by one on the support (GE), in a specific file.

The number of points depends on:

  • the precision we wish to have and
  • the capacity to reveal where the route really goes (forests, non-existent paths, inaccuracies of the satellite photo)

écran point GE EN comp

satellite photo on Google Earth

Second stage: the file must be then exported towards the spreadsheet given at the end of article:

  • Either manually towards the « GPS » sheet. For that purpose, look for every point for coordinates, copy and paste in the corresponding cells of the line attributed to the point, copy then its altitude.
  • Or automatically, with GPSvisualizer. In this case, which is to be favored because it’s much less boring,
    • Record the GE file of the points of the route in a directory of your computer
    • Go then on GPSvizualiser (http: // http://www.gpsvisualizer.com / convert_input). Ask for the extraction of the altitudes ( » add Dem elevation data « ) then convert the file (it is a .mkz) in a » plain text  » file.
    • This  » plain text  » file is then opened and copied ( » select everything  » then ctrl V) to be pasted in a  blank Excel sheet.
    • Locate the four columns corresponding to three source data: the name, the coordinates, the altitude

GPSVisualizer EN comp

GPSvisualizer Input mask


GPSVisualizer2 EN compGPSvisualizer converted datas in text 

GPSVisualizer3 EN comp The file is pasted on a blank excel sheet

  • Having made sure that the number of points is lower than lines in the « GPS » sheet, paste the data column by column in the « GPS » sheet. If GE name is not the same that those of the places, indicate the names of the real places in the column  » nom GE ou nom du lieu si différent de nom GE » (column D). If GE name are identical to the names of places, when they exist, paste names GE in the column  » nom GE ou nom du lieu si différent de nom GE » (column D). In this column, the names of Night Stages will be extracted by the calculation. If there is not enough lines, it is necessary to insert new lines then of refresh* the computation zone ( grey zone at the middle of the screen).
  • Collect the distances between every point and complete the « GPS » sheet. It is often necessary to make a record by looking for the frequent and important bends of the route in mountain. They are not always visible, particularly in forests. Approximations are thus sometimes inevitable. The indication of the slope calculated between points allows in this case to estimate a probable distance.
  • It just remains to determine the Nights Stages by indicating « n » in the cells in intersection between column for « N » and the line of the point for the night stage. This can be repeated by modifying the positions of « n » to obtain compatible stages with the objectives (duration, distances, elevation)
  • The spreadsheet calculates slopes,elevation, total distance at the stages.

feuille GPS vierge EN compThe spreadsheet « GPS » without data

feuille GPS renseignée EN comp

The spreadsheet « GPS » is now filled

*Possible refreshment of a calculation area:

When cells are deleted or added in the data zone (white zone to the left), the values of certain calculation cells (grey zone in the middle) become false in the lines following the addition or the deletion. In this case, select as indicated in photos below, calculation cells of a line above the zone of addition / deletion (column K to T) (1) point the low corner at the right of the selected zone, left click of the mouse ( 2 ), come down to the bottom of the calculation zone by maintaining the left click of the mouse (3) 🙂

rafraichissement1 compThe deletion of a line pulls an error on computation zones

rafraichissement2 comp (1) and (2) Select the calculation zone on a line above and click at the low right corner

rafraichissement3 comp (3) By maintaining the left click of the mouse, come down to the bottom of the calculation zone

 

On output, we find:

A timetable. It indicates the stages, the daily elevation, the traveled distances and the altitudes at night stages

0001c

Remark: for the presentation, the zones of the schedule not informed by the calculation (trek shorter than 23 days) can be manually completed with information on the journey following the trek.

A curve of the altitudes according to the traveled distance (names of maxima to be manually added)

0001b

A curve of the altitudes at night stages (names of the stages to be manually added)

0001a

A graph of total elevation for every day, useful to plan reasonable stages and avoid the mountain sickness (advice: elevation / day < 500m)

0001d

Remark: The rule of 500m / j max is not respected in this example for days 2, 7 and 10

Spreadsheet: tableur vierge

To the possible users: thank you for bringing your support by commenting and by proposing your improvements and complements


Générer la Carte d’un Projet de Trajet

situationExemple de trajet à générer

Avant propos:

La liberté est notre bien le plus précieux. (Je suis et resterai Charlie, je n’oublierai jamais les attentats perpétrés contre la Liberté à Paris les 7, 8 et 9 janvier 2015)

Notre bien le plus précieux peut se partager à l’infini sans qu’il rétrécisse. C’est pourquoi ce mode opératoire est mis à la disposition des trekkeurs désireux de partir en autonomie dans la montagne – ou ailleurs 🙂

Cette mise à disposition complète la collection des livres de bord (Onglet Treks), avec cet espoir d’obtenir en retour vos contributions, remarques et améliorations ainsi que vos trajets qui pourront élargir notre bibliothèque.

Les utilisateurs de ce mode opératoire sont responsables des risques qu’ils prennent en s’aventurant en montagne ou ailleurs. Le GPS ne suffit ni à protéger des risques naturels,  encore moins des fautes d’appréciation liées au manque d’expérience ni à garantir que les chemins n’ont pas changé. La montagne a toujours raison, elle est implacable avec ceux qui s’y frottent sans précaution et même parfois avec les autres!

Objectif:

Lorsque l’on veut créer un trajet dans une région pour laquelle il n’existe pas de données à importer automatiquement dans le GPS (cas du Népal, de l’Inde), il est nécessaire de créer ce trajet par soi-même.

Mode Opératoire:

Un trajet est un ensemble de segments passant par des points qui se suivent. Chaque point se définit par ses coordonnées GPS, son altitude et la distance le reliant au point suivant. Chaque point est nommé et contenu dans un dossier.

Les trajets doivent être créés sur un support sûr, fournissant ces quatre données de base: nom, les deux coordonnées, altitude et distance entre points. Le support choisi est Google Earth (GE).

1 ère étape:  Identifier les points par lesquels passera le trajet. Ils sont nommés et placés un par un sur le support (GE), dans un dossier spécifique.

Le nombre de points dépend :

  • De la précision que l’on souhaite donner et
  • De la capacité à déceler où passe réellement le trajet (forêts, chemins inexistants, imprécisions de la photo satellite)

écran point GE comp

Photo satellite donnée par Google Earth

Seconde étape: Le dossier doit ensuite être exporté vers le tableur, il est donné en fin d’article:

  • Soit manuellement vers la  feuille « GPS ». Pour cela, chercher pour chaque point les coordonnées, copier et coller dans les cases correspondantes de la ligne attribuée au point, copier ensuite son altitude.
  • Soit automatiquement , à l’aide de GPSvisualizer . Dans ce cas, qui est à privilégier car il est beaucoup moins fastidieux,
    • enregistrer le dossier GE des points du trajet comme fichier dans un répertoire de votre ordinateur (dans GE: « enregistrer le lieu sous »)
    • aller ensuite sur GPSvizualiser (http://www.gpsvisualizer.com/convert_input). Demander l’extraction des altitudes (« add dem elevation data ») puis convertir le fichier (il est en .mkz) en fichier « plain text ».
    • Ce fichier « plain text » est ensuite ouvert et copié (« sélectionnez tout » puis ctrl V) pour être collé dans une feuille excel vierge.
    • repérer les quatre colonnes correspondant aux trois données de base : le nom, les coordonnées, l’altitude

GPSVisualizer compMasque de saisie de GPSvisualizer


GPSVisualizer2GPSvisualizer a traduit les données en texte 

GPSVisualizer3 comp Le fichier est collé sur une feuille excel vierge

  • Après s’être assuré que le nombre de points est inférieur au nombre de lignes dans la feuille GPS, coller les données colonne par colonne dans la feuille « GPS ». Si les noms GE ne sont pas les mêmes que ceux des lieux, indiquer les noms des lieux réels dans la colonne « nom GE ou nom du lieu si différent de nom GE« . Si les noms GE sont identiques aux noms des lieux, lorsqu’ils existent, recopier les noms GE dans la colonne « nom GE ou nom du lieu si différent de nom GE« . En effet, c’est dans cette dernière colonne que les noms d’étapes seront cherchés au moment du calcul.  S’il n’y a pas assez de lignes, il suffit d’en insérer puis de rafraîchir* la zone de calcul (zone grisée).
  • collecter les distances entre chaque point et renseigner la feuille « GPS ». Il faut donc faire un relevé en recherchant les virages souvent fréquents et aigus en montagne. Ils ne sont pas toujours visibles, particulièrement en forêts. Des approximations sont donc parfois inévitables. L’indication de la pente calculée entre points permet dans ce cas d’évaluer une distance probable.
  • Il ne reste plus qu’à déterminer les étapes en indiquant « n » dans la case intersection entre colonne « N » et la ligne du point de l’étape. Cette recherche peut être réitérée en modifiant les positions des n pour obtenir des étapes conciliables avec les objectifs (durée, distances, dénivelés)
  • Le tableur calcule les pentes les dénivelés, distances aux étapes.

feuille GPS vierge compla feuille de calcul « GPS » vierge

feuille GPS renseignée comp

la feuille de calcul « GPS » est maintenant renseignée

*Rafraîchissement éventuel d’une zone de calcul:

Lorsque des cellules sont supprimées ou ajoutées dans la zone des données (zone blanche à gauche),  les indices de certaines cellules de la zone de calcul (zone grisée au milieu) deviennent fausses dans les lignes à la suite de l’ajout ou la suppression. Dans ce cas, sélectionner comme indiqué dans les photos ci-dessous, les cellules de calcul d’une ligne au dessus de la zone d’ajout/suppression (colonne K à T) (1), pointer le coin bas et droite de la zone sélectionnée, clic gauche de la souris (2), descendre jusqu’au bas de la zone de calcul en maintenant le clic gauche de la souris (3)   🙂

rafraichissement1 compla suppression d’une ligne entraîne  une erreur sur les zones de calcul

rafraichissement2 comp (1) et (2) sélectionner les zones de calcul sur une ligne au dessus et pointer sur le coin bas droit

rafraichissement3 comp (3) en maintenant le clic gauche de la souris descendre jusqu’en bas de la zone de calcul

 

En sortie, on trouve:

Un agenda. Il indique les étapes, les dénivelés, les distances parcourues et l’altitude aux étapes

0001c

Remarque: pour la présentation, les zones de l’agenda non renseignées par le calcul (trek inférieur à 23 jours) peuvent être complétées manuellement avec des informations sur le voyage à la suite du trek.

la courbe des altitudes en fonction de la distance parcourue (noms des maxima à ajouter manuellement)

0001b

la courbe des altitudes aux étapes (noms des étapes à ajouter manuellement)

0001a

le graphique des dénivelés totaux pour chaque jour, utile pour prévoir des étapes raisonnables et éviter le mal des montagnes (conseil: dénivelé/jour < 500m)

0001d

remarque :  les 500m/j max ne sont pas respectés dans cet exemple pour les jours 2, 7 et 10

Tableur de calcul: tableur vierge

Aux utilisateurs éventuels, merci d’apporter votre soutien en commentant et proposant vos améliorations et compléments

The Valley of Langtang


NEPAL 2010 04 216

From 18 till 27 April 2010

1. Intro and preparation :

It’s 8 years after my last trek, in the valley of Khumbu, that we prepare this new one, in Langtang, third journey in Nepal, but the first one for Sylvie. With those of the Annapurna and Khumbu, objects of the first two treks, it is the most considered by Nepal, and thus one of the most run. The risks are big to be disappointed. Especially as mountains are not very high surroundings, with Langtang Lirung peaking at 7246m.The eruption of Eyjafjöll will begin to block the international flights the day of our arrival to Kathmandu, on April 15th. We thus had the double luck not to be stuck in France and to avoid the traffic jams of walkers on the main path. Nevertheless, Air India will reserve us a surprise: our bags stayed in Delhi and will arrive the next day to KTM. The phenomenon was frequent in 2010. It is to bet that with the new airport, these small inconveniences are now avoided. The experience will be made in March, 2013 … (made also in November, 2014, seems OK nowIt is our first experience of an autonomous ballad in mountain, with tent and food for some meals, and partly off the beaten track.Autonomous because we hope to get off the beaten track to go at the end of the valley and also to try the ascent of Yala Peak (5500m) requiring a base camp isolated between Kianjin gompa and the summit.The preparation is made with Google Earth. It will be difficult to detect the precise position of Yala Peak and impossible to find sure information for its access before being on site.Weight of bags 13 and 14.8kg with two days of autonomy.

