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Du 18 au 27 avril 2010

1. Intro & préparation :

C’est 8 ans après le dernier trek dans la vallée du Khumbu que nous préparons celui du Langtang, troisième voyage au Népal, mais le premier pour Sylvie.

Avec ceux des annapurna et du Khumbu, objets des deux premiers voyages, c’est le plus réputé du Népal, un des plus couru donc. Les risques sont grands d’être déçus. D’autant plus que les montagnes ne sont pas très hautes alentours, avec le Langtang Lirung culminant à 7246m.

L’éruption de l’ Eyjafjöll commencera de bloquer les vols internationaux le jour même de notre arrivée à Kathmandu, le 15 avril. Nous avons donc eu la double chance de ne pas être coincés en France et d’éviter les embouteillages de marcheurs sur le sentier principal.

Air India nous réservera quand même une surprise : les sacs sont restés à Delhi et n’arriveront  que le lendemain à KTM. Le phénomène était fréquent en 2010. Il est à parier qu’avec le nouvel aéroport, ces petits désagréments sont maintenant évités. L’expérience sera faite en mars 2013…

C’est avant tout une première expérience de la ballade en montagne à deux car nous partirons autonomes, avec tente et nourriture pour quelques repas hors des sentiers battus.

Car nous comptons bien sortir des sentiers battus pour aller d’une part tout au bout de la vallée et aussi de tenter l’ascension du Yala Peak (5500m) nécessitant un camp de base isolé entre Kianjin gompa et le sommet.

La préparation s’effectue sur Google Earth. Il sera très difficile de détecter a priori la position précise du Yala Peak et impossible de trouver des informations sûres pour son accès avant d’être sur place.

Poids des sacs au départ :13 et 14.8kg  avec deux jours d’autonomie.

2. Localisation

La vallée du Langtang se situe à une cinquantaine de kilomètres d’oiseau au nord de Kathmandu. A partir de Siabrubesi, dans une végétation de type tropical à 1450m, elle se termine à proximité de  la frontière avec le Tibet sur son glacier à environ 4500m (lieu dit Sarwa Kharka) après un cheminement d’une cinquantaine de kilomètres.

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3. Accès

Du fait de sa proximité de Kathmandu, le trajet peut aisément se faire à pied en passant par la Laurebina la (Gosain Kund)  ou, un peu moins aisément par la Ganga la plus à l’est. Nous avons choisi d’y accéder par le bus jusqu’à Syabrubesi pour gagner un peu de ce temps qui manque toujours cruellement.

Tout aussi cruel est le trajet en bus de Kathmandu à Syabrubesi. Départ à 6:30. 11 heures pour parcourir 110 petits km.

Attention : le bus ne part pas (en 2010 en tous cas) de la gare mais d’un emplacement très confidentiel à quelques centaines de mètres de là (la meilleure solution est de demander à la gare)

 

18-avr

Lama

2500

19-avr

Langtang

3450

20-avr

Kianjin gompa

3870

21-avr

Kianjin gompa Kimshung glacier  28°14’9.30″N  85°34’47.50″E

4518

22-avr

Langshisha kharka

4100

23-avr

Kianjin gompa

24-avr

Kianjin gompa Tsergo ri  28°12’46.39″N  85°36’2.38″E

4960

25-avr

Kianjin gompa Langshisha kharka  28°12’44.86″N  85°40’7.20″E

4100

26-avr

Lama

27-avr

Syabrubesi

1450

4. agenda & relevés d’étapes

Les relevés du GPS ont été perdus (première utilisation maladroite !). Il reste que l’usage d’un GPS est totalement superflu tant que l’on reste sur le chemin principal et jusque Langshisha kharka. Le vrai et confortable camp de base se situera à Kianjin gompa à partir duquel seront effectuées trois explorations en journée (Kimshung, Tsergo ri, Langshisha)


5. Carte du parcours principal
 

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6. Journal de bord

18 avril :

Après une bonne nuit au Tibet Guest House dans la rue principale de Siabrubesi, rustique et sympa, nous partons pour une grosse journée de marche avec un dénivelé de 1000m. La forêt très dense nous protège d’un soleil assez dur. Nous sommes parfois accompagnés par des singes très turbulents. Il paraît que ces coquins sont un peu drogués en cette saison avec les herbes qu’ils sélectionnent. Après Bambou, le temps se couvre et nous prenons nos premières gouttes de pluie 1 km avant Lama.

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A Lama nous nous installons dans le premier lodge. Une dizaine de marcheurs sont déjà arrivés. La place ne manque pas.