2. Localisation

The valley of Langtang is situated at about fifty kilometers as a crow flies in the North of Kathmandu. From Siabrubesi, in a vegetation of tropical type at 1450m, it ends near the border with the Tibet in a glacier at approximately 4500m (place called Sarwa Kharka) after a progress of about fifty kilometers.

NEPAL 2010 04 000

3. Access

Because of its closeness of Kathmandu, the route can be made easily by foot via Laurebina ( Gosain Kund) or, a little less easily by Sandgrouse most easterly. We chose to reach it by the bus until Syabrubesi to win a little of this time which is always sorely lacking.

So cruel is the route by bus from Kathmandu to Syabrubesi. Departure at 6:30 am. 11 hours to travel for 110 small km.

Attention: the bus doesn’t leave from the station (in 2010 in any case) but  from a very confidential location a few hundred meters away from there (the best solution is to ask at the station)

 

18-avr

Lama

2500

19-avr

Langtang

3450

20-avr

Kianjin gompa

3870

21-avr

Kianjin gompa Kimshung glacier  28°14’9.30″N  85°34’47.50″E

4518

22-avr

Langshisha kharka

4100

23-avr

Kianjin gompa

24-avr

Kianjin gompa Tsergo ri  28°12’46.39″N  85°36’2.38″E

4960

25-avr

Kianjin gompa Langshisha kharka  28°12’44.86″N  85°40’7.20″E

4100

26-avr

Lama

27-avr

Syabrubesi

1450

4. Timetable & stages

The statements of the GPS were lost (first awkward use!). It remains that the use of a GPS is totally unnecessary as long as we stay on the main path and to Langshisha kharka. A comfortable base camp will be situated in Kianjin gompa from which will be made three explorations in the day (Kimshung glacier, Tsergo ri, Langshisha kharka)


5. Map of the main route

NEPAL 2010 04 102b

6. Logbook

April, 18th :

After a good night in the Tibet Guest House in the main street of Siabrubesi, rustic and nice, we leave for a big day of walking with a 1000m ascent. The very dense forest protects us from a strong sun. We are sometimes accompanied by very turbulent monkeys. It seems that these scamps are a little drugged at this time of year with the herbs they select. After Bamboo, the weather covers and we take our first rainy drops 1 km before Lama.

NEPAL 2010 04 106       NEPAL 2010 04 113

In Lama, we settle down in the first lodge. About ten walkers already arrived. The place is not lacking.

April 19th:

We go on the ascent with the always noisy torrent nearby. The forest clears up little by little and we realize that we cannot reach Kianjin gompa as expected. We cross then pastures on which the Tibetan families live. The headache settles down with the altitude. A stormy rain begins to fall long before the night. The lodge is spartan and the welcome always so nice. The prices rise with the altitude.

NEPAL 2010 04 133         NEPAL 2010 04 143

April 20th:

The sky is blue in the early hours and we are surrounded by the first snowy massifs. We start a little later that usually at 8:10am and we are disappointed to see the horizon blocked by clouds, to the East. But the sky gets free on the road and the severe beauty of the mineral world in which we enter amazes us. Kianjin gompa is nested at the foot of the Lirung’s glacier. Our overnight stop is also our base camp to visit the region. The numerous lodges give us a very wide choice. The prices of rooms and meals are fixed by a common rule.

NEPAL 2010 04 152 NEPAL 2010 04 163 NEPAL 2010 04 173

The cheese diary, installed in the village will provide us in invaluable local « Comté ».

April 21st:

NEPAL 2010 04 178     NEPAL 2010 04 179

Awaked a little late at 6:15, we discover the massifs and the glaciers under a totally pure sky. A breakfast of milk çay with Tibetan bread and omelet has to be a sufficient fuel for going to the foot of the Kimshun Glacier. The approximate route was established with the help of Google Earth and entered on the GPS. It’s our first real test as we leave beaten track!

 

NEPAL 2010 04 179b

NEPAL 2010 04 182       NEPAL 2010 04 189

It is often necessary to interpret our way between two points and the advance becomes harder and harder in moraines and bushy shrubs. We cross the bed of a dead glacier and a small torrent. We follow finally the moraine of the Kimshun glacier which we climb by following more or less clear paths made by yaks. We disturb them while they are grazing. We arrive at 4500m on the side of the glacier towards 11:30, a little out of breath! On the crest, we take a frugal lunch of some figs and cereal. We admire the  » falls of ice « . The glacier is silent. There are not the almost continuous crackles which we heard in the Karakoram where the descents are even more lively.

NEPAL 2010 04 198     NEPAL 2010 04 199 NEPAL 2010 04 193

The return is more direct, most of the time in balance on rocks or through bushes before joining a real path. At our return in Kianjin towards 14 30, we take a very hot shower. The heating of the water is solar. The snow begins to fall in the middle of afternoon. We wonder if we will be able to walk tomorrow towards Langshisha kharka. The preparation of bags is nevertheless made to travel light.

April 22nd:

Sylvie wakes me while the day didn’t get up yet. She caught a food poisoning by gulping down some bad bacterium. She decides to leave in spite of her fatigue but she gives up after the breakfast. I’ll leave alone for Langshisha for 2 days.

NEPAL 2010 04 201

  NEPAL 2010 04 206     NEPAL 2010 04 207

Outside, all is carpeted with few centimeters of snow. Departure at 7:30. Fortunately, the GPS points allow me to walk at dawn without seeing the way. I find myself on a small landing runway. There aren’t certainely often planes here! I step over rusty barbed wires. I know that the path is not far.

I exceed the point corresponding to a possible ascent towards Yala Peak. The slope seems rough but possible without an heavy backpack. The path towards Langshisha is finally found. It’s sloping very soft in the hollow of the valley. The weather is clear as usual in the morning. I lunch towards 1:30pm at the top of a pass opening on magnificent massifs eastward and the pastures of Langshisha.

NEPAL 2010 04 210        NEPAL 2010 04 216

I arrive to Langshisha at 2:30. I exceed the pastures but it’s not very serious to continue when the path is not clearly defined any more. I return on Langshisha to establish the camp. The place is of a great beauty. As usual, it’s unfortunately polluted of rest that groups let for several years. Taxes paid to enter the park do not serve to organize spring-cleanings, apparently!

There is not a soul around except some yaks grazing casually. I settle down among them without attracting the slightest interest. It’s not a bad things! I do not find any spring around. It will be necessary to go to the torrent to draw the turbid water which shines with thousand glitter of mica.

NEPAL 2010 04 223    NEPAL 2010 04 224NEPAL 2010 04 229

There are some ruined huts of shepherds near flags of prayers. They are a possible refuge in case of storm. One of them is covered.

I see  five horses crossing which seem abandoned. How make the owner to find them there? The place is apparently several kilometers away from the first house.

The wind blows hard from the West and it’s very difficult to start the fire. Maybe because of the altitude? Here, oxygen is 60 – 65 % of sea level.

Having more or less filtered the water of the torrent, I look for some wood to make a fire. It is not lacking. Fortunately, it does not snow this evening. When the sun sets, the temperature falls drastically.

After a meal of soup and pastas, I do not delay going to bed. The bag is not of sufficient quality for protecting me correctly from the cold. The sleep is interrupted with awakenings due to my too slow breath. I am certainly not correctly acclimatized  to the altitude nevertheless still limited.

April 23rd :

NEPAL 2010 04 233        NEPAL 2010 04 252

At about 4 am, a brutal rumbling suddenly wakes me. I go out of the tent covered inside with a thick ice sheet. It is an avalanche but I do not distinguish it in the night. At about 5 am I get up to light the fire to warm up. A match is enough this time for lighting it: the wind fell. Breakfast of pastas, cappuccino and cereal bars. I do not have food supply anymore …

I begin then the ascent of the small mountain giving onto pastures. I stop at 4700m at 8:30, the deadline that I set for myself. It allows me to discover the surronding glaciers and their retreats probably due to the Global Warming. They illustrate, in life-size, the studies on the speed of the retreats I had read concerning the region of Langtang. At 9:30, I am down again.

NEPAL 2010 04 266        NEPAL 2010 04 267NEPAL 2010 04 268

A yak grazes near the tent and I find that its arrogance is worth a photo. It takes very badly my intrusion in its territory and decides to charge at me without notice. It is in the viewfinder that I see it too close! I jump on the side. This reflex makes me press on the shutter button. It was a close call! A horn in the stomach in this place is equivalent to a certain death after a long agony. Retrospective shivers …

I fold the tent, dried by the sun, and take the way back at 10. On the way, I regret that Sylvie did not come because this place is magic, incomparable in all that we saw before. The place is at the same time limited, domesticated by pastures, at the same time savage by its isolation and gigantic by the closeness of peaks and glaciers who surround it.

I reach Kianjin at 14. Visit of the monastery and the cheese fabric with Sylvie who was waiting patiently for me. She tells me that a French, arrived  the day before, decided to cross alone the Ganga la. I am amazed because the pass is apparently covered with snow. We’ll never know if he succeeded …

April 24st

NEPAL 2010 04 303b

Today, this is Tsergo ri ! 5000m, 1200m of ascent.

This is also the first stage to estimate the possibility of going to Yala Peak (5500m) because there is not more than a large plateau to be crossed to join its base. In fact, after the frosty night in Langshisha kharka, I see the feasibility of the expedition from a different perspective. It would be necessary to sleep at  5100m, almost 1000m higher, meaning approximately with 7°c less …

NEPAL 2010 04 305       NEPAL 2010 04 308NEPAL 2010 04 315

We leave towards 7:20am. I have lost the waypoints prepared with Google Earth by trying to save memory! I haven’t more than the point of the summit. We don’t find the entry of the path by going out of Kianjin. We decide to attack the ascent, going directly in the direction of the summit which we don’t see. It is a little bit precarious. The slope seems correct at the moment but we do not know which type of ground we’ll meet. We hope to find the path by gaining altitude. We’ll find it only at arrival, having crossed some passages of unstable rocky plates.

NEPAL 2010 04 317        NEPAL 2010 04 320NEPAL 2010 04 349

Arrived at 12:45 after a windy lunch. It is cold top there. Clouds have already begun to accumulate on the crests.

The Yala Peak defies us. We see it now very well. Its access seems incredibly easy. The possibilities of camps are multiple on the plateau. Furthermore, when I saw on the satellite photo, numerous points of water … It will be for a next time with adapted sleeping bags!

pano1

We find easily the way to come back on the crest of a neighbouring hill (fine red line on the 1st photo). We are afterward stunned by looking at our path of ascent ( blue line): it attacks directly the mountain. We opened a new way 😉
We have dinner in the evening with a couple of Czech volunteers  established to KTM.
Having given up the ascent of Yala peak, we decide to return to Langshisha Kharka to make me forgive for having been alone there. This time, it will be for the day.

April 25th:

NEPAL 2010 04 373      NEPAL 2010 04 381      NEPAL 2010 04 393

We leave at 6:30 to avoid to be short in time, because the round trip will be made on the day. We arrive at 10:45. The weather already gets covered but the panorama remains extraordinary. We feel tired of the previous excursions and of today and  exhausted, ice-cold but delighted,we return to Kianjin towards 15:30.

April 26st:

NEPAL 2010 04 429   NEPAL 2010 04 464         NEPAL 2010 04 473

We begin the big descent at 7:30 after warm goodbyes to our hosts. We’ll never forget the kindness of their welcome.

The Tsergo ri’s silhouette we know well now, accompanies us a big part of the morning. We eat our first Tibetan yoghurt. Extraordinary!

We stop at Lama Guest House this time, first building on arrival in the descent, a large hotel where we are the only customers; we spend the evening with the owner, very nice.

April 27th :

NEPAL 2010 04 495      NEPAL 2010 04 460

We thought having made more than half the way yesterday but the descent  seems to never finish towards Syabrubesi. Left at 8:30, we give up the lunch having wait ¾h unsuccessfully. We buy our bus ticket to be sure to have 2 seats the next day. We notice that the Yeti Guest House in KTM charged us our one-way ticket the double!

An  office with a Chinese sign is settled in the main street. Big public works machines are parked. The road towards the Chinese border is being prepared.

april 28th:

NEPAL 2010 04 508      NEPAL 2010 04 510

The bus takes us in 7:00 am, as expected. 10 hours of road this time to join KTM. But we shall have time to rest there!

7 Conclusion :

We didn’t make all what was planned. It has been necessary to postpone our ballad in Yala peak for example. We had the opportunity to meet inhabitants of the valley in optimal conditions. The landscapes are magnificent and have not to envy treks at higher altitudes. The fact of having managed to get off the beaten track gives us the desire to go farther towards the freedom and longer conquests by looking for the improvement of our autonomy.

 

8 Annex

Poverty of money vs poverty of time – (21/4)

We often say with compassion that the Nepalese are poor. Many western organizations are delighted to organize development projects in Nepal, as this cheese diary in Kianjin by a Swiss association. A million thanks to them for their work when these projects lead to long-lasting and independent exploitations, what is the case here.

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The Annapurna Sanctuary


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From March 28th to April 4th, 2013

Intro:

While coming back from the Makalu trek (March 2013), interrupted by the bad weather, we decide to go to the Sanctuary of Annapurna. Indeed, it remains two small weeks in Nepal of which we want to make the best use. Terai does not attract us a lot and we are afraid of the malaria, maybe wrongly. I came already to the sanctuary of Annapurna, in March, 2001. It is thus a repetition for me but the first one for Sylvie.

DSCF9997  treks du sanctuaire des Annapurna

objective:

None only to take advantage of an exceptionally beautiful environment even if it is stuffed with tourists, if the weather is more clement than in the valleys of Makalu …

Preparation:

By force of circumstance and also due to the lack of necessity, no preparation is made, at the opposite of the four last treks. The trek of Annapurna is, by excellence, the highway for trekkers. There is no possibility of getting lost, even by making it volontarily. It would have been possible to prepare a ballad from the Sanctuary to get closer to big monsters which surround it. The map shows some interesting possibilities.

Permis :

We rush to the tourist office to obtain the licence by arriving in KTM, at the return from Tumlingtar ( Makalu).  On Saturday and during holidays of Holi, our chance seems very reduced to find open offices. We arrive at 3 pm as the ACAP’s office closes at 4 pm but we forgot passport photos. Employees show us where to make them at 10mn by foot. Park Entrance permits go out of the printer at 3:40 pm. Great! On the other hand, TIMS’ office is closed. We’ll alter those of Makalu by adding some names of villages on our road… and shall see!

Backpacks:

They are relieved from any food and the tent because we shall go to guesthouses marking out frequently the route.

Access:

In Kathmandu,  » turist  » buses leave exactly at 7 am from Kanthi Path (27°42′ 42.08″ N, 85°18′ 54.54″ E) close to the American embassy, 10mn from Thamel (KTM Pokhara in 8 hours for 600Rs). We choose to enter in the park by Kande (28°17′ 32.63″ N, 83°49′ 26.60″ E) on the road to Naya Pul because the map indicates an altitude of  1725m while Naya Pul is situated farther, at only 1070m. By this way, we hope to avoid too many tourists on the first part of the trek and some hundred meters of unnecessary ascent. The bus stops at our request. But it’s without taking into account the small pass to cross at the level of Bhichok (2100m)

Agenda

Arrived altitude dénivelé in
28/3 Landruck 1587 445 7h
29/3 Sinuwa 2350 763 8h
30/3 Deorali 3151 801 7h30
31/3 ABC 4124 973 4h30
1/4 Dobhan 2520 -1604 7h20
2/4 Jinnu 1723 -797 7h30
3/4 Rest in Jinnu 1723
4/4 Siwai 1410 -313 3h30

  The trek, day to day

  • On Thursday, March 28th: from Kande to Landruck

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The weather is beautiful but foggy enough to hide the peaks of Annapurna since Pokhara. A taxi takes us to the station of buses towards Baglung (28°13′ 56.77″ N 83°58′ 57.48″ E) for 300rs. One of them goes at about 8 am (100Rsx2 to Kande). In Kande, we take a breakfast by the roadside and find easily the entrance of the path (28°17′ 32.63″ N, 83°49′ 26.60″ E). With our light bags and the well marked path, it is a pleasant and bucolic ballad. Our entrance fees are checked in Pothana or Bhichock. The altered TIMS stay deeply in our pockets… We arrive at Landruk at about 3:40 pm.

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  • Friday, March 29th :

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Awaking at 6:15 am, and departure at 7:10 after a copious breakfast. We pay 1805Rs for the dinner, the room and the breakfast. The first part of the route is a very pleasant descent to New Bridge. Things go bad then with a 900m ascent until Chhomrong. We lunch towards 12:30 (veg chowein and milk tea for 630Rs).

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It’s then necessary to begin a dramatic descent as the ascent in the morning. We wonder the utility to rise so high to come down again immediately rather than to simply follow the Modi Khola. Knees suffer enough to imagine that this visible detour was conceived to make live the numerous Chhomrong’ shops and lodges. We benefit of the big deposit to buy a little whisky at an affordable price (250Rs for 400Rs in lodges at this altitude).

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We arrive to Sinuwa at 3 pm. Hot showers for 100Rs (50 % more 800m higher)

  • Saturday, March 30th :

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Awaked at 6 am. It alreadygets a bit colder (9°c in the room). The note also increases with the altitude (2140Rs). We go at 7:35. Now that we are on the main way, there are crowds of people on the path, in both senses. Nevertheless, it remains  strangely clean. The ACAP made a remarkable work of cleaning since 12 years ago. The path was then strewed with plastic packagings, bottles and metallic cans.

The Macchapuchare is clearly visible but clouds arrive fast on Annpurna, far away. A small drizzle joins us at the end of morning. We lunch in Himalaya (sautéed potatoes with tea for 720Rs). We begin to wonder if we took enough rupees for the whole trek.

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The rain doesn’t leave us until Deurali where we arrive at 3 pm. All the lodges are complete! We find us a place in a shack for blankets. It is not fantastic and I imagine that it will the same in ABC. I obtain from the young boss that he books for us a room as everybody has now a telephone. Thing are made quickly and efficiently (We’ll learn the following morning, before leaving, that all rooms are at this time already complete above). We did well!

The lodge is occupied by a group of 22 tourists, probably portugueses. They are nice but it is necessary to let them our places at the table when comes the dinnertime. Slower than them, we ‘ll disturb each other during a big part of the trek.

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These big groups became a not insignificant inconvenience of this type of treks. I imagine that it’s the same in Khumbu where I was relatively quiet in 2002. Long live to more original routes!

  • Sunday, March 31st:


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Awaked at 6 am. It is 6°C in the room. We have breakfast with guides to go early through the corridor between Deorali and MBC to limit the risk of avalanches. We pay 2590Rs there. We leave at 7:10 am under a perfectly blue sky. The sun takes time to join us in this narrow valley. Rather than to cross Modi khola, we stay on its right bank. Already engaged, we notice that the main way passes now on the other side, on one hand probably to avoid the risks of avalanche, and on the other hand because our path crosses tongues of frozen snow  in a 45° slope. Sliding there could be fatal.

 

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 We arrive to MBC in one hour. There are crowds of people here. Clouds come through the bottom at an impressive speed. We have less than one hour of walking when we are plunged in a light fog, herald of bad weather.

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The boss of the Snowland lodge waits for us. The room is spartan and clean. We spend a large part of the afternoon and the evening with a couple of young French, Mélissa and Johnny, in sabattical travelling in Asia.

  • On Monday April 1st:

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The crystal clear sky in the sunrise illuminates in gold the massifs surrounding the sanctuary. We are far from grey valleys of Makalu. It’s only 0°C in the room and -3°C outside, very warmly by comparison with the -7 and -17°C of 12 years ago in the same period! We make a series of photos before the breakfast.

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The breakfast is large as usual. The note also: 3640Rs but we’ll not go higher!

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We leave at about 8:10 am and we find Johnny and Mélissa on the left bank of the torrent shortly before Deorali where we lunch quietly together. We leave at about 1 pm to arrive at 3:30 to Dhovan. The first rainy drops begin to fall. Hot showers at 150Rs.

  • Tuesday, April 2nd:

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The sky is clear when we wake up. Departure at 7:30 am. The majestic stature of Macchapuchare always seems to protect us but Sylvie falls twice in the first half hour. It is necessary to pay attention on the roots which cross the path and to the fine ice sheet which recovers them!

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The big descent continues until Bamboo followed by a good ascent then by a descent up to the monstrous staircases leading to Chhomrong. The continuation is partially made under an increasingly dense shower. We arrive already well wet to Jhinnu at about 3 pm. We enter in the first lodge (Hot Springs) without choosing. The welcome is rather cold this time. There is no waiter and it is necessary to go by ourself to the kitchen to order our consumptions. 

As we decided to spend one day in Jhinnu, we leave in search of a nicer lodge when the rain stop. The hotel Namaste offers us a garden filled with flowers and a much warmer welcome.

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  • Wednesday, April 3rd:

It’s another galley to order the breakfast: Hot Spring lodge is organized to receive the groups with their guides, in reality servants who take care with ordering the meals. I forget my daily omelet. 1930Rs, the prices begin again to fall a little with the descent. We then spin to settle down in Namaste. It will be our shortest walking of the trek. Departure at 7:30 am, arrived at 7:35 am!

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They prepare us the room which we chose, then we leave towards the hot springs. We are not alone on the way! The hot springs are situated near the Modi khola. Ponds were built to collect the hot water and allow the tourists to warm after a compulsory shower. A guard controls the hygiene of the place, The ACAP made a good job in the park.

The bath gives us a lot of good after all these efforts. The water is  37°C and we spend a good moment in this pleasant and well organized place (50rs*2).

We spend the rest of the day into the lounge. An enormous thunderstorm bursts at about 2 pm. We are very satisfied to be protected. Soaked trekkers rides up and fill the last rooms and the washing lines of their wet clothes. In the evening, we play cards with German trekkers and their guide.

  • Thursday, April 4th:

Wake at  6 am, breakfast at 6:30, departure at 7:30 after some beautiful photos of south Annapurna (7219m and of Hiunchuli 6434m) which dominate the village.        

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We come down towards New Pul. The map indicates a new road along Modi khola which avoids Gandruck and the long road to go there. It’s by this new path that we join Siwai, terminus of the road for Mahindra jeeps.

We have the same feeling than into Num in the region of Makalu. Here, everything seems dirty and ugly. We are nevertheless happy to see a jeep ( 300Rs/p ) getting ready for the departure towards Naya pul. There is also a bus ( 500Rs/p ) which drops passengers there then leaves for Gandruck to come back to Siwai before leaving towards Pokhara. It is maybe the best solution.

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The jeep drops us in Naya pul after the big hour of chaotic road. First, It stops at the office of the ACAP then at the office of the TIMS. I have a pitching in the heart with  our altered TIMS of Makalu. But the kind state employees give us a big  smile by registering our names in a big register which will finish in a big cupboard on which will settle a thick layer of dust.

A bus (150Rs/p) gets ready to leave as we join the pavec road overhanging Naya pul and takes us for Pokhara. The circle is completed.


From Num to the East Pass’ Belvedere

From 7 to 26 May 2014

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 Click photos to enlarge them

GPS points in Annex and via GPS/Tableurs – Spreadsheets

Objectives :

After the forced stop to Kongma in April, 2013, because of the late snowfalls having blocked the

access to Shipton La, I organize a new trip towards Makalu, 5th summit of the world throning in 8434m.

The objective is to by-pass it until « East Pass » at 6150m, full stop of the project, to have it just 2300m up, in front of me.

Beside the meetings with our friends of Khandbari, Seduwa and Chyaksa danda, it is a ballad in 17 days with a total difference of altitude of 5400m, on a round trip distance of 130km.

 

Summary and Introduction:

Valleys and crests leading to the monsters of Makalu’s high mountains do not deny their reputation: the sky will be hardly blocked, up to the Base camp of Makalu (MBC). The rain will sometimes be present at the end of morning. Going up, the weather clears up to give way to a perfectly crystal clear sky during my four days and three nights of isolation after MBC. This respite will plunge me in a fabulous universe, which will mark my dreams as much as my shins: the trip is dangerous on a big part of the route, without path in the masses of fallen granit rocks of sometimes several hundred kilos in unstable equilibrium.