19 avril :

Nous reprenons la montée avec le torrent toujours bruyant à proximité. La forêt s’éclaircit peu à peu et nous réalisons que nous ne pourrons pas atteindre Kianjin gompa comme prévu. Nous traversons ensuite des pâturages sur lesquels des familles de tibétains se sont installées. La migraine s’installe avec l’altitude. Une pluie orageuse commence à tomber bien avant la nuit. Le lodge est spartiate et l’accueil toujours aussi sympa. Les prix montent avec l’altitude.

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20 avril :

Le ciel est bleu au petit matin et nous sommes entourés des premiers massifs enneigés. Nous partons un peu plus tard que d’habitude à 8 :10 et nous sommes déçus de voir l’horizon à l’est obstrué par les nuages. Mais le ciel se dégage sur la route et la beauté sévère du monde minéral dans lequel nous entrons nous émerveille. Kianjin gompa est niché au pied du glacier du Lirung. Notre halte de ce soir est aussi notre camp de base pour visiter la région. Les nombreux lodges nous donnent l’embarras du choix. Les prix des chambres et des repas sont fixes comme c’est la règle.

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La fromagerie installée dans le village nous pourvoira en précieux comté local.

21 avril :

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Levé encore un peu tard à 6 :15, nous découvrons les massifs et glaciers sous un ciel totalement pur. Un petit déjeuner de milkçay pain tibétain et omelette doit nous tenir assez au corps pour nous rendre au pied du Kimshun Glacier. L’itinéraire approximatif a été établi à partir de Google Earth et entré sur le GPS. C’est le premier vrai test de son usage car nous quittons les sentiers battus !

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Il nous faut souvent interpréter le chemin entre deux points et l’avance devient de plus en plus difficile dans les moraines et les arbustes broussailleux. Nous traversons le lit d’un glacier mort et un petit torrent. Nous longeons enfin la moraine du glacier Kimshun que nous gravissons en suivant des chemins de yaks plus ou moins prononcés. Nous les dérangeons alors qu’ils sont en train de brouter. Nous arrivons à 4500m sur le côté du glacier vers 11 :30, un peu essoufflés ! Sur la crête, le déjeuner frugal de quelques figues et barres de céréales est bien mérité. Nous admirons les « chutes de glace » en mangeant .Le glacier est silencieux. Il n’y a pas ces craquement quasi continus que l’on entend dans la Karakoram où les descentes sont encore plus vives.

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Le retour est plus direct, la plupart du temps en équilibre sur les rochers ou à travers les broussailles avant de rejoindre un chemin digne de ce nom. De retour à Kianjin vers 14 :30, nous prenons une douche bien chaude. Le chauffage de l’eau est solaire. La neige commence à tomber en milieu d’après midi, remettant en cause la sortie du lendemain vers Langshisha kharka. La préparation des sacs est malgré tout faite pour voyager léger demain.

22 avril :

Sylvie me réveille alors que le jour ne s’est pas encore levé. Elle a attrapé la tourista en ingurgitant quelque mauvaise bactérie. Elle décide de partir malgré sa fatigue et son mal mais elle renonce après le petit déjeuner au coin du feu de la cuisine. Je partirai seul pour Langshisha pour 2 jours.

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Dehors tout est tapissé de neige. Peu de centimètres. Départ à 7:30. Heureusement les points GPS me permettent de m’orienter dans le jour naissant sans voir de chemin. Je me retrouve sur une petite piste d’atterrissage. Il n’y a pas souvent d’avions par ici ! j’emjambe des fils de fer barbelés rouillés. Je sais que le chemin n’est pas loin.

Je dépasse le point correspondant à une montée possible vers le Yala Peak (photo ci-dessus). La pente semble rude mais possible sans sac à dos trop lourd. Le chemin vers Langshisha est trouvé. Il est en pente très douce dans le creux de la vallée. Il fait beau comme d’habitude le matin. Je déjeune vers 13 :30 au sommet d’un col ouvrant sur des massifs splendides vers l’est et les pâturages de Langshisha.

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J’arrive à Langshisha à 14 :30. Je dépasse les pâturages mais ce n’est pas très sérieux de continuer seul alors que le chemin n’est plus clairement défini. Je reviens sur Langshisha pour établir le campement. Le lieu est d’une grande beauté. Comme d’habitude, il est malheureusement pollué des reste de groupes passés depuis plusieurs années. Les taxes payées pour entrer dans le parc ne servent pas à organiser des nettoyages de printemps, visiblement.

Il n’y a pas âme qui vive sauf quelques yaks broutant nonchalamment. Je m’installe parmi eux sans attirer le moindre intérêt. Ce n’est pas plus mal. Je ne trouve pas de source dans les environs. Il me faudra aller puiser l’eau grisée par le mica dans le torrent.