I won’t go to East Pass, ultimate purpose of this trek because enormous and inescapable glacier preceding it, with no visible track. The risks are too big. I shall contemplate it of my improvised belvedere at 5850m, big consolation prize …

With three foreign walkers met in three weeks, we can say that this trek is confidential. This Sherpa’s region would be worth nevertheless being better known, so warm than it is not need to know how to speak their language to exchange and spend long and unforgettable evenings by sharing Rocksi without moderation (Arack in Sherpa: alcohol of millet distilled once) and Sucuti (dried meat of yak recooked in the wood fire) and the unchangeable dalbath.

It is precious to discover their culture mixed with cheerfulness, innocence and frankness…hoping that it remains for a long time hung on on the sublime hillsides of their sacred mountains.

Preparation :

The route and the stays are positioned with the help of Google Earth ( GE ) and points entered in the Garmin GPS.

5 Days of autonomy are planned (2.6kg of food + tent).

The total taken weight is 18kg, including the water, the gasoline and the camera bag. Backpack: Gregory Wander 70; tent: Vaudé Power Lizard SUL 2 places; stove: MSR XGK EX with 400ml (100ml will be enough) of gasoline bought in a petrol station in Kathmandu; mattress: Thermarest Néoair XLIT

Sleeping bags: Valandré Bloody mary

I am accompanied with my friends of Friends of Nature to Tashigaon then alone up to the East Pass’ Belvedere.

Situation and route:

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Access :

Turkish Airlines, “best European company”, will not contradict its recent reputation. For 584€, it is the most direct access  to KTM. The ticket KTM Tumlingtar was bought by internet, it is a considerable novelty. From Tumlingtar to Num, jeeps leave when they are full (14 passengers): 150Rs to Khandbari (a small hour) then 600Rs to Num (4-5 hours)

A road is under construction to continue, as it is said to Tashigaon (not too fast!)

 

Budget :

Flights international: 584€, national KTM Tumlingtar: 184€, visa, entrance fee in the park, the accommodations and the meal in KTM and during trek: 420€, that is all in all less than 1188€

 

Agenda :

agenda

Height at Night :

Altitude à l'étape

altitude distance

 

 

Difference altitude / day :

dénivelé jour

The trek from day to day

Wednesday, 7 May – from Num to Seduwa

Descent  49m;  6km in 4:30; altitude at night: 1572m

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It is necessary to take back the good habits after 3 hours of expectation and pay the last seat which remained desperately empty to be finally able to leave. Finally 4 hours of jeep between Khandbari and Num on an chaotic track opened five years ago. This time, we are lucky because the rain does not fall.

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The trek begins only towards 1 pm after an inescapable dalbath in Num, giving strength enough for the route. I have to get used again to the bag, which destabilizes me at every false step.

The descent from Num is vertiginous. It avoids a real cliff which falls in the Arun’s bed.

I have difficulty following Sanjaya, been used to the path. We arrive shortly before the nightfall in Seduwa. Our friends wait for us there and reunion  will be celebrated  with the local Tongba (beer of millet which continues to ferment with the successive additions of hot water in the mixture).

A turista takes shape in perspective. It is unfortunately a good idea to avoid Tongba and  Chang unless if the water being used is enough boiled or was chemically treated before.

Thursday 8 and Friday 9 – Interruption of the trek.

Stay at Friends Of Nature’s farm between Chyaksa and Tashigaon

It is an ideal opportunity to enter Sherpa’s houses and share their everyday life. My friends translate but it is not need for words to appreciate the tchang prepared by the hostess in front of us. The principle is  to never let glasses empty. They have to be always full. We also attend the distillation of this beverage which will take the name of Rocksi to Arack or still Local. The cold source is situated in the superior pot and must be regularly changed to allow the condensation of the distillate. Contrary to Tchang and Tomba, this drink is completely safe for the digestive system.

In the farm of Friends of Nature, we shall also kill the chicken which will improve considerably the dalbath. On these lands, the experiment of the kiwi culture began in spring. It will soon be a source of vitamins for all the populations of the valley (approximately 4000 people)

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Saturday 10  May – from Seduwa  to Tashigaon

Ascent: 628m 8.45km . altitude at night: 2200m

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We continue to walk in rice fields and I discover my first leeches. They hang on to soles or to clothes when we touch them. They infiltrate then under clothes to quietly drink the blood. They are plenty between Seduwa and Tashigaon but I’ll not see them any more afterward. To avoid them, it is necessary to walk at maximum on stones and avoid the edges of paths.

The country remains peaceful and hot.The overcast weather does not allow to distinguish the surrounding mountains.

In Tashigaon, we celebrate my solo departure the next day with a lot of beers. The manager of the park warns me on the difficulties of the route and makes me understand that it can be wise not to go up to the Base camp. I note it but I burn with impatience to get stuck with myself finally in the real difficulties of the route.

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Sunday, 11 May – from Tashigaon to Kongma

 Up at 5 20, departure at 6 20. Arrived at 13 45, Ascent: 1429m 6.45km

altitude at night: 3629m

DSCF1495 Tashigaon Kongma

The ascent from Tashigaon to Kongma is practically continuous, in the forest. I take advantage for the last day in tropical atmosphere. Birds answer in the infinity. The last rhododendrons illuminate with red brightness the path. The steeply track is an obstacle. You should not try to go faster than of reason. The air is not still lacking but the path already dilutes in separated series of stairs on which feet, still clumsy, look for an often uncertain support. The ascent is long. It is necessary to be patient. It is the price to be paid to escape, maybe, the mist which surrounds anything when the sun begins to give.

There are few houses on the way, some farms among which one allows the provisioning and even a lunch when it is opened.

I meet a Sherpa  with a high-alcohol breath. I shall learn afterward that they find the energy there to carry their heavy loads.

I find Kongma without the snow setting we had left, there is a little more than one year. The almost vertical walls I cross today were then covered with snow. I feel more at ease.


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Monday, 12 May – In Kongma, acclimatization day

I hesitate to stay but I need to be reasonable. The good weather invites me nevertheless to leave. I met the day before my first trekker. He comes down from Makalu and indicates a beautiful antenna from Shersong: the crest to be taken staying on the left to overhang the base camp at 5300m or a bit more in the direction of the peak 3. In clear weather, by settling there we can discover simultaneously Makalu, Everest, Lhotse and Kanchenjunga. I would not go this time if I can go towards the East Pass which is the objective of my project.

The day is long in Kongma. I take advantage of it to do my first laundry and have an a little less superficial wash. It is necessary to recognize that it is not easy to remain a little bit clean on this route. From Tashigaon included, there is no water source a little isolated except the possible toilet …

I order chapatis for the breakfast. Bad idea because the owner understands chiapati. She begins to prepare some Tibetan tea. I won’t confuse anymore  » chiapati  » Tibetan tea and  » tchapati  » bread

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Tuesday, 13 May – From Kongma to Dobate

Up at 5 30, 4°C in the room. Departure at 6 40 Arrived at 14 00. 

Ascent 290m in 7.53km; altitude at night:3900m

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If there were only four passes (Kongma, …, Shipton, Keke) to arrive to Dobate with Shipton peaking at 4234m, the walk would be almost a formality. But the snow is always there with more than one meter in thickness in certain places. It spreads on the longest part of the route. The path remains often well indicated but endless sinking up to the thighs is exhausting.

The weather quickly becomes cloudy and the fog fills all the space. A short and unreal moment, peaks 6 and 7 appear. I get closer to the high mountains!

I meet three yaks coming down in the direction of Kongma. When it will be necessary to follow the same way, each of their steps forming a column of space in the snow down to the ground will be a trap still slowing down my progress.

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Icy snow walls must be crossed with the help of hands to reach the third pass. The path has disappeared under the snow and the trek is similar to climbing. I begin to understand the negative words of the park’s manager in Tashigaon.

The lake preceding Keke La is partially covered with snow and ice. Ice cracks under my foot and a shoe fills with water. I hurry to go out and to empty it but the damage is done.

The descent towards Dobate where the husband of the Kongma lodge’s owner waits for me, Pemba Sherpa, is more serene: the snow almost disappeared and the red and yellow rhododendrons alternate.

I shall spend a good evening there. His English allows us to exchange on his life and on my project. I have some difficulties understanding how he can live so isolated and far from his family. Apparently, this situation suits him very well. Many families are, like him, separated during the autumn and spring seasons between Tashigaon and the high valley pastures leading to MBC.

I dry my shoes and my pants close to the fire and drink tea without counting.

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Wednesday, 14 May – from Dobate to Yangle kharka

Descent -256m in 9.6km; altitude at night 3644m

Up at 6:05; 0°C in the room; departure at 7:20 arrived 14 15 in the rain.

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The weather is beautiful in the early hours and mountains appear by stealth, for a little while … During the copious breakfast made of pancakes and tea, Pemba warns me that a rockslide destroyed a big part of the track leading to Yangle Kharka, the only hamlett opened before MBC and thus an inescapable stop. He prepares two additional pancakes for my lunch.

I find a waterfall shortly after Dobate and I take advantage of a ray of sun to take a great shower.

I change the first set of batteries for the GPS. The descent towards the Barun’s valley complicates and I believe to be in the collapses described by Pemba because I am sometimes in an almost vertical channel which has to be the bed of a torrent when it is raining. It is not the case and it is only a stimulating appetite walk compared with the long kilometer of unstable rocks that waits for me along the Barun!

At noon, the rain begins to fall. At first insignificant then expanding. After the forest, the grazing appears and the path becomes easier. I arrive to Yangle Kharka at the right time because the rain doubles intensity and I would not have stayed dry a very long time in these conditions.

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Yangle Kharka seems very boorish for a hamlet at this low height. I am so far from Annapurna!

Sad and long afternoon to try to warm myself close to the wood fire where will be prepared my evening dalbath. This simple thought kills my appetite. Everything is dirty and nice here. The rain prevents any serene vision for an immediate future.

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Thursday, 15 May – from Yangle Kharka to Shersong

Ascent  : 1071m in 12.91km; altitude at night:4715m

Up at 5:08 3°C inside  Departure:  6:10 arrived at 14:46

DSCF1586 Yangle Kharka Shersong         

Departure after a breakfast of pancakes and tea. I subscribe to pancakes because it seems a speciality of the region. I order it also for my lunch to save my reserves. And it is so famous after the perpetual dalbath …

The next accommodation is situated in MBC and requires a 1200m ascent. All the farms are closed between. There is a real risk of mountain sickness. We know how that begins with a big migraine and nausea. You never can tell how it will finish. Back in Khandbari, my friends will tell me that they were very worried because they had heard, from authorized source, that a French had died in MBC during his sleep. They thought that it was me …

Thanks to my equipment, I plan to stop to Shershong (with none shelter place). I shall not make there my second day of acclimatization as expected because it will be made at MBC at two hours and 200m ascent from there.

The valley must be magnificent when the weather is clear. It is not the case today. The sun remains hidden very often and thick layers of fog hang on to the trees of the valley and the abrupt hillsides of mountains. It’s a pity but, normally, the weather should improve with the height…

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In Yak Kharka as in Langmale, buildings are actually closed with padlocks. Refuge is possible however possible in adjacent shelter if necessary.

A silent kid follows me during dozens of minutes. I go nevertheless very slowly for him. He will be joined by his father and his brothers. They go  to the second base camp where, it seems, more than 200 people prepare expeditions to overcome the summit of Makalu. I imagine, in my long solitary walking, the kinds of traffic jams which have to reign there. I have never understood this paradox: so much personal effort to find themselves finally crowding in places so empty, mineral and majestic. Each to his cup of tea!!

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The air begins to be lacking and it is necessary to manage the beatings of my heart which is now beating too fast with the slightest effort. Stops are necessary more and more often. No matter, I have time.

I arrive under the snow to Shershong and I find a water source at 150m from the camp. I set up my tent  for the first time without any problem. The weather clears up in the afternoon, enough so that peaks 6 and 7 appear in an supernatural environment. These enormous cliffs, so close, set the tone of what will be my environment from now on.

My first autonomous evening in these conditions gets me a compensatory happiness for the past efforts and a strong motivation to continue towards the Barun’s glacier …

I have to erase a big migraine with some Ibuprofen and I have the impression that my heart is going to stop because it beats very slowly. These almost 1100m of ascent at this level are too important. The night will be difficult and long with numerous awakenings because of my difficulty to breth: I went up too fast.

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Friday, 16 May -From Shershong to the Base camp of Makalu    

 T internal 0°C; T outside-7°C Up at 5:10 Ascent 126m on 3.57 km

Departure 8:07 arrived 10:00; altitude at night 4841m 

DSCF1625 Shersong MBC

It is Sylvie’s birthday. I wish her Happy birthday by the thought.

At the exit of Shershong, I locate the crest which leads to the high pastures above MBC, described by Philippe in Kongma. If I do not manage to progress towards East Pass after MBC, I shall go up to discover the chain from Everest to Kanchenjunga …

I get ready quite slowly because the road will be short today.

The weather clears on the road. It bodes well. For the first time, Makalu appears to me, majestic and wearing a curl of clouds. We shall not leave each other during 5 days.

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I take advantage of the sun to get washed a little less basically than usually. I also dry tent and sleeping bag, wet in Shershong.

I go in recognition of the path, following Barun’s glacier afternoon. It begins well drawn (stop at WP413). I cross in great shape my first 5000m during this exploration.

The lodge is very basic but the atmosphere is friendly. Carriers come to spend the night and we share our dinner there. It is -1°C at about 4 pm and I am afraid of lower temperatures higher, when I shall be alone.

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Saturday 17 May – From MBC to Sandy camp

Ascent: 359m on 5.16km; altitude at night: 5200m

Up: 5:08 Departure: 6:08 arrived: 12:20

DSCF1641 MBC Sandy Camp

I stop at 7:30 to protect me with sun cream: the sun is present and burns as soon as it gives to these heights. The weather will remain totally clear during my stay above MBC. This respite is a big chance which will allow me to benefit completely from extraordinary and always renewed spectacles.

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I have to leave the path which leads to the second base camp because I have to go to the left to join Sandy Camp. This hypothetical camp is not situated on any map and was located on GE. When I leave the path, it becomes chaotic, on the back of the glacier.

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I progress now in the unstable rocks and I join the line of break between the glacier and the hillside on the right bank of the glacier. It is not the best solution because it is a zone of fallen rocks where the progress is difficult and dangerous. I constantly think that a broken leg means the death now. Nothing very heartening. I recognize finally Sandy Camp’s location in an overhang of small hundred meters. I knew that climbing would not be simple there and I had planned to go up by forming zigzags on the slope. It is not so simple because rocks, from all sizes, fall down and slide by pulling others with them. Nothing holds. I choose to go up by the bed of a waterfall, thinking that stones will form a more coherent set, thanks to the flows of water. Nothing changes it. On the contrary, the simple fact of putting my foot somewhere diverts sometimes the current  towards me.

I am not proud when I get, dipped, to the top. The experience is not to renew!

There is so much collapse here as there was of avalanches in the valley surrounding Dhaulagiri. It is necessary to become used to these new songs of the mountain.

Accéder à Sandy Camp est un exercice délicat: éviter de déplacer de trop gros blocs de granit en progressant

Accéder à Sandy Camp est un exercice délicat: éviter de déplacer de trop gros blocs de granit en progressant

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Sandy Camp is a magnificent terrace of fine and white sand, a real paradise for a sunbathing in an environment of snowy peaks, in the crystalline sound of the near torrent and in front of unchanging Makalu. Afternoon passes, enjoying the simple pleasure of the sweetness of the sun and the fantastic view on Lhotse (8516m),  Lhotse Shar (8393m), Everest at 18 km (8848m), Shar Tse (7591m), Shar Tse 2 (7457m) .

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My heart beats now too fast without making any effort. Everything will be back to normal in the evening and the migraine is not there.

It is 15°C in the tent in 17:00. My fear of low temperatures at high height was not founded.

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Sunday, 18 May – From Sandy Camp to the Camp of the Pass

Ascent: 273m in 3km;  altitude at night: 5473m

Up at 4:56 T=2°C inside, -5°C outside

Departure 6:55 arrived at 14:30

DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col

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The setting-up time is now more important than in lodge because it is necessary to unsettle and to tidy up all the equipment and to prepare the breakfast (muesli + milk 100g and cappuccino with Brittany biscuits)

The weather is fair and I follow the road planned in my GPS It brings me up while staying on the flat which goes along the Barun’s Glacier. I saw dozens of times the profile of this mountain which I have the impression to know by heart. I find cairns sometimes. It really had to be a path a long time ago. The condition of the garbage at Sandy Camp reminds me that it was not used for several years.

The first part is made without too much difficulty. The descent towards the glacier and the moraine leading towards the East Pass is much less easy because the slope is too important for trying a direct descent. To try to join the glacier by staying on a horizontal is not more possible because the wall of the hillside becomes more and more vertical. I once fall, taken by the weight of the backpack. Arrived on the moraine, I continue to follow my GPS points but the ground is always so unstable.

After a fruitless attempt of progress towards the foot of the main glacier going downhill to East Pass, I decide to stop on a sandy location which  was a formerly camp, that I baptize Camp of the Pass, for lack of any better name. The location is ideal to plant the tent, always in front of Makalu, but higher and higher with regard to it.

vue sur l'amont du glacier avec le Cho Polu au fond, but ultime du trek Makalu 2015

vue sur l’amont du glacier avec le Cho Polu au fond, but ultime du trek Makalu 2015

Le Makalu, majestueux et définitivement dominateur

Le Makalu, majestueux et définitivement dominateur


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I saturate with meals of dry sausage and tasteless couscous. It will be necessary to vary the menus the next time. I dream about a tomato soup …

It is today one first record : my highest ground night, at 5473m … And everything goes well.

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Monday 19 May – From the Camp of the Pass to the East pass’ Belvedere and return

final altitude 5850m;  ascent: 377m in 1.8km

Up at 5:08 Departure at about 8 am. Arrived at  10:00

T =-1°C inside T =-10°C outside

It is only when having unsettled and tidied up my things that my look is attracted by the slope which faces my camp in the direction of East pass. It seems to me obvious that from this height, I shall have a good point of view allowing me to decide on the way to be followed. I have a choice to be made: either come down towards the MBC to join the heights above Shersong, the antenna recommended by Philippe in Kongma, or go up towards East pass today if I find a more or less safe passage.

Half an hour has to be enough. I do not even take water.

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un des glaciers du Makalu

un des glaciers du Makalu

Without bag, the ascent appears to me a soft escapade. A crest masks other one and it is necessary to go on climbing to hope to have a finally clear view. I need 2 hours to see finally appearing the mountains’ circus  surrounding East Pass. The glacier is enormous, inescapable and spotless. To cross it alone and without appropriate equipment seems to me totally irresponsible. The bell of return has just rung. I am at 5855m. A helicopter takes brutally me out of my dreams. It is the first contact in three days. It was on the way to the second base camp of Makalu when the pilot saw me in the middle of nowhere. He comes towards me and I make a sign meaning that everything goes well. Everything goes very well even because I taste the success of my project as a gourmet in the various small dishes in the delicious flavors.

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Sherpani pass, at the bottom to the left, appears to be a wall of unbridgeable ice. East pass, at the bottom to the right, seems more feasible after the long ascent of the glacier!

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What I do not still know is that I am just at the middle point between my camp and a summit rising in 6072m, easily accessible and from which Baruntse is completely visible. It will be for next time …

Down to the camp, I plant my tent on the same location … That misses a little of anticipation. We shall do better next time.

The weather covers little at the end of afternoon, enough to worry me a little bit.

Tuesday 20 May – Return to the Makalu Base camp

Descent: -632m in 7.28km, altitude at night 4841m

Up at 4:48,  T =-1°C inside-10°C outside. Departure 7:25. Arrived 17:45

I guzzle my fourth extraordinary breakfast. The road will be long and difficult today to join MBC.

There are two important difficulties to overcome because I do not want to try the low way by the meeting place of the side glacier where I am with that of Barun. I go back up on the plateau which leads to Sandy Camp without finding my way back on the way out. The GPS gives me a big service. I come down from the plateau towards the Barun’s glacier by preferring to slide on a glacis of bits of gravel and sand. Everything leaves with me but the advantage is to have the same speed which allows to plan and to avoid the biggest pebbles.

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This time, I prefer to avoid the masses of fallen rocks by progressing on an uncertain line on the back of the glacier in the direction of the path to the second camp of Makalu. I avoid so much as possible hollows and bumps formed over the centuries by the slow advance of the glacier.

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Marcher sur le glacier, c'est poser les pieds sur des blocs de granit en équilibre instable

Marcher sur le glacier, c’est poser les pieds sur des blocs de granit en équilibre instable

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My jeans will not take out whole there, torn in legs and on buttocks and my fingers of the left hand will superficially be cut, due to rubbing on granite rocks.

I arrive really exhausted but happy to see again human beings in MBC after more than 10 hours of walking. Excellent evening when I celebrate my victory with the local vodka.

Wednesday, 21 May – from MBC to Yangle kharka

Descent -1197m in 16.43km

Departure 7 :20 arrived 15 :15  Altitude at arrival: 3644m

At noon, the drizzle joined in. The return at the low heights is synonymic of overcast weather apparently. But nothing more can affect my morale now.

My times of walking are too long. The ideal is 7 hours for one day. But Sherpa make in one day what I travel in three. It’s difficult in these conditions to find coordinated places of stays. They go from MBC to Tashigaon in only two days …

I saw, this time, a shepherd installed in Shershong under a roof of covers recently settled. The farm of Langmale was also open and it would probably have been possible to take a meal or at least some tea there.

I meet my only group of carriers of the day. Seen their drunkenness, I do not have to be any more far from Yangle Kharka …

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It is not either by going down it that I was able to admire this magnificent valley. I spend an excellent evening with my new friends. Here the words are not necessary to feel integrated into the family by sharing the meal together. Some words as lasso (thank you) or salti (ni) (friend) cause true laughting and the conviviality is very there.

Thursday, 22 May – from Yangle Kharka to Dobate            

Ascent: 256m in 9.9 km; Alttude at night: 3900m

Up at 5:45 departure 7:20 arrived 15:00

The weather is as yesterday and on the way out covered. The ascent towards Dobate is terrible even with my bag having lost more than 2 kilos.

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The evening with Pemba and carriers will be a big reward of the efforts of the day. I discover the traditional sucutti, the yak meat dried by fire and placed again in the flame to be tenderized. Taste and share without moderation with the local Arack. The social life, in its original sense about which I am fond of is there. It is like a fabric warped day after day by the tradition. Everybody takes a place here in the warmth after the efforts of the day. Extraordinarily, I am included in this precious fabric. We don’t to think about anything, we enjoy simply the present moment, together.

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Friday, 23 May – from Dobate to Kongma

Descent -271m on 8.73km altitude at night: 3629m

Up at 5:35; departure 7:12 – Arrived 14 :45

Depature after review of my « exploit » by looking at photos with Pemba. He remember me that he had told, on the way out, by analyzing the drawings of cooking on my pancakes that my trek would be a success. His grandfather taught to him to read the future in this way.

It is the day of four passes. Everybody told me that the snow melted since my first passage. It is true that the path is a little more visible. It will be necessary to fight all the same step by step to move forward in the soft and thick snow on several kilometers, in the drizzle and the fog sometimes.

I look for the crampon lost on the way out without finding it.

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I find the warm atmosphere of Kongma where I shall spend a new exceptional evening. A dinner guest shows me his invaluable booty: he has in his pocket three yarsagumba, collected in the region of Yangle Kharka. It is about caterpillars infected by a mushroom which eventually kills them. Middle plants middle insect, this is a medicine with numerous virtues in particular the increase of the sexual capacities, that the rich Chineses buy at a high price, up to 5000€ / kg.

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Saturday 24 May – from Kongma to Tashigaon              

Descent: -1429m on 5.7km; altitude at night: 2200m

Up at 5:15 departure 7:30 arrived 13:30

I leave shaved but always dirty. I shall wait to find a waterfall to take a shower on the way while the temperature appreciably went back up.

In Tashigaon, the guesthouse is unfortunately closed because its owner left with helicopter to Kathmandu. I am disappointed and I go to the guesthouse where we stayed in March, 2013. The atmosphere is more hoisted and the exchanges more limited although cordials.