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Il y a quelques huttes de bergers délabrées à proximité des drapeaux de prières. C’est un refuge possible en cas de tempête. L’une d’entre elles est couverte.

Je vois passer cinq chevaux qui semblent abandonnés. Comment font les propriétaires pour s’y retrouver ? Le lieu est visiblement à plusieurs kilomètres de la première habitation.

Le vent souffle fort d’ouest et le feu est très difficile à démarrer. Peut-être à cause de l’altitude ? Ici on doit avoir 60 – 65% de l’oxygène du niveau de la mer.

Après avoir plus ou moins filtré l’eau du torrent, je cherche du bois pour faire un feu. Il ne manque pas. Heureusement il ne neige pas ce soir. Dés que le soleil se couche, la température tombe drastiquement.

Après un repas de soupe et de pâtes, je ne tarde pas à me coucher. Le sac n’est pas de qualité suffisante pour bien me protéger du froid. Le sommeil est entrecoupé de réveils dus à ma respiration trop lente. Je ne suis sûrement pas encore bien acclimaté à l’altitude pourtant encore limitée.

Le 23 avril :

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Vers 4 heures, un grondement soutenu me réveille cette fois en sursaut. Je sors de la tente tapissée à l’intérieur d’une bonne couche de glace. C’est une avalanche mais je ne la distingue pas dans la nuit. Vers 5 heures je me relève pour faire du feu afin de me réchauffer. Une allumette suffit cette fois pour l’allumer : le vent est tombé. Petit déjeuner de pâtes, capuccino et barres de céréales. Je n’ai déjà plus de provisions…

J’entreprends ensuite l’ascension de la petite montagne donnant sur les pâturages. Je m’arrête à 4700m à 8 :30, heure limite que je me suis donnée. Cela me permet de découvrir les glaciers alentour et leurs retraits dus au probable réchauffement climatique. Ils illustrent en grandeur nature les études sur la vitesse du retrait que j’avais lues concernant la région du Langtang. A 9 :30, je suis redescendu.

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Un yak broute à proximité de la tente et je trouve que son insolence vaut une photo. Il prend très mal mon intrusion est décide de me charger sans que je m’en aperçoive. C’est dans le viseur que je m’en aperçois. Je saute sur le côté. Ce réflexe me fait appuyer sur le déclencheur.  Je l’ai échappé belle. Une corne dans le ventre à cet endroit doit équivaloir à une mort certaine après une longue agonie. Frissons rétrospectifs…

Je démonte la tente séchée par le soleil et prends le chemin du retour à 10 :00. Sur le chemin du retour, je regrette que Sylvie ne soit pas venue car ce lieu est magique, incomparable à tout ce que nous avons vu jusque là, en même temps limité, domestiqué par les pâturages, en même temps sauvage par son isolement et gigantesque  par la proximité des pics et des glaciers qui l’entourent.

J’atteins Kianjin à 14 :00. Visite du monastère et de la fromagerie avec Sylvie qui m’attendait sagement. Elle me raconte qu’un trekkeur français arrivé la veille a décidé de franchir seul la Ganga la. Je suis étonné car elle est visiblement enneigée. Nous ne saurons jamais s’il l’a bien franchie…

Le 24 avril :

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Aujourd’hui, c’est Tsergo ri ! 5000m, 1200m de dénivelé.

Première étape pour estimer la possibilité d’aller jusqu’au Yala Peak (5500m) puisqu’il n’y a plus qu’un plateau à traverser pour rejoindre ses contreforts. En fait, après la nuit glaciale à Langshisha kharka, je vois la faisabilité de l’expédition sous un autre œil. Il faudrait dormir 1000m plus haut vers 5100m, soit approximativement avec 7°c de moins encore…

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Nous partons vers 7 :20. J’ai perdu le tracé préparé avec l’aide de Google Earth en essayant de gagner de la place mémoire!  Il ne me reste plus que le point du sommet. Nous ne trouvons pas l’amorce du chemin en sortant de Kianjin. Nous décidons d’attaquer la montée en visant la direction du sommet que nous ne voyons pas. C’est un peu périlleux. La pente semble correcte pour l’instant mais nous ne savons pas quel type de terrain nous rencontrerons. Nous espérons trouver le chemin en prenant de l’altitude. Nous ne le trouverons qu’à l’arrivée, après avoir franchi quelques passages de plaques rocheuses instables.