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Sunday, 25 May – From Tashigaon to Seduwa   

Descent:  -628 in 8.7km; altitude at night: 1572m

I find no more leeches on the way. I find Dawa in his school in Chyaksa danda where he took the place of Head teacher during my trek. It is an excellent news which we shall celebrate in family that evening by getting away the neck of one of its chickens in Seduwa.

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Monday 26 May – from Seduwa to Num

Descent:-49m in 4.8km, altitude at arrival: 1523m

Up: 6:55; Departure 7:45 arrived: :12:30

We shall never enough say that this abyss to be crossed between Seduwa and Num is a torture because we already believe that trial is finished when it is necessary to go up by an steeply ascent furthermore of 700m, in the tropical torpor.

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I arrive while a jeep goes away for Khandbari … It will be necessary to wait patiently that an other one fills, during three long hours. I would have preferred to spend this time in the company of my friends in Khandbari. We have so many things to be said ourselves …

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 Annex GPS points

you can find the complete Excel spreadsheet on tab GPS/Tableurs – Spreadsheets

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De Num au Belvédère d’East Pass

Du 7 au 26 Mai 2014

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Cliquez sur les photos pour les agrandir – points GPS en annexe de l’article. 

Objectifs :

Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m.

L’objectif initial est de le contourner jusqu’à la « East Pass » 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous.

En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour

 

Résumé et Introduction:

Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit  inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera  mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable.

Je n’irai pas jusque East Pass, objectif ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation…

Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath.

Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise.  En espérant qu’elle reste longtemps accrochée  aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.

 

 

Préparation :

Le trajet et les étapes sont positionnés à l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin.

5  Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente).

Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 ; Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places ; Réchaud :  MSR XGK EX avec 400ml (100ml  suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu ; matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.

 

Situation et parcours:

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Accés :

Turkish Airlines, « meilleure compagnie européenne »,  ne démentira pas sa récente réputation. Très bon voyage pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Pourvu que ça dure… Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures)

Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)

 

Budget :

Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1200€

 

Agenda :

agenda

Altitude à l’étape :

Altitude à l'étape

altitude distance

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Le trek au jour le jour

Mercredi 07-mai de Num à Seduwa

Dénivelé 49m     6km en 4 h30 ; altitude le soir 1572m

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Après 3 heures d’attente, nous préférons payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.
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La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lourd, qui me déséquilibre à chaque faux pas.

La descente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun.

J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange. Une tourista se dessine en perspective. C’est malheureusement une bonne idée d’éviter la tomba et le tchang sauf si l’eau servant aux breuvages a suffisamment bouilli ou a été traitée préalablement.

 

Jeudi 08- et  vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon


                   

C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang préparé par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui prendra le nom de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat.

A l’inverse du tchang et de la tomba, cette boisson est tout à fait sûre pour le système digestif. A consommer cependant avec modération.

A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement  le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (environ 4000 personnes)

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samedi 10-mai  jusqu’à Tashigaon, 

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Dénivelé 628m en 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m

Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins.

La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes.

A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte sagement mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours. Il sera moins sage que moi en s’enfilant 14 bières de 66cl dans la soirée.

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Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma      

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Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m

Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45

La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue dans la forêt. Je profite de cette dernière journée en ambiance tropicale. Les oiseaux se répondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à aller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjoints sur lesquels les pieds cherchent encore, maladroits, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner.

Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.

Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.

Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.

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Lundi 12-mai      à Kongma, journée d’acclimatation

J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 . En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga par temps clair.  Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’East Pass qui reste mon projet.

La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuels WC…

Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Je ne confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati ». D’ailleurs tout le monde sait faire des pancakes, ici, bien plus nourrissants…

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Mardi 13-mai    De Kongma à Dobaté

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dénivelé: 290m en 7.53km     altitude à l’arrivée :3900m

Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405

S’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait  presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant.

Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne !

Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre leur chemin, chacune de leurs traces formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol seront autant de  pièges ralentissant encore ma progression.

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De vrais murs aux parois glacées doivent être franchis, parfois avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon.

Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le frôler de trop prés car j’y enfonce mon pied. La chaussure gauche se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait.

La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent joyeusement.

J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC.

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Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.

 

Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka

 DSCF1567 Dobaté Yangle Kharka           

dénivelé -256m en 9.6km   Altitude à l’arrivée 3644m

Lever à 6 :05 0°C dans la chambre ; départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.

Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancakes et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé.  Il me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi.

Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète.

Je change mon premier jeu de pile pour le GPS.

La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut.  Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun.

A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions.

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Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna !

Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici mais la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.

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Jeudi 15-mai     de Yangle Kharka à Shersong

DSCF1586 Yangle Kharka Shersong         

dénivelé : 1071m  en 12.91km   Altitude à l’arrivée :4715m

Lever 5 :08 3°C dans la chambre

Départ 6 :10 arrivée 14 :46

Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths…

Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi…

Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures  et 200m de dénivelé de là.

La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude.

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A Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il est possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin.

Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur, et ses frères. Ils se rendent au camp de base avancé où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. Pauvre Makalu! J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé !

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L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements du cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.

J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks  6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.

Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun…

J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile  et longue  avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite.

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Vendredi 16-mai             de Shershong au Camp de Base du Makalu       

DSCF1625 Shersong MBC

Dénivelé 126m en 3.57km

T intérieure 0°C ; T extérieure -7°C

Lever 5 :10

Départ 8 :07 arrivée 10 :00

altitude à l’arrivée 4841m WP412

C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite un Bon Anniversaire par la pensée.

Je repère,  à  la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga…

Je me prépare doucement car la route sera courte aujourd’hui.

Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours.

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Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides après la nuit à Shershong.

Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé dans les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.

Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait déjà -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul.

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samedi 17-mai  de MBC à  Sandy camp  

DSCF1641 MBC Sandy Camp

dénivelé 359m  5.16km ; altitude à l’arrivée : 5200m

Levé 5 :08

Départ 6 :08 arrivée 12 :20

Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés.

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Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416).

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Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent  grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie parfois le courant vers moi.

Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler !

Il y a autant d’éboulements ici qu’il y a d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne.

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Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir de la douceur apparente  du soleil et de la vue imprenable sur le Lhotse (8516m), le Lhotse Shar (8393m), l’Everest à 18 km (8848m), le Shar Tse (7591m), le Sha Tse 2 (7457m) 

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Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et  la migraine n’est pas au rendez-vous.

Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.

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Dimanche 18-mai           De Sandy Camp au Camp du Col 


DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col

Dénivelé 273m  pour     2.99km  Altitude à l’arrivée : 5473m

Lever à  4 :56

T=2°C intérieur -5°C extérieur

Départ 6 :55; arrivée à 14 :30

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Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons

Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun.  J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp (boîtes de conserve vides) me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années.

La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable.

Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui.

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Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois.  Je rêve d’une soupe à la tomate…

C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien.

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lundi     19-mai  du Camp du Col au Belvédère d’East pass

 

altitude finale 5850m

dénivelé 377m en 1.8km

Levé 5 :08

Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00

T=-1°C intérieur

T= -10°C extérieur

Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass  si je trouve un passage à peu près sûr.

Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau.

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Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée.  Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irréaliste.  La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au camp de base avancé du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises.

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Sherpani pass, au fond à gauche, paraît être un mur de glace infranchissable. East pass, au fond à droite, paraît plus praticable…après la longue remontée du glacier!

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Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant  à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Très dommage. Ce sera pour une prochaine fois…

Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux aussi la prochaine fois.

Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.

mardi    20-mai  Retour au Camp de Base du Makalu

dénivelé :-632m en 7.28km        Altitude à l’arrivée 4841m

lever 4 :48

T=-1°C intérieur -10°C extérieur.

Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC.

Départ 7 :25. Arrivée 17 :45

Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. A la réflexion, c’est pourtant peut-être la meilleure voie. Je remonte donc sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver exactement mon chemin de l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant  glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale à celle de tout ce qui dévale. Cela permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux.

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Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction  du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite, autant que je peux, les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier.

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Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses. Les doigts de ma main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit.

J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.

 

Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka         

Dénivelé -1197m  en 16.43km

Altitude à l’arrivée : 3644m

Départ 7 :20 arrivée 15 :15.

A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.

Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…

J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé.

Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka…

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Ce n’est pas non plus en la descendant que j’ai pu admirer cette magnifique vallée.  Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci)  ou salti (ami) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.

 

Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté           

Dénivelé 256m en 9.9 km ; Alttude à l’arrivée : 3900m

Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00

Le temps est, comme hier et à l’aller, couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos.

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La soirée avec Pemba et des porteurs sera une bonne récompense des efforts de la journée. J’y découvre le sucutti traditionnel, viande séchée  de yak,  attendrie à la flamme du feu de bois que je déguste et partage sans modération avec l’arak local. La vie sociale, dans son sens primitif et dont je raffole, est là. C’est un tissu ourdi jour après jour par la tradition.  Chacun y prend sa place au chaud après les efforts de la journée. J’y suis inclus pendant ces quelques instants précieux. On ne se pose pas de question, on jouit simplement de l’instant présent, ensemble.

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Vendredi 23-mai de Dobaté à Kongma

Dénivelé -271m en 8.73km altitude à l’arrivée : 3629m

Lever 5 :35 départ 7 :12 après passage en revue de mon « exploit » en regardant les photos avec Pemba. Il m’avait bien dit, à l’aller, en analysant les dessins de cuisson sur mes pancakes que mon trek serait un succès. Son grand-père lui a appris à lire l’avenir de cette manière.

Arrivée 14 :45

C’est la journée des quatre cols. On m’a bien dit que la neige a fondu depuis mon premier passage. Il est vrai que le chemin est un peu plus visible. Il faudra quand même lutter pas après pas pour avancer dans la neige molle et épaisse sur plusieurs kilomètres, dans la bruine et le brouillard parfois.

Je recherche le crampon perdu à l’aller sans le retrouver.

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Je retrouve l’ambiance chaleureuse de Kongma où je passerai une nouvelle soirée exceptionnelle. Un convive me montre son précieux butin : il a dans sa poche trois yarsagumba, récoltés dans la région de Yangle Kharka. Il s’agit de chenilles infectées par un champignon qui finit par les tuer. Cet ensemble mi plante mi insecte est un médicament aux vertus nombreuses notamment l’augmentation des  capacités sexuelles, que les riches chinois s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 5000€/kg.

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 samedi 24-mai  de Kongma à Tashigaon              

dénivelé -1429m en 5.7km         Altitude à l’arrivée : 2200m

lever 5 :15 départ à 7 :30 arrivée 13:30

Je pars rasé à l’eau chaude mais toujours aussi sale. J’attendrai de trouver une cascade pour prendre une douche bienfaitrice sur le chemin alors que la température a sensiblement remonté. Des porteurs surpris par le spectacle feront mine de ne pas trop me regarder en passant. Toute trace de pudeur a vécu quand il est question d’un bonheur aussi primitif que complet.

 

A Tashigaon, le guesthouse de l’aller est malheureusement fermé car sa propriétaire est partie en hélicoptère à Kathmandu. Je suis déçu et je me replis sur la guesthouse où nous avions séjourné en mars 2013.  l’ambiance est plus guindée et les échanges plus limités bien que cordiaux. Tans pis, je sirote seul mon Arak avec le dalbath.

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Dimanche 25-mai    deTashigaon à  Seduwa              

Dénivelé : -628 en 8.7km altitude à l’arrivée : 1572m

Je ne trouve plus de sangsues sur le chemin. Je retrouve Dawa dans son école de Chyaksa danda où il a pris la place de Principal pendant mon abscence. C’est une excellente nouvelle que nous fêterons en famille le soir même en coupant le cou d’un de ses poulets à Seduwa.

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lundi     26-mai  de Seduwa à Num

dénivelé :  -49m en 4.8km           Altitude à l’arrivée : 1523m

lever : 6 :55 ! départ 7 :45 arrivée : 12 :30

On ne dira jamais assez que ce précipice à franchir entre Seduwa et Num est un supplice car on croit déjà l’épreuve achevée qu’il faut finir par une montée abrupte de plus de 700m, dans la torpeur tropicale.

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J’arrive alors qu’une jeep s’en va pour Khandbari… Il me faudra attendre patiemment qu’une autre se remplisse, pendant trois longues heures. J’aurais préféré les passer en compagnie de mes amis à Khandbari. Nous avons tant de choses à nous dire…

 

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 Annexe : points GPS

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Around Dhaulagiri


From Darbang to Marpha

From 4 till 19 October 2013

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Our objective:

This trek is in mind since 2001, when I was coming  down from Jomsom to Gorepani to go up for the first time towards the sanctuary of Annapurna. 12 years ago, the impressive mass of Dhaulagiri facing the indented profiles of Annapurna, spaced out by the world’s deepest valley, gave a great desire for escapade: get off these beaten tracks, already well occupied.

This trek is an interesting technical range because it requires a bigger autonomy than that lived during the precedent treks  (Milam in October, 2012 and unfinished Makalu in April, 2013), bivouacs over 5000m and the necessity of warming the water with another fuel than wood.

We plan to trek solo around the Dhaulagiri from the terminal point of the road, Darbang,and, then acclimatized to the heights, to join on the other side of the valley, the lake Tilicho – the « highest » lake of the world, by the Mesokanto pass.

Preparation:

After the adversities of April in the Makalu region (snowbound passes), we took the resolution to trek in autumn to benefit from the most clement weather conditions: the summer monsoon must have passed and the wintry cold at high altitude have to come.

Route:

We prepare the route and the stages with the attentive reading of the 3 years old logbook of Sébastien and Fabienne, (http: // http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du- dhaulagiri/)
We put back their route on Google Earth and their way points will be the basic datas for our GPS.

Situation:

Situation

Backpacks:

We plan 7 days of autonomy for food, 7 in 8 kg consisted of dry ham, sausage, semolina, Wasa type bread, Comté, muesli, dehydrated milk, chocolate, dried fruits, cereal bars, butter Brittanny biscuits. The spirulina makes its entry to be tested (500g: we are always lacking vitamins at high altitude and we are quickly in lack of fruits. We shall see if the cure fills this lack.

Shoes: LOWA – Tibet pro gtx
Backpacks: Osprey exbone 58, Gregory Wander 70
Tent: Vaudé Power Lizard SUL 2 places
Stove: MSR XGK EX with 900ml of petrol bought in Pokhara
Mattress: Thermarest Néoair XLIT
Sleeping bags: Valandré Bloody mary
We also take 2 panchos which will be used the one to cover the backpacks which remain outside at night and the other to protect the ground of the light but fragile tent.
I carry18kg, including the petrol and the water and Sylvie approximately 14kg.

Access:

We took a Malaysian flight , the cheapest at the time of the purchase but which makes a detour by Kuala Lumpur. It is a good company but the journey is a little bit long, even in A380.

J1: In Kathmandu, we take easily our TIMS and entrance fees for the park of Annapurna.
J2: Tourist bus from Kathmandu to Pokhara (because lack of booking, we were squeezed, close to the driver). In Pokhara, the sudden and magic appearance of sacred Macchapucchare is not to reassure us. The monsoon is still anchored on the Himalaya from where it must have fainted for several weeks.
J3: bus from Pokhara to Beni at 7 am in the morning then bus from Beni to Darbang. The road is collapsed towards Bablyachaur, requiring a change of vehicle.

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Agenda :

agenda

Height at the stage:

altitude à l'étape

Height function of  distance:

altitude f distance

The trek from day to day:

  • 1st day  : From  Darbang to Dharapani in 3 hours

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We erased tire from the journey with a good night. The sky is grey in the early morning and a drizzle hides the streets of Darbang. I lost my Kway in the last bus yesterday afternoon and the police promised me to make everything to get it back while the bus had already restarted. After a copious breakfast (milk tea, chapatis, omelet), the police announces us that the Kway was found! it will be very useful,even precious to us in the days which follow …

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It is a small stage to warm up. Bags are heavy and we are afraid of a lumbago … The rain dries up before we went out Darbang at 10am. It is necessary to follow the left bank of Lyagdi khola. We shall follow this river up to its spring. The weather is temperate with a little more of 20°C, and we walk without any trouble on a well drawn path  with sometimes already some masses of fallen rocks.

We arrive at about 1 pm and the welcome is warm to Dharapani. We take advantage of the afternoon sun  for the toilet and the washing amid the villagers. We walk in this beautiful village where big bundles of cannabise grow in the gardens.

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  • 2d day  : From Dharapani to Muri in 7 hours

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The weather remains grey but not raining. After a first ascent until 1868m, we come down in rice fields by muddy paths to avoid the bend by Phaliyagaon. After the crossing of a tributary, we go to a waterfall where we take a relaxing shower. The path continues to rise on the new hillside to give onto Muri at a height identical to the peak of the day.

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We look for a guesting house while the rain begins to fall. After some hesitations, the villagers open us a basic but clean room and bring back a bed out of nowhere. We are the curiosity of the children and we take advantage of it to make some photos. The traditional dalbath  will be served to us in the evening. We pay 1000Rs the room, dinner and breakfast (chapatis, milk tea and omelets)

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  • 3th day: From Muri to Boghara in 9 hours

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We walk with our rhythm, that is very slowly. Dhaulagiri came to light this morning as to motivate us.

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The weather remains soft and we continue to walk in rice fields. The path sometimes completely disappears and we go to a wrong direction. The GPS indicates a gap with regard to the route but we do not find the good way. A farmer indicates us a bridge far and down in the valley … We join it by cutting through fields. It is sometimes necessary to jump carefully low walls separating terraces. The journey wrongly begins with such a mistake in a populated region… What would it have been at 5000m? It worries us.

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We cross small hamlets until Naura. We lunch in a welcoming farm after 4 hours for walking. The sun is always present at intervals. It is said that we need 3 hours to join Boghara.
We shall put 5 on a magnificent and vertiginous path. The ascent is rough with a 600m elevation. The weather is sunnier than yesterday but we see a beautiful rainbow on the opposite hillside.

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Boghara is a beautiful village nested in rice fields at 2000m. The first house offers us the hospitality. A laying hen is installed with us and defends its territory. We fight with a cow which does not want to give its place in the only water source to have a wash.
The numerous children in the house do homework before the dinner.

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  • 4th day : from Boghara to Dobang in 9 hours

We negotiate friendly with the owner who asks us 1750Rs of which 600Rs for the room (how much for the hen?), as expensive as in Kathmandu. It is the proof that it is always necessary to ask for the prices before settling down …

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But the sky is totally blue this morning and it is good for the morale.
Ascents and descents exhaust us and we are happy to arrive at Phylankos kharka, a hut where a woman with a big kindness prepares Chinese noodles that she cooks with delicious herbs picked in her garden.

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An old man who lives with her indicates us that 2.5 hours are needed  to reach Dobang. We shall put only 3. Not so bad!

But we begin to get tired in the muddy and tropical rainforest. Dobang is a clearing without visible agricultural activity. A room is proposed at the same price as the location of the tent (400Rs). We choose the room to gain the time of the dismantling tomorrow morning. The dalbath is 300Rs, moderate price at this height. We spend a good evening with locals a little bit tipsy with local alcohol.

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  • 5th day : from Dobang to Chauribang in 6h30 

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It is a day to walk in the mud and in the tepid and warm rainforest. The difficult passages multiply. We go carefully to avoid falling. We have plenty of time. We stop at 1:40 pm at Chauribang which marks the end of the forest while we had planned to rise up to the camp of the Italians. It remains in theory 3 hours and we are otherwise afraid of arriving there at dark night.
We settle down next to a hut where it will be prepared for us the eternal dalbath. So, we save our reserves. It is possible to settle down under a roof and on the straw but we prefer to test our equipments before being in more difficult conditions, in particular the stove. It works perfectly.

Toilet is made in a torrent loaded with mud because we find spring water (at the entrance of the site nevertheless) to late and after some wanderings.

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  • 6th day : from Chauribang to Italian Camp in 4 hours

It rained a large part of the night but the sky is blue in the awakening. It is what matters! We tidy up the wet tent and the wet sleeping bags.

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I begin the cure of spirulina this morning (3 soup spoons with the tea). Dalbath at dinner and chapati with orange marmalade for the breakfast! Royal! 1300Rs for the location, the dinner and the breakfast.
We were right to stop at Chauribang! The path becomes chaotic at the exit of the forest and on the moraine. In fact, there is not soon a path anymore because it has been taken by an avalanche on several hundred meters. (Two months ago as it will be told us on the Italian Camp). The progression is similar to climbing in certain places. We even have to dig holes in the ice to raise us in a difficult passage.
We meet the  first trekkers since Dharapani. They arrive from the other sens while we look for a passage to cross a strong torrent. They had good weather at the top and it reassures us.

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We get lost little in the masses of fallen rocks of the avalanche before finding the extremity of the path. An old pair of shorts abandoned on the ground was supposed to give the direction to take …
Dhaulagiri confides majestically on the side. We got closer to it since the last time we perceived it from Muri. That gives us enough courage to continue the ascent!
By arriving at the Italian Camp, a light migraine settled down. I take of ineffective Dafalgan then some more effective Ibuprofen. We are surprised by finding two groups of trekkers with their guides and carriers there. They walk in the same sense as us and nevertheless we didn’t see them. Mystery…as they walk necessarily faster than us.
The bath in the torrent next to the camp and the sun drying are a real moment of happiness.
The manager of the camp propose a varied menu with in particular excellent spaghetti, coincidence or willingness to honor the name of the place? It is another economy for our reserves and we take advantage of it shamelessly!

The fog falls with night and we hear numerous avalanches which put us in the mood of the high mountain. There is so much that we could believe that a thunderstorm develops above us.

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  • 7th day : acclimatization day at Italian Camp 

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Weather is fine, 8°C between both roofs of the tent in the awakening at about 6 am. The sky is pure and the panorama magnificent around the camp. We are really at the foot of Dhaulagiri. It is the first time we get so close to such a monster.
The groups left towards the camp of the Japanese when we come back from the washing. I take advantage of it to install a table and two armchairs for our comfort before the arrival of possible new groups …

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During a recognition walk, we see them as a colony of ants in a single file going up an enormous moraine. Sylvie worries about the difficulty. It is true that this portion of the trek is considered as difficult and dangerous.

Four New Zealanders and their carriers and guide as well as two young autonomous Czechs arrive in the afternoon.
The sky covers itself gradually in the evening and the rain begins falling at night.

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  • 8th day : Forced acclimatization day at Italian Camp

The drizzle always falls at the awakening. We have breakfast in 6:30h as we had ordered it the day before with the aim of a departure towards 7:30h. But it continues to rain and the sky is totally blocked. The manager disadvises us to leave. The New Zealanders decide, them, to try their luck. We stay with the Czech. The day slowly passes in the rain. Parties of Rummy* in the tent make spend the time.

*Sylvie created a game of cubic Rummy (Okey in Turkish, because it is there that we discovered it) with small squares of paper which line up preciously in a box of Tictacs. We called it, probably with good reason ,  » the smallest rummy of the world « . Quietly, it serves with success  for its 3rd trek.

  • 9th day : from Italian Camp to Japanese Camp in 6:30h

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The temperature fell outside this night to 0°C. The sky got free at the same time. We pay 7700Rs for our 2.5 days. We find our way which comes down brutally towards the glacier then we attack the ascent on the other side, so steep. However, we do not feel at any moment in danger.

The landscapes are splendid and we discover them ceaselessly different by progressing on steep paths at the foot of the vertical walls. We overtake a padlocked shed that we had taken, by far, for the Japanese camp . It is more probably the abandoned French camp.

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By leaving the narrow and windy corridor which gives onto the Italian camp, we go up on the glacier whom we shall leave only after the Dhaulagiri base camp. We arrive at the new Japanese camp towards 13:45. New because it does not correspond to the location suggested by maps. We find the Czechs and a young guard of a tent « hotel ». He proposes a rustic accommodation since two years from September till November. As well as in Dhaulagiri CB, as long as there is somebody on the spot (to be checked at Italian camp).

After the installation of the camp, we are going to take a tea (100Rs*2). The location costs 300Rs. We prepare our first meals.

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  • 10th day  : from Japanese Camp to approx. Dhaulagiri BC in 7h30

We roam in the distribution of the works bound to the autonomy. While Sylvie tidies up the tent, I prepare the breakfast (muesli + milk + cappuccino). But we leave only at 8 am. The walking is alert and we take advantage of spectacular landscapes.