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Arrivée à 12 :45 après un déjeuner venteux. Il fait froid là haut. Symboliquement c’est 5000m pour les 50 ans de Sylvie puisque c’est son premier 5000. Les nuages ont déjà bien commencé à s’amonceler sur les crêtes.

Le Yala Peak nous nargue. Nous le voyons très bien maintenant et son accès semble d’une facilité déconcertante. Les possibilités de campements sont multiples sur le plateau. De plus, j’ai vu sur la photo satellite de nombreuses retenues d’eau… Ce sera pour une prochaine fois avec des sacs de couchage adaptés !

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Nous trouvons facilement le chemin d’accés au Tsergo ri sur la crête d’une colline avoisinante chemin rouge fin sur 1ère photo). Nous sommes rétrospectivement stupéfaits en regardant notre chemin d’ascension (chemin bleu) : il attaque directement la montagne. Nous avons ouvert une nouvelle voie  😉

Nous dinons le soir avec un couple de tchèques volontaires établis à KTM.

Ayant renoncé à l’ascension du Yala peak, nous décidons de retourner à Langshisha Kharka pour me faire pardonner d’y avoir été seul. Cette fois, ce sera pour la journée.

Le 25 avril :

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nous partons à 6 :30 pour ne pas se faire prendre par le temps car l’aller retour se fera sur la journée cette fois. Nous arrivons à 10 :45. Le temps se couvre déjà mais le panorama reste extraordinaire. La fatigue des excursions précédentes et du jour se fait sentir et nous rentrons épuisés, gelés mais ravis à Kianjin vers 15 :30.

Le 26 avril :

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Nous entamons la grande descente à 7 :30 après des adieux affectueux à nos hôtes. Nous n’oublierons jamais la gentillesse de leur accueil.

La silhouette du Tsergo ri que nous connaissons bien maintenant nous accompagne une grosse partie de la matinée. Nous mangeons notre premier yaourt tibétain. Extraordinaire !

Nous nous retrouvons à Lama Guest House cette fois-ci, premier bâtiment à l’arrivée dans la descente, un grand hôtel où nous sommes les seuls clients ; nous passons la soirée avec le propriétaire, fort sympathique.

27 avril :

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Nous pensions avoir fait plus de la moitié du chemin hier mais la descente nous semble ne jamais finir vers Syabrubesi. Partis à 8 :30, nous renonçons au repas du midi après avoir attendu ¾ d’heure que l’on nous serve en vain. Nous achetons notre billet de bus pour être sûr d’avoir de la place le lendemain. Nous nous apercevons que le Yeti Guest House à KTM nous a fait payer notre billet aller deux fois plus cher !

Un bureau a été installé dans la rue principale à une enseigne chinoise. Des gros engins de travaux publics sont garés. La route vers la frontière chinoise est en cours de préparation.

28 avril :

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Le bus nous prend à 7 :00 comme prévu. 10 heures de route cette fois-ci pour rejoindre KTM. Mais nous aurons du temps pour nous y reposer !

7 Conclusion :

Nous n’avons pas fait tout ce qui était prévu. Il faudra remettre à plus tard notre ballade au Yala peak par exemple. Nous avons eu la chance d’aller à la rencontre des habitants de la vallée dans des conditions optimales. Les paysages sont magnifiques et n’ont rien à envier aux treks plus en altitude. Le fait d’avoir réussi à sortir des sentiers battus nous donne l’envie d’aller plus loin vers la liberté de plus longues conquêtes en recherchant l’amélioration de notre autonomie.

 

8 Annexe

Pauvreté d’argent vs pauvreté de temps – (21/4)

On dit souvent avec commisération satisfaite que les népalais sont pauvres. Beaucoup d’organisations occidentales sont ravies de lancer des projets de développement au Népal, comme cette fromagerie de Kianjin par une association suisse. Qu’elles soient louées pour le travail effectué lorsqu’il conduit à des exploitations pérennes et indépendantes, ce qui est bien le cas ici.

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Les népalais sont assurément pauvres pour la plupart et surtout lorsqu’ils ne bénéficient pas directement de la manne touristique, première source de revenus et aussi première source de pollution du pays.

Mais ils sont pauvres seulement d’argent et des biens qui vont avec.

Quand on regarde ces gens vivre leurs rudes vies, toujours souriants, toujours prêts à donner leur temps pour accueillir l’étranger, on peut se demander s’il n’existe pas d’autres formes de richesses et de pauvretés que celle de l’argent.

Par exemple, chez nous à Paris, personne n’a de temps. Les gens sont pauvres de temps, débordés, toujours à courir après le temps. A force d’en manquer toujours, nous ne pouvons plus apprécier les choses vraies et simples de la vie.

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