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The path is rather visible but we do not find the camp indicated by Sébastien (28°44 ‘ 44.65″ N – 83°27 ‘ 50.95″ E). The gaps between the path and the GPS have to find explanation by the movement of the glacier. We perceive a camp (colored plastics on stone walls), from an overhang on the glacier, which we interpret as Dhaulagiri CB. Shortly after, at about 11 am, we lose the path and we meet with our Czechs who left earlier than us this morning. They are lost as us.

It seems impossible to join the very visible camp but on the right bank of the glacier while we are now on its left bank. Czechs tried to cross it in several places unsuccessfully. I suggest them following strictly my GPS points. It turns out that these points allow us to cross the glacier in a totally secure path. It turns out as well as the camp seen before, is not Dhaulagiri CB indicated by the GPS, more upstream to approximately 1km. We find moreover the fragments of the former camp.

Our Czech friends prefer to come down to the new camp. We settle down near the former camp in a location which seems secure.
While we install our camp and while I fetch some water in an crevice of the glacier, the sky covers itself with a very low cloudy layer. We are afraid of the snow.

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The night falls and we feel very alone in this environment becoming lugubrious with the crackles of the glacier and the ceaseless avalanches. We shut away ourselves in the small tent where we hold hardly sat for a comforting dinner. The snow begins falling.

  • 11th day : Forced acclimatization day at approx. Dhaulagiri CB

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It snowed all night long and it continues even more in the early hours. The snow accumulates on the roof. The contacts of the roof with the sub-roof provoke a very unpleasant condensation. We do not hurry up to get up because we know that we cannot leave and that the day will be long.
The tent is quickly warm, up to 18°C while it’s a soft  7°C outside. The snow stands firm on the ground nevertheless. Sleeping bags, wet on their outside coat with the condensation of the night, dry fast. It is an excellent news.

We wait in the good mood but not without apprehension. The crackles of the glacier(ice-cream maker) and the thunder of avalanches is almost continuous. To be totally alone in this mineral and hostile universe gives the feeling to be very small. It is good the atmosphere that we looked, we are not going to complain!
We take advantage from calm weather for making a recognition by means of the GPS. We discover aligned cairns  near the camp. We are near the path or near a recently abandoned path. We progress towards the upstream in agreement with the GPS on near 1km. We are very probably on the good way.

The snow begins again to fall and we shut away ourselves in the tent. The day ends one more time with Rummy’s endless parties in which I lose ceaselessly.

  • 12th day : Second day at approx. Dhaulagiri CB 

The snow continues to fall. Everything is now covered with a thick white layer. It is hardly cold outside: 0°C. The water condensed into the tent but we manage to mop it without any trouble. We do not want to venture on an uncertain path, without visibility and in the snow.
The temperature rises fast until 20°C in the tent. It is almost too hot.
The wind gets up by gusts in the afternoon and the snow and the fine hail double. We acclimatize very well in any case and it is not any more question of headache even if it is difficult  to achieve prolonged efforts.
We have enough food to hold another 5 days at least but boredom is arriving at the end of the second day of wait. It was not possible to plan one also bad weather in October while the monsoon should be ended since almost one month.
In these circumstances, we envisage as less and less likely the future of the loop to Tilicho lake .

  • 13th day : from approx. Dhaulagiri BC to Deleval camp  in 9 h

It does not snow any more this morning but the fog surrounds our camp, preventing us from seeing mountainous walls nearby.
We get ready to leave when we see getting closer two silhouettes by the downstream. It is guides which explore the possibility of leaving for a group stuck to the lower camp  1km below. They announce us that the weather has to be better today. They had a communication bysatellite telephone . Good news but we had decided to leave, in any case, the waiting becoming intolerable.

We follow cairns and GPS. Our tracks of the day before yesterday are completely erased. We arrive at the end of the valley which parts in two. We find no more cairn and we try to join the next GPS point by following the left brook.

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The group, led by our two guides of this morning, joins us while we look for our way. They indicate us the direction: it goes on the crest separating both valleys. The group consists of German met in the camp of the Italians. They are surprised as much as us to meet in a so abandoned place  …

Low and grey sky is always above us when we decide to stop. We cannot pass through the French pass today. The best solution is to find a safe place to spend the night. I come down in the left valley to find a surface more or less flat and a little more protected from the wind, unsuccessfully. Exhausting and running out of air, I have difficulty going back up. We decide to stay next to the path by removing and by compressing the snow to plant the tent there.
I melt the snow with the stove to make some tea. We dehydrated today because the water was available only in the form of snow which we ate in insufficient quantity.
We are installed at 17 30 and we have 4°C in the tent. We were not able to take advantage of the views on the mountain today but we are on the right track and we keep all our chances for a surprise tomorrow. Our installation at 5100m in the snow hardens us and this experience delights us.

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  • 14th day : from Deleval Camp to Hidden Valley in 4:20h

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We get up at dawn and the sky is crystal clear this morning! An extraordinary environment surrounds us. It dazzles us especially as we saw nothing yesterday. It makes-11°C outside and-4°C in the tent. The breakfast will wait, we take advantage at first and without restraint of the overwhelming panorama. The sun illuminates gradually the tops of Dhaulagiri glaciers at its foot. The light shifts from the yellow gilded to the pure white.

The efforts of the last days justify themselves all at once and the doubts disappear. Here, the imagination is overtaken by the reality.

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Clouds arrive fast and I perceive far off, in front of us, the group of our German friends in single file attacking the French Pass (5362m). We leave at about 9 am and we try to walk on the snow without breaking the thin ice sheet to avoid pushing feet up to ankles. The exercise is uneasy and the ascent tires us. When we arrive towards 10:20, the fog surrounds us. An ice-cold wind slaps us the face.

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Hidden Valley wears correctly its name: it is necessary to begin the descent to glimpse a dry, flat and surprising landscape at this height. The wind always blows and we do not find a location a little protected to bivouac. A small torrent flows nearby. You will not  melting snow will not be necessary today to prepare dinner.
The weather gets up in the evening and allows us to appreciate this magic place. We imagine a next frosty night. It will not be the case!

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  • 15th day : from Hidden Valley to Yak kharka in 8h30

We get up too late at 6h20 and the sky is already loaded with low clouds which partially hide high mountains around us. We only see the Dhaulagiri’s summit. The night was not cold enough  to free the sky:-5°C outside.

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We leave at about 9 am without hurrying up because we foresee to stop at an intermediate camp indicated on our map. The ascent towards Dhampus Pass (5270m) is long. The weather deteriorates before 11 am. We are taken in an ice-cold fog at first. The snow begins falling by more and more violent gusts. The path quickly fades completely and we would be lost without the GPS. The reading is made difficult. We meet two carriers who hesitate as much as us.

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We do not find the intermediate camp. It would have been very difficult in any case to plant the tent in such conditions. Only while arriving in front of the valley of Kali Gandaki the weather gets clearer  to make us glimpse the massif of Annapurna in a very perturbed sky.
The deepest valley of the world opens in front of us.

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We arrive tired to Yak kharka and we are happy to find a nice Nepalese young person who offers us some tea and a memorable soup of fresh tomatoes .

At least, this evening, it does not snow for planting the tent.

  • 16th day : from Yak kharka to Marpha in 3h30

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The wind and the ice of yesterday scarified our badly protected faces. Our lips doubled in volume. It’s with the swollen face that we wake up.
It rained once again all night. Big blows of wind shake the tent. Some bright periods allow us to appreciate the close presence of Annapurna. The point of view here is even more exceptional than that of the more distant, lower and crowded Poon hill.
The descent of yesterday was important (1080m). This one of today surpasses it: 1500m. The weather becomes milder with the descent but our feet suffer; I try to progress backwards to avoid the repeated crushing of my toes. During these precarious exercises, Sylvie walks like a crab.

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We arrive in Marpha by following the property of a big monastery then by diving into alleys to find us in an  artificially civilized world create for the tourists. The shock is rough, especially as our faces burn by the lack of protection of yesterday. Feet and knees ask for grace. But it’s all right because a wide selection of restaurants stand in front of us and our sense of smell.

Our odyssey stops in this luxury debauchery, in the Apple’s country and under a drizzle which comes back again: the bad weather will not abandon us like that.

As there is no means of transportation in the beginning of after noon for Beni, we do not have more than to choose a guest house and to begin parties of rummy which will give us the reputation of the Frenchs with small papers in the dinning room … Small papers which saved us from nervous breakdown at 5000m, when the snow and the wind persecuted our small tent.

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Return

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We leave the next day at 7h30 by bus for Beni and it’s not an comfortable party! The rain ravaged the track which, in certain places, looks like more to a torrent of mud or to big fathomless puddles in which it is necessary to throw numerous stony blocks to be able to pass with the bus.

At a specially precarious moment, all passengers rush in a single movement outside the bus by stepping over any sorts of parcel and jerricans when the vehicle in full acceleration skates and slides dangerously towards the mountainous wall. We are luckier than a jeep which will crash 500m below, the same day, causing the death of its eight occupants.
We take a taxi in Beni for Pokhara and it is a big relief to find our guest house and its nice owners.

Teachings:

A standard list seems inescapable to avoid forgetting so elementary items  as the sun cream!

The tent isn’t heavy, 1 kg, but a more than 5 days stay is hard for the morale, especially in difficult weather conditions. Look for a bigger volume tent with some hundred grams more for similar duration or longer treks.

We took too much food because we bring back about 2 kilos. We can thus recalculate the necessary quantity to 750g / 2 persons.day. Also by limiting the spirulina, the effect of which was not demonstrated, to 20g / j.person for a future and longer term experiment of . It is not possible to consider spirulina as a food because of its taste and of its consistency (small dry flakes)

The quantity of petrol does not exceed 350ml for 7 days of autonomy because we bring back 550ml approximately. We can thus count 50ml / 2 persons.day plus a security for the next treks.

Shoes were perfect concerning the comfort and the waterproofness in very difficult conditions (several days in the water and the mud then the snow). The big descent of Dampus pass to Marpha left our toes in poor condition. The handicap would have been important for continuing towards the Tilicho lake with its ascent and especially its abrupt descent from 5200 in 2700 m. Open sandals could be a solution?

The ascent towards the Tilicho lake was cancelled. It will be an opportunity for a new adventure, probably by the inverse route and by coupling the trek with other passages off the beaten track because the path following the road of Marpha to Tatopani dramatically changed since 2001. To walk with or to go alongside to all kinds motor vehicles is not really captivating …

The trek around of Dhaulagiri is metamorphosing: it is likely that refuges will soon be settled all along the route, during the high season from September till November. The only break at present is situated in Hidden Valley. The offer is very limited on Italians Camp , Japanese Camps , the Dhaulagiri BC and Yak Kharka but exists. The possible margins on the meals are very important and the market exists. The spirit will be modified but there will be still large place to feel the wind of adventure.

We are ready to face longer periods of autonomy (up to 10 days). In the meantime, we shall return on the trek of Makalu in May, 2014 for a visit to our friends of Khandbari, Seduwa and Chyaksa danda and the East pass to tickle 6000m.

Annex :  GPS waypoints placed on GE from the real track

To reach the GPS coordinates  in Google Earth, you have to open the Excel page below: GPS pour article Dhaulagiri

You have just to copy  both coordinates ( North and  East) of a point and stick them in Google Earth.

Le Tour du Dhaulagiri


Trek du Tour du Dhaulagiri

De Darbang à Marpha

Du 4 au 19 octobre 2013

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Notre objectif:

Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés.

C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.

Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.

 Préparation: 

Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.

  • Trajet :

Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)

Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.

  • Situation 

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  • Sacs à dos:

Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat,  fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.

Chaussures : LOWA – Tibet pro gtx

Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70

Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places

Réchaud :  MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara

Matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.

Je porte au départ 18kg en tout, avec l’essence et l’eau  et Sylvie environ 14kg.

  • Accès: 

Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.

J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.

J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l’apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n’est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu’elle devait s’être évanouie depuis plusieurs semaines..

J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis  bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement  de véhicule.

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  • Agenda :

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  • Altitude à l’étape

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  • Altitude en fonction de la distance

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Le  trek au jour le jour

  • 1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures

Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…

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C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.
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Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.

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  • 2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures

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Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.

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Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapportent un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)

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  • 3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures

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Nous marchons à notre rythme, c’est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.

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Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.

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Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.

Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé.  Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.

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Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .

Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.

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  • 4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures

Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont  600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…

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Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.

Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.

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Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !

Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.

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  • 5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures

